<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213</id><updated>2012-01-26T04:11:57.440+01:00</updated><category term='Vegas (hors WSOP)'/><category term='Voyages'/><category term='Amsterdam'/><category term='WPT'/><category term='Deauville'/><category term='WSOP 2007'/><category term='Londres'/><category term='Nécrologies'/><category term='Photos'/><category term='En tant que joueur'/><category term='ACF'/><category term='Best-of'/><category term='Jeu compulsif'/><category term='Pince-fesses'/><category term='EPT'/><category term='Strip-Club'/><category term='Bahamas'/><category term='Benyamine'/><category term='WSOP 2008'/><category term='Refferers'/><category term='Club Poker Radio'/><category term='EPT Live'/><category term='Copinages'/><category term='Team Winamax'/><category term='WSOP-E 2007'/><category term='Breaking News'/><category term='Nous Couvreurs'/><category term='Recaps de fin d&apos;année'/><category term='Le premier post'/><category term='Tournois mémorables'/><category term='Finale Main Event WSOP'/><title type='text'>Las Vegas, off the record</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>353</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5394766867671369262</id><published>2011-12-13T02:17:00.017+01:00</published><updated>2011-12-13T14:46:47.374+01:00</updated><title type='text'>Six mois</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le mois d'octobre tirait à sa fin, et dehors il faisait froid. En tout cas plus froid que la journée de la veille, car tandis que je me tenais sur le pas de la porte à admirer la vapeur qui me sortait par les narines, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de rentrer pour troquer la veste contre le manteau, qui devait dormir dans un placard quelque part. Je ne sais pas pour vous, mais chez moi cette transition vestimentaire est toujours un moment plein de signification, de promesses d'ordre morose, principalement. Ça m'évoque des lumières qu'on va devoir allumer de plus en plus tôt chaque jour, des oreilles qui piquent et des lèvres qui se fendent, des rafales de vent qui vous font presser le pas sur le trottoir mouillé où se reflètent les réverbères, et des nuits bien trop longues.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Alors je suis rentré, j'ai retrouvé mon manteau, je l'ai décroché de la penderie et je l'ai enfilé. C'est un manteau en laine noire tirant sur le gris qui tombe très bas et dont les extrémités usées trahissent l'âge mais que j'aime bien, justement parce qu'il commence à se faire vieux et qu'on se sent toujours plus confortable dans un vieux vêtement. Dans une des poches se trouvait un ticket de métro usagé, qui datait vraisemblablement de la dernière fois où j'avais porté le manteau, et dont la date de compostage allait donc me donner une indication raisonnablement fiable de la durée de l'hiver à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ticket, il était daté du 18 avril. Six mois plus tôt, presque jour pour jour. Ainsi donc, j'ai songé, on était partis pour six mois de froid, tout du moins six mois où il ferait suffisamment froid pour que soit nécessaire le port d'un manteau. J'ai soupiré, et puis j'ai essayé de me rappeler ce que j'avais fait ce 18 avril, parce que je suis quelqu'un qui vit dans sa tête. J'ai trouvé la réponse à mon interrogation dans la poche intérieure du manteau, où traînait la facture d'un hôtel parisien où je passais du temps à l'époque, jamais plus d'une nuit à la fois mais je me rappelle de toutes. Dans la poche, il y avait aussi la carte de visite d'un restaurant que l'on m'avait donnée en me disant « C'est pas mal, on ira la prochaine fois si tu veux », mais au final on n'a pas été, et on n'ira pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je suis resté là comme un con à contempler ces bouts de papier plus d'actualité, en me disant qu'on peut en faire et défaire des choses, en six mois, qu'on peut en foirer des trucs durant ce laps de temps, que sur le coup on pense que cela n'a pas d'importance, mais que sans s'en rendre compte on se fabrique sur mesure des regrets par dizaines et que tôt ou tard, il ne restera plus que ça, des regrets par dizaines. J'ai repensé à cette citation d'un célèbre écrivain que j'avais recopiée sur ce blog la veille de mon départ à Las Vegas, celle qui évoque ce présent qu'on traverse les yeux bandés et le fait qu'on ne peut comprendre ce qu'on a vécu qu'une fois qu'on a enlevé le bandeau, j'ai repensé à ce qu'il s'est passé avant que je ne parte au bout du monde, ce qu'il s'est passé pendant que j'étais au bout du monde, et tout ce qui est arrivé ensuite, quand je suis rentré à la maison avec un mois d'avance mais en fait trop tard, et cela ne m'a pas été difficile de me remémorer tout ça, parce que j'y pense tout le temps, c'est une douleur sourde et engourdie localisée dans le bas ventre, qui communique directement avec le cerveau et qui  refuse de se reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit que finalement, ce 18 avril là, les choses n'allaient pas si mal. Quelle idée stupide d'avoir choisi l'été comme moment pour déprimer ! Maintenant l'hiver, le froid et la nuit sont là, et je me retrouve à court de trucs à faire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s1600/IMG_0738.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s400/IMG_0738.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685417051427789186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5394766867671369262?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5394766867671369262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5394766867671369262&amp;isPopup=true' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5394766867671369262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5394766867671369262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/12/six-mois.html' title='Six mois'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s72-c/IMG_0738.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3427147263208857133</id><published>2011-06-11T05:07:00.003+02:00</published><updated>2011-06-11T06:49:17.797+02:00</updated><title type='text'>Contre la routine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 10&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dix premières journées des WSOP sont passées à toute vitesse, comme chaque année. La vitesse de croisière est enclenchée désormais, et il est probable que les dix prochaines journées  iront aussi vite, puis les dix suivantes, et ainsi de suite jusqu'à la cinquantième, la dernière. L'attrait de la nouveauté est passé : je purge ma "peine de prison" sans sourciller, je suis à 100% immergé dans les championnats du monde, mes pensées y sont entièrement consacrées, rien d'autre n'existe, pas la famille et les amis à des milliers de kilomètres de là, l'actualité quotidienne, celle du monde réel, a disparu, et mes passe-temps préférés sont presque entièrement mis de côté. Je peux faire le trajet entre la maison et le Rio les yeux fermés ou presque. L'Amazon Room est mon chez-moi familier, le bruit des jetons qui s'entrechoquent 24h/24 ne me choque plus, il est intégré au cortex, c'est la bande-son officielle de l'été depuis 2006. Moi-même, je fais partie des meubles, finalement. Je connais chacun des superviseurs par leur nom, je reconnais des dizaines de croupiers, aucune des caissières de la cantine ne m'est étrangère, quant à l'équipe de nettoyage de nuit, celle qui se pointe à trois heures du matin, ne m'en parlez pas : on est comme des frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la routine s'est installée. A partir de maintenant, les journées vont se suivre, à peu près toutes semblables les unes aux autres. J'ai une idée à peu près correcte de ce qu'on attend de moi, et je vais tâcher de m'y acquitter du mieux possible jour après jour. Je suis déjà passé par là, cela ne devrait pas poser de problème. Voilà. Mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je m'emmerde", me dit un confrère, quelqu'un de respecté dans l'industrie, exerçant un poste à responsabilité pour un magazine. Je lui réponds que je m'emmerde aussi, mais il convient de se poser la question : est-ce que l'on s'emmerde durant les WSOP 2011 parce que les WSOP 2011  sont emmerdants, ou est-ce qu'on s'emmerde parce que nous n'avons plus la force de trouver les parties intéressantes ? En d'autres termes, est-ce que c'est de notre faute à nous, journalistes blasés, où est-ce la faute des WSOP ? Surement que nous pourrions faire un peu plus d'efforts, creuser pour trouver les histoires, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, à l'heure où je vous parle, 12 épreuves sont terminées (sur un total de 58). On a donc vu défiler autant de vainqueurs, et seulement cinq ou six ont eu droit dans mes colonnes à plus qu'une simple mention. Les autres, je les ai zappés. J'ai pris une photo si j'avais le temps, j'ai recopié leur nom et combien ils ont gagné, et voilà. A la fois parce que je n'ai pas forcément eu le temps de m'intéresser plus aux finales qu'ils ont jouées, et parce que ce sont des joueurs complètement inconnus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, la plupart des finales ont été chiantes jusqu'à présent, majoritairement dépourvues de joueurs reconnaissables, mais en réalité, je suis résolument contre cette idée que si la finale d'un tournoi de poker ne comporte aucune "star du poker", alors elle sera immanquablement chiante. C'est faux. C'est à nous raconteurs et écrivaillons d'y trouver de l'intérêt et de le transmettre aux lecteurs. Si l'on dispose d'un peu de temps et de talent, il est possible de rendre n'importe quelle truc passionnant. C'est vrai au poker comme ailleurs. Prenez la finale du France Poker Tour, par exemple. Que des "randoms" en finale, mais cela n'a aucune importance car nous prenons à chaque fois le temps de parler aux finalistes pour faire connaissance avec eux et ainsi leur faire prendre "forme humaine", pour qu'en retour les lecteurs se sentent un peu plus impliqués à la lecture du reportage. Et chaque année, la finale du FPT fait partie de mes reportages préférés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on fait l'effort d'aller chercher les histoires, on finit toujours par les trouver. Mon problème c'est qu'une fois que j'ai fait le tour des tournois en cours pour trouver les français, parlé à plusieurs d'entre eux, écrire quelques articles à leur sujet, pris des photos, mis à jour la page "résultats" sur Winamax et dressé le programme de la journée du lendemain, il ne me reste plus beaucoup de temps et de motivation pour regarder les finales du jour (il y a en a 1, 2 ou 3 simultanément chaque jour), surtout si aucun joueur connu n'en fait partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai l'impression que de votre côté, celui des lecteurs, vous vous en foutez pas mal aussi, de ce défilé de vainqueurs anonymes. Je ne sens pas une vague d'enthousiasme palpable quant à la victoire de Joe-La-Frite-Américaine dans le donkament à 1,000$, où celle de Popov-le-Ruskov dans le Omaha High-Low. Je pourrais écrire dix pages sur leur gueule, je ne pense pas que cela y changerait grand chose. Pour le meilleur et pour le pire, seules les victoires de joueurs connus semblent vraiment avoir une importance. Il faudrait que les pros médiatiques coopèrent et se mettent à gagner un peu, histoire de relancer l'intérêt. Et si seulement on pouvait revenir à un nombre d'épreuves un peu plus humain, une vingtaine, pas plus, deux tournois par variante maximum (un "cher" et un "pas cher")... Au lieu d'organiser une vingtaine de boucheries à 1,000 ou 1,500$ qui, s'ils remplissent les poches du casino - il est là pour ça ! - font chuter le prestige global des championnats du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que la machine est lancée, que l'on vient de passer dix jours de suite à écrire et/ou lire du poker, peut-être qu'il est justement temps de s'éloigner un peu des WSOP, et à, en vrac, aller faire un tour au Bellagio ou à l'Aria pour enquêter sur les cash-games, suivre les joueurs français pour voir ce qu'ils font quand ils ne jouent pas, recueillir des confidences autour d'une bonne assiette, ce genre de choses... Dézoomer un peu de ces résultats qui, finalement, n'ont que peu d'importance. Mais qu'est-ce qui a de l'importance, dans cet univers bizarre fait de cartes, de jetons et de pognon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il semblerait qu'Harrah's n'ait que peu apprécié l'ambiance survoltée qui a entouré la victoire de Jake Cody lors de l'épreuve de Heads-Up, avec une décision visant directement les nombreux joueurs anglais présents pour soutenir leurs compatriotes en finale : interdiction de boire dans les gradins du podium télévisé ! Un surprenant ajout au règlement un tantinet rabat-joie, comme l'explique &lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-10-banning-booze-world.html"&gt;avec éloquence Pauly&lt;/a&gt; : "Si l'on veut traiter le poker comme un sport, alors il faut autoriser les spectateurs à boire des coups. C'est là dessus que sont basés des sports comme le base-ball."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hier, je n'ai pas fumé la clope d'après le petit-déjeuner. Je n'en ai pas allumé une en rentrant dans la voiture. Je ne suis pas sorti par la porte de derrière pour tirer trois taffes après avoir publié mon premier article de la journée. Je n'ai pas allumé une tige en compagnie des joueurs durant leur pause. J'ai pris le café sans l'accompagner d'une Marlboro. Après le dîner, je suis retourné directement travailler sans sortir, et en rentrant à la maison, je n'ai pas fumé de dernière cigarette avant d'aller me coucher. Je n'ai pas fumé hier, mais j'ai pensé très fort à toutes les clopes que j'aurais fumées en un jour normal, en songeant à quel point ma vie est centrée autour de cette activité, du matin au soir et du soir au matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au programme des WSOP jeudi : j'ai bien aimé le départ de l'épreuve de Deuce to Seven, l'un des fields les plus réduits de l'été, mais aussi l'un des plus prestigieux. Dans le second tour du Shootout, aucun de nos trois français n'a réussi à triompher. Benoît Albiges a réalisé sa deuxième place payée, tandis que Jean-Paul Pasqualini a échoué lors de l'ultime tête à tête contre Lars Bonding. ElkY, de son côté, a vite sauté et en a profité pour s'inscrire à l'épreuve de Deuce to Seven. Il a terminé le Day 1 avec un bon tapis. De toute façon, il faut n'avoir jamais joué de sa vie pour être favori dans cette épreuve (cf Matt Perrins dans la version à 1,500$), ElkY a donc toutes ses chances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s1600/DSC_0581.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s400/DSC_0581.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616819512051127906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Doyle Brunson se fait de plus en plus rare chaque année...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La cagoule de l'été&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chez les joueurs de poker, tous les prétextes sont bons pour mettre en jeu de l'argent, et nous autres médias ne sommes pas différents. A notre échelle, bien entendu. Ainsi, quand Frank (PokerNews Hollande) m'a proposé du 10 contre 1 pour envoyer une bouteille d'Ice Tea vide dans un poubelle remplie à ras bord, j'ai accepté. Un lancé plutôt difficile malgré la courte distance (trois mètres), car la bouteille avait toutes les chances de rebondir sur le tas de détritus pour atterrir à côté. 10/1 était donc une bonne côte, et j'ai crié "1 dollar !" en lançant le projectile à l'horizontale, le regardant se poser avec délicatesse sur un gobelet Starbucks. "C'est pas possible", a lâché Frank en me filant dix billets de un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurais pu en rester là et afficher un profit pour la journée, mais j'ai fait l'imbécile en donnant un cote ridiculement généreuse à Remko pour un lancé qui n'était pas si difficile que ça : la grosse poubelle située devant le box réservé à la presse. Comme la cible n'était pas visible depuis le point de lancé (le siège de Remko, deux mètres plus haut et à cinq mètres de distance), j'ai un peu trop hâtivement fixé du 24 contre 1. Ce foutu hollandais a accepté pour 1$, et lancé sa bouteille à l'aveugle, qui a bien entendu atterri parfaitement au centre de la poubelle, dont l'ouverture était bien trop large. Grossière erreur de ma part, la vraie cote était plus du 5 contre 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bilan pour la journée&lt;/span&gt; : moins 14$.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Total au 10/06/2011&lt;/span&gt; : moins 202$, ce qui reste raisonnable. Note : je n'ai pas encore joué une main de poker depuis mon arrivée à Vegas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-10"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Day 10 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3427147263208857133?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3427147263208857133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3427147263208857133&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3427147263208857133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3427147263208857133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/routine.html' title='Contre la routine'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s72-c/DSC_0581.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8714667195328384244</id><published>2011-06-09T23:59:00.000+02:00</published><updated>2011-06-10T12:56:02.887+02:00</updated><title type='text'>Cold Turkey</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 9&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est le truc que tout le monde reçoit dès son arrivée à Las Vegas... plus facile à décrocher qu'un jackpot aux machines à sous ou un rendez-vous concluant avec une strip-teaseuse : une bonne vieille toux qui vous colle aux bronches et vous serre la gorge comme un étau. Peu importe la quantité de sirops, pastilles et sprays que vous avec apportés avec vous dans votre trousse de toilette - car vous n'êtes pas né de la dernière pluie, cela fait sept ans que vous vous rendez à Vegas à raison d'un séjour tous les six mois, vous savez à quoi vous attendre - vous n'y échapperez pas. Deux ou trois jours passés à alterner entre le froid glacial et sec des casinos climatisés et le cagnard brûlant à l'extérieur suffiront pour que cette foutue bronchite de Vegas se rappelle à votre bon souvenir. Sans compter votre peau, qui va rapidement s'assécher et se tanner pour ressembler à celle du lézard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est qu'à Las Vegas, ville plantée au milieu de l'un des déserts les plus arides du monde, on aime plus que tout son air conditionné. Sans sa présence, la vie serait à peu près impossible. Pourquoi l'homme se sent-il investi de l'autorité de forcer la nature à ses besoins quitte à lui faire du mal au passage, c'est une chose que je n'arriverai à comprendre. Pourquoi s'obstiner à vouloir implanter de la vie dans un endroit où l'homme n'est clairement pas fait pour vivre ? Tout cela a un coût. Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc, c'est que moi, je toussais déjà en arrivant à Vegas. Cela fait depuis Noël que je suis à peu près tout le temps malade, moi qui ai toujours bénéficié d'une santé de fer. Après une dizaine de jours à tousser de plus en plus fort dans l'Amazon Room congelée et épuiser différentes méthodes d'auto-médication sans succès, le point culminant a été atteint hier. Ma gorge s'est réduite à une tête d'épingle aux parois de papier de verre, je crache des omelettes grosses comme le poing, manger est devenu un supplice, et je tousse, tousse, et tousse encore, toute la journée et toute la nuit, sous l’œil interrogateur de mes confrères sur le banc de presser. Pire, en début de soirée, le simple fait de parler faisait doubler la souffrance, et ma voix n'émettait plus qu'un craquement rauque pareil à celui d'un vieillard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce qu'il m'arrive... mais il y a une chose que je peux faire, quelque chose que je n'ai jamais considéré en plus de dix ans et qui ne pourra que m'aider, c'est certain : arrêter de fumer. Hier soir, alors que je tirais sur ma dixième clope de la journée tout en toussant à même le sol des saloperies jaunâtres, je me suis projeté vingt ou trente ans dans le futur, et j'ai vu une version de moi toute ridée et tassée sur sa cann, en train d'aspirer la fumée par le trou qu'on lui a creusé par la gorge suite à son cancer du larynx, laissant échapper un croassement à travers l'appareil électronique lui faisant maintenant office d'organe vocal. Et je me suis dit... Est-ce que j'ai envie de devenir ce type là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait 24 heures que je n'ai pas touché à une clope, et si je tiens 24 heures de plus, cela serait la plus longue période passée sans fumer depuis que  j'ai commencé pour de bon, à l'époque du bac, au début des années 2000.  J'ai vu assez de fumeurs tenter vainement d'en finir pour savoir qu'il est inutile de crier victoire trop vite. Je ne me considère toujours pas comme non-fumeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma gorge me fait toujours autant mal, mais au moins je lui laisse une chance d'aller mieux, maintenant. Me priver de ce vice que j'aime tant en plein milieu du stress des WSOP : voilà une idée à la con que je ne pensais pas mettre en pratique un jour. Voilà qui devrait rendre les journées à venir intéressantes, c'est le moins qu'on puisse dire, d'autant que Vegas est l'une des dernières villes américaines où les fumeurs sont assez largement tolérés dans les bars, boîtes de nuits, casinos... Enfin, c'est dit : quiconque me trouvera en train de fumer cet été recevra un exemplaire gratuit de Lost Vegas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il y a deux soirs, problème lors de la finale du premier tournoi de No-Limit à 1,000$ sur le podium télévisé : Jon Turner se rend compte que le dos du 4 de trèfle est marqué. On ramène un nouveau jeu de cartes. Encore marqué. Très vite on se rend compte qu'il s'agit d'un défaut de fabrication présent sur toutes les cartes du casino, mais qui ne peut être détecté que sous les lumières sombres et bleutées du plateau télé. Solution provisoire : déménager les joueurs à une table des centaines de tables "normales" disponibles autour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mercredi, j'avais le choix entre 6 tournois, dont trois finales. Au final, j'ai laissé tomber les finales (peuplées de randoms) et me suis concentré sur deux épreuves : le Day 2 du Triple Chance et le premier tour du Shootout. Dans le Triple Chance, trois français ont atteint l'argent, dont Antoine Amourette et Brian Benhamou, rencontré ici-même il y a exactement année et passé pro depuis (avec à la clé une récente finale au France Poker Tour). Brian a malheureusement subi une série de bad-beats invraisemblables pour sauter aux alentours de la 30ème place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s1600/DSC_0428.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 167px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s400/DSC_0428.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616542029867355970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le Shootout, c'était l'overdose : j'ai compté pas moins de 19 français parmi les 1,440 participants à cette épreuve assez amusante (une enfilade de SNG). Au final, trois se sont qualifiés, mais on aurait pu faire beaucoup mieux : pas moins de sept tricolores ont atteint le tête à tête et échoué à remporter le dernier duel ! J'ai passé des heures et des heures à regarder des joueurs comme Benyamine et Mario Cordero affronter des joueurs plus faibles qu'eux, pour s'incliner au final.  Sinon, c'est avec plaisir que j'ai vu l'amateur Benoît Albiges se qualifier pour le second tour et ainsi atteindre une seconde place payée en deux jours. Benoît est tétraplégique depuis un accident survenu durant l'adolescence, et c'est accompagné de son épouse qu'il joue au poker, elle l'aide à manipuler cartes et jetons, chose qu'il  ne peut faire lui-même. (Si vous vous posez la question - oui, la pratique est autorisée par les organisateurs). De voir Benoît parcourir les allées du Rio sur son fauteuil roulant électrique me fait relativiser mes soucis à moi. Dans une époque où les moyens de communication modernes nous offrent des opportunités infinies de nous plaindre à longueur de journée à propos de tout et n'importe quoi, y compris les choses les plus futiles, il est rafraichissant de croiser des gens qui ont toutes les raisons de faire la gueule et essaient néanmoins d'avancer à travers la vie avec le sourire. Quel courage, tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Normalement, vous devriez entendre parler de Lost Vegas vendredi soir dans le Grand Journal sur Canal+, une émission que j'aime pas trop, mais bon. Si cela vous prend de regarder, rapportez moi ce qui s'y est dit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-9"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Day 9 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8714667195328384244?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8714667195328384244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8714667195328384244&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8714667195328384244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8714667195328384244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/cold-turkey.html' title='Cold Turkey'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s72-c/DSC_0428.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5594869013712127654</id><published>2011-06-08T23:59:00.003+02:00</published><updated>2011-06-09T21:57:37.280+02:00</updated><title type='text'>Détour par le Sports Book</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 8&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une chose qu'il faut faire au moins une fois si l'on est de passage à Vegas : regarder une rencontre sportive dans la salle des paris sportifs de n'importe quel casino. Si possible une partie avec des enjeux, un truc important sur lequel les gens ont envie de miser, et qui va garantir une ambiance survoltée quel que soit le résultat. Rien de tel que la perspective de gagner ou perdre quelques centaines, voire milliers de dollars pour rendre un homme&lt;span style="font-style: italic;"&gt; vraiment&lt;/span&gt; passionné par un match de basket ou de football. Je n'ai jamais visité Vegas durant l’événement sportif le plus important aux USA, le Superbowl, mais j'ai pu observer pas mal de matches de la Coupe du Monde au Rio l'année dernière, avant mes journées de boulot, en particulier &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/pai-gow-soccer.html"&gt;la rencontre entre les USA et l'Angleterre&lt;/a&gt;. Et puis, chaque année, les WSOP sont contaminés par la fièvre des finales du championnat NBA, sauf que cette fois-ci Phil Ivey n'est pas là pour défrayer la chronique avec ses paris à plusieurs millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Remko, on a profité du calme dans l'Amazon Room pour aller voir la quatrième manche de la finale, qui oppose cette année Miami à Dallas (avec un score provisoire de 2-1 pour Miami). La salle des paris sportifs du Rio était bien remplie. On a bouffé devant les écrans en compagnie d'un type à l'air mafieux qui prétendait avoir misé 3,000 dollars sur le match  (et je l'ai cru), tout en essayant de nous convaincre de venir jouer la partie de poker illégale qu'il organise à l'arrière d'un bar, pendant que son neveu nous recommandait des adresses de strip-club, mais je ne pense pas avoir de conseils à recevoir sur ce sujet, même si ces endroits ne m'intéressent plus guère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, on s'est posés au bar et Seth Palansky nous a rejoins pour le dernier quart-temps. "De toute manière", a t-il dit, "à quoi bon s'embêter à regarder tout le match quand seulement la fin est véritablement intéressante." Pour la plupart de mes amis joueurs, les paris sportifs ont ruiné leur appréciation d'une bonne rencontre. Maintenant qu'ils parient gros et régulièrement, ils sont absolument incapables de prendre du plaisir à regarder un match sur lequel ils n'ont pas mis d'argent. Moi, j'arrive encore à kiffer devant un bon match, car je n'ai jamais vraiment gagné aux paris sportifs, si ce n'est durant la Coupe du Monde 2006 où la France (honteusement sous-estimée cet été là) m'a fait gagner toutes mes mises, sauf la dernière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'avais donc rien mis sur le match, et si j'avais voulu, j'aurais été bien peine de choisir un camp. Pauly m'avait indiqué avoir misé sur Dallas, mais avec un écart de trois points. Traduction : pour que Pauly fasse pleurer le casino, il fallait que Dallas gagne par quatre points d'écart au moins. Deux points d'écart et il perdait son pari; trois points d'écart et c'était un "push" : il récupérait sa mise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme prévu, c'est durant le dernier quart temps que les supporters massés dans la salle des paris sportifs ont commencé à véritablement s'exciter. Miami semblait bien parti pour gagner, avec jusqu'à neuf points d'avance à un moment donné. Mais Dallas est finalement revenu dans les deux dernières minutes pour finir avec une avance de... trois points. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Push is a win !&lt;/span&gt; "Dallas est une équipe qui aime gagner en revenant de loin", m'a expliqué Pauly.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Récemment, l'émission 60 minutes (l'équivalent de "Envoyé Spécial" aux States) a consacré quelques minutes à Billy Walters, le plus gros parieur sportif du monde :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="560" height="349"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/d6FAUQ6SFKM?version=3&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/d6FAUQ6SFKM?version=3&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="349"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En revenant dans l'Amazon Room, je me suis rapidement compte que quelque chose n'allait pas rond en me remettant au boulot. Littéralement, je ne pouvais plus marcher. Mon estomac était tellement noué que c'est comme si on m'avait fait avaler une brique de force. Pas besoin de chercher trop loin le problème : durant le match j'avais bouffé un hot-dog assez louche à la cantine du Sports Book. J'ai essayé de boire de l'eau, du thé, j'ai essayé d'aller chier, mais rien à faire, ça ne passait pas : mon bide était prêt à éclater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cette occasion que je me suis rappelé que la cuisine américaine est difficile à digérer. Oui, je sais ce que vous allez me dire : en prenant un hot-dog au Rio, j'allais au devant des ennuis. Mais ce n'est pas ça que je veux dire : il y a quelque chose dans la bouffe ici qui la rend très difficile à apprécier pour l'européen que je suis. Mettez ça sur le compte de farines différentes, d'oeufs qui ne sont pas couvés pareil, de techniques d'élevage différentes, de la météo, peut-être des pesticides ou de je ne sais quoi, mais rien n'a le même gout, pas même les aliments de base tels que le lait, les oeufs, le pain et compagnie. A part quand on sort dans un restaurant chic (et cela n'arrive pas tous les soirs, loin de là), je passe mon temps à bouffer des trucs dont je n'aime pas le gout. Et ce même lorsque je commande quelque chose que je suis censé aimer. Entendez par là que même une bête omelette ou un sandwich au poulet n'aura jamais le même gout que ceux auquel je suis habitué chez moi. Dans un sens, ça me rassure : on a beau répéter à longueur d'articles et émissions télé que l'Europe passe son temps à vouloir imiter le mode de vie Américain, il faut se rendre à l'évidence : ces Yankees ne savent pas manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant vous comprenez pourquoi je retourne toujours au In-N-Out : il ne m'a jamais fait tomber malade, avec ses ingrédients garantis 100% frais du jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très peu de choses à raconter mardi à propos des WSOP. Seulement quatre tournois au programme, et zéro finales. Du coup, aucun remords à rentrer à la maison à minuit, vu que j'arrivais à peine à marcher. Pauly a été me chercher un médicament contre le mal d'estomac (du Pepto Bismol, une sorte de pansement gastrique) et je me suis senti rapidement mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le joueur Brandon Adams &lt;a href="http://www.macroeconomicwoes.com/uncategorized/the-center-cannot-hold.html"&gt;a répondu sur son blog&lt;/a&gt; a Jesse May, qui, relatant l'ambiance au Rio, faisait état des joueurs portant encore le patch Full Tilt Poker, en s'interrogeant sur la légitimité d'un tel geste dans la situation actuelle. Du coup, May &lt;a href="ttp://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/brandon-adams-blog/"&gt;répond à son tour à la réponse d'Adams&lt;/a&gt;. Heureusement, les deux hommes sont de vrais gentlemen, et la joute verbale reste tout à fait amicale. Une bonne lecture, donc, intelligente et réfléchie des deux côtés. Venant de quelqu'un qui passe une bonne partie de sa vie à jouer au poker, j'apprécie particulièrement les mots suivants, écrits par Adams :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[...] Un monde où règne l'addiction et l'aveuglement ne pourront jamais ressembler au monde réel, et ne suivra jamais ses règles. C'est ce que n'ont jamais compris la plupart des articles des blogs, Twitter et les forums de poker. Le poker est un style de vie déguisé en choix de carrière. Et il ne s'agit pas vraiment d'un style de vie sain ou soutenable sur le long terme (même si c'est quelque chose de très amusant)&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toujours à propos de Full Tilt Poker, &lt;a href="http://ftrain.blogspot.com/2011/06/about-that-river-in-egypt.html"&gt;cet article de F-Train&lt;/a&gt;, un ancien juriste tombé dans les médias poker. F-Train défend la position de fuyard de Phil Ivey : vu la situation, il n'avait rien de mieux à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La prochaine rumeur concernant Ivey et Full Tilt, je vous la donne en exclu, elle va sortir d'ici quelques heures sur les sites habituels : il s'avèrerait qu'Ivey se serait pointé au QG de Full Tilt avec une solution clé en mains pour les sortir de la mouise : un investisseur prêt à mettre suffisamment de pognon sur la table pour effacer tous leurs problèmes, en échange d'un contrôle total de la boîte. Lederer et Bitar auraient refusé (égo ? cupidité ?), provoquant la colère d'Ivey et la décision capitale qui s'en suivit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On en parle pas des masses, à la fois par manque de temps et par manque d'accès, mais les gros cash-games tournent à plein régime à Las Vegas, y compris au Rio. Hier, j'ai observé Thomas Bichon jouer en Pot-Limit Omaha 50$/100$ en compagnie d'une bande de Scandinaves. Quoi, c'est pas assez cher ? OK : à côté tournait une 200$/400$ avec quatre joueurs assis à table, et je n'ai d'ailleurs reconnu personne. J'ai entendu parler d'une table en Limit à 1,000$/2,000$ les blindes, et l'on me souffle qu'au Bellagio, une table de PLO à 300$/600$ n'est pas un fait rare. A part ça, aucune info sur les joueurs, les gagnants, les perdants, etc. Forcément, vu les sommes impliquées (60,000$ au moins pour avoir un siège à table), les curieux n'y sont pas les bienvenus, et les joueurs ne laissent filtrer qu'un minimum de détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-8"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Day 8 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5594869013712127654?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5594869013712127654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5594869013712127654&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5594869013712127654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5594869013712127654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/detour-par-le-sports-book.html' title='Détour par le Sports Book'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8598405954308441535</id><published>2011-06-07T23:59:00.000+02:00</published><updated>2011-06-08T12:22:50.218+02:00</updated><title type='text'>Lost in the zone</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 7&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour boucler la première semaine des WSOP, j'ai boycotté le Rio et pris une journée de pause. Il y avait seulement quatre épreuves au programme, et une seule finale (le Deuce to Seven à 1,500$), l'occasion était trop belle de s'éloigner un peu des tables. Il n'y aura pas beaucoup de journées aussi peu agitées jusque le 19 juillet, mais j'espère tout de même réussir à m'arrêter une fois par semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, au final, je n'ai pas fait grand chose. Je m'étais couché à six heures du mat'. J'ai émergé vers midi et le temps de prendre une douche m'occuper de deux ou trois trucs relatifs au boulot, il était déjà deux heures. J'ai rejoint Nicolas Levi et sa copine Émilie à leur hôtel, le Cosmopolitain, qui fait partie du gigantesque complexe City Center. Un machin énorme, boursouflé, ultra-luxueux qui apparemment peine à convaincre les clients, du coup les prix sont cassés et pas mal de joueurs en ont profité. J'ai visité la suite de Nico... Pour 129 dollars la nuit, on peut dire que le rapport qualité/prix est imbattable dans tout l'univers. On a passé un peu de temps à la piscine, mais les piscines d'hôtel de luxe c'est pas trop mon truc, alors j'ai rapidement suggéré de nous rendre à mon spot préféré de tout Las Vegas... Le &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.pinballmuseum.org/"&gt;musée du flipper&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s1600/IMG_2130.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s400/IMG_2130.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615791260774934466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà parlé de cet endroit, mais je ne vais pas me priver d'en remettre une couche car l'opération est à but non lucratif. Situé près de l'aéroport sur Tropicana, le musée est en fait un entrepôt où ont été installées plus de 150 flippers et jeux vidéos divers, ainsi que plein de machines à bonbons, farce et attrappe et autres jouets pour ducasses. L'entrée est gratuite, mais chaque machine dispose de son propre monnayeur, comme à la bonne époque où il fallait s’incruster dans un bistro pour jouer, au risque de se faire virer (je parle pour moi, là) Les bénéfices sont régulièrement reversés à l'Armée du Salut du Nevada. Je ne sais pas quel est/ a été le métier de Tim Arnold (propriétaire du musée), mais ce monsieur est très généreux... Pour preuve, accroché au mur, le dernier chèque qu'il a envoyé : 100,000 dollars. La soixantaine bien tassée, Arnold est le plus grand collectionneur de flippers du monde. Il possède assez de machines pour remplir l'Amazon Room, et passe ses journées au musée à réparer des machines tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout ça pour dire qu'à Las Vegas, ville typiquement chère et dépourvue de morale, il est possible de passer du bon temps sans se ruiner, et contribuer à une bonne cause au passage, pièce par pièce. C'est con, tout de même : avec toutes les machines disponibles, depuis les vieux coucous mécaniques des années 50 jusqu'aux dernières monstruosités de Stern, je me suis au final retrouvé à jouer une bonne heure sur la machine que j'ai chez moi : le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twilight Zone&lt;/span&gt;. Mettez ça sur le compte du mal du pays... Le high-score était pratiquement inatteignable, mais je m'en suis bien tiré avec 1,5 milliards qui m'ont permis d'écrire mon nom en quatrième place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, j'ai été au Border's acheter des bouquins, au Fry's pour une course rapide (combien de fois cet été je vais perdre mon chargeur d'appareil photo ou le capuchon de la lentille ?), et il était déjà temps de penser au dîner. J'ai retrouvé ma confrère Michelle (from Texas) à Downtown, le vieux Vegas. Un séjour à Vegas doit toujours comporter au moins une visite par là où tout a commencé. On a mangé dans un italien pas terrible au Golden Nugget avant de parcourir en long et en large Fremont Street, l'ancien centre de Vegas désormais entièrement réservé aux piétons. On s'est mélangé aux touristes. Loin des complexes gargantuesques du Strip, le vieux Vegas est resté modeste, certains diront même craignos. C'est le bon endroit pour choper un cocktail de crevettes à deux dollars, où se faire tirer son portefeuille si l'on a le malheur de se perdre dans les rues adjacentes en allant chercher sa voiture. Mais c'est aussi le bon endroit pour marcher dans des rues à taille humaine. On a descendu la rue jusque l'hôtel El Cortez, le plus vieux de Las Vegas, si je me souviens bien il date du début du siècle dernier et n'a guère changé depuis. Il y a avait des bagnoles de flic un peu partout, et on a pas continué plus loin, on arrivait à la frontière entre le Downtown des touristes et le Downtown des gens qui habitent vraiment là, les macs, les putes, les clodos et les camés. Une ville dans la ville, plus ou moins laissée à elle-même : tant qu'un touriste n'est pas blessé, les condés ne prennent pas la peine d'intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-n593PMnW-8g/Te9MZcNzCmI/AAAAAAAAC1Q/o28YBdOl-38/s1600/photo.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-n593PMnW-8g/Te9MZcNzCmI/AAAAAAAAC1Q/o28YBdOl-38/s400/photo.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615791260308802146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais prévu de jouer un peu au poker, pourquoi pas au Binion's, le casino des championnats du monde depuis les débuts jusque 2005, mais j'ai laissé tomber, il était déjà tard. On a observé de près les belles photos qui ornent la salle de poker. Sur l'une d'entre elles, on voit Doyle Brunson de marbre alors qu'il vient de miser son tapis sur un gros pot. Le cliché date des années 70, et parmi le tas de spectateurs massés derrière la table, il y a un type en train de prendre des notes sur son carnet : l'ancêtre du blogueur poker !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait un détour par Walmart avant de rentrer à la maison. Ce supermarché géant ouvert 24h/24 me déprime fortement. Tout est trop grand et trop gros, je me perds dans les rayons à la recherche d'une bouteille de jus d'orange, et je me retrouve à devoir choisir entre 257 marques de jus d'orange. Et puis il y a ce concept d' "employé d'accueil" : c'est quelqu'un qui est payé pour se tenir à l'entrée du magasin pour dire "bonjour" et "au revoir" aux clients, et rien d'autre, c'est pas des conneries.  Ce sont souvent des gens avec un handicap, où des grabataires ne disposant pas d'une retraite suffisante, ils se tiennent là accrochés à leur canne où cramponnés à leur fauteuil roulant en feignant un sourire et le désespoir que l'on peut lire dans les yeux est insoutenable. Cachez cette misère que je ne saurais voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La cagoule de l'été&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sans transition aucune... Avec un bonne grosse dose d'hypocrisie... il me faut continuer à rester honnête sur mes habitudes aux tables de jeu : j'ai perdu 105 dollars comme une merde à la table de Black Jack du Binion's, et nous avons ensuite fourré 20 dollars dans une machine à sous, en pure perte bien entendu, mais je partageais avec Michelle. Résultat : moins 115 dollars, et moins &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;188 dollars&lt;/span&gt; pour l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai aussi bouffé un In-N-Out il y a deux jours que j'ai oublié de comptabiliser... Donc on en est à 3 en 10 jours à Vegas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n'ai pas couvert le Day 7 des WSOP mais cela peut être sympa de jeter un oeil à mon reportage vu que j'ai publié deux articles qui étaient déja écrits depuis longtemps : un guide à l'attention du qualifié débarquant pour la première fois aux WSOP, et un mini-guide touristique où je recense quelques unes de mes adresses préférées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-7"&gt;Le Day 7 sur Winamax&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8598405954308441535?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8598405954308441535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8598405954308441535&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8598405954308441535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8598405954308441535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/lost-in-zone.html' title='Lost in the zone'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s72-c/IMG_2130.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4743748971927152528</id><published>2011-06-06T23:59:00.000+02:00</published><updated>2011-06-07T13:00:55.691+02:00</updated><title type='text'>Boys on the Bus</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque je suis en pause aujourd'hui (enfin, plus pour longtemps, on y retourne dans quelques heures), je vais parler un peu des confrères. Je suis (pour l'instant) le seul français présent aux WSOP, et quand on y pense, les américains ne pas très nombreux, faute de budgets suffisants. Le banc de presse est pour l'instant assez vide, mais devrait se remplir tout au long du mois avec l'arrivée progressive des sites européens. Bref, si vous voulez suivre les WSOP et que le contenu proposé sur &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.winamax.fr/"&gt;Winamax&lt;/a&gt; ne vous suffit pas, voici les sites que je vous recommande (en anglais, donc) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.pokernews.com/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poker News&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; : Le leader mondial de l'information poker dispose une année de plus des droits de couverture exclusive des WSOP, c'est le cas depuis 2007. Un partenariat qui leur permet de déployer un arsenal humain des plus conséquents. Toutes les épreuves sont couvertes en direct, avec une équipe dédiée par épreuve pour raconter les mains, prendre des photos, compter les jetons des joueurs, écrire des compte-rendus, etc. Poker News est donc la principale source pour suivre ce qu'il se passe au Rio. Et leur travail est excellent, grâce notamment à la présence d'excellents couvreurs comme mon ami anglais Chris Hall. Ceci dit, cette année, beaucoup de mes amis qui travaillaient pour eux les années précédentes n'ont pas été invités à revenir, on les a remplacés par des petits nouveaux. Bien entendu, le contenu étant mis à la disposition de tous gratuitement, il faut bien que quelqu'un finance tout cela (et ça coute une tonne). Pour l'édition 2010, c'est PokerStars qui réglait l'addition (comme c'est le cas pour les reportages des EPT). Je crois que c'est encore le cas cette année. On peut penser que le Black Friday aura aussi des conséquences négatives sur le fonctionnement des médias poker, et je me demande si l'admirable opération mise en place par Poker News sera encore possible pour l'édition 2012 des WSOP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.wsop.com/"&gt;WSOP.com&lt;/a&gt; : Le site officiel des WSOP reproduit mot pour mot les reportages de PokerNews, mais il mérite quand même une visite pour les compte-rendus quotidiens des finales (les finales, seulement) par leur responsable média Nolan Dalla. De véritables mines d'or. Honnêtement, si je restais à la maison et recopiais les communiqués de l'excellent Nolan, personne ne verrait la différence sur mon reportage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/"&gt;Tao of Poker&lt;/a&gt;, par Pauly : Si je dois encore vous présenter le roi des bloggueurs poker, je ne puis plus rien pour vous. Pauly est l'un des seuls journalistes présents aux WSOP qui va au delà des faits pour raconter des vraies histoires, des tranches de vie qui donnent au lecteur l'impression d'être transporté dans la salle. On ne le surprendra pas à raconter un coin-flip entre As-Roi et deux Dames où à donner la hauteur du tapis d'un joueur, ce qui ne l'empêchera pas de rédiger jour après jour les meilleurs compte-rendus des épreuves, et ce depuis 2005. Si mo, blog existe, c'est un peu grâce à Pauly. Mon intention de départ quand je l'ai lancé (il y a cinq ans, jour pour jour !) était de suivre la même route que lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/"&gt;Pokerati&lt;/a&gt; : Pour suivre la situation légale, se tenir au courant du fonctionnement interne de l'industrie du poker et lire quelques rumeurs, c'est sur Pokerati, le site de Dan, qu'il faut aller. Tenu par un vrai journaliste, qui a entre autre couvert des campagnes présidentielles et s'est incrusté à Cuba pour y réaliser un reportage clandestin (chose impensable pour un américain !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://taopokerati.blogspot.com/"&gt;Tao of Pokerati&lt;/a&gt; : L'extension audio de Pokerati, Tao of Poker et ce blog. Dan, Pauly et moi glosons à tour de rôle à l'intérieur de l'Amazon Room au micro de notre dictaphone. J'ai vraiment un accent anglais de merde mais ça vaut le coup d'oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jesse May&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; sur ThePokerFarm : Jesse May est un peu le Saint Patron des couvreurs. L'ancien pro (qui a raconté son expérience dans un livre inoubliable, "Shut up and Deal") a couvert les WSOP en 2003 et 2004 pour un obscur site aujourd'hui disparu. A l'époque, ils n'étaient qu'une poignée à raconter  ce qu'il se passait aux championnats du monde C'était l'âge d'or du coverage : pas de couverture en direct, pas de coin-flips toutes les cinq minutes, juste un article par jour, mais un article que je peux encore lire aujourd'hui avec la même fraicheur. C'est aussi grâce à Jesse May que j'ai été inspiré à couvrir des tournois de poker : je frissonne encore à la lecture de ses récits à propos des grands de l'époque. Du très très haut niveau littéraire, et c'est un bonheur que de voir Jesse faire son retour aux WSOP cette année. J'attends avec impatience son prochain article sur le site anglais ThePokerFarm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.bluffmagazine.com/"&gt;Bluff Magazine&lt;/a&gt; : Le meilleur magazine de poker publié sur le continent Américain. C'est là que j'ai publié &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/08/hardest-working-man-in-business.html"&gt;mon portrait d'ElkY en juin 2009&lt;/a&gt;, c'est la seule fois qu'un français avait eu l'honneur de la couverture. Une bonne adresse si vous voulez juste lire les compte-rendus des épreuves et le portrait des vainqueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s1600/DSC_0691-1.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s400/DSC_0691-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430766858157426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://wickedchopspoker.com/"&gt;Wicked Chops Poker&lt;/a&gt; : Une autre bonne source pour des résumés quotidiens, pas mal de rumeurs et scoops en exclusivité, et des photos de belles nanas. La fameuse rubrique "Girls on the Rail" est de retour, et en fait, c'est moi qui en est responsable, cette année, avec mon confrère WhoJedi. Les mecs de WCP dont du genre cool, alors quand ils m'ont demandé un coup de main pour cette rubrique mythique, je n'ai pas pu refuser. Je passe donc une partie de mes journées en train de reluquer les nanas de l'Amazon Room comme un pervers de base. Hé, monsieur l'agent, je ne fais que mon travail !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://risepoker.com/blog/"&gt;RISE Poker Blog&lt;/a&gt; : RISE, c'est un nouveau site de poker en ligne à destination du marché américain. On ne peut donc pas jouer en argent réel, donc... Le modèle par abonnement mensuel est privilégié pour rester dans le cadre de la loi. Les mecs de Wicked Chops sont derrière le projet, et le site dispose d'un blog où écrivent quotidiennement Pauly et Change100. J'apporte la main à la pâte avec quelques photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.pokerlistings.com/"&gt;PokerListings&lt;/a&gt; : J'ai toujours pensé que les "coverages" de Listings étaient meilleurs que ceux de PokerNews... Et fut un temps où ils auraient pu définitivement prendre l'avantage en récupérant les droits de couverture exclusive des WSOP. Mais depuis, les canadiens ont revu leurs priorités en matière de budget, et c'est une équipe réduite de 4/5 personnes qui s'est pointée à Vegas. Ce qui ne les empêche pas de faire un très bon taf malgré d'évidentes limitations en matière de contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://espn.go.com/poker/"&gt;ESPN Poker&lt;/a&gt; : L'institution sportive américaine diffuse les WSOP depuis 2003 et dispose de sa rubrique poker (vous imaginez la même chose en France dans l'Equipe ?). Les articles d'Andrew Feldman et Gary Wise sont un must.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.quadjacks.com/"&gt;Quads Jacks Radio&lt;/a&gt; : comme son nom l'indique, une émission radiophonique qui tourne de manière régulière. On y voit défiler pas mal de monde, depuis le lampiste de l'industrie jusqu'à la star du poker. Énormément de rumeurs non vérifiées sont relayées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://forumserver.twoplustwo.com/"&gt;Forums Two Plus Two&lt;/a&gt; : La meilleure adresse pour prendre le pouls de la communauté, amateurs et pros mélangés. Le plus gros forum de poker du monde, et de loin. La section "News, Views, Gossip" est un délice.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://hardboiledpoker.blogspot.com/"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hard Boiled Poker&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; : Shamus n'arrivera à Vegas que pour le Main Event, mais il reste l'un des blogueurs les plus prolifiques et talentueux. Impossible, donc, de manquer son opinion quotidienne sur le festival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s1600/DSC_0221.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s400/DSC_0221.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430762605310194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La grosse affaire du Day 5 : la première table finale française de l'été. Pour la troisième fois en quatre éditions des WSOP, c'est Nicolas Levi qui a ouvert le bal, terminant en sixième place de l'épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000 dollars. Je suis très content pour Nico, qui s'améliore graduellement avec les années, et a vécu douze mois splendides avec plusieurs résultats énormes dans des tournois très difficiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'y fais allusion en début d'article : dimanche, mon blog a fêté ses 4 ans. Bonne anniversaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Las Vegas, Off the Record&lt;/span&gt; ! Pour fêter ça, rien de mieux que de relire l'intégralité des 300 et quelques articles postés depuis le 5 juin 2007, en commençant par &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://benjodimeo.blogspot.com/2007/06/prologue.html"&gt;le premier&lt;/a&gt;. Non, je déconne. Continuez de le lire si cela vous plaît, c'est tout ce que je demande !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-6"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Day 6 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4743748971927152528?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4743748971927152528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4743748971927152528&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4743748971927152528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4743748971927152528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/boys-on-bus.html' title='Boys on the Bus'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s72-c/DSC_0691-1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8702819483429522558</id><published>2011-06-05T23:59:00.004+02:00</published><updated>2011-06-06T13:21:48.889+02:00</updated><title type='text'>Le château de cartes</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cinq jours ont passé aux WSOP, et il est peut-être de temps de s'éloigner des coups de cartes, des finales et des vainqueurs, dé-zoomer pour parler un peu de l'ambiance globale. Je dois avouer que j'ai un peu du mal à me faire idée sur l'effet qu'a eu le Black Friday du 15 avril dernier sur le plus gros festival de poker du monde. C'est peut-être encore trop tôt. D'un côté, l'affluence à la plupart des tournois est en hausse, ou en légère stagnation. Aucune baisse drastique constatée sur les huit premières épreuves. C'est bon signe, non ? Pas forcément. Pour continuer avec mon thème favori du moment ("Il est trop tôt pour tirer des conclusion, on est encore en plein dedans, etc, etc") je pense que les vrais effets de la mort du poker en ligne en argent réel aux USA ne se feront pas sentir tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Deux de mes confrères et amis bénéficiant d'un peu plus de plomb dans la tête et de temps libre pour prendre de la hauteur ont publié des tribunes plutôt négatives sur cette première semaine des WSOP...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour Katkin ("&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/2011/06/05/off-to-a-slow-start/#disqus_thread"&gt;Off to a Slow Start&lt;/a&gt;", chez Pokerati), les couloirs du Rio manquent de l'excitation des années précédentes. "Les chiffres sont bons, mais personne ne semble réellement s'amuser", dit-il. L'organisation est sans faille, le staff est aux petits soins, mais rien à faire, quelque chose semble manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Plus intéressant encore, l'avis de Change100 ("&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-5-apocalypse-now-guest.html"&gt;Apocalyspe Now&lt;/a&gt;", chez Tao of Poker). Change100 a passé du temps dans les salles de poker du Rio et du Venetian ces derniers jours, jouant des satellites à une table et des cash-games aux petites tables. "Toute la chance du monde ne pourra pas sauver l'économie mondiale, et ici à Las Vegas, cet été pourrait bien être celui de la fin du monde pour une grande majorité de la communauté du poker." Change décrit des salles de poker remplies à craquer de joueurs d'un type bien défini : casques sur la tête, sweats à capuche, air sérieux. Où sont les touristes ? Où sont les joueurs en quête de bon temps, plutôt que d'un salaire ? "Pour nombre de pros Internet américains, c'est l'heure du quitte ou double", poursuit t-elle. "Un gros résultat, et tu pourras survivre une année de plus. Une feuille de résultats vierge et ce sera la fin." Elle conclut en citant un confrère : "Les chiffres sont en hausse, mais c'est parce que personne ne s'est encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;broke&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela. Les premiers WSOP d'après le Black Friday viennent de commencer. Aux Etats-Unis, on ne peut plus jouer au poker en ligne pour de l'argent. On ne peut plus gagner sa vie depuis chez soi, confortablement installé dans le canapé. Retour à l'âge de pierre, celui des casinos. Difficile d'estimer combien de millions de dollars ont disparu de l'économie du poker depuis que la justice américaine a décidé de s'attaquer à Full Tilt Poker, Poker Stars et Ultimate Bet, entre les bankrolls bloquées et les budgets marketing et sponsoring, qui représentaient un joli paquet d'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nombre de pros américains, le sponsoring représentait une béquille précieuse, un moyen de tenir sans forcément être un joueur de poker hors-normes. Des dizaines et dizaines bénéficiaient d'arrangements enviables : un salaire horaire pour jouer sur le site, un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rakeback &lt;/span&gt;de 100%, et des bonus en cash lorsqu'ils participaient à des tables finales télévisées. Dans ce contexte, quelques places payées chaque été leur suffisaient à se maintenir à flot, et entretenir un style de vie rendant la vie de pro plus amusante que celle de salarié dans n'importe quelle boîte. Mais tout cela, s'est terminé, et je me demande si on ne va pas passer les prochains mois à dénombre les nouveaux chômeurs du poker. C'est que maintenant, sans le sponsor faisant office d'assistante sociale, il faut vraiment gagner. Il faut sortir son propre argent de la poche, ou trouver un investisseur privé, et ces gens-là n'ont pas pour habitude de faire œuvre de charité en misant sur des canassons pas rentables. Les vrais pros, ceux qui n'ont pas besoin de sponsor pour vivre, vont s'en aller à l'étranger (Canada, principalement) pour continuer leur vie pépère. Mais beaucoup ont conscience que leurs jours sur le circuit sont comptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'en sommes qu'au début des WSOP. Il reste encore plus de 40 jours. Probable que d'ici le 21 juillet, on en aura déjà vu quelques uns tomber, réévaluer leurs ambitions, ou tout simplement quitter le milieu. Et dans un an, lors de l'édition 2012 du festival, surement qu'un tri considérable aura été effectué parmi les rangs des professionnels du poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Ah, enfin, une journée pas trop chargée. Tout est relatif, mais j'ai moins bossé samedi, il était temps. La première boucherie de l'été (c'est comme ça que j'appelle les tournois à 1,000 ou 1,500$ avec plusieurs milliers de joueurs) a débuté, et je n'ai pas l'intention de les suivre avant qu'il ne reste plus que, disons une centaine de joueurs, et encore. Il y avait la fin de l'épreuve de Omaha High-Low, qui s'est terminée par la victoire d'Eugene Katchalov, un excellent pro qui squattait déja les premières places des classements du genre "Joueur de l'année" avant le début des WSOP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai suivi avec plaisir la suite des progrès de Jonathan Durand et Marc Delimal dans le 5,000$ No-Limit : tous deux se sont hélas arrêtés avant la table finale, aux alentours de la vingtième place. Jonathan, a gagné aux alentours de 27,000$, une somme qui ne fera pas sauter de joie la plupart des pros, mais lui est un amateur complet, et le voir presque sauter de joie en apprenant combien il allait ramener en France faisait plaisir à voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans la très difficile épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000$, Nicolas Levi s'est hissé parmi les 27 derniers joueurs (et vous savez probablement déjà ce qu'il s'est passé le lendemain, je tape cet article avec un peu de retard), tandis que Gabriel Nassif enregistrait sa première place payée de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Je me suis encore barré du Rio à l'aube, mais j'avais la pêche. Merci Antony Lellouche pour l'invitation à dîner qui m'a permis de terminer la journée avec le sourire. Antony m'avait confié à son restaurant favori, l'un des meilleurs de Vegas : l'Atelier de Joël Robuchon, au MGM. Un restaurant gastronomique cher, mais où on ne se fait pas arnaquer, tant l'expérience est un bonheur pour les papilles. La plupart des couverts du restaurant sont installés le long d'un bar faisant face à la cuisine : tous les plats sont méticuleusement préparés devant nos yeux. Il y en a des dizaines dans le menu de dégustation, et certains fanas n'hésitent pas à commander tout ce qu'il y a au menu. Pour mes vieux jours, j'ai documenté l'expérience avec mon Blackberry :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s400/IMG00618-20110604-2147.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057698850061810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Première entrée, dans le menu de dégustation : la daurade, plongée dans une sauce tomate avec des olives et des trucs croustillants que je n'ai pas réussi à identifier. J'ai aussi goûté les huitres chaudes avec du beurre et des herbes, je n'avais jamais mangé d'huitres de ma vie. "Moi aussi, qu'il m'a dit, avant que Cyril le Frenchman ne me force à gouter un soir ici." Je me suis executé, et c'était bien bon, ma foi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s400/IMG00619-20110604-2207.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057705775235890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxième entrée, la caille. J'ai foiré la photo, j'avais déja touché au plat. Il y avait du fois gras à l'intérieur, et de la purée à côté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s400/IMG00620-20110604-2223.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057713644252066" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Plat principal : l'onglet à l’échalote, là aussi avec sa purée. Un délice.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s1600/IMG00621-20110604-2242.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s400/IMG00621-20110604-2242.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057723834781714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour le dessert, je n'ai pas eu le droit de choisir, Antony a directement commandé la Framboise. Le serveur apporte le machin, et m'explique que la boule est faite de chocolat blanc. Puis il verse un liquide dessus, et la boule s'ouvre pour révéler la glace à l'intérieur, j'étais comme un gamin :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s1600/IMG00622-20110604-2244.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s400/IMG00622-20110604-2244.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057724153658098" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour le digestif, Anto a demandé du rhum, un peu par hasard, et le maître des lieux nous a épatés en apportant une jarre de Rhum Impérial de l'Armée Britannique. Il n'y en a plus que quelques centaines de bouteilles dans le monde, le prix court autour de 5,000/6,000$ la barrique. J'ai bu une gorgée, les vapeurs d'alcool me remontaient par la gorge. Les tuyaux étaient nettoyés. Antony connaissait bien tout le personnel, qui est en partie français, et avant de partir, il a fait savoir qu'il reviendrait dès le lendemain. J'ai promis de lui rendre la pareille en l'invitant au In-N-Out, mon resto gastronomique à moi.&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-5"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Day 5 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8702819483429522558?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8702819483429522558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8702819483429522558&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8702819483429522558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8702819483429522558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/le-chateau-de-cartes.html' title='Le château de cartes'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s72-c/IMG00618-20110604-2147.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5138954128518649898</id><published>2011-06-04T13:33:00.000+02:00</published><updated>2011-06-06T13:15:06.410+02:00</updated><title type='text'>Les hooligans du poker</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 4&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le genre de journée où il faudrait une équipe de cinq ou six pour véritablement rendre compte de ce qu'il se passe. Sur le podium ESPN, un jeune anglais accomplit un exploit rare sous les cris féroces d'une armée de ses compatriotes. Non loin, dans un tournoi de No Limit, deux français, un amateur et un pro, ouvrent le bal des résultats tricolores. Et dans la Pavilion Room, un casting de rêve pour débuter une épreuve à 10,000 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambiance dans l'Amazon Room était juste extraordinaire. Une finale, sur place, c'est généralement chiant à regarder. C'est long, on ne voit pas grand chose, et surtout pas les cartes des joueurs, on est assis loin, bref, mieux vaut lire un bon compte-rendu que de s'endormir sur les gradins. Mais quand un ou plusieurs des finalistes disposent de leur propre groupe de supporters, c'est autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était le cas avec la fin du tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Plus que les autres nations, les pros anglais forment un groupe soudé, et c'est comme un seul hommes qu'il assistent aux tables finales des leurs. Ainsi, Jake Cody était soutenu par une bonne cinquantaine de britanniques dont le taux d'alcoolémie ainsi que le volume de décibels est allé croissant au fur et à mesure de la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s1600/DSC_0866.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 274px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s400/DSC_0866.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710008748359234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire retiendra que Jake Cody est devenu vendredi le troisième membre d'un club très fermé - les triples vainqueurs EPT, WPT et WSOP. Moi, ainsi que tous les gens présents dans l'Amazon, retiendront surtout le bruit, digne d'un stade de football.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les anglais avaient d'ailleurs commencé comme ça leur soutien à Cody - par des chants issus des stades. Puis, quand les américains soutenant Yevgenyi Timoshenko (né en Ukraine mais passeport US) se sont réveillés et ont commencé à gueuler "Pas de Coupe du Monde, pas de bracelet", les britons ont aussitôt répondu en chantant  "On a cashout de Full Tilt, nous !". Voilà de quoi mettre en tilt une nation entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, les vannes étaient ouvertes. On a eu droit à "Gus Hansen en prison, Gus Hansen en prison" tandis que le Hansen en question était en train d'essayer de se concentrer pour gagner son match, et "Si tu peux jouer au poker en ligne tapes dans tes mains". Les américains ont essayé de répliquer par des "VPN ! VPN ! VPN !", mais le coeur n'y était pas vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y eu tout un tas d'autres moments marrants, comme lorsqu'ils pointaient du doigt des personnes au hasard : "Elle a pas bu ! Elle a pas bu !" où quand ils ont repéré dans les gradins Norman et Lon, les deux commentateurs d'ESPN. Nouveau chant : "Hé ! Y'a Norman et Lon ! Hé ! Y'a Norman et Lon !" Jake Effel a été obligé d'intervenir : "Les gars, je veux que vous chantiez quand votre pote gagne un pot, mais pas quand vous remarquez que Norman et Lon sont là !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers la fin de la partie, je me suis faufilé au milieu des gradins anglais. Ça puait la bière et le sol collait. Toutes les dix minutes, quelqu'un se pointait avec un nouveau pack de bière, et j'ai même aperçu un mini-fût rouler sous les chaises, laissé pour vide. La sécurité à du intervenir à de nombreuses reprises, et un technicien a du courir pour empêcher que le mur d'enceinte séparant le public de la table ne s'effondrent : les anglais poussaient comme au Parc des Princes. Le poker a la télé, une fois qu'on a regardé trois tournois, ça n'a plus aucun intérêt, mais pour le coup, le montage final devrait être plutôt amusant. Je regrette la sobriété de l'ancien plateau ESPN, mais il faut avouer que celui monté cette année se prête bien à de belles ambiances comme celles-ci. A quand la même chose avec un joueur français ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le tournoi de No-Limit à 5,000$, deux français que je ne connaissais pas ont suivi un parcours similaire, bien qu'ayant des profils différent. Marc Delimal est un pro des grosses tables d'Internet, tandis que Jonathan Durand est un amateur complet, qualifié sur Winamax via un championnat organisé par son club local, Alsace Poker. Tous deux ont signé les premières places payées françaises de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ces deux tournois, que j'ai observé durant de longues heures, j'ai complètement négligé la première journée du Pot-Limit Hold'em. Dommage car on pouvait reconnaître presque tous les joueurs à toutes les tables. Pas étonnant pour un tournoi à 10,000$ rassemblant seulement 250 joueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quitté le Rio à cinq heures du mat. J'aime bien l'ambiance dans l'Amazon Room après que tout le monde soit parti, sauf les quelques derniers journaleux essayant de boucler leurs papiers avant l'aube. Il y a toujours un grain de folie dans l'air à cette heure ci. C'est le moment où on peut entendre des trucs comme "Il est deux heures trente du mat. Je devrais être en train de me masturber, pas de travailler."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon...&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;Vous le savez peut-être, le vénérable casino Sahara a fermé ses portes il y a quelques mois. L'un des derniers vestiges du Vegas d'avant, celui de Frank Sinatra, des mafieux du film Casino, et des joueurs de poker comme Johnny Moss et Doyle Brunson. Comme souvent lorsqu'un établissement de jeu ferme boutique, tout son mobilier va être mis en vente, depuis les lits des chambres d'hôtel jusqu'aux énormes fours des cuisines, en passant par les tables de jeu, chaises, décorations diverses et même le gros néon posté dehors. Tout doit disparaître ! La vente sera publique, elle aura lieu dans une dizaine de jours. Avec Pauly, Jesse May et d'autres confrères, on a décidé d'y aller, histoire de choper un souvenir unique. Il n'y avait qu'un seul Sahara et il n'y en aura jamais d'autres. Avec Remko, mon pote de PokerNews Hollande, on s'est pris à rêver de posséder une vraie machine à sous des années soixante. On a déjà regardé les tarifs pour l'expédier en Europe par cargo. Ouais, il se peut que je craque !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-4"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le Day 4 sur Winamax &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La cagoule de l'été&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, rien de spécial, mais j'ai mangé mon deuxième In-N-Out des WSOP,  et ça compte aussi dans la rubrique "cagoule". Sinon, je n'ai pas joué  depuis le début des épreuves, donc le total reste le même : moins 73$.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 287px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-s_aKhQCJYAI/Tet1AFGIjvI/AAAAAAAAC0I/RFHZHbaSMnU/s400/DSC_0957.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710004675809010" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nicolas Levi tombant par hasard sur la retransmission des WSOP-Europe, où l'un des finalistes n'était autre que Nicolas Levi&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5138954128518649898?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5138954128518649898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5138954128518649898&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5138954128518649898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5138954128518649898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/les-hooligans-du-poker.html' title='Les hooligans du poker'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s72-c/DSC_0866.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8374012441952635279</id><published>2011-06-03T22:31:00.000+02:00</published><updated>2011-06-06T13:13:56.878+02:00</updated><title type='text'>Dans la tête d'un couvreur</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10h15&lt;/span&gt; – Debout ! Je prends mon petit-déjeuner devant la télé. Céréales avec du lait ( dégueulasse aux USA) et pain (idem) avec du Nutella, Pauly m'a offert un pot, mais le goût n'est pas pareil, il y a plus de noisettes, surprenant quand on à l'habitude du Nutella européen. Pauly et Change se foutent de ma gueule parce que j'ai zappé sur Sex &amp;amp; the City 2, mais est-ce de ma faute s'il n'y a que de la merde au menu sur les 200 chaînes du câble ricain ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10h45&lt;/span&gt; – Douche, vaisselle, je me casse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11h30&lt;/span&gt; – J'arrive au Rio. Il y a avait un peu d'embouteillages sur l'autoroute 15. Je me gare au fond du parking, entre dans le centre de convention par la porte de derrière, traverse le couloir de service, et entre directement dans l'Amazon Room par une porte secrète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11h45&lt;/span&gt; – Consultation des e-mails, notifications Facebook, messages Twitter, et les dernières nouvelles. Je me renseigne sur les classements des épreuves du jour, et publie mon premier article de la journée : &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2817246"&gt;le programme du Day 3&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;12h45&lt;/span&gt; – Je tombe sur Gabriel Nassif dans le couloir, qui vient d'arriver en ville. D'autres joueurs français passent, des poignées de main et des « bonne chance » sont échangés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;13h00&lt;/span&gt; – J'entre dans la gigantesque Pavilion Room pour jeter un premier coup à l'épreuve de No-Limit à 5,000$ qui vient de démarrer. Il y a plus de 800 joueurs, les chiffres de 2010 sont dépassés. Je dis bonjour à tous les français que j'arrive à trouver : Manuel Bevand, Hugo Lemaire, ElkY, Ilan Boujenah, Nicolas Levi, Tristan Clémençon, qui dispute son tout premier tournoi à Las Vegas. Il me faut une demi-heure pour faire le tour de toutes les tables, je croise tout ce que le circuit américain compte de jeunes « grinders ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;13h45&lt;/span&gt; –  Je trie toutes les photos que j'ai prises dans la Pavilion Room, et  commence la rédaction de deux articles à propos du No-Limit à 5,000$.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14h00&lt;/span&gt; – Je déménage mes affaires, quittant le banc de presse pour m'installer sur le podium télévisé principal. Il y a de la place pour les médias, et nous sommes gracieusement invités à nous y installer. J'ai une belle vue pour voir débuter un duel à caractère nostalgique : Phil Hellmuth et Johnny Chan ont été invités à rejouer leur célèbre confrontation du Main Event de 1988, qui avait tourné à l'avantage d'Hellmuth et empêché Chan de remporter un troisième titre de champion du monde consécutif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14h43 &lt;/span&gt;– Je publie &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818039"&gt;le premier article sur le No-Limit à 5,000$&lt;/a&gt;, à propos de la participation record au tournoi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;15h05&lt;/span&gt; – Je publie &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818063"&gt;le second article&lt;/a&gt;, à propos du field et des français engagés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;15h15&lt;/span&gt; – Je prends un max de photos du match Hellmuth/Chan et commence à rédiger quelques impressions. Si j'avais été l'organisateur, j'aurais exigé que les deux joueurs portent les mêmes vêtements qu'en 1988. Hélas, Chan a délaissé son survêtement rouge pour une chemise multicolore absolument hideuse. « Il l'a piquée dans le placard de Kadafhi », souffle Pauly.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16h &lt;/span&gt;– Johnny Chan bat Phil Hellmuth : 22 ans plus tard, il obtient sa revanche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16h21&lt;/span&gt; – Je publie &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818116"&gt;un article sur le match Chan/Hellmuth&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s400/HeadsUp_Benjo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093909784988610" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16h24&lt;/span&gt; – Avec Pauly, on s'incruste sur le plateau télé pour prendre une photo à la table télé, faisant péter un plomb aux techniciens. Ils sont toujours un peu nerveux, ces gens de la télé. Hé, détendez vous les gars, c'est pas le Superbowl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16h56&lt;/span&gt; – On croise Erik Seidel près du plateau télé. Je lui demande s'il compte porter sa fameuse visière rouge (immortalisée dans « Les Joueurs ») pour sa revanche contre Johnny Chan. Il nous répond que le match ne se jouera pas aujourd'hui : Seidel est encore en course dans le tournoi de Omaha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;17h30&lt;/span&gt; – Conférence de presse sur le plateau télé ! Les WSOP annoncent la tenue d'un tournoi à 1 million de dollars l'entrée pour l'édition 2012. Ah ah, chaque journée apporte son lot de nouveaux développements fracassants. C'est drôle, quand les premiers tournois à 100,000$ sont apparus il y a un an (deux ans ?), on s'est moqués en disant « à quand les tournois à un million, hein ? ». On ne rigole plus, maintenant. L'affaire est chapeautée par le milliardaire Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil et joueur de poker (gros perdant) à ses heures perdues : il s'agit d'un tournoi de charité, un peu plus de 10% du prize-pool sera reversé à sa fondation œuvrant pour une meilleure distribution de l'eau potable à travers le monde. Le québécois est là, et fait entrer sur le podium quelques uns des joueurs ayant confirmé leur participation : Gus Hansen, Patrik Antonius, Tom Dwan... Mais pas Phil Ivey. Bobby Baldwin est là aussi, et on annonce la participation d'Andy Beal, ce qui fera à coup sur saliver les fans qui n'ont jamais eu l'occasion de voir jouer en public le milliardaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s1600/DSC_0493.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s400/DSC_0493.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093911488188530" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="display: block;" id="formatbar_Buttons"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18h54&lt;/span&gt; – Je publie &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818175"&gt;un article à propos de la conférence de presse&lt;/a&gt;, et fonce au Palms pour rejoindre le Team Winamax au restaurant. L'épreuve de No-Limit à 5,000$ est en pause pour 90 minutes. Le menu n'est pas folichon (je suis difficile avec les sushis), alors je me contente du limonade et discute avec Tristan Clémençon à propos de son arrivée à Vegas. Toujours un grand moment pour un joueur de poker !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;20h01&lt;/span&gt; – Retour au Rio. Chris Moneymaker et Sam Fahra disputent un remake de leur mythique confrontation du Main Event 2003. La troisième manche est en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;20h38&lt;/span&gt; – Les quart de finale de l'épreuve de Heads-Up à 25,000$ sont terminés. Comme je n'ai rien vu, &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818223"&gt;je n'ai pas grand chose à écrire à part le résultat&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;21h30&lt;/span&gt; – Moneymaker vient à bout de Fahra. L'amateur a encore triomphé du pro. J'interview les deux joueurs. Fahra est très cool mais nous dit que Moneymaker est toujours aussi mauvais, et Moneymaker est toujours aussi humble. Il nous avoue que pendant deux ans, il ne savait pas où il avait mis son bracelet de champion du monde, avant de le retrouver au fond d'un carton lors d'un déménagement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;22h40&lt;/span&gt; – Je publie &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818265"&gt;un petit topo sur les débuts de Tristan Clémençon à Las Vegas&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;23h&lt;/span&gt; – Pause cigarette dehors, dans le coin où se regroupent les croupiers. Je croise Carol, une grande dame blonde qui travaille chaque été aux WSOP depuis 1977. « Un jour, Stu Ungar m'a tellement poussée à bout que j'ai menacé de l'étrangler. Il s'est calmé aussitôt. » « Ah, c'est vous, la croupière dont on parle dans tous les bouquins ! », lui dis-je. « Oui, c'est moi. » Carole me raconte plein d'anecdote sur la vie des croupiers. Il faudra que j'en fasse un article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;00h30&lt;/span&gt; – Je reviens dans la Pavilion Room pour observer la fin du Day 1 de l'épreuve de No-Limit à 5,000$. La plupart des français ont sauté. Je parle un peu avec Manuel Bevand, croise Jonathan, un qualifié Winamax, et Marc, un joueur que je ne connais pas mais dont j'ai entendu le plus grand bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;01h15&lt;/span&gt; – Je publie enfin &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818365"&gt;mon article sur le match Moneymaker/Farha&lt;/a&gt;. Il m'a pris du temps, ce papier, mais j'en suis pas trop mécontent. Je glose notamment sur le fait que huit ans plus tard, Moneymaker n'est toujours pas respecté pour son titre de champion du monde, alors que si on regarde bien les images de sa victoire, il n'a pas joué si mal que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h10&lt;/span&gt; – Je publié &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818429"&gt;un compte-rendu rapide de l'épreuve de No-Limit à 5,000$&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h17&lt;/span&gt; – Je fais &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818445"&gt;le point sur les épreuves du Day 3, et annonce celles du lendemain&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;02h18&lt;/span&gt; – J'écris mon compte-rendu du Day 2 pour ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;04h00&lt;/span&gt; – Je quitte enfin le Rio. A gauche sur Twain, à gauche sur Decatur, tout droit jusque Warm Spring, à droite sur Eldorado, et me voilà à la maison. Je mange un bout de fromage devant la télé (Pauly a mis un DVD de Phish).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;05h00&lt;/span&gt; – Je vais au lit. Dehors il fait déjà jour.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Le Day 3 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8374012441952635279?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8374012441952635279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8374012441952635279&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8374012441952635279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8374012441952635279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/dans-la-tete-dun-couvreur.html' title='Dans la tête d&apos;un couvreur'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s72-c/HeadsUp_Benjo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1105260749105103647</id><published>2011-06-02T12:45:00.000+02:00</published><updated>2011-06-06T13:13:31.936+02:00</updated><title type='text'>Dans l'oeil du cyclone</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 2&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, je perds déjà le rythme. Il est 2h49, le Day 3 vient de se terminer avec l'épreuve de Omaha High-Low (ils ont arrêté à 20 joueurs), et me voilà en train d'écrire mon compte-rendu du Day 2, à la bourre, donc. J'irais bien me coucher vu que demain je dois me lever à dix heures, mais bon, si j'écris pas ce soir j'écrirai pas demain matin, et après c'est foutu, j'aurai pas la motivation et il n'y aura rien sur ce blog avant le Day 9.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, le Day 2 des WSOP... Encore une fois, le poker a été relégué au second plan avec les suites du conflit opposant Phil Ivey à Full Tilt Poker. La veille, on apprenait qu'Ivey n'allait pas jouer les WSOP en signe de protestation contre le non-paiement des joueurs américains de FTP et son intention de traîner en justice la salle de poker en ligne qu'il représentait depuis 2004. Hier, on a pris connaissance du contenu de la plainte d'Ivey, et la réponse officielle de Full Tilt Poker à son désormais ex-poulain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse en question est plutôt véhémente, en voici une traduction approximative par mes soins :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Contrairement à ce qu'il annonce dans des déclaration publiques moralisatrices, l'action en justice disproportionnée de Phil Ivey ne cherche qu'à aider un seul joueur – lui-même. Dans un effort visant à l'enrichir encore plus au détriment des autres, M. Ivey semble avoir choisi de lancer son action en justice au risque de mettre en pièces des négociations en cours qui auraient pu remettre de l'argent dans la poche des joueurs. En fait, M. Ivey a été invité, et a refusé de prendre des mesures qui auraient pu aider la société dans ses efforts, notamment le remboursement d'une forte somme d'argent qu'il doit au site. Tiltware doute que la frivole et égoïste action en justice de M. Ivey ira jusqu'au palais de justice. Mais si c'est le cas, la société attend avec impatience de pouvoir présenter des faits qui prouveront que M. Ivey place ses propres intérêts financiers devant ceux des joueurs qu'il prétend vouloir aider. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, ça ne plaisante pas. Un divorce express, une fin brutale à une histoire d'amour qui a duré sept ans. Forcément, car en lisant le contenu de la plainte d'Ivey envoyée au Palais de Justice de Las Vegas, on apprend qu'il réclame des dommages et intérêts à hauteur de 150 millions de dollars. Soit, si l'on en croit la rumeur, à peu près le montant que Full Tilt peine à rembourser à ses clients américains depuis que la justice a mis la main sur leurs comptes bancaires. Le fond du problème selon Phil Ivey : il ne connaissait rien des manœuvres dont est accusé Full Tilt, et veut s'extirper de son engagement contractuel avec la boîte, chose qui lui a été refusée en haut lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi intéressant que les évènements du moment : la réaction du public et des médias à ces évènements. Mardi, la communauté entière applaudissait Ivey pour avoir rompu le silence des joueurs associés à Full Tilt. On a loué son courage et sa prise de position en faveur des joueurs. Mercredi, la même communauté se retournait comme une crêpe, et dégueulait sur la cupidité d'Ivey qui, en attaquant FTP, cherchait surtout à protéger ses intérêts (financiers et moraux) tout en plantant un couteau dans le dos de ses ex-partenaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je parle de la communauté, je m'inclus dedans, bien sur. Y'a pas de raison. Ce n'est pas parce que j'écris tous les jours sur le poker que je comprends forcément mieux que les observateurs extérieurs ses tenants et aboutissants. J'ai eu la même réaction que tout le monde. Quand Ivey a lâché sa bombe, je me suis dit quelque chose comme « Putain ! Il était temps que quelqu'un l'ouvre... Quel crack, le mec ! » Et 24 heures plus tard, en lisant la réponse de FTP et le contenu de la plainte, je me suis retrouvé à voir Ivey sous un œil un tantinet plus critique, car tout de même, réclamer 150 millions de dommages à une société actuellement en grande difficulté et dont il a profité toutes ces années, c'est un petit peu gonflé. L'opinion publique, c'est facile à manipuler, hein ? Malheureusement, on vit dans un monde où le dernier qui parle à toujours raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on en revient au problème que j'évoquais il y a une semaine, quand je citais Milan Kundera. Quand on est au beau milieu d'un putain de cyclone, c'est difficile de le raconter, de le comprendre, de voir le bordel dans son ensemble. Les médias modernes nous offrent de très beaux moyens de communication instantanée... Mais il faut avouer que tout ce bruit, c'est épuisant, c'est nocif, ça peut être utilisé de travers et à mauvais escient. Je me sers de Twitter et Facebook depuis des années, ce sont des outils formidables permettant des tas de bonnes choses. Mais la culture de l'instantané à ses limites et souvent, j'en viens à regretter leur existence. On s'en sortait très bien avant qu'ils n'apparaissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réfléchissez : dans toute cette histoire (depuis le Black Friday jusque aujourd'hui), on a finalement que très peu de faits à se mettre sous la dent. Quelques documents légaux. Quelques communiqués de presse. Très peu de chiffres. Par contre, des opinions, des spéculations, des rumeurs, des gens qui donnent leur avis, des « je pense que », des « non mais c'est certain que », des « en fait je crois que », on nous en déverse à la pelle du matin au soir, du soir au matin. Je pourrais passer des journées entières à compiler tout ce qui s'écrit et se dit sur cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi-même, je participe à toute cette agitation. J'écris des news, je ramène ma gueule ! Hé bien, j'ai un scoop : les opinions, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a et la mienne, d'opinion, elle ne vaut finalement pas grand chose, pas plus que 99% de celles qu'on exprime un peu partout. Par contre, et c'est là le danger, mon opinion porte un peu plus que la moyenne. Les gens m'écoutent. Je passe pour un mec qui sait de quoi il parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en discutais hier avec quelqu'un de censé, qui me faisait remarquer « On a été élevés à raconter des coups de poker, des coin-flips, des brelans, on est payés pour compter des tas de jetons... Et voilà qu'on doit traiter d'un énorme merdier juridique sur lequel on ne sait finalement pas grand chose, fouiller de la paperasse légale, et commenter une situation qui évolue tellement vite que tout ce qu'on écrit risque à tout moment d'être périmé une heure plus tard. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que je fasse attention. Il faut que je me rappelle constamment les mots de Kundera. On ne comprendra cette affaire que lorsqu'elle sera terminée. Dans longtemps, peut-être très longtemps, la vérité fera peu à peu surface. On se retournera, et on regardera de loin le truc, et on pourra en dresser un tableau ressemblant. Tirer le vrai du faux. Faire la synthèse avec le bénéfice du temps, qui possède la sagesse ultime. Mais maintenant, c'est trop tôt. On est en plein dedans. Parmi l'amas d'informations que nous écrivons ces jours-ci, il n'y a que très peu de faits établis. Il faut que je fasse attention. Que je me retienne d'écrire des trucs dont je n'ai absolument aucune idée s'ils sont vrais ou faux. Sinon, je me retrouve à écrire un jour que Phil Ivey est un héros, et à calculer le lendemain qu'en fait, il n'a plus un rond entre son divorce, le craps, le poker chinois et que sais-je encore, et que son action en justice est un bluff de la dernière chance d'un mec avec le dos au mur. Je me retrouve à relayer des rumeurs propagées par des gens qui pourraient bien avoir un intérêt personnel à propager de la merde. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour m'immiscer dans le téléphone portable d'Howard Lederer ou Chris Ferguson, regarder leurs emails, ou pourquoi pas aller taper à leur porte. Mais cela n'arrivera pas. En ce moment, beaucoup de gens parlent, la plupart feraient mieux de la fermer. Et ceux dont on aimerait tant entendre un mot vont surement rester silencieux un bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est compliqué, cette histoire. C'est trop compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Autre chose que je n'ai pas mentionnée, mais qui est évidente : étant donné ma relation contractuelle que j'entretiens avec un site de jeu en ligne, je suis un peu gonflé de donner mon avis sur le tracas d'un (des) autre(s) Si l'on commence à me reprocher de manquer d'objectivité, je l'aurai bien mérité. C'est ça, le problème : si je dis du bien d'un concurrent, on applaudira ma clairvoyance, mais je dis du mal (ce que d'ailleurs je ne pense pas avoir fait, mais peu importe), on peut m'accuser à raison d'avoir une idée derrière la tête)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-2"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Day 2 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s1600/_0166588.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s400/_0166588.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613942889120866002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mis à part Ivey, le Day 2 a été plutôt calme (on est encore au début des WSOP) avec seulement trois épreuves, dont le départ du tournoi de Omaha High-Low (mouais, bof) et la suite du tournoi de Heads Up à 25,000 dollars. Comme Benyamine était le seul français parmi les 32 joueurs, je me suis amusé à regarder l'intégralité de son match, sans aller voir ailleurs. Au final, cela ne fut guère amusant car la partie a duré plus de quatre heures. Merde, si j'en arrive à me faire chier devant mon idole du poker, c'est le signe qu'il faut que je change de métier ! J'en ai quand même tiré un long compte rendu, histoire de ne pas gâcher tout le temps passé à regarder Benyamine. (La photo a été prise par mon amie Anne Laymond, une photographe de talent que j'espère bien pouvoir embaucher ponctuellement durant les WSOP, histoire d'avoir des belles photos de temps en temps)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si vous êtes à Vegas, n'hésitez pas à venir me passer le bonjour dans l'Amazon Room, où je passe le plus clair de mes journées, et acheter votre copie de Lost Vegas en français, à prix discount ! J'en ai une caisse entière à écouler, elle est arrivée à la maison hier. Oui, j'ai besoin d'aide. Putain, voilà que je me retrouve à faire de la pub sur ce blog, où va t-on ? Toujours est-il qu'aux dernières nouvelles, le bouquin se vend bien, ce qui me rend plutôt heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai faim.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1105260749105103647?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1105260749105103647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1105260749105103647&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1105260749105103647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1105260749105103647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/dans-loeil-du-cyclone.html' title='Dans l&apos;oeil du cyclone'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s72-c/_0166588.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5539062782461660748</id><published>2011-06-01T00:01:00.000+02:00</published><updated>2011-06-06T13:13:07.968+02:00</updated><title type='text'>Les rats quittent le navire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"&gt; &lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Day 1&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là pas de doute, les World Series of Poker 2011 ont démarré en fanfare. Une fanfare jouant un air d'apocalypse, avec le joueur de poker le plus médiatique du monde larguant un énorme missile au beau milieu de la première des cinquante journées du festival. Comme l'ont si bien dit mes confrères de Wicked Chops, si les jours à venir nous offrent ne serait-ce qu'un dixième des drames dont nous avons été témoins hier, ces WSOP s'annoncent grandioses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;a href="http://www.wam-poker.com/forums/phil-ivey-intente-un-proces-a-full-tilt-et-boycotte-les-wsop-73275?start=0"&gt;un communiqué de presse assassin publié en début de soirée hier&lt;/a&gt;, Phil Ivey a réussi d'une seule main à faire passer au second plan la journée d'introduction des WSOP. D'ordinaire, le Day 1 est excitant, mais d'une manière assez routinière, du genre « Hé, les WSOP sont de retour, l'été va être long, on va bien s'amuser, on va voir plein de tournois sympa ». Chaque année, le démarrage suit la même procédure :  on dit bonjour aux copains pas vus depuis longtemps, on prend note des petits changements dans l'organisation et le plan des salles, on s'installe sur le banc de presse, et l'on publie nos premiers articles sur les premiers tournois qui démarrent. Puis l'on va se coucher, et on recommence le lendemain en attendant le premier vrai évènement du festival, comme par exemple la victoire d'un pro connu lors d'un tournoi de Omaha à 1,500 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de tout ça hier : aussitôt la bombe d'Ivey larguée sur nos écrans d'ordinateur, plus personne ne s'est embêté à parler d'autre chose. Rendez-vous compte, l'homme aux huit bracelets et 14 millions de dollars de gains en tournoi, le joueur le plus respecté de l'histoire du poker moderne, déjà considéré de son vivant comme une légende éternelle du poker, le voilà qui se retourne publiquement contre Full Tilt Poker !! La société dont il fait la promotion depuis 2004, la société avec laquelle son image est si profondément associée que les deux entités sont depuis longtemps considérées comme inséparables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phil Ivey ne jouera pas les World Series of Poker parce que Full Tilt Poker n'a pas encore réussi à rembourser ses joueurs américains depuis le 15 avril, date où le Département de la Justice US a frappé un grand coup contre les principaux sites de poker en ligne servant les joueurs yankee, les chassant hors du marché tout en inculpant leurs responsables et bloquant leurs comptes bancaires. Les montants estimés se situent entre 100 et 150 millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les fans de poker, l'évènement est de taille : c'est comme si Roger Federer ou Rafael Nadal annonçaient le matin du premier tour leur retrait de Roland Garros... Et pour l'industrie, c'est un signal fort : depuis le 15 avril, aucun des joueurs les plus proches de Full Tilt, le groupe central de joueurs ayant financé les débuts du site (Lederer, Seidel, Ferguson, Bloch...) ne s'était exprimé publiquement sur les évènements qui ont secoué le poker mondial. Et voilà qu'un de ces joueurs, le plus médiatique d'entre eux qui plus est, sort du bois pour la première fois : surprise, c'est pour jeter sa compagnie au feu, et lui intenter un procès !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tsunami pokérien du 15 avril et ses retombées sont un sujet vaste aux ramifications virtuellement infinies. Il faudrait un bouquin entier pour traiter le sujet de manière exhaustive, et il y en aura probablement, des bouquins. Pour l'heure, on se contentera de quelques observations à chaud (et si vous en voulez plus, des dizaines et dizaines d'autres blogueurs ont leur propre opinion sur le sujet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La sortie d'Ivey est un coup de génie marketing. En se retournant contre Full Tilt, Ivey se range du côté de la morale et des joueurs floués qui étaient déjà tout acquis à sa cause par défaut, au vu de ses accomplissements pokériens. Comme l'a écrit Pauly, Ivey était déjà Michael Jordan, Pablo Picasso, Amadeus Mozart et Albert Einstein réunis... Maintenant, il peut ajouter le costume de Superman par dessus. On peut opposer son attitude à celle des joueurs Full Tilt qui se sont pointés aux WSOP  avec leur logo collé sur la poitrine : hier, j'ai vu John Juanda se faire violemment prendre à partie par le joueur anglais James Bord, qui l'a traité de tous les noms avant de le menacer de lui botter le cul s'il tombait sur lui à l'extérieur du casino. Phil Ivey est loin d'être un idiot, et savait qu'il risquait de rencontrer des joueurs mécontents durant les WSOP. Il savait qu'en arrivant dans l'Amazon Room avec un logo Full Tilt sur le t-shirt, il allait forcément croiser des joueurs ayant encore cent, mille, dix-mille voire cent mille dollars bloqués sur le site dont il fait la promotion depuis huit ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et justement : encore à ce jour, des milliers de clients américains de Full Tilt ont leur fonds bloqués, et FTP est incapable de les rembourser. Bien entendu, Phil Ivey est dans le même bateau ! Déjà, il y a sa bankroll poker, que l'on peu estimer sans risque à plusieurs millions de dollars. Puis, plus important, il y a sa part du gâteau : en tant qu'investisseur initial de Full Tilt, son pourcentage  valait probablement des dizaines de millions de dollars à la veille du Black Friday. Tout cet argent est maintenant bloqué. En attaquant Full Tilt, Ivey sauve son image (à l'inverse d'un Howard Lederer, par exemple, dont la réputation est foutue à tout jamais), et tente le tout pour le tout afin de récupérer son pognon. Rappelons qu'Ivey sort d'un divorce (ça coûte cher) et qu'il est connu pour fréquenter les tables de craps de Las Vegas, où il joue pour des sommes un peu plus élevées que le touriste moyen. Probable qu'Ivey s'est dit qu'il n'y avait pas d'autre moyen qu'un procès pour reprendre ses billes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-ce qu'Ivey ignorait tout des manœuvres louches d'arrière-salle de Full Tilt Poker qui commencent peu à peu à faire surface à mesure que les langues se délient ? Difficile de penser que non... Mais ici à Vegas, les gens commencent à parler, et certaines choses que l'on entend sont proprement incroyables, et laissent à penser que le management de Full Tilt était tout sauf propre. Raison de plus pour Ivey que de leur tourner le dos... Hier, dans l'émission de radio de QuadJacks, qu'on a écoutée en rentrant à la maison, un ancien assistant de Patrik Antonius (membre du Team Full Tilt) prétendait que le finlandais disposait de plusieurs dizaines de comptes sur Full Tilt Poker, dans le plus grand secret. Il paraît aussi que certains « Red Pros », ces joueurs payés à l'heure pour jouer sur Full Tilt (en plus d'un « rakeback » de 100%) avaient l'habitude de louer leur compte à d'autre joueurs. Une pratique complètement interdite, bien sur. Et puis il y a tous les montages bancaires auxquels les sites se livraient pour faire entrer et sortir l'argent des joueurs avant le Black Friday. Les casseroles s'empilent et s'il est difficile de tirer le vrai du faux, tout ceci n'augure de rien de bon pour l'avenir du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors que PokerStars s'est rapidement acquitté de ses dettes envers les joueurs américains, et que le duo Ultimate Bet / Absolute Poker semble s'être tiré avec la caisse, comme on pouvait s'y attendre, Full Tilt Poker se trouve entre les deux, au milieu du gué... Mais semble glisser dangereusement sur la pente empruntée par UB et AP. Les prochaines semaines seront cruciales pour Full Tilt, et je repense aux mots d'Alexandre Dreyfus (le patron de ChiliPoker) au lendemain du 15 avril : « Full Tilt est mort à mes yeux... Ce n'est qu'une question de jours. » Aux dernières nouvelles, ils n'ont plus un rond, et ce ne sont pas les déclarations d'Ivey qui vont aider les investisseurs potentiels à accorder leur confiance à Full Tilt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un proverbe que j'aime bien, qui dit qu'on a plus à perdre en restant indécis plutôt qu'en prenant la mauvaise décision. Au milieu du mutisme de ses amis et partenaires en affaires, Phil Ivey a pris une décision explosive. En choisissant de rester à l'écart des WSOP (imaginez l'ampleur de la décision pour un compétiteur de sa trempe !) et en attaquant sa société, Ivey a pris les devants, ce qui lui assurera, au moins pour un temps, les faveurs du public, et contribuera à ridiculiser ceux qui restent là à attendre depuis le 15 avril. Ivey a enfoncé la porte... Et maintenant, ceux qui l'entourent ont deux options : continuer à faire comme si de rien n'était, et en subir les conséquences, ou l'imiter, et s'exprimer enfin. Ivey a gagné la bataille de la morale... Mais qu'on ne s'y trompe pas : la morale a bon dos, ici. C'est avant tout une histoire de pognon... Son pognon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En vrac&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, il n'y a pas que le drame à caractère judiciaire aux WSOP, il y a aussi un peu de poker. On a commencé hier avec l'épreuve réservée aux employés de casino (vous vous en doutez, tout le monde s'en fout pas mal) et un nouveau tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Chaque année, les organisateurs aiment démarrer les WSOP avec un tournoi spécial... Et l'on a pas été déçu. 128 des meilleurs joueurs du monde étaient réunis pour disputer les deux premiers tours d'une épreuve organisée selon le modèle d'un tournoi de tennis. La plupart des stars online étaient là, mais j'ai été frappé par l'absence de nombreux joueurs emblématiques de « l'ancienne école » : Ted Forrest, Doyle Brunson, Phil Hellmuth... Quatre français étaient au départ, et seul David Benyamine a réussi à gagner ses deux matches. ElkY a chuté directement contre l'excellent Daniel « Jungleman12 » Cates, et le jeune Alexandre Bonnin a été victime de la réussite insolente de John Juanda. Bruno Launais (finaliste d'une épreuve l'an dernier) s'est débarrassé de Vladimir Schmelev au premier tour avant de perdre contre David Paredes au second.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il n'y a plus qu'un seul banc de presse dans l'Amazon Room (au lieu de deux en 2010). Les organisateurs ont doublé le nombre de sièges sur le podium, ce qui fait que nous sommes un peu serrés. Cependant, nous ne sommes pas nombreux, pour le moment. Il y a les reporters de PokerNews (qui réalisent le reportage officiel), mes amis de Bluff (dont le légendaire Kevmath), Pauly et Change100, et c'est à peu près tout. Avec Jesse May et les hollandais Remko &amp;amp; Frank, je crois que je suis le seul européen, pour le moment. Dans les prochains jours, j'écrirai un article dédié aux médias.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-1"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Day 1 sur Winamax&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s400/DSC_0041.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356253381123394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bruno Launais et Alexandre Bonnin avec Davidi Kitai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s1600/DSC_0131-1.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 241px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s400/DSC_0131-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356257360570274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;David Benyamine bénéficie de soutiens de choix, pas étonnant qu'il ait passé les deux premiers tournois de l'épreuve les doigts dans le nez...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5539062782461660748?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5539062782461660748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5539062782461660748&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5539062782461660748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5539062782461660748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/les-rats-quittent-le-navire.html' title='Les rats quittent le navire'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s72-c/DSC_0041.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5646921387142152616</id><published>2011-05-31T23:59:00.000+02:00</published><updated>2011-06-06T13:12:44.414+02:00</updated><title type='text'>Le triangle impossible</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-AVBzSmVk94M/TeVtF5hdcdI/AAAAAAAACzM/LGPhjAgXYsU/s1600/DSC_0019.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-AVBzSmVk94M/TeVtF5hdcdI/AAAAAAAACzM/LGPhjAgXYsU/s400/DSC_0019.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613012458695127506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Las Vegas, 12 heures 21. Je suis arrivé au casino Rio il y a une heure. Après avoir récupéré mon accréditation auprès du service de presse, j'ai pris place sur le podium réservé aux journalistes à l'intérieur de l'Amazon Room. Aujourd'hui débute la 42ème édition des World Series of Poker. La partie visible de mon travail va débuter dans quelques heures avec la première de cinquante journées durant lesquelles vont s'enchaîner 58 épreuves balayant l'ensemble des formats de poker : Hold'em, Omaha, Stud, Heads-Up, Limit, No Limit, Pot Limit, et j'en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la sixième année consécutive, je vais couvrir le plus gros évènement poker du monde. Comme lors des éditions précédentes, mon but sera de concilier trois paramètres bien établis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1/&lt;/span&gt; Rendre compte d'un maximum d'informations concernant les WSOP, en particulier celles rapportant aux joueurs français engagés dans les différentes épreuves.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2/&lt;/span&gt; Faire en sorte que ces informations soit intéressantes à lire, bien écrites, variées, présentées de manière originale, et si possibles exclusives.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3/&lt;/span&gt; Conserver ma santé mentale à peu près en état de marche. Un objectif qui inclut notamment des heures de sommeil régulières, des repas pris à heure fixe et un tant soit peu équilibrés, et un effort pour, de temps en temps, sortir du casino pour me livrer à des activités hors poker telles que la lecture, regarder des DVD sur la télévision du salon, pourquoi pas un peu de sport, et passer du bon temps avec les dizaines d'amis présents en ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le papier, voilà le plan, triangulaire. En pratique, cinq années d'expérience m'ont appris qu'il est complètement impossible de tenir ces trois objectifs simultanément. Je le sais, j'essaie tous les ans, et j'échoue. Durant les sept semaines à venir, tout sera donc une question d'arbitrage. Si je choisis de passer cent heures par semaine en moyenne dans l'Amazon Room (option préférée lors des années précédentes, où j'ai régulièrement et complètement négligé le point 3), mon bien être va forcément en pâtir à un moment ou un autre. Si, au contraire, je me ménage et décide de prendre des pauses régulières, le contenu du reportage va en souffrir. Concernant le contenu, forcément, j'ai là aussi un choix : poster le plus d'articles possibles sans trop me soucier de la qualité, ou au contraire faire un effort pour écrire un truc vraiment intéressant et fouillé, mais qui me prendra plus de temps. Vous vous en doutez bien, un article sur lequel on a passé cinq ou six heures n'aura pas la même gueule qu'un papier torché en trente minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le triangle isocèle parfait n'existe donc pas. Deux petits exemples pour illustrer ce que je tente d'expliquer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lors du dixième jour des WSOP 2010, j'ai publié &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/durrrr-factor.html"&gt;un article que beaucoup considèrent comme le meilleur que j'ai jamais écrit à propos d'une partie de poker&lt;/a&gt;. Je ne vais pas les contredire, je partage cet avis. Mais pour écrire cet article dont je suis plutôt fier, j'ai du passer une journée entière (de 14 heures à 4 heures du matin) à observer la partie en question, sans rien publier durant tout ce temps, avant de rédiger ensuite sur mon ordinateur six heures de suite, jusqu'à onze heures du matin. Avec cet unique article, j'ai donc privilégié l'exigence de qualité à celle de la quantité, et au passage bouclé une solide journée de presque 24 heures de travail consécutives (et d'ailleurs, je suis retourné au Rio directement après, sans aller me coucher). J'aimerais bien écrire des articles comme celui-ci tous les jours... Mais on comprendra pourquoi c'est quelque chose d'assez compliqué en pratique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lors du 17ème jour des WSOP 2010, Harper et moi avons décidé de nous éclipser en début d'après-midi pour disputer un tournoi de tennis avec le Team Winamax et d'autres joueurs français. Nous avions passé les 16 journées précédentes à l'intérieur de l'Amazon Room, et décidé qu'il était temps de faire autre chose. Ce jour-là, Vanessa Hellebuyck disputait la finale du tournoi réservé aux femmes. Elle avait entamé la partie avec le plus petit tapis, et quand nous sommes partis pour rejoindre les courts, il restait encore neuf joueuses à la table. Nous avions prévu de rentrer aux alentours de 21 heures (en se disant que la finale serait encore loin d'être terminée à cette heure là). Résultat des courses ? Vanessa a remporté le tournoi à 20 heures 30, et nous nous sommes pris une bonne volée de bois vert par nos lecteurs pour avoir abandonné notre travail en route. Moralité : impossible de quitter les WSOP plus d'une heure ou deux sans risquer de manquer quelque chose d'intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez où je veux en venir... Les World Series of Poker sont un événement énorme et  interminable, et face au déluge d'informations à traiter tout au long de sept semaines et 58 tournois, une équipe faite d'un seul reporter (ou deux ou trois, d'ailleurs, le problème reste le même) ne dispose que de moyens limités pour y faire face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, Winamax envoie sur place un reporter (votre serviteur) pour l'ensemble des WSOP, un second reporter en freelance pour le Main Event (deux semaines), et un caméraman pour produire des vidéos, sur une durée de deux semaines. Aussi modeste que peut paraître ce dispositif, c'est le plus important déployé parmi tous les sites de poker en ligne français. (Et c'était déjà le cas lors des trois années précédentes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens obligé de le rappeler, car chaque année notre travail est sujet à diverses critiques. Moi, je suis parfaitement prêt à entendre que ce que j'écris n'est pas terrible, pas inspiré, pas intéressant. C'est le jeu, il n'y a pas de problème avec ça, je suis à l'écoute. En revanche, il est hors de question que l'on puisse m'accuser de tirer au flanc. En fait, dans cette histoire, je suis coincé : peu importe ce que je choisis de faire, cela ne sera pas idéal. Si je décide de travailler les horaires d'un être humain normal, je n'écrirai pas grand chose sur les WSOP au final. Et si je décide au contraire de mettre les bouchées doubles, je vais forcément craquer un jour ou l'autre (en général après 25 ou 30 jours à fond la caisse), et on va commencer à me faire remarquer que je suis aigri et blasé du poker parce que je n'affiche pas un sourire géant en me pointant au Rio chaque matin. C'est une critique qui revient tout le temps, y compris de la part d'amis proches. Mais putain, comment faire autrement que d'être blasé quand on bosse 100 heures par semaine ? Franchement ! Quand j'écris que je travaille beaucoup, ce n'est pas pour me la raconter ou pour rechercher la pitié de mes lecteurs... Je m'en bats les couilles. Je bosse un max : c'est juste un fait, point final. Et j'aime ça, dans une certaine mesure. C'est un choix personnel (Monsieur Winamax ne me met pas un flingue sur la tempe en m'ordonnant de passer ma vie au Rio), et je tente de l'assumer autant que possible. Mais parfois, c'est trop, et je me demande ce qu'on me dirait si je décidais de baisser mon volume hebdomadaire de, disons, 100 heures par semaine à 50, ce qui serait encore beaucoup. Forcément, je ne serais pas autant aigri ou blasé (vu que j'arriverais à dormir la nuit et/ou avoir un peu de loisirs), mais je passerais sans doute pour le dernier des fainéants, car le contenu publié sur Wina s'en ressentirait d'autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela pour vous dire qu'après cinq étés passés à Vegas, je n'ai pas encore trouvé la formule magique pour couvrir les WSOP de manière efficiente. Si cela ressemble à un constat d'échec de ma part... C'est parce que c'en est un, en quelque sorte. Peu importe nos choix, on ne peut produire un travail optimal (et même si Winamax se prenait l'idée d'envoyer 20 reporters, on se heurterai au nombre maximal d'accréditations média accordées aux sites non officiels, au nombre de 4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est encore pire cette année avec l'absence d'Harper : je fais un pas en arrière en me retrouvant seul à nouveau, comme en 2008 et 2009. Normalement, je devrais aborder cette nouvelle édition des WSOP avec la confiance du vétéran qui est déjà passé par là. Mais en fait, c'est complètement l'inverse : j'ai l'impression que ma tâche est de plus en plus difficile cette année. Et alors que le premier gros tournois des WSOP va débuter dans une heure et demie, j'ai les boules devant l'ampleur du travail qui m'attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref (il faut que je conclue car je n'ai pas encore écrit une ligne sur Winamax), c'est un nouveau voyage à risques qui m'attend. Il y aura des jours où j'écrirai beaucoup de choses pas très intéressantes à propos de poker. Il y aura des jours où j'écrirai peu, mais pour un résultat final qui sera apprécié par la majorité. Et puis il y aura quelques journées où je n'écrirai rien du tout, parce que j'aurai envie de prendre l'air, pour changer. La routine, quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour d'une vieille rubrique que je vais essayer de tenir à jour régulièrement.... Mes gains et pertes au jeu tout au long de l'été. Je ne crois pas que je vais beaucoup jouer au poker (pas assez de temps pour un tournoi, ni de patience pour un cash-game)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La cagoule – Été 2011&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;* 29/05/2011 - Texas Hold'em contre le casino à l'Orleans : moins 175$&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ma toute première session de jeu de l'été fut brève. J'ai voulu montrer à Pauly ce diabolique jeu qu'est le Texas Hold'em joué contre la banque, et me suis fait déchirer rapidement. Cet enfoiré de croupier m'a notamment déchiré une paire de Rois avec un 8 et un 5.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;* 30/05/2011 – Pai Gow au Gold Coast : +80$&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une heure de partie avec quelques confrères avant de monter au hall de bowling à l'étage. Je me suis bien démerdé, réussissant à chatter un partage avec hauteur Roi, et à gagner avec hauteur As alors que j'avais misé 50 dollars dans les deux cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;* 31/05/2011 – Pai Gow au Rio : +22$&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mon rendez-vous pour le déjeuner était en retard, alors j'ai eu le temps de jouer quatre ou cinq mains à la table placée en face du café. Winner !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Total au 31/05 : moins 73$ &lt;/span&gt;(on a vu pire, comme départ)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5646921387142152616?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5646921387142152616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5646921387142152616&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5646921387142152616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5646921387142152616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/le-triangle-impossible.html' title='Le triangle impossible'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-AVBzSmVk94M/TeVtF5hdcdI/AAAAAAAACzM/LGPhjAgXYsU/s72-c/DSC_0019.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5171214736020146684</id><published>2011-05-30T18:13:00.005+02:00</published><updated>2011-05-30T18:29:47.030+02:00</updated><title type='text'>Suburban Paradise</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Les lecteurs fidèles de ce blog savent déjà quelle fut ma première action en tant que citoyen honoraire de Las Vegas, aussitôt après avoir débarqué du vol en provenance de Londres, passé les formalités d'immigration et de douane, et récupéré les clés de la voiture... Il n'y avait pas de temps à perdre. En sortant de l'agence de location, j'ai pris à droite, puis encore à droite au feu rouge. Arrivé à l'intersection de Las Vegas Boulevard, impossible de se tromper de direction : à ma droite, vers le nord, les casinos au loin formaient une masse compacte et menaçante sous les nuages. Vegas, telle que je l'avais quittée il y a un an. J'ai passé le panneau « Welcome to Las Vegas » où des dizaines de touristes attendaient leur tour pour la photo, et suis arrivé à hauteur de l'étincelant Mandalay Bay. J'ai passé le Luxor et tourné à gauche sur Tropicana, à hauteur de l'Excalibur et du New York New York, puis franchi le pont surplombant l'autoroute I-15 et pris à droite sur Dean Martin. Réflexe pavlovien à la vue de l'enseigne rouge barrée d'une flèche jaune. Je me suis garé à toute vitesse. Je courrais presque au moment de franchir les portes battantes de l'entrée. J'ai fait la queue en compagnie de toute l'Amérique : familles mexicaines, retraités à casquette, Blacks habillés comme Kanye West, gamins courant entre les tables,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; frat boys&lt;/span&gt; musclés et blondinettes bronzées et siliconées. Quinze minutes plus tard, je croquais dans mon premier Double Double de l'été. Le steak haché savoureux se mélangeant à la perfection avec la tranche de fromage. La feuille de laitue, fraiche et craquante, la rondelle de tomate juteuse dégoulinant sur les bords, les oignons à la légère acidité faisant le contrepoids idéal au mélange de ketchup et de mayonnaise, le tout enveloppé par deux petits pains spongieux. De quoi toucher du doigt les cieux divins pour seulement six dollars. Je ferais le tour du monde pour un hamburger pareil. Et peu importe ce que me réservent les 50 prochaines journées, les centaines d'heures passées  au milieu de tables de poker, les nuits trop courtes, les maux de tête et les articles à finir à cinq heures du matin, savoir qu'il y aura toujours In-N-Out Burger m'attendant au coin de la rue me fait dire que tout ira bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon vol vers Vegas s'est passé sans encombres. Ce n'était pas gagné au départ, car je me suis pointé à l'aéroport de Gatwick avec un mal de crâne carabiné. Forcément, j'ai passé ma dernière nuit en Europe dans l'appartement géant que partagent Cuts, Tallix et Antony Lellouche à Chelsea. À mon arrivée à Londres par l'Eurostar de 21 heures, Ludovic m'avait un peu refroidi en me disant que la soirée serait calme, car « tu vois, on a terminé à dix heures ce matin, alors on est pas très chauds pour ce soir ». Le taxi a traversé les rues désertes pour cause de Champion's League, et quand je suis arrivé, la bande avait changé d'avis, bien entendu. On a bu des verres dans un bar non loin, puis retrouvé l'appartement qui s'est progressivement rempli à mesure que la nuit passait. La fête a culminé vers quatre heures du matin, musique à fond, Vodka avec du tonic, shots de téquila, jeux débiles sur la Wii et anecdotes savoureuses partagées entre amis. Je me suis rappelé pourquoi Londres me manquait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai réussi à voler trois heures de sommeil avant d'embarquer un taxi vers la gare de Victoria. Il n'y a rien de pire que de prendre l'avion avec une gueule de bois, et je me suis maudit intérieurement pour avoir forcé la dose. Mais en fait, je n'étais pas si mal en point que ça, et quand j'ai pris place dans la cabine du 747, l'aspirine avait déjà accompli son travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume, j'avais pris mon siège côté hublot, et je n'ai pas eu à regretter mon choix : le ciel est resté dégagé durant l'ensemble du vol de dix heures, et j'ai pu tour à tour admirer le relief des côtes anglaises, les étendues glacées du Groenland, les montagnes rocheuses du Canada, puis les états d'Oregon, Idaho, avant la descente finale sur le Nevada. A l'atterrissage à McCarran, je pouvais distinguer à quelques mètres en dessous de moi les passagers au volant de leur voiture et les touristes poussant leur caddy à la sortie du Fry's, le magasin d'électronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre vol était constitué à 99% de touristes, des anglais pour qui Las Vegas ne sera probablement qu'une étape d'un ou deux jours avant d'aller découvrir la Vallée de la Mort, le parc Yosémite, San Francisco, Los Angeles... Qu'ils soit bénis, un voyage fantastique les attend. Mais dans la longue file d'attente vers le comptoir d'immigration, il y avait au moins deux personnes pour qui Vegas est la destination finale, pour un séjour d'abord « business » : Sébastien Sabic et Alexandre  Luneau. Deux exceptionnels joueurs de poker « tout-terrain » français, hautement craints sur les plus grosses tables de Full Tilt Poker, et donc parmi nos meilleures chances de bracelet aux World Series of Poker cette année avec leur expertise dans toutes les variantes proposées aux championnats du monde. J'ai le sentiment que je vais beaucoup écrire sur eux les sept prochaines semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir expérimenté de multiples hôtels durant les WSOP 2006 et 2007, testé la collocation géante en villa luxueuse avec le Team Winamax (2008 et 2009) et loué une villa de taille moindre avec Harper, Gabriel Nassif et Julien Brécard l'an passé, je change à nouveau de décor pour l'édition 2011 : cette année, mon chez-moi pour l'été sera un petit pavillon de banlieue dans les faubourgs de Las Vegas. Non loin de l'aéroport (mais PAS juste en dessous des couloirs aériens les plus fréquentés, chose qui nous avait pourri la vie l'année dernière) et de quelques centres commerciaux. C'est Pauly qui s'est occupé de trouver la maison et conclure un deal avec le propriétaire : je partagerai les lieux avec lui et sa copine Kristin (auteur de l'excellent blog « Pot Commited »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on s'exile pour deux mois loin de la maison, le choix de l'habitation est crucial. Surtout quand on songe que sur une année donnée, Las Vegas est l'endroit où je passe la plus longue période sans bouger. Comme d'habitude, je me suis démerdé en dernière minute, faute de disposer d'assez de temps pour procéder à des recherches intensives. Mais au final, Pauly a eu le nez creux et je me sens déjà comme à la maison dans notre modeste « suburban home » dont la décoration murale laisse trahir le goût de son propriétaire pour tout ce qui est Français (en particulier le pinard) Nous disposons de trois chambres, plus un canapé dépliant à l'étage, et un matelas gonflable dans une pièce au rez-de chaussée. Deux salles de bain, une cuisine tout équipée, et un modeste patio dépourvu de piscine (pour ce que je m'en sers, de toute façon...) mais offrant une jolie vue sur le Strip. On pourra accueillir les amis de passage, et organiser quelques soirées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le genre de maison « classe moyenne » comme il y en a des milliers à Las Vegas, abritant des floor managers de casino, des vendeurs de voitures d'occasion, des comptables, des gérants de chaîne, des strip-teaseuses vivant seul avec leur enfant... Dans l'Amérique post-crise immobilière, beaucoup ont été laissées à l'abandon, leurs propriétaires foutus dehors faute de pouvoir payer leurs crédits à taux variables. Las Vegas a été la ville la plus touchée les "foreclosures". Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de voisins autour de nous. Depuis le jardin dénudé, j'ai pu apercevoir derrière le mur d'enceinte deux chèvres se baladant dans le jardin d'en face. Voilà qui est nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait, peut-être que je vais péter un câble au beau milieu des WSOP, et m'installer ici pour de bon. Je suis sur que le propriétaire me ferait un bon deal pour le loyer. Je pourrais épouser une strip-teaseuse du Rhino. On élèverait son enfant, et le week-end, après avoir distribué toute la semaine des cartes à des trous du cul en provenance de Los Angeles, Manhattan et Miami, j'irais faire les courses au Walmart, remplissant le chariot de jarres de lait de 5 litres et de bouteilles de Coca avant de rentrer regarder le base-ball à la télé. Je rejoindrais une ligue de bowling locale, et mes amis s'appelleraient tous John, Michael et Lance. Devant ma boîte aux lettres, j'accrocherai un petit drapeau fait de 13 bandes rouges et blanches avec cinquante étoiles blanches sur fond bleu. Au cul de mon 4X4, j'apposerais un autocollant « Nous soutenons nos troupes », et personne ne pourrait me prendre pour quelqu'un d'autre qu'un bon citoyen obéissant. Le rêve Américain en action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui est ma dernière journée avant le début du marathon. Je vais faire quelques courses, aller me ressourcer au Red Rock Canyon, prendre un pot avec les confrères, et peut-être jouer au poker.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s1600/DSC_0014.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s400/DSC_0014.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543470948148306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Notre petit coin de paradis suburbain. Notez la Toyota toute neuve que m'a filé l'agence de location. Les américains n'ont même plus confiance en leur propres bagnoles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s1600/DSC_0012.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s400/DSC_0012.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543464244540290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le salon, avec Pauly déja au travail (derrière, hors champ, deux canapés et la télé)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s1600/DSC_0007.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s400/DSC_0007.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543460652758242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma chambre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s400/DSC_0005.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543455205605378" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vue depuis la chambre, avec au loin le Strip&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5171214736020146684?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5171214736020146684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5171214736020146684&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5171214736020146684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5171214736020146684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/suburban-paradise.html' title='Suburban Paradise'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s72-c/DSC_0014.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2299105147407581333</id><published>2011-05-28T18:14:00.005+02:00</published><updated>2011-05-28T19:16:49.505+02:00</updated><title type='text'>Can't look back</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Wattignies, 02h01. Dernière nuit en France avant deux mois. Préparatifs habituels d'avant le grand exil annuel. Il y a la valise à remplir, des tas de paperasses à mettre en ordre, factures d'hôtel, billets d'avion, de train, notes de taxi et de repas pris à Berlin, San Remo, Madrid, Paris. Il y a aussi les impôts à s'occuper d'urgence, grande nouveauté, des tas emails attendant une réponse, des instructions à donner, tel virement pour telle personne pour s'assurer de tel truc, des choses à mettre au point en vitesse avant de partir, des préparatifs d'ordre pratique, une visite à la banque, un rendez-vous chez le coiffeur bien sur, quelques achats divers, plein de boulot en retard, toujours le boulot, et je n'arriverai pas à boucler avant de partir, bien sur. J'ai dit au revoir aux gens du bureau, je passe mon temps à leur dire au revoir mais une fois par an les salutations prennent un tournure différente car comme chaque moi de mai, mon environnement quotidien va radicalement changer de couleur sept semaines durant. J'échange toute une panoplie de collègues contre une autre, à un océan et plusieurs milliers de collègues de distance. Une routine chasse l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel livre mettre dans la valise ? Quels livres, plutôt, impensable que je ne prenne qu'un, même si l'une des premières choses que je ferai en arrivant à l'autre bout du monde sera de visiter deux ou trois librairies pour y dépenser un ou deux billets. Le deuxième tome de l'intégrale des nouvelles de Raymond Carver ? Mais c'est la même chose que le premier, en version expurgée, l'éditeur de l'époque avait saboté 50% du texte original de Carver, et la version non tronquée est enfin disponible pour le grand public, en compagnie de l'autre, « l'originale ». Va pour le troisième tome alors. Le bouquin de philo de Bernard Stiegler au titre si étrange (« Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ») laissant présager un contenu extrêmement guimauve, ce qui n'est absolument pas le cas ? Encore un ouvrage à ranger sur l'étagère de ceux qui me prendront des années à lire, et probablement une vie à comprendre. Bon, je le mets dans le sac. Et après, une anthologie d'articles de journaux sportifs américains balayant tout le 21ème siècle, c'est un pavé mais ça pourra plaire à Pauly. Je lui ramène aussi un exemplaire en français de&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Lost Vegas.&lt;/span&gt; C'est drôle de dédicacer un livre destiné à celui qui l'a écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a les deux appareils photos, les chargeurs, les batteries, les objectifs, tout un tas de câbles, deux cartes SIM, la chaîne MP3 portative, un ou deux stylos, quelques bloc-notes d'avance, et des DVD. Assez de fringues pour deux tenir deux semaines sans lessive, une paire de chaussures de ville, une paire de baskets, un short de bain qui ne servira pas, comme d'habitude, des médicaments (aspirines, principalement), et le nécessaire de toilette, bien sur. La veste pour les rares sorties, et il faut que je retrouve le passeport et le permis de conduire pour l'étranger, qui doivent être enfouis sous un tas de papiers quelque part sous le bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une angoisse parmi tant d'autres : celle d'oublier quelque chose avant de partir. Crainte irrationnelle bien entendue... Certes, je me rends dans le désert, mais un désert américain, et mis à part le passeport et le permis, il n'y a rien que je puisse oublier que je ne pourrai me procurer là-bas. Mais derrière cette phobie toute bête se cache sans doute une peur plus réelle, celle de laisser derrière trop de choses et de gens. C'est le bordel dans mon travail, mon univers, celui des gens qui m'entourent, ma tête, et je me casse une fois de plus sans avoir eu le temps, de me poser, faire le point, mettre les choses à plat. Je suis un maniaque du rangement en pleine panique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette citation appartient à Milan Kundera, je l'ai retrouvée en prélude d'un bouquin de Denis Robert, elle m'est revenue en tête en pensant à ces derniers mois. Elle m'aide à me rassurer un peu. Tout s'est passé trop vite, ces derniers temps. Boulot, boulot, boulot, tout le temps, partout, et lors de mes rares moments de répit, j'ai préféré m'éloigner du clavier. Cela fait trois mois que j'écris plein d'articles dans ma tête, sans qu'aucun ne finisse par se matérialiser dans ces colonnes. Mais, semble t-il, cela n'est pas très grave. J'aurai tout loisir de m'y replonger un jour, quand tout sera derrière nous, avec le recul nécessaire. Car en ce moment, tout va trop vite, le film défile en accéléré et j'ai bien du mal à comprendre le scénario.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes voyages à San Remo et Madrid ont filé à toute vitesse, succession de journées au casino et de nuits dans nos chambres, à boire beaucoup de bière, de vin et de bourbon. Le malaise ambiant au sein des petites mains de l'industrie, que j'avais évoqué à Berlin, s'était matérialisé entre temps avec l'implosion du poker en ligne aux États-Unis suite au coup de force du gouvernement américain. Lors des deux dernières étapes de la saison, la morosité a dominé l'atmosphère parmi mon cercle d'intimes, mais en dépit des évènements, ou peut-être justement à cause de ces évènements, nous sommes restés plus soudés que jamais à mesure que les mauvaises nouvelles s'accumulaient. Devant une catastrophe, on peut se recroqueviller, s'apitoyer, se demander ce qu'on aurait pu faire autrement pour l'éviter, chercher un coupable, crier au scandale... Ou on peut tout balayer d'un revers de la main, et faire la fête comme si il n'y aurait pas de lendemain, car après tout, il se pourrait bien qu'il n'y ait pas de lendemain, dans le poker comme dans le reste du monde... C'est la deuxième option que nous avons choisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tellement d'histoires à raconter sur ces dernières semaines... Des histoires joyeusement tristes, des histoires tristement joyeuses. Il y a celle de la pathétique misère de ce perdant professionnel observé un soir à la table de roulette du casino d'Amsterdam, où j'ai passé quelques jours après l'EPT de Berlin. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, il y a aussi l'histoire de cette soirée que j'avais décrétée « spéciale addiction » pour fêter à San Remo les un an sans jouer au moindre jeu de hasard de mon ami et confrère Kinshu, suite à un pari conclu avec Guignol douze mois plus tôt, un pari gagné donc. Tous les potentiomètres à fond, aucune table de jeu laissée à l'abandon, machines à sous, black-jack, roulette, et le Texas Hold'em contre la banque, véritable petite merveille de jeu diabolique. Plongée la tête la première dans la dégénérescence la plus primaire jusqu'à la fermeture du casino. Pourquoi pas ? J'ai perdu quelques billets, mais je me suis bien amusé, avant de me faire réveiller par le téléphone et un SMS m'annonçant la fin de la traque de Ben Laden. Il y a l'histoire de notre périple entre San Remo et Madrid, tout un bordel, avec l'accident de la chauffeuse du taxi sous nos yeux alors que l'avion décolle dans moins de deux heures. Il y a l'histoire l'étape finale de la saison EPT, non, mais loin d'être un succès non plus, juste un tournoi de plus, où ce qui s'est passé à la table a été relégué au second plan par les secousses en coulisses, quelques confrères de plus qui perdent leur travail, la peur face à l'avenir, quelques masques qui tombent et un dégoût de plus en plus palpable face au cloaque qu'est l'industrie du poker. A Madrid, il y a aussi eu cette soirée hallucinée où un type de la CIA s'est incrusté dans notre chambre au beau milieu de la fête, deux bouteilles dans les mains, l'air de rien, il faudra que j'en tire une nouvelle un jour, je m'en veux de ne pas avoir sauté sur mon clavier immédiatement après. Et puis il y a eu les adieux, le dernier soir, à tous ces gens que je ne reverrai pas cet été à Vegas car on a plus besoin d'eux, et que je ne reverrai peut-être plus jamais, en fait. Toutes ces journées furent précieuses. Je peux déjà pressentir que je ne les oublierai jamais. Il s'y sont passées des choses importantes, impalpables mais peut-être définitives. Et peut-être qu'un jour j'arriverai à reconstituer l'histoire dans l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'heure, il est temps de quitter un bordel pour en retrouver un autre.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s1600/IMG00555-20110503-2054.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s400/IMG00555-20110503-2054.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801996499528962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s1600/IMG00554-20110503-2052.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s400/IMG00554-20110503-2052.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801989635828002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-H49GzqvaIoM/TeEgKxCylAI/AAAAAAAACyE/SCPR0cC0IpM/s1600/IMG00553-20110503-2052.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; 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cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Lm5JY_T2H_g/TeEfnWdU0CI/AAAAAAAACxs/3vF_JMBXH0Q/s400/IMG00527-20110429-1808.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801371584286754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-lGwRDAXLmpU/TeEfnJYVUxI/AAAAAAAACxk/j03x7r-0DUI/s1600/IMG00526-20110429-1808.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-lGwRDAXLmpU/TeEfnJYVUxI/AAAAAAAACxk/j03x7r-0DUI/s400/IMG00526-20110429-1808.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801368073687826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ji6m97X_gOk/TeEfnwFzUlI/AAAAAAAACx0/JgW5vLyiTJQ/s1600/IMG00528-20110429-1808.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ji6m97X_gOk/TeEfnwFzUlI/AAAAAAAACx0/JgW5vLyiTJQ/s400/IMG00528-20110429-1808.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801378464944722" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-6kzSaBNa70U/TeEfma5uWZI/AAAAAAAACxU/d_tNw01Z7bA/s1600/IMG00438-20110319-0124.jpg"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; 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cursor:hand;width: 295px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-xzFraokK8NY/Td2VtZBxN_I/AAAAAAAACxM/JiAfdpN4wxU/s400/Lost_Vegas.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5610805317818464242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai moi-même un peu de mal à y croire, mais cette fois ça y est, plus d'effets d'annonce, de dates de sorties repoussées tous les trois mois, et de nuits blanches à me demander si j'allais terminer un jour : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lost Vegas&lt;/span&gt;, le roman de mon ami Paul McGuire traduit par mes soins, est sorti en version française aujourd'hui, jeudi 26 mai, un an après sa publication aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, il n'y à plus grand chose à dire, à part : Achetez-le, bordel ! (Voir en bas de post pour les adresses)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour moi un immense soulagement, d'abord d'avoir réussi à finir le travail, et ensuite d'en être satisfait, mieux : fier. Plus d'une fois depuis que j'ai entamé le boulot, en février 2010, je me suis dit que je courrais à la catastrophe et que s'improviser traducteur amateur était la pire idée que j'ai jamais eue. J'ai eu tout loisir de le détester durant ces quinze mois, ce fichu bouquin... Durant tout ce temps, il est resté en moi, il ne m'a jamais quitté, j'étais tellement plongé dedans que je ne pouvais plus le voir en peinture par moments. Mais au final, je suis content du résultat. Grâce aux multiples coups de main des correcteurs de l'éditeur, Inculte, le résultat est propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu les premiers exemplaires à l'Aviation Club de France la semaine dernière, en pleine finale du France Poker Tour. Mine de rien, cela faisait quelque chose de voir enfin cet amas de fichiers Word transformés en un pavé de papier tout frais sorti des presses, avec une belle couverture rose et bleue en relief et, à la deuxième page, la mention "Traduction par Benjamin Gallen". Les premiers exemplaires ont été vendus à la table des journalistes, en marge du tournoi, achetés par les amis, des confrères, des joueurs. Merci à eux, ils se reconnaîtront. On m'a demandé de le signer à plusieurs reprises. Un peu déroutant car, je l'ai rappelé à chaque fois, ce livre, ce n'est pas moi qui en est responsable. Je me suis modestement contenté de l'adapter d'une langue vers une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il convient de le redire encore : peu importe la langue, Lost Vegas est et restera le premier roman publié de Paul McGuire, un mémoire savoureux sur la Ville du Vice, les World Series of Poker et tout ce qu'il y a autour. Un objet littéraire non identifié, fourmillant de ces personnages et situations bizarres qu'affectionnent l'auteur, personnage principal d'une virée au coeur et en marge d'une ville qu'il aime et déteste à la fois. Que vous l'aimiez ou le détestez, ce livre, ma responsabilité dans l'affaire n'en est que très limitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il va advenir de ce le livre n'est plus de mon ressort, désormais. Après quinze mois de travail et de stress, je peux tourner la page. J'ai fait de mon mieux pour rester fidèle à la version originale, et retranscrire avec justesse les mots de Pauly. J'espère que vous saurez l'apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut tirer un coup de chapeau aux responsables éditions Inculte pour avoir cru au bouquin alors qu'aucune ligne n'avait encore été publiée. Jérôme Schmidt (l'un des membres du comité directeur) a fait part de son intérêt pour l'ouvrage dès l'annonce de la publication en VO, il y a plus de deux ans, et sa confiance est restée intacte jusqu'au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, chose rare pour un livre de poker, Lost Vegas va être publié par une maison d'édition généraliste, et non une officine spécialisée dans les jeux. Peut-être aura t-il la chance de quitter les rayons spécialisés "poker" des libraries (l'endroit où, hélas, personne ne regarde sauf les gens qui sont déjà fans de poker) pour rejoindre celui des romans. Aussi, Lost Vegas bénéficiera en France de ce qui lui avait été privé aux USA, faute d'éditeur (il y a été publié à compte d'auteur) : une campagne médiatique. Jérôme a fait marcher ses réseaux et proposé le livre à tout un tas de magazines et châines de télé, comme les Inrockuptiles, Rock' N Folk, Canal+, Teknikart, Vice, et j'en passe. Je croise les doigts pour qu'ils en parlent... Si possible en bien. La presse spécialisée n'est bien sur pas en reste : j'ai déjà répondu à quelques interviews : Slowrolled il y a quelques mois, NeoPoker, Mathieu Sustrac pour 20 Minutes, tiens c'est pas spécialisé ça, et plusieurs autres sont dans les tuyaux (ClubPoker, Journal du Dimanche...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, si ça se trouve, il va se vendre, ce bouquin. S'il pouvait ne serait-ce que plaire, je serais déjà comblé. Apparemment, si j'en crois les retours des premiers lecteurs du manuscrit, Lost Vegas peut aussi plaire à quelqu'un qui s'en fiche royalement du poker et qui n'a jamais mis les pieds à Las Vegas. Ouf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Où trouver Lost Vegas ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Inculte (qui publient par ailleurs des tas de bouquins sur des sujets divers mais toujours un peu en "décalage") bénéficient de l'appui d'un grand distributeur. Vous ne devriez donc pas avoir de mal à trouver Lost Vegas dans toutes les Fnac de France (et aussi Suisse et Belgique) et dans plein de librairies indépendantes et chaînes de taille moindre. Peut-être qu'il vous faudra demander au comptoir, voire même le commander, mais je ne me fais pas de souci pour la disponibilité du bouquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ligne, vous avez plusieurs options parmi lesquelles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.inculte.fr/Lost-vegas"&gt;Inculte&lt;/a&gt; (site officiel avec paiement par Paypal)&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.amazon.fr/Lost-Vegas-Paul-Mc-guire/dp/2916940413/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1306432047&amp;amp;sr=8-1"&gt;Amazon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/l-espace-vip_cadeaux_livres"&gt;La boutique Winamax&lt;/a&gt; (vous payez avec vos points de fidélité, le livre devrait apparaître au catalogue dans les prochaines 24 heures)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, rien de plus à ajouter, si ce n'est : achetez-le ! (Non, je ne toucherai rien sur les ventes !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-219483337626089747?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/219483337626089747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=219483337626089747&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/219483337626089747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/219483337626089747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/lost-vegas-est-enfin-disponible-en-vf.html' title='Lost Vegas est (enfin) disponible en VF'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xzFraokK8NY/Td2VtZBxN_I/AAAAAAAACxM/JiAfdpN4wxU/s72-c/Lost_Vegas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2126688735706874892</id><published>2011-05-18T19:06:00.004+02:00</published><updated>2011-05-18T20:13:20.161+02:00</updated><title type='text'>Il était temps</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s1600/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg"&gt;&lt;img style="width: 400px; height: 265px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608105796758123074" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s400/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En cas de victoire contre le FC Sochaux, le Lille Olympique Sporting Club sera virtuellement champion de France de Ligue 1 ce soir, avec six points d’avance sur Marseille, huit buts d’écart et seulement deux matches à venir. Un sacre qui viendrait quatre jours après le triomphe des Dogues en Coupe de France, parachevant un doublé rarissime en France et mettant fin à une soixantaine d’années de disette pour le LOSC. Autant dire une vie entière pour 95% des supporters du club.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faute d’avoir pu mettre la main sur des billets au marché noir, je suis resté au bureau pour regarder la partie de ce soir sur mon ordi. Par contre, grâce à l’extraordinaire patience de mon frère et de mon père – sept heures d’attente au guichet pour obtenir des places ! – j’étais présent au Stade de France samedi soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout vous dire, la rencontre dans son ensemble fut plutôt chiante. L’ambiance était chaude dans le kop lillois, et en rétrospective, personne n’envisageait vraiment une défaite. Mais c’est une partie de serrures, comme on dit au poker, à laquelle nous avons eu droit, avec peu d’occasions et une légère domination, soit du PSG (si l’on tenait pour les parisiens), soit du LOSC (si l’on avait le cœur chez les nordistes). A plusieurs reprises, je me suis tourné vers mon frère, et l’on s’est regardé, l’air de dire « on se fait un peu chier ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout cela fut balayé en une seconde, à trois minutes de la fin, lorsque Ludovic Obraniak envoya un coup franc vicelard de côté pour tromper Gregory Coupet, qui n’avait rien vu venir. Ce n’était pas la première fois qu’Obraniak sauvait un match en entrant sur le terrain dans les ultimes instants de la partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moments qui ont suivi se sont déjà brouillés dans ma tête, mais je sais que, même diffus, c’est tout le souvenir que je conserverai de ce match. Il y a eu une immense vague qui a déferlé vers les grilles devant la pelouse et les 30,000 supporters, qui avaient déjà crié pendant une heure et demie, ont redoublé de volume, et ne se sont pas arrêtés jusque bien après la remise du trophée. Le match était gagné, et c’était fini, et le penalty manqué une minute plus tard ne risquait pas de gâcher le moment. On flottait, il n’y a pas d’autre mot, enfermés en apesanteur dans une bulle de bruit et de chaleur. Enfin, c’était notre tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de vingt ans après mon premier match du LOSC, le rôle de faire-valoir du championnat endossé saison après saison, les matchs nuls à la file dans un stade vide, après la descente en division 2 en 1997, la privatisation, la remontée trois ans plus tard, point de départ de dix ans d’ascension interrompue qui ont vu le LOSC se transformer en vrai grand, face à l'adversité de plus grosses écuries, avec moins de moyens mais de la persévérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bon homme de gauche, j’aime le foot parce qu’il rassemble les hommes dans la défaite encore plus que dans la victoire. Mais tout de même, il était temps que l’on trouve de quoi se réjouir. Et pour le coup, les supporters lillois ont été servis. Vivement la Ligue des Champions !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s1600/IMG_0125.JPG"&gt;&lt;img style="width: 300px; height: 400px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103727534530994" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s400/IMG_0125.JPG" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s1600/IMG_0210.JPG"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="width: 400px; height: 300px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103734144895298" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s400/IMG_0210.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s1600/IMG_0184.JPG"&gt;&lt;img style="width: 400px; height: 225px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103733181507650" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s400/IMG_0184.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2126688735706874892?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2126688735706874892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2126688735706874892&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2126688735706874892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2126688735706874892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/en-cas-de-victoire-contre-le-fc-sochaux.html' title='Il était temps'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s72-c/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4353091054806278852</id><published>2011-04-27T01:20:00.004+02:00</published><updated>2011-04-29T19:59:09.317+02:00</updated><title type='text'>The Italian Job</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hôtel Europa, San Remo, 16h01. Le train, en provenance de Gênes, s'est arrêté en gare peu après treize heures. J'ai sauté sur le quai et traîné mes vingt kilos de bagages à travers le long couloir aussi vite que je le pouvais, car je savais qu'il n'y aurait pas pléthore de taxis faisant le pied de grue à l'entrée. Et effectivement, les deux qui attendaient me sont passés sous le nez, attrapés par une famille et ce qui ressemblait à un joueur de poker typique du coin (petit et chauve). J'ai eu le temps de fumer une clope avant qu'un autre taxi ne se pointe, et la vieille qui attendait derrière moi dans la file a fait semblant de ne pas m'avoir vu, faisant signe au chauffeur de s'arrêter à sa rencontre. Comme il faisait chaud et qu'il aurait été plutôt humiliant de se faire arnaquer aussi grossièrement par une vieille, j'ai protesté, et remporté la confrontation. « Scusi », a dit la vieille avec une pointe de regret dans la voix. Beau joueur, je lui ai demandé si elle voulait partager la course, mais elle ne comprenait rien à ce que je disais. Le chauffeur a fait l'interprète, mais elle n'allait pas dans la même direction que moi, alors elle est restée sur le trottoir. Non mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix minutes plus tard, le chauffeur me déposait à mon hôtel, convenablement situé en face du casino où je vais passer la majeure partie de mes sept prochaines journées. C'est le même hôtel où j'étais resté l'année dernière, et comme tous les hôtels d'Italie, il est vieillot et kitsch, mais pas désagréable et somme toute fonctionnel. De mon balcon au troisième étage, je peux observer la Méditerranée vibrer paisiblement au rythme de la brise, la vieille gare désaffectée, et le trafic des scooters, Fiat Uno et Alpha Romeo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai posé mon sac et ai immédiatement quitté l'hôtel à la recherche d'un endroit où manger, ce qui ne fut pas très difficile car San Remo est incontestablement la ville du circuit où l'on mange le mieux. (Fait : nous autres reporters ne jugeons pas les villes du circuit par les monuments historiques, visites ou autres beautés naturelles du décor, puisque l'on a jamais le temps de visiter. Non, le baromètre réel des reporters, c'est la bouffe. Il faut qu'elle soit à la fois 1/ bonne, 2/ pas chère, 3/ accessible aux alentours de l'endroit où l'on travaille. Exemples : Prague – minable, Monte Carlo – atroce, Berlin – moyen, Las Vegas – hors normes, Paris – parfait, San Remo – incomparable. Etc, etc) J'ai commandé une pizza gorgonzola-tomates-jambon, et je me suis senti comme à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ma cinquième visite à San Remo, mais je ne suis pas arrivé par la voie traditionnelle (atterrissage à Nice, puis cinquante bornes en train ou voiture, un saut de puce de l'autre côté de la frontière), non, mon voyage fut une affaire longue et compliquée, combinaison alambiquée d'autocars, taxis et trains bondés de passagers pressés à travers les Alpes et le Piémont, avec en bonus un arrêt à Turin pour la nuit – 24 heures de voyage en tout. Tout cela parce que j'ai passé le week-end à l'Alpe d'Huez. Sur le papier, l'Alpe d'Huez est plus près de l'Italie que Paris ou Lille, mais en pratique, s'échapper de ces foutues montagnes est un joli casse-tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est agréable, une station de ski vide, en particulier quand on cherche avant tout à fuir l'agitation... Le voyage était inscrit sur mon calendrier depuis un bout de temps, et s'est avéré tomber pile au bon moment, après les évènements tumultueux des dernières semaines. Juste au moment où je croyais pouvoir souffler un peu, après l'EPT de Berlin et la traduction de Lost Vegas qui m'a tenu éveillé 18 heures par jour pendant presque un mois (le manuscrit part à l'imprimerie cette semaine – on en reparle très vite), le poker en ligne s'est pris la plus grosse claque de son existence, avec l'assaut du département de la justice américain sur les trois plus gros sites du monde. Onze inculpations, sept milliards et demis de dollars réclamés par les procureurs, des peines de prison à gogo, Full Tilt Poker et Poker Stars qui se retirent immédiatement du marché américain, l'argent des yankees bloqué pour une durée indéterminée, et une compréhensible panique générale qui se propage à toute vitesse à travers la communauté internationale. J'ai couvert l'affaire – qui courra à n'en point douter sur plusieurs années – aussi bien que j'étais capable avec plusieurs articles sur Wam-Poker, que je vous invite à consulter si vous faite partie des trois lecteurs pas au courant du merdier, à commencer par &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.wam-poker.com/forums/poker-en-ligne-aux-usa--a-sent-la-fin-72267?start=0"&gt;celui-là&lt;/a&gt;. Cela fait dix jours que je parcours des centaines de sites et converse avec tout ce que je compte de contacts dans l'industrie. Il y aura encore beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur les conséquences au niveau humain – j'ai pas mal d'amis dans le milieu dont le job va souffrir, voire même disparaître. Mais je ne me sens pas encore prêt à écrire le long papier que j'ai en tête... J'aimerais avoir un peu plus de recul. Et certaines de mes opinions ne vont sans doute pas aider à me faire des amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ambiance « fin de règne » à l'Alpe d'Huez ce week-end... Et c'est tant mieux, car je suis pas sur d'avoir envie de voir à quoi ressemble cette station mastodonte en période touristique. Plus de neige sur les pistes, à part au sommet, et encore... Les mecs des remontées mécaniques qui nous découragent de prendre un forfait, « ça sert à rien, ça me désole qu'on soit encore ouverts, les gens se font arnaquer »... Des rues désertes, rideau de fer baissés sur les commerces, les rares personnes croisées ayant toute la même conversation... Alors, vous avez fermé ? Oui, on part demain, vacances jusqu'en juillet... On a fait la clôture de quelques restos, s'empiffrant des spécialités régionales jusqu'à s'en faire éclater le bide, raclettes, fondues, cidre et compagnie. On a grimpé la montagne toute verte et marron, couleurs un poil plus reposantes pour l'œil que l'aveuglant manteau de neige immaculée, trempant au passage nos petites baskets de citadin... On a dormi dans un chalet style Twin Peaks, mais les nains en smoking étaient apparemment déjà en congé eux aussi... Et on a joué au poker, on était venus pour ça. L'Alpe d'Huez Poker Tour, qu'il s'appelait, ce tournoi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;freeroll&lt;/span&gt;, et comme Winamax était sponsor de l'affaire, on a eu le droit de s'incruster. Une petite trentaine de joueurs du coin – moniteurs de ski, saisonniers, barmans, amateurs qui passaient par là, et même un joueur venu d'Albi (coucou Farid !), tous qualifiés en ligne ou lors d'étapes précédentes organisées dans le coin – étaient rassemblés pour la finale. C'est mon pote Matthieu Laurent qui chapeautait le tout. Un jour, il faudra que j'écrive un bel article sur Matthieu... A n'en point douter un des piliers, un membre fondateur du poker amateur français, passionné de la première heure. C'est en partie grâce à lui, sa bande de potes savoyards et marseillais, leur motivation et leur enthousiasme étalés sur son site Internet primitif que je suis tombé amoureux du poker... En 2002, quand le poker en ligne était encore une bizarrerie plutôt que la norme commerciale, quand on tapait « poker » sur Google, les récits de leurs parties barrées à deux euros la cave s'affichaient en première page, et après avoir passé des heures à lire et relire toutes ces pages amoureusement construites, je me suis dit, merde, il faut que j'en fasse autant à Lille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai terminé en treizième place du tournoi, quand mon As-Valet de pique n'a pas réussi à tenir contre le Dame-Valet de mon jeune adversaire. « Tu ne peux pas avoir du jeu à chaque fois », qu'il m'a dit, le gamin, payant plus vite que son ombre ma sur-relance à tapis, trouvant un Valet salvateur sur la rivière. Dommage, c'était un gros pot. Mais bon, pas grave. En ma qualité de reporter Winamax, je ne pense pas que je pouvais prétendre aux premières places – un voyage à Las Vegas pour jouer un tournoi aux WSOP, et un voyage à Dublin pour le Winamax Poker Open. Des tournois que je devrai couvrir dans tous les cas. Mon chanceux adversaire – qui m'a fait plutôt bonne impression par ailleurs - s'est hissé jusqu'au tête à tête final, sous l'œil inquiet de ses parents, anxieux à l'idée d'avoir enfanté un accro en devenir. Il s'est contenté de la deuxième place, il valait mieux d'ailleurs, car il lui aurait fallu attendre trois ans avant d'avoir l'âge légal pour disputer les WSOP. La victoire est revenue à un mec du coin, un saisonnier content d'avoir décroché un ticket pour Vegas, mais déjà anxieux de devoir prendre un congé au beau milieu de l'été...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était agréable de disputer une partie de poker freeroll, à l'ancienne, avec des gens « normaux », sans enjeu ni pression véritable. Pour moi qui ai presque complètement arrêté de jouer, cela n'a finalement plus d'importance qu'il y ait de l'argent en jeu où non. Ce tournoi m'a rappelé pourquoi j'ai aimé le poker en premier lieu. Pas pour la quête du gros lot, non, cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Plutôt pour l'esprit de compétition, l'adrénaline procurée par un gros pot gagné, l'excitation qui monte à mesure que le nombre de joueur diminue, la satisfaction d'avoir réussi un joli bluff, ce genre de choses nobles... Le poker est un jeu, combien de fois faudra t-il le rappeler ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Berlin... Berlin, c'était bizarre. La semaine n'a pas été particulièrement désagréable, mais pas franchement excitante non plus. J'ai couvert le tournoi – un EPT – comme un robot, mécaniquement, en m'appliquant comme d'habitude, mais sans enthousiasme particulier. J'ai passé quelques bonnes soirées avec les joueurs et collègues que j'apprécie – les mêmes que d'ordinaire. J'ai réussi à m'éclipser de l'habituel combo hôtel/casino le temps d'une nuit pour aller en boîte avec Guignol et quelques autres. Mais dans l'ensemble, je suis reparti avec un goût bizarre en bouche. Comme me l'a dit quelqu'un au moment de s'en aller, « Il était temps qu'elle se termine, cette semaine ». Peut-être était-ce du à l'abus de cette excellente herbe allemande dégottée auprès d'un des portiers du Hyatt, mais il y avait parmi mes camarades des médias comme un sentiment de désastre imminent qui flottait au dessus des têtes, une impression pas vraiment formulée mais présente dans toutes les têtes que le ciel allait bientôt nous tomber dessus, ou que peut-être c'était déjà fait... Les conversations étaient moins légères que d'habitude, plus graves, et les silences nerveux plus nombreux qu'à l'accoutumée. Pourquoi ? Difficile à formuler... Je pourrais bien vous ressortir cette litanie existentialiste déjà servie mille fois, à savoir qu'il n'est pas bien difficile de réaliser la futilité de notre existence à tous dès lors que l'on consulte régulièrement les journaux pour s'informer de ce qu'il se passe dans le reste du monde. Et le coup de tonnerre qui a frappé le monde du poker une semaine après notre retour de Berlin me paraît bien dérisoire en comparaison du reste. Mais quand bien même, impossible d'être complètement cynique au sujet de l'industrie du poker, mon industrie... Car un de mes amis proches dans ce milieu a déjà perdu son job, en partie, lui a t-on expliqué sur un ton que je suspecte d'être faux-cul, à cause de ce qui s'est passé aux États-Unis le 15 avril...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type, vous ne le connaissez surement pas, mais vous avez peut-être déjà vu ses vidéos sur PokerNews. Il s'apelle Alexander, et c'est l'une des personnes les plus talentueuses que je connaisse dans mon entourage. Pendant qu'on était à Berlin, il a réalisé la vidéo suivante, un clip de mon amie Dana Immanuel, « updater » pour PokerNews et musicienne accomplie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/gIG9Ny02JIU" allowfullscreen="" frameborder="0" height="255" width="400"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... Qui a été source de nombreux fous rires. J'étais présent durant le tournage au classieux hôtel Carlton, ayant même fait office d'assistant accessoiriste en amateur. Le mec que l'on peut apercevoir à poil dans l'un des plans filmés dans le couloir, c'est l'Alexander en question. Je vous raconte pas la crise pour tourner le machin. Nous, on attendait sagement dans la chambre que lui et Dana en aient fini, et à deux reprises on a vu Alex se précipiter et claquer la porte derrière lui, nu comme un ver avec les mains croisées au niveau de l'entrejambe. « La porte de l'ascenseur s'est ouverte ! Ils m'ont vu ! » Le tournage a continué jusque tard dans la nuit, embrumé par les vapeurs d'alcool et de joints, et ce n'est qu'à quatre heures trente du matin qu'une employée de l'hôtel est venue sous informer, avec une politesse infinie, que ce serait peut-être une bonne idée de faire moins de bruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le savez peut-être déjà... Cela fait plus d'un mois que j'ai perdu ma moitié, mon fidèle compagnon de route, mon confrère, mon petit frère, que dis-je. Harper ! La faute à un accident stupide et tragique lors d'une rencontre du Winamax Football Club, notre équipe amateur inscrite au championnat inter-entreprises d'Ile de France où officie le second reporter de Winamax, sur lequel Vikash Dhorasoo ne tarit pas d'éloges quant à ses talents de buteur. Une fausse manip' avec le ballon, et c'est la chute, le pied en vrac, fracture, hurlements de douleur, pompiers qui débarquent, deux passages sur le billard, et un verdict implacable : deux mois d'immobilisation complète, au minimum, prisonnier, plâtré, encagé, et une longue rééducation en prévision. Et voilà Harper cloitré dans son appartement à se morfondre en attendant que ça se passe. Le couvreur ne va pas remonter sur le toit avant un bout de temps, et me voilà seul pour affronter le calendrier chargé des prochains moins. Il me manque ! C'est maintenant qu'il est parti que je réalise que je ne peux fonctionner sans lui. J'espère qu'il reviendra vite. Le circuit est moins rigolo maintenant qu'il n'est plus là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, ma route est toute tracée. Sept jours à San Remo (le premier tournoi d'après le séisme américain, mais si j'en crois mes premières conversations avec les employés de Poker Stars, je n'apprendrai rien de croustillant cette semaine – personne ne sait rien), puis enchaînement direct à Madrid, où la dernière étape de la saison EPT a déménagé. Je profiterai des trois jours de battement entre les deux tournois pour aller rendre visite à la famille installée aux abords de la capitale espagnole. Après, retour en France, quelques jours de répit mais pas trop, il faut couvrir la finale du France Poker Tour, pour aussitôt partir à Vegas pour deux mois, j'ai regardé le calendrier, mon prochain week-end de libre sera en août.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4353091054806278852?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4353091054806278852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4353091054806278852&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4353091054806278852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4353091054806278852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/italian-job.html' title='The Italian Job'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/gIG9Ny02JIU/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1929946202502605802</id><published>2011-04-05T00:38:00.007+02:00</published><updated>2011-04-05T11:41:13.294+02:00</updated><title type='text'>You'll never get out of this maze</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Berlin. Grand Hôtel Hyatt. À l'étage &lt;i&gt;executive&lt;/i&gt;, s'il vous-plaît. Tout en haut. Des tas de produits exotiques dans la salle de bain, un bon gros lit moelleux de deux mètres sur deux, une télé géante avec une prise pour brancher l'iPod, un service de chambre probablement hors de prix, et j'imagine que toute la panoplie d'aménités sportives et de bien-être sont disponibles au bout du couloir. Aux alentours de 600 euros la nuit. On ne se refuse rien. Je m'en tape, je paie pas, et ma boîte non plus. Je connais du monde, monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est minuit et je reviens tout juste de la traditionnelle soirée d'avant tournoi organisée Poker Stars. Plus de deux mois sans tournoi EPT, j'avais presque oublié le goût des coupes de champagne à l'œil. C'était à peu près pareil que d'habitude. Les invités étaient composés à 86% de jeunes joueurs de poker mâles, dont 99% sont présents à chaque soirée EPT. Pour pallier à la carence en représentantes de l'espèce féminine, les organisateurs avaient fait appel à une agence chargée de peupler le dance-floor de « talents ». Par talent il faut comprendre qu'elles étaient rudement bonnes, les salopes, avec leurs robes moulantes et leurs gros seins et leur déhanche ment aguicheur, d'ailleurs certains de mes confrères n'ont pas tenu bien longtemps à la vue du cheptel et se sont rapidement excusés pour foncer à l'Artémis, un établissement où il n'y a pas besoin de faire la conversation ou de maîtriser des pas de danse compliqués pour baiser, non, il suffit juste d'avoir un peu de liquide en poche. Vous l'avez deviné, l'Artémis est là où l'on va croiser un contingent important de joueurs de poker toute la semaine. Pas que la plupart n'auraient aucune chance de &lt;i&gt;racler une minette&lt;/i&gt; dans les boîtes dites traditionnelles, certains sont mêmes plutôt &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beaux gosses&lt;/span&gt;, mais le capitalisme est ce qu'il est, l'argent est un raccourci auquel il n'est que trop facile et pratique de succomber, on ne pourra donc pas leur en vouloir d'aller droit au but, équipés de leur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pouvoir d'achat&lt;/span&gt; conséquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah, voilà que je divague déjà vers des rivages scabreux et repoussants. Il y avait aussi des gens tout à fait recommandables à cette soirée, tous ces collègues qui m'ont dit Tu nous a manqués Benjo, ça fait un bail. Les journalistes des autres sites, les hauts-gradés mais pas trop de PokerStars, ils étaient là, semblables à ceux que j'avais quittés il y a déjà.... Oh, bon, c'était pas y'a trente ans non plus, hein, faut pas déconner, je me suis juste absenté un mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De retour parmi la &lt;i&gt;jet-set &lt;/i&gt;pokérienne, donc, pour reprendre le chemin du cirque itinérant après une petite pause contrainte et forcée par le bouquin de Pauly, que j'ai enfin fini de traduire, je pensais que j'y arriverais jamais, ça fait tout de même plus de un an que j'avais commencé. J'avais déjà manqué trois &lt;i&gt;deadlines&lt;/i&gt; et je sentais que la quatrième était la dernière qu'il me restait avant de lâcher l'affaire complètement. Mais non, ouf, j'ai fini, cette fois ça y est, j'y reviendrai plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai encore failli rater mon avion. À Prague, en décembre, j'ai réussi à ne pas embarquer un avion qui avait huit heures de retard, alors que j'étais arrivé à l'aéroport avec deux heures d'avance sur le décollage &lt;i&gt;prévu&lt;/i&gt;. Comment cela est-ce possible, je ne peux décemment l'expliquer sans donner à mon patron la preuve définitive et irréfutable de ma démence, une condition médicale qui l'autoriserait à me virer sans préavis ni indemnités. Là, tout à l'heure, j'étais tranquillement installé sur un des fauteuils du terminal, surveillant d'un œil la file de gens embarquant tout en feuilletant les journaux gratuits offerts par Air France, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Libération&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'Equipe&lt;/span&gt;, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wall Street Journal&lt;/span&gt;. Puis, quand la file ne représenta plus qu'une dizaine de pékins (autrement dit la taille critique avant laquelle il est inutile de se lever, je ne comprendrai jamais pourquoi la plupart des voyageurs insistent pour s'agglutiner devant la porte d'embarquement, ils ne sont pas en train de prendre le métro, l'avion ne va pas partir sans eux, bordel), je me dirigeai vers le comptoir. C'est là que je remarquai que je surveillai depuis une demi-heure l'embarquement pour le vol en direction de Prague et que l'embarquement pour Berlin - juste à côté, à peine un mètre, la vue m'en était obstruée par la file pour Prague - était clos. Heureusement, les hôtesses étaient dans un bon jour, et m'ont laissé foncé jusqu'à la porte de l'avion trente secondes avant qu'elle ne se referme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pris place au sixième rang, à droite, côté allée. À ma gauche, Kinshu, mon frère d'armes de la bande des couvreurs. Une fois l'avion décollé, on s'amuse de l'hôtesse refermant les rideaux devant nous, pour marquer la séparation entre les classes &lt;i&gt;business&lt;/i&gt; et &lt;span style="font-style: normal;"&gt;économique&lt;/span&gt;. « C'est parce qu'on est moins riches, et donc moches, il ne faut pas qu'il nous voient, expliquais-je. Et puis, ils ont payé leur billet hors de prix, il faut bien leur donner l'impression qu'il y a une différence entre les deux tarifs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le soleil est de sortie quand on atterrit à Berlin, sans doute la ville européenne à l'histoire la plus chargée du vingtième siècle. Dans les magasins de souvenirs, on peut acheter des cartes postales des monuments les plus emblématiques, en deux versions: bombardés, et flambants remis à neuf. J'ai fait un tour avec Madeleine. Un bout du mur – Le Mur, le monument dédié à l'Holocauste, la Postdamer Platz, la porte de Brandenburg... En trente minutes, j'en ai vu plus qu'en une semaine l'année dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut dire qu'en 2010, pour la toute première édition de l'EPT dans la capitale allemande, on avait fait que bosser comme des chiens, et la seule distraction qui nous fut offerte prit la forme d'&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/03/i-made-news-today-oh-boy.html"&gt;un braquage avec cagoules, machettes et armes de poing&lt;/a&gt;. Le drame a duré deux minutes à peine, mais tous ceux qui étaient s'en souviennent encore. C'est comme le 11 septembre : on se souvient tous de ce qu'on était en train de faire quand le premier cri a retenti, et que les tables se sont renversées et que tout le monde s'est mis à courir et que... Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un des responsables de PokerStars Allemagne a posté sur son mur Facebook « EPT Berlin – Cette fois, on tire les premiers », et je me suis dit qu'il faut vraiment être haut gradé pour pouvoir se permettre une telle blague, ce genre d'humour ne passerait pas chez un lampiste, PS n'étant pas spécialement réputé pour son sens de l'humour sur des sujets sensibles tels que celui-ci. Je l'ai croisé tout à l'heure. « Je voulais passer des images du braquage pendant la fête, et avoir un faux braqueur grimper sur scène, avec la cagoule et la machette, et je l'aurais abattu avec un faux flingue, avant de dire ''Plus jamais''. Mais ils n'ont pas voulu. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Bah, tout cela c'est du passé. C'est maintenant au casino en face du Hyatt que va se jouer le tournoi – probablement après que l'hôtel ait dit à PS « Non merci, vos braquages vous pouvez vous les garder » - et il ne va surement rien se passer de plus qu'une bonne vieille partie de poker à 5,000 euros l'entrée avec plusieurs centaines de joueurs. La routine, quoi. C'est à suivre sur &lt;a href="http://www.winamax.fr/"&gt;Winamax.fr&lt;/a&gt; (pour les coups de poker) et le &lt;a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"&gt;blog des couvreurs&lt;/a&gt; (pour les coups à boire).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1929946202502605802?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1929946202502605802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1929946202502605802&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1929946202502605802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1929946202502605802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/youll-never-get-out-of-this-maze.html' title='You&apos;ll never get out of this maze'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8491698528577390228</id><published>2011-04-02T17:40:00.002+02:00</published><updated>2011-04-02T17:47:18.091+02:00</updated><title type='text'>Le poker s'invite au tribunal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois que c'est la première fois que j'ai eu droit à un commentaire du genre "il est mort ce blog ?". Oui, mon site perso est en vacances prolongées, je suis en plein dans la dernière ligne droite de la traduction de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lost Vegas&lt;/span&gt;, le dernier délai fixé par mon éditeur pour rendre ma copie était... hier, et cela fait deux semaines que l'intégralité de mes heures hors-bureau y sont consacrées, et je tourne à trois heures de sommeil par nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serai de retour bientôt pour de nouvelles aventures... Et en attendant, j'ai pris le temps de visiter le Palais de Justice de Paris hier, pour la première audience dans le procès intenté par Ali Tekintamgac au groupe casinotier Partouche. L'Allemand s'était fait exclure de la finale du Partouche Poker Tour suspicions de triche, et demande 1,5 millions de dommages et intérêts en réparation des dégâts faits à sa réputation, et le manque à gagner financier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, cette première audience n'a rien donné de véritablement consistant... Mais ce n'est pas tous les jours que le poker est devant la justice Française, alors je me suis pris au jeu et raconté ce que j'ai vu et entendu sur Wam-Poker dans une longue tartine de 20,000 signes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez lire mon récit &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.wam-poker.com/forums/ppt-tekintamgac-le-poker-s-invite-au-tribunal-71894"&gt;sur le forum&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi enregistrés deux podcasts qui seront publiés ce week-end sur &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com"&gt;le blog des couvreurs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8491698528577390228?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8491698528577390228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8491698528577390228&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8491698528577390228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8491698528577390228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/le-poker-sinvite-au-tribunal.html' title='Le poker s&apos;invite au tribunal'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8011076935076951275</id><published>2011-03-08T11:00:00.007+01:00</published><updated>2011-03-09T11:45:11.815+01:00</updated><title type='text'>Les couvreurs causent dans le poste</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.clubpoker.net/medias/images/superadmin/photos/normal/club-poker-radio-direct-soir-604159.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://www.clubpoker.net/medias/images/superadmin/photos/normal/club-poker-radio-direct-soir-604159.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je suis invité ce soir à participer à ClubPoker Radio. Comme son nom l'indique fort bien, il s'agit de l'émission radiophonique du &lt;a href="http://www.clubpoker.net/"&gt;&lt;strong&gt;ClubPoker&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le plus gros site communautaire orienté poker en France, où j'ai fait mes débuts en tant que couvreur de tournoi. Ca remonte à loin, tout ça, à l'époque (fin 2004 - fin 2007), j'étais plus ou moins le premier à écrire en français à propos des tournois de poker amateurs et professionnels du circuit, maintenant on est plein. Justement, pour cette émission, je serai entouré de quelques uns de mes meilleurs amis dans le milieu : Kinshu, Jooles, Harper, Steven (les "&lt;a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"&gt;&lt;strong&gt;Couvreurs ont la parole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;" au grand complet, donc), ainsi que Tapis_Volant. Notre point commun : mis à part Steven, nous avons tous officié au sein du ClubPoker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien le ClubPoker, et j'aime bien ClubPoker Radio, les hôtes sont acceuillants, on y boit bien, il y a même des Apéricubs, parfois du saucisson, on rigole bien, et vu le nombre d'invités ce soir, j'espère que Lolo et FPC ont doublé la quantité de provisions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bureau Politique des Couvreurs est actuellement réuni en congrès extraordinaire afin de préparer l'émission. Rendez-vous à 20 heures 30 pour &lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/144753-speciale-couvreurs-poker-club-poker-radio-s04e28/"&gt;écouter en direct&lt;/a&gt; ce qui devrait ressembler à un épisode de notre podcast, mais qui dure 2 heures au lieu de 5 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant le départ, vous pouvez nous &lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/144753-speciale-couvreurs-poker-club-poker-radio-s04e28/"&gt;poser vos questions&lt;/a&gt; et vous replonger dans les anciennes émissions que j'ai pu honorer de mon auguste présence (je dois détenir le record du nombre de de passages à CP Radio, je suis pas peu fier) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/116491-antoine-amourette-et-benjamin-gallen-club-poker-radio-saison-3-emission-36/"&gt;Avec Antoine "solody" Amourette (mai 2010)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/96264-aurelien-guiglini-et-benjamin-gallen-club-poker-radio-saison-3-emission-5/"&gt;Avec Aurélien "guignol" Guiglini (octobre 2009)&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.bluffparty.com/medias/radio/saison-2/Club-Poker-Radio-S02-E12.mp3"&gt;Avec Antony Lellouche (décembre 2008)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/47441-elky-bertrand-grospellier-et-benjo-club-poker-radio-emission-10-saison-1/"&gt;Avec ElkY (janvier 2008)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/43792-claude-cohen-et-benjo-club-poker-radio-emission-3-saison-1/"&gt;Avec Claude Cohen (novembre 2007)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8011076935076951275?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8011076935076951275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8011076935076951275&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8011076935076951275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8011076935076951275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/les-couvreurs-causent-dans-le-poste.html' title='Les couvreurs causent dans le poste'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2472945637989698043</id><published>2011-03-03T01:44:00.006+01:00</published><updated>2011-03-03T11:32:49.506+01:00</updated><title type='text'>Nuit blanche à Los Angeles</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s1600/DSC_0053.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579648513071176274" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s400/DSC_0053.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ah, oui, au fait, je suis à Los Angeles pour couvrir la finale du World Poker Tour Celebrity Invitationnal où l'on retrouve non pas un, mais deux joueurs du Team Winamax. Pour une fois, je me suis un peu cassé le cul pour écrire des intros ayant de la consistance, donc n'hésitez pas à aller faire un tour &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wpt-celebrity-invitational-finale"&gt;&lt;strong&gt;sur Winamax&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;si vous n'arrivez pas à dormir. Là, il est 16h45, heure locale, et la finale va débuter, et je vais raconter tout ce qui se passe en direct, en croisant les doigts pour une victoire d'Almira ou Davidi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EDIT 12 heures plus tard&lt;/strong&gt; : Nom de Dieu, Davidi a gagné, et Almira a terminé en seconde place. Les deux joueurs Winamax au sommet du classement, le meilleur scénario possible, quoi. C'était bien bon à suivre, un beau moment. Qu'est-ce qu'on en a à foutre que c'était un bête freeroll avec 200,000$ de prize-pool "à peine", puisque l'émotion était au rendez-vous...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2472945637989698043?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2472945637989698043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2472945637989698043&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2472945637989698043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2472945637989698043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/nuit-blanche-los-angeles.html' title='Nuit blanche à Los Angeles'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s72-c/DSC_0053.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-7720039702796842064</id><published>2011-03-01T23:59:00.000+01:00</published><updated>2011-03-02T16:02:14.642+01:00</updated><title type='text'>Et on garde que l'amour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tout à l'heure, j'étais dans le RER, il était sur le point de partir, et un mec a fait irruption dans la rame, le souffle court, il avait sprinté pour arriver à temps. Là, le signal retentit, et au moment où les portent se ferment, le mec aperçoit son pote derrière la vitre, lui aussi a couru, mais pas aussi vite. Alors le mec fait ce qui lui semble être la meilleure chose à faire dans cette situation : il tend sa main in extremis pour bloquer la fermeture de la porte. Je sais pas, il devait s'imaginer que la porte allait se rouvrir, mais non. Il ne se passait rien. Sa main restait bêtement coincée dans la porte. Il est resté là sans bouger pendant trois, quatre secondes, puis a fini par admettre sa défaite. Il a fait un signe embarrassé à son pote à l'aide de sa main libre, et a retiré l'autre d'un coup sec. Les portes se sont fermées pour de bon, et le train s'est mis en route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcément, ses phalanges ont morflé, la friction de la peau si fragile à cet endroit sur le caoutchouc bien dur, ça ne pardonne pas. Grand moment de solitude pour le mec : il a l'air un peu con, et il a mal, sous le regard collectif appuyé des autres passagers. Des gouttes de sang se forment aux jointures, et commencent à ruisseler sur les doigts et le revers de la main, avant de chuter sur le plancher de la rame, plic, ploc. Et il reste là, stoïque, à regarder dans le vide, la tête presque collée contre la vitre, et son sang qui coule. Comme tous les autres passagers, j'ai envie de lui dire qu'il faut quand même être foutrement demeuré de risquer de se casser un doigt ou pire pour pouvoir faire rentrer son pote dans la rame alors que le train suivant est déjà là en train d'attendre sur le quai d'à côté, il part dans trois minutes, et puis ça lui vient pas à l'esprit qu'il fait patienter le train entier pour le bénéfice d'une personne, peut-être que des gens vont louper leur correspondance à cause de lui, et se taper une heure d'attente sur un banc, non, ça lui passe au dessus de sa tête, bien entendu. J'ai envie de lui dire tout ça, mais j'ai rien dit, à la place j'ai sorti un paquet de Kleenex de ma poche, et je lui en ai tendu un, et il l'a enveloppé autour de son doigt, il avait l'air d'être en train de salement souffrir, donc il n'y avait rien à dire, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait bien longtemps que je n'avait pas eu agenda aussi calme, côté déplacements. Deux tournois en deux mois, (plus, en bonus, la première étape du France Poker Tour 2011 à Paris, deux petites journées rapides, une broutille dans la joie et la bonne humeur). Un rythme idéal, à mon avis. Il ne faudrait jamais en faire plus, au risque d'en perdre le goût. Le rythme « bœuf de labour », c'est pas bon pour l'inspiration. Alors que, lorsque j'arrive sur un tournoi après trois semaines de « repos », j'ai les crocs, je suis gonflé à bloc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux gros tournois se jouaient en France. Deauville d'abord, et son EPT. Les EFOP ensuite, et leur étape World Poker Tour, jouée à l'Aviation Club de France. Deux épreuves bien distinctes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un côté, Deauville, plus de 800 joueurs, la grosse machine bien huilée de PokerStars, une salle géante, tout ce que la France compte de joueurs pros, de joueurs stars et/ou sponsorisés, des amateurs pleins d'espoirs, des qualifiés Internet partout, toutes les équipes se ramènent, c'est la guerre des « coverages » et du marketing, la salle de presse est pleine à craquer, on refuse des accréditations, l'excitation est de mise - allez papa ! - les jeunes espoirs se font remarquer, des futures micro-célébrités du poker se créent sous nos yeux, c'est un grand bordel foutraque, démesuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'autre côté, les EFOP. Plus calme, on est dans les salons cosy de l'Aviation Club de France, il y a beaucoup moins de joueurs, forcément, les ambitions des organisateurs sont plus modestes, il y a moins de place, moins de joueurs qualifiés sur Internet, c'est plus difficile d'attirer du monde, débourser 5,000 euros une seconde fois en une semaine n'est pas un luxe que beaucoup de joueurs peuvent s'offrir. Moins de tables, donc, mais des tables de meilleure qualité : des parisiens en vue affrontant les joueurs européens les plus dangereux du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, j'aime bien les deux. J'aime l'excitation particulière des grands rendez-vous du style Deauville, où le cirque continue en dehors de la table, et les potins foisonnent depuis le bar jusqu'à la chambre d'hôtel la plus reculée, il y a plein d'histoires à raconter, et puis j'aime bien aussi les réunions intimes de joueurs aux poches pleines sur les Champs-Elysées. Deux ambiances diamétralement opposées. Pour ce qui est du boulot, je préfère quand même les petits tournois. Le travail qu'on rend est de meilleure qualité. Il est virtuellement impossible de rendre compte du « scénario » d'un tournoi à 800 joueurs quand on est seulement deux à le couvrir. Il y a beaucoup trop de monde. On voit des chip-leaders se former, mais on les oublie vite, on manque plein de trucs, on a pas le temps, plein de stars nous passent nous le nez, on ne peut tout dire, on ne dit pas grand chose même, car on ne voit pas grand chose. Un tournoi à 200 joueurs, en revanche, il est possible de bien le couvrir. Tous les joueurs sont réunis dans une même salle, une petite salle. On peut garder un oeil sur la plupart des favoris, sans pour autant manquer d'observer les joueurs inconnus, ceux qui vont peut-être faire parler d'eux. L'ordinateur n'est pas loin, on peut observer un coup important, le taper en vitesse, et revenir dans la salle sans avoir rien manqué d'important. A la fin de chaque journée, il est facile de dresser un bilan, car la liste des joueurs n'est pas très longue : on voit immédiatement qui a chuté, qui s'est maintenu, qui a disparu, etc. L'histoire qu'on raconte au lecteur est plus complète, moins morcelée, plus intéressante, et quand la table finale arrive, on sait à peu près comment il en sont tous arrivés là. Bref, en ce qui concerne un reportage sur un tournoi de poker, la qualité augmente quand la quantité diminue. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EPT Deauville&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1a"&gt;Day 1A&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1b"&gt;Day 1B&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-2"&gt;Day 2&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-3"&gt;Day 3&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-4"&gt;Day 4&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-5"&gt;Day 5&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-finale"&gt;Finale&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;France Poker Tour Paris&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris"&gt;Day 1&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris-jour-2"&gt;Day 2&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;WPT - Euro Finals of Poker&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1a"&gt;Day 1A&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1b"&gt;Day 1B&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-2"&gt;Day 2&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jours-3-et-4?start=0"&gt;Day 3 et 4&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-finale"&gt;Finale&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, pas grand chose de plus à raconter sur ces tournois que ce qu'on l'on a déjà publié sur place. A Deauville, je suis tombé malade, cela m'arrive rarement, mais mon corps ne fait pas les choses à moitié : combinaison de grippe, crève, maux de gorge et rage de dents, j'ai manqué deux journées entières que j'ai passées cloué au lit, baignant dans une mare de sueur. Je m'en suis vite remis, je n'avais pas le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Paris, on a assisté à trois cérémonies de remises de prix poker. L'exercice est à la mode. J'en ai moi-même donné un, de prix : celui de la « personnalité poker de l'année » selon le jury des European Poker Awards, je l'ai remis à Tony G, je l'aime bien, mais j'aurais préféré le donner à Jesse May, l'un de mes seuls vrais héros dans ce milieu. Et puis comme les journées de travail n'étaient pas trop longues, j'ai eu le temps de faire un peu de taf' en freelance. J'ai enregistré deux interviews dans les salons de l'ACF, l'une ou les deux devraient paraître prochainement dans 52, cela vous changera des copier-coller de mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, ces deux semaines furent l'occasion de véritablement lancer un nouveau projet que j'avais en tête depuis longtemps : un blog à plusieurs appelé « &lt;a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"&gt;&lt;strong&gt;Les Couvreurs ont la Parole&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ». Un truc sans prétention, vraiment, une petite distraction pour passer le temps, s'essayer à une forme d'expression différente de l'écriture, rien de plus que s'amuser un peu entre amis, Harper, Kinshu, Steven, Jooles et Maanu, mes « Band of Brothers » des médias poker français. L'idée est venue à force de raconter des conneries entre nous sur les tournois à propos de toutes les histoires qu'on entend autour des tables, et entre deux bières après le boulot : pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but n'était pas de se prendre la tête avec un nouveau blog et de nouveaux articles pontifiants et interminables à écrire. Non, il y avait plus simple, plus direct : un enregistreur audio, avec lequel on a juste besoin de cinq minutes tous ensemble pour mettre sur bande l'inspiration du moment, en vitesse, en parlant les uns sur les autres avec le moins de préparation possible. Après, il ne reste plus qu'à mettre en ligne le fichier non monté, joindre un petit laïus pour situer le contexte, et voilà. Bref, un « podcast » comme Pauly et Dan le font depuis deux ans et demi avec Tao of Pokerati, je n'ai pas été cherché l'inspiration bien loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En trois épreuves, on a déjà enregistré vingt épisodes. On parle – un peu – de poker en dressant le tableau des journées de tournoi on se moque – beaucoup – des joueurs, on en fait parler quelques uns au micro (comme le vainqueur de l'EPT de Deauville trois minutes après sa victoire). C'est rigolo, de raconter des conneries dans un micro. Ouais, rigolo, c'est le mot, surtout quand on se retrouve au milieu d'un micro évènement, comme les cérémonies de remises de prix suscités : rarement je me suis autant marré qu'en les commentant en direct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je ne sais pas trop où il va aller ce nouveau machin, et on s'en fout. Peut-être qu'on va en rester aux enregistrements audio, peut-être qu'on va commencer à écrire. On verra. Le but, c'est surtout de se marrer, et si ça fait marrer les autres c'est bien, sinon tant pis, au moins ça nous fera des souvenirs à nous pour quand on sera vieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, j'écrivais que c'était drôle d'être considéré comme un journaliste « poker » alors qu'en fait, je n'écris que très rarement de véritables articles sur le poker. Les hautes sphères de Winamax ont du me lire, puisqu'ils m'ont confié à moi et Harper la charge de la rubrique «&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.wam-poker.com/forums/news-du-poker-par-mimidiz"&gt;&lt;strong&gt;News&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; » du forum Wam-Poker, poste laissé vacant après le départ d'Aymeric (bonne chance à toi !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà donc depuis deux semaines occupé à rédiger chaque jour deux ou trois articles d'actualité, les sujets sont libres, on choisit les thèmes dont on a envie de parler. Ça fait du bien, ça me dégourdit les pattes ankylosées par les « coverages », exercice répétitif à la longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques exemples :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.wam-poker.com/forums/finale-ept-changement-de-cremerie-70750"&gt;Les European Poker Awards&lt;br /&gt;La mode des tournois deepstack lowcost&lt;br /&gt;Le Los Angeles Poker Classic&lt;br /&gt;Le programme des WSOP 2011&lt;br /&gt;La nouvelle ligue de poker d'Annie Duke&lt;br /&gt;La finale EPT déménage à Madrid&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.wam-poker.com/forums/70979"&gt;Nouvelles régles pour les médias aux WSOP 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;C'est un art difficile, la "news". J'ai tendance à toujours faire trop long. Impossible de rester bref. Mais je veux éviter autant que possible de recopier bêtement les communiqués de presse que l'on reçoit, ou les articles publiés par les autres sites. Le but, c'est d'apposer sa patte sur la nouvelle, de prendre un peu de recul, de donner son avis, et tant pis pour l'objectivité, concept surestimé de toute manière. Si c'est pour écrire la même chose que les autres, à quoi bon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement que je vais parler de moins en moins de poker sur ce blog, étant donné que j'ai désormais deux nouveaux supports à ma disposition pour le faire. Ceci dit, j'ai encore plein de thèmes à aborder ici, des articles qui me trottent dans la tête, pas écrits faute de pouvoir leur consacrer le temps qu'ils méritent. En vrac :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'ère du sponsoring est (déjà) révolue&lt;br /&gt;- Le circut pro a perdu de ma magie (Article "vieux con", succès garanti)&lt;br /&gt;- Qui est le meilleur joueur de poker du monde ? (Le but n'étant pas de répondre à la question (idiote) mais de débattre sur les classements du genre Hendon Mob, LivePoker, CardPlayer, etc)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai aussi un projet d'écriture assez ambitieux qui va me prendre pas mal de temps, c'est pour ça que je ne pourrai pas m'y mettre tout de suite, je n'en dis pas plus mais si j'y arrive ça devrait être sympa. Là, j'ai jusqu'au 31 mars pour - enfin ! - terminer la version française de &lt;a href="http://lostvegasbook.wordpress.com/"&gt;&lt;strong&gt;Lost Vegas&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, je sens que je ne vais pas beaucoup dormir durant les quatre semaines à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à mon pote Jérôme que l'on doit le bon mot le plus délicieux de ces deux premiers mois de l'année 2011. On était à Deauville, auu Brok Café, et malgré le nom du rade, il n'y avait pas de joueurs de poker, non, ils se cantonnent à l'O2 ou à Régine, dans le casino. On était avec sa copine et son associé, il y avait déjà plein de verres vides sur la table, des cocktails, des bières. La serveuse s'est pointée et a demandé : « Vous voulez que j'en retire un peu ? ». Et là Jérôme, imperturbable, grand sourire, à tempo : « On retire tout ce qui est négatif, et on garde que l'amour. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est repartie avec les verres, et c'était déjà bien. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7720039702796842064?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/7720039702796842064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=7720039702796842064&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7720039702796842064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/7720039702796842064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/et-on-garde-que-lamour.html' title='Et on garde que l&apos;amour'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1153756953152461515</id><published>2011-02-19T23:59:00.001+01:00</published><updated>2011-02-20T02:32:34.906+01:00</updated><title type='text'>Accumulation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je conserve vraiment trop de choses... J'arrive pas à me résoudre à jeter, j'aime accumuler et ranger dans des boîtes les traces du temps qui file. Et j'aime m'amuser avec mon nouvel appareil photo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s1600/Billets_Avion.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 231px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534297472557346" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s400/Billets_Avion.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Billets d'avion. Vu le bilan carbone, je crois que ça ne sert à rien de voter écolo aux prochaines élections&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HIAiO55oS7Q/TWBG6nws8XI/AAAAAAAACtk/ItLDwJgf58Y/s1600/Hotel_Key_Cards.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 380px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534311604285810" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-HIAiO55oS7Q/TWBG6nws8XI/AAAAAAAACtk/ItLDwJgf58Y/s400/Hotel_Key_Cards.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Clés d'hôtel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-b4r9Eh1qEd4/TWBG6N486MI/AAAAAAAACtU/qRHuDCZuWDw/s1600/Bloc_Notes_Hotels.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 301px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534304659564738" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-b4r9Eh1qEd4/TWBG6N486MI/AAAAAAAACtU/qRHuDCZuWDw/s400/Bloc_Notes_Hotels.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bloc-notes de tables de nuit d'hôtel. Je veux être enterré avec celui du Château-Marmont&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-eBd23bJHUqo/TWBGSYpwyEI/AAAAAAAACsk/iF2aCy6Fs5Q/s1600/Billets_Train.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533620353878082" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-eBd23bJHUqo/TWBGSYpwyEI/AAAAAAAACsk/iF2aCy6Fs5Q/s400/Billets_Train.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Trajets Lille-Paris et Paris-Lille. Mais quel intêret de garder ça, vraiment ? On m'a fait remarquer que je pourrais me confier à &lt;a href="http://www.hoardersanonymous.org/"&gt;Hoarders Anonuymous&lt;/a&gt; , j'y réfléchis&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-yZPBhVqag7A/TWBGSAdLdzI/AAAAAAAACsc/_g_IOCw9-y8/s1600/Argent.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533613858649906" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-yZPBhVqag7A/TWBGSAdLdzI/AAAAAAAACsc/_g_IOCw9-y8/s400/Argent.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Argent liquide dont je n'arrive pas à déterminer la provenance pour la plupart des coupures&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-mmsgAE9PhSY/TWBG675LVRI/AAAAAAAACts/SAxmQEFStxE/s1600/Media_Badges.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 372px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534317008540946" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-mmsgAE9PhSY/TWBG675LVRI/AAAAAAAACts/SAxmQEFStxE/s400/Media_Badges.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des badges d'accréditation pour des tournois de poker. C'est triste, ils n'en donnent plus à l'EPT (un bracelet en plastique générique les a remplacés), du coup ma collection stagne un peu depuis deux ans&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-qwe9QE50dGA/TWBIW9Q_ghI/AAAAAAAACt0/PWewh82w8Xc/s1600/Boites_Allumettes.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 241px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575535897924829714" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-qwe9QE50dGA/TWBIW9Q_ghI/AAAAAAAACt0/PWewh82w8Xc/s400/Boites_Allumettes.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des boîtes et pochettes d'allumettes. Ma relique favorite : celle disant "Pierre Mauroy, le maire de tous les Lillois", sur l'autre côté il y a sa photo&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Bv_V4bTHr1A/TWBVQfkNRcI/AAAAAAAACuE/YPiG5TvveJg/s1600/Cartes_Visite.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 330px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575550080524305858" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Bv_V4bTHr1A/TWBVQfkNRcI/AAAAAAAACuE/YPiG5TvveJg/s400/Cartes_Visite.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je n'ai jamais eu ma propre carte de visite, mais je n'en jette aucune, bien que la majorité des personnes qui me les ont données ont changé de job depuis, où on vu leur compagnie couler&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-MPOqv6v_75c/TWBIXHucgII/AAAAAAAACt8/9-Kk-rcHTd8/s1600/Poker.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575535900732719234" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-MPOqv6v_75c/TWBIXHucgII/AAAAAAAACt8/9-Kk-rcHTd8/s400/Poker.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jetons de casino (si un jour je suis ruiné je saurai quoi faire), cartes de membre de casino, et cartes à jouer... J'ai encore le paquet qui a servi à notre première partie de poker !&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-lnaOtS6i41A/TWBGSSQs6dI/AAAAAAAACss/eKH62iHprgo/s1600/Cartes_Postales.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 275px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533618638154194" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-lnaOtS6i41A/TWBGSSQs6dI/AAAAAAAACss/eKH62iHprgo/s400/Cartes_Postales.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Des cartes postales jamais envoyées. Hé, au moins je les ai achetées, l'intention était là...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-N-_elElAsP0/TWBGSitxzkI/AAAAAAAACs0/clk03z_p_EQ/s1600/Parcs_Nationaux.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 186px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533623055076930" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-N-_elElAsP0/TWBGSitxzkI/AAAAAAAACs0/clk03z_p_EQ/s400/Parcs_Nationaux.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les guides qu'on te donne à l'entrée des parcs nationaux Américains&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-vAJXzBkrW7A/TWBGSxdZKoI/AAAAAAAACs8/nByLg0OMmAU/s1600/Phish_Tickets.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 292px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533627012885122" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-vAJXzBkrW7A/TWBGSxdZKoI/AAAAAAAACs8/nByLg0OMmAU/s400/Phish_Tickets.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tickets de concert de Phish. Le but, c'est de réussir à obtenir les billets lors de la première vente, celle qui se fait auprès du groupe, parce qu'ils sont jolis, sinon on se tape ceux de TicketMaster, avec leur triste look générique, un cauchemar de collectionneur&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KOVrWxvhahU/TWBGYEtyjwI/AAAAAAAACtE/njsLS2Lb1Ls/s1600/Wired_Magazine.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 264px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533718081277698" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-KOVrWxvhahU/TWBGYEtyjwI/AAAAAAAACtE/njsLS2Lb1Ls/s400/Wired_Magazine.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Wired Magazine. Rien à foutre que tous les articles sont &lt;a href="http://www.wired.com/wired/"&gt;disponibles en ligne&lt;/a&gt;, je ne jetterai jamais à la poubelle mes Wired Magazine&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1153756953152461515?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1153756953152461515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1153756953152461515&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1153756953152461515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1153756953152461515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/02/accumulation.html' title='Accumulation'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s72-c/Billets_Avion.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3093558911148827261</id><published>2011-02-18T13:02:00.003+01:00</published><updated>2011-02-18T13:09:25.767+01:00</updated><title type='text'>Le 3-bet light est-il passé de mode ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s1600/king_of_limbs.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 311px; HEIGHT: 310px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5574999683492484866" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s400/king_of_limbs.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ah ah, je vous ai bien eus. Vous croyez vraiment que je vais perdre mon temps à écrire sur le poker le jour où Radiohead sort un nouvel album ? Allez, fermez-moi ces six tables de cash-game (vous le savez bien, que vous allez finir par tout perdre, pourquoi s'entêter ?), et allez télécharger la nouvelle galette, vite, on se dépêche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.thekingoflimbs.com/"&gt;http://www.thekingoflimbs.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, j'ai pas encore écouté. Si ça se trouve, il est nul cet album. Enfin, c'est ce que j'ai pensé des quatre derniers disques de Radiohead durant les dix premières écoutes... Avant de radicalement changer d'avis les vingt suivantes. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3093558911148827261?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3093558911148827261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3093558911148827261&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3093558911148827261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3093558911148827261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/02/le-3-bet-light-est-il-passe-de-mode.html' title='Le 3-bet light est-il passé de mode ?'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s72-c/king_of_limbs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8372107503287363272</id><published>2011-01-24T23:59:00.004+01:00</published><updated>2011-01-25T11:51:50.663+01:00</updated><title type='text'>Fragments de janvier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une nouvelle année qui commence, pleine d'espoirs bien entendu, de promesses de nouveaux départs, du passé faisons table rase, comme on dit, mais je n'ai pas écrit de bonnes résolutions, pas mis à plat de plan de domination du monde pour les douze mois à venir, bref pas énoncé d'engagements de toute façon impossibles à tenir. Je ne vais certainement pas me promettre d'arrêter de fumer en 2011, de faire du sport, de manger moins gras, de laisser tomber la drogue, de boire moins de coups dans des bars, je veux dire, c'est déjà assez difficile d'être heureux comme ça, on ne va pas en plus se dresser des barrières à la con pour compliquer l'affaire, tout de même, hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au plus me suis-je juré de relire régulièrement &lt;a href="http://web.archive.org/web/20080213082423/http://www.marginalia.org/dfw_kenyon_commencement.html"&gt;&lt;strong&gt;cette allocution de l'écrivain David Foster Wallace&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, prononcée il y a quelques années devant une assemblée de jeunes diplômés... En particulier durant ces moments, ils seront nombreux je le sais, où je me sentirai con, bête, méchant, coupable de manque d'humanité, de connerie primaire, cette connerie qui reste le truc le plus facile à partager et à répandre autour de nous. Un texte court, simple, lumineux, un appel à la compassion, rien que d'écrire ce mot j'ai envie de rigoler tellement il paraît ringard, vétuste et poussiéreux en ces temps où le cynisme et la cupidité triomphent. Ce discours est en anglais mais c'est aussi &lt;a href="http://www.amazon.fr/Cest-leau-exprim%C3%A9es-significative-compassion/dp/2846262470"&gt;&lt;strong&gt;disponible en français en librairie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. J'aime pas donner des ordres mais faites-moi plaisir, lisez le aussi, prenez votre temps, vous en avez pour vingt minutes à peine, raison de plus pour prendre le temps de peser chaque phrase, et de réfléchir un tout petit peu, bon j'arrête de faire le prêcheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois en quatre ans, je n'ai pas entamé l'année nouvelle par un voyage aux Bahamas, son île « paradisiaque » Atlantique et sa PokerStars Carribean Adventure. Je n'avais pas trop envie d'y retourner, de toute façon, et cela tombait bien, car les joueurs du Team Winamax non plus. Pas besoin d'y aller faire un reportage dans ce piège à touristes, donc. Vu de loin, le Main Event à 10,000$ n'a semble t-il rien vu se produire qui sorte de l'ordinaire – il y a eu le même nombre de joueurs que l'an passé, la plupart des finalistes étaient des jeunes de 20 ans sortis de nulle part ayant abandonné leurs études pour devenir pros, et c'est l'un d'entre eux qui a gagné, bref, la routine. Mais j'aurais tout de même bien aimé être là pour assister à la victoire de mon amie Kristin « Change100 » Bihr dans le Ladies Event à 1,000$. Voilà un résultat qui fait plus que plaisir. Change n'a pas eu une année 2010 facile, s'étant fait lourder de son job chez PokerNews alors qu'elle était leur auteur la plus qualifiée et la plus talentueuse – mais cela semble être la politique maison, ces derniers temps, virer les auteurs avec de la bouteille pour les remplacer par des bleu-bites qui coutent moins cher, l'argent a toujours été un problème dans les médias poker, et cela ne va pas aller en s'arrangeant. Au chômage, elle s'est donc retrouvée avec plein de temps libre pour décrocher sa place sur PokerStars depuis son appart à Los Angeles, et pour une fois, le conte de fées ne s'est pas révélé être une chimère marketing à la con : Kristin a été jusqu'au bout, battant 96 compétitrices (dont Vicky Coren et Lauren Kling en finale) pour s'adjuger le titre, et un joli paquet de billets qui vont lui permettre de voir venir pour la saison à venir, au moins : 29,798 dollars. Bon, le fisc américain va surement lui en taxer un tiers, mais qu'importe. Je vous invite à lire le compte rendu de Kristin ici (&lt;a href="http://potcommitted.blogspot.com/2011/01/beyond-fairy-tale-2011-pca-ladies-event.html"&gt;&lt;strong&gt;première partie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) et là (&lt;a href="http://potcommitted.blogspot.com/2011/01/beyond-fairy-tale-2011-pca-ladies-event_19.html"&gt;&lt;strong&gt;deuxième partie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;), ainsi que &lt;a href="http://www.pokerstarsblog.com/pca/2011/2011-pca-kristin-bihr-wins-luxury-ladies-077613.html"&gt;&lt;strong&gt;son interview post-victoire et un court article&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sur le blog de PokerStars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, on se souviendra aussi de cette PCA 2011 pour la révélation du plus gros secret de polichinelle de ces dernières années dans le milieu : oui, Isildur1, la star des high-stakes online récemment signée chez PokerStars, s'appelle bel et bien Viktor Blom dans le civil. Shaun Deeb ne me racontait donc pas des conneries quand il me confirmait la chose il y a plus d'un an &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/11/shaun-deeb-linterview.html"&gt;&lt;strong&gt;dans l'interview donnée à ce blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la place des Bahamas, je suis donc resté à Paris. Je n'y habite toujours pas officiellement, je trouve toujours une excuse pour repousser à plus tard la quête d'un appartement, mais un bon ami m'a laissé les clés de son logis durant ses vacances, j'ai donc pu passer pas mal de temps dans la capitale. Bilan provisoire après trois semaines : cette ville va me transformer en alcoolique à toute vitesse. Quand je rentre à Lille après le boulot, c'est facile : il est tard, je suis naze, je comate devant l'ordi avant de m'écrouler au lit. A Paris, c'est une autre histoire. Le téléphone sonne, il y a toujours une soirée dans appart', puis un bar, puis un autre dans un autre bar, allez, tu va pas rentrer si tôt, la nuit est jeune, et toi aussi, tiens, cette boîte qui vient d'ouvrir, elle est sympa, fais pas chier, tu nous suis, et du coup, le lendemain, tu arrives au boulot avec quatre heures de retard en espérant que personne n'aie remarqué. Je n'en suis pas encore à faire des « Grand Chelem » à la Harper (sortir 5 soirs de suite, d'ailleurs à Prague mon collègue a réussi le mega Grand Chelem avec sept soirées consécutives, soit le score maximum rpermis par la durée de son séjour), mais la situation est toute de même assez préoccupante. J'en parlerai à mon barman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces jours-ci, je fête mes trois ans chez Winamax. Il n'y a pas vraiment de date d'anniversaire précise. J'ai couvert mon premier tournoi pour eux en décembre 2007 à Prague (avec la victoire d'Arnaud Mattern, on ne pouvait commencer de meilleure manière), j'ai continué aux Bahamas en janvier (victoire d'ElkY, pas mal non plus), mais ce n'est que deux mois plus tard que j'ai officialisé mon entrée dans la boîte, en signant le contrat à mon arrivée à Londres. Je ne suis pas mécontent d'avoir tenu aussi longtemps, d'autant que dans mon secteur d'activité, le jeu des chaises musicales est la règle plutôt que l'exception, avec des tas de mecs qui voguent de boîte en boîte, des fois parce qu'ils sont tellement forts qu'ils sont demandés partout, mais la plupart du temps pour la raison exactement inverse, ils sont tellement nuls et incompétents qu'ils n'arrivent à faire illusion que quelques mois, un an au max avant de devoir fuir ailleurs, c'est faisable, l'industrie est encore jeune et amateur. J'imagine que je dois me situer entre les deux. Les diffamateurs anonymes de chez Poker-Actu (un job qui, on dirait, paie suffisamment pour leur permettre de s'offrir des Porsche, content pour eux, l'argent c'est pas mal quand même) ricanent en écrivant que je « croupis depuis trois ans chez Winamax ». Oui, c'est une manière de voir les choses, pourquoi pas. Mais peut-être que je me sens tout simplement bien chez Winamax. C'est une bonne boîte, voyez-vous. Il y a trois ans, je me pointais pour la première fois dans les bureaux de Londres, il y avait peut-être six ou sept employés dans ce minuscule deux pièces près d'Oxford Circus. Le mois dernier, on était 70 à fêter Noël dans un bar de Paris, et en observant tous ces gens passionnés et passionnants, d'agréable compagnie, talentueux dans ce qu'ils font, que ce soit au marketing, au support, à la compta, à la technique, en réalisant le chemin parcouru, je me suis dit que j'étais bien content de bosser avec eux, que j'arrivais tous les matins au bureau avec le sourire, et que je me voyais mal aller voir ailleurs dans ce secteur. Qu'est-ce qu'il y a de mal à avoir envie de rester fidèle à une place où l'on est bien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, quatre collègues m'ont persuadé de les accompagner dans un cercle de jeu pour disputer un tournoi de poker. Si ma mémoire est bonne, cela faisait deux ans que je n'avais pas joué au poker à Paris. Pourquoi pas. Je me suis donc pointé à Cadet, la dernière fois que j'y avait été l'endroit s'appelait encore Concorde, c'était avant la fermeture administrative décidée par les autorités après une histoire d'employés au noir, ou un truc dans le genre. On était 54 pour ce tournoi à cinquante euros (une recave autorisée, je l'ai prise), et je ne me souviens pas de grand chose, à part que ce fut une partie assez géniale puisque j'ai terminé second, je ne me souviens pas comment j'ai fait, il me semble que je n'ai pas fait trop de bêtises, j'aurais même pu gagner si ce n'avait été pour le dernier coin-flip. On était trois employés Winamax en finale, ce fut tendu mais on a réussi à se glisser parmi les sept places payées. J'ai pris 700 euros pour ma deuxième place (ma plus grosse victoire en live, gagne-petit que je suis), plus un ticket me donnant le droit de jouer un « deep-stack » à 200 euros, je retournerai donc à Cadet dans quelques semaines, c'était une soirée sympa, j'ai même croisé un fantôme du passé, son apparition inopinée m'a fait chaud au cœur. Si tu me lis... Je t'appelle bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amis helvètes de Slowrolled, dont j'ai fait la pub il y a peu, m'ont décerné deux trophées après un vote de leurs lecteurs : meilleur journaliste poker de l'année, et &lt;a href="http://slowrolled.com/slowrolled-awards-2010-le-meilleur-blog/"&gt;&lt;strong&gt;meilleur blog de l'année&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. C'est sympa, d'être considéré comme un journaliste, qui plus est le meilleur, alors que finalement, je n'ai écrit que très très peu d'articles ces douze derniers mois ressemblant nécessitant un véritable travail de journaliste, contrairement aux confrères de MadeInPoker, PokerNews et d'autres qui pondent des news et enquêtes tous les jours. Merci, donc, les amis, vous êtes beaucoup trop gentils et indulgents. Je ne suis qu'un humble bonimenteur à la solde du grand capital ayant raté son concours d'entrée à l'école de journalisme, ne l'oubliez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, puisqu'on parle de journalisme, petit cas de conscience : les organisateurs des « &lt;a href="http://www.francepokerawards.com/"&gt;&lt;strong&gt;France Poker Awards&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; » m'ont invité à faire partie du jury qui remettra dans deux semaines des récompenses telles que « performance de l'année », « joueur online de l'année », « innovation de l'année », « pub télé de l'année », ce genre de choses. Après avoir cogité 24 heures, j'ai poliment refusé l'invitation. C'est pas pareil que de voter au Poker Hall of Fame. De part ma position chez Winamax, je me voyais un peu mal donner mon avis pour décerner des trophées où Winamax à une chance de gagner dans à peu près toutes les catégories. Je veux dire, pour moi l'innovation de l'année, c'est le soft Winamax sur iPhone, il est génial ce programme, mais est-ce qu'on va penser une seconde que je suis sincère si je défends cette position devant le jury ? Pareil pour la pub télé, celle de Winamax m'a fait plus marrer que les autres. Et le tournoi online de l'année ? Bah, la Sunday Surprise, c'est pas mal du tout non ? C'est mignon, c'est fun, c'est novateur, on reçoit des tonnes de mails chaque semaine, pour nous dire que c'est génial, bref, ça plaît. Tout cela, je le penserais surement pareil si je travaillais ailleurs, mais étant donné que c'est Winamax qui signe mon chèque à la fin du mois, j'ai dans cette situation surtout le droit de fermer ma gueule, et de laisser des personnes un peu plus neutres faire leur choix en espérant que mon employeur où les joueurs qui le représentent remportent la mise dans les catégories où ils le méritent. Si je fais partie du jury, cela va discréditer l'organisation de ces trophées, et surement moi aussi. C'est perdant-perdant, cette histoire. Je fold, donc, mais j'irai surement faire un tour à l'Aviation pour voir ce que ça donne. J'aime bien les distributions de bons points, ça me rappelle l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, je n'ai pas écrit d'article interminable racontant l'année qui vient de se terminer. La tradition s'est perdue. Je me suis dit qu'en fait, ce genre de compte-rendu barbant était aussi chiant pour vous à lire que pour moi à écrire. Finalement, mon année 2010, on peut aussi bien la résumer en quelques chiffres, ça ira plus vite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;43&lt;/strong&gt; avions, dont &lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; ratés, donc en réalité ça fait &lt;strong&gt;39&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;13&lt;/strong&gt; pays, mais je sais pas si Monaco compte pour un pays&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;38&lt;/strong&gt; hôtels, la plupart étaient bien, et aussi&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;11&lt;/strong&gt; amis sympas qui m'ont prêté leur lit ou leur canapé à Londres, Los Angeles, Barcelone, et Paris&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; déménagement, Londres me manque encore&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;8&lt;/strong&gt; concerts de Phish à Berkeley, Atlantic City et New York&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt; tournois joués, dont deux tournois non-gagnés, à Dublin et Tallinn&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;135&lt;/strong&gt; journées à « regarder des types jouer aux cartes », ce qui représente :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;18&lt;/strong&gt; tournois couverts - dont &lt;strong&gt;9&lt;/strong&gt; EPT - plus les &lt;strong&gt;55&lt;/strong&gt; épreuves des WSOP&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; braquage commenté en direct&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; invitation à l'émission du World Poker Tour sur Canal+ avec mon boss Patriiiiiick&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;51&lt;/strong&gt; journées en transit, à attendre des avions, des trains, des taxis pour aller d'un point A à un point B&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;107&lt;/strong&gt; journées où j'ai dormi à la maison, le reste ailleurs&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;54&lt;/strong&gt; journées au bureau, qui a dit « absentéisme » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de « best-of » de l'année, donc, mais pour ceux qui veulent revisiter la cuvée 2010 de ce blog – où j'ai écrit moins fréquemment, mais mieux, je pense - il y a quelques articles dont je ne suis pas mécontent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/01/theres-no-off-record.html"&gt;&lt;strong&gt;There's no off the record&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur la première décade du 21ème siècle&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/02/carnaval.html"&gt;&lt;strong&gt;Carnaval&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur le costume de joueur de poker que j'enfile une fois de temps en temps&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/03/push-is-win.html"&gt;&lt;strong&gt;Push is a win&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur ma relation ambivalente avec Las Vegas&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/03/i-made-news-today-oh-boy.html"&gt;&lt;strong&gt;I made the news today oh boy&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur le hold-up à Berlin&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/05/le-meilleur-album-de-rockn-roll-de-tous.html"&gt;Le meilleur album de rock de tous les temps&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, à propos &lt;em&gt;Exile on Main Street&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/05/vegas-101.html"&gt;&lt;strong&gt;Vegas 101&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le guide d'une journée parfaite dans la Ville du Vice&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/05/vivons-heureux-en-attendant-la-mort.html"&gt;&lt;strong&gt;Vivons heureux en attendant la mort&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, où comment trouver un lien entre la fin du monde et un tournoi de poker à 50,000$ l'entrée&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/dont-stop-believing.html"&gt;&lt;strong&gt;Don't Stop Believing&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur la résurrection pokéristique de Michael Mizrachi&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/durrrr-factor.html"&gt;&lt;strong&gt;The durrrr Factor&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, à propos d'une journée où le monde du poker a tremblé sur ses fondations&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/le-clasico-francais.html"&gt;&lt;strong&gt;Le Clasico français&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, sur l'affrontement tant attendu entre deux géants du poker tricolore&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/another-day-at-office.html"&gt;&lt;strong&gt;Another day at the office&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Ivey remporte un bracelet aux WSOP : la routine !&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/08/into-wild.html"&gt;&lt;strong&gt;Into the Wild&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, récit du traditionnel road-trip post WSOP&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/08/oak-las-lhr-hel-tll.html"&gt;&lt;strong&gt;OAK &gt; LAS &gt; LHR &gt; HEL &gt; TLL&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, cinq aéroports en 48 heures (tiens, c'est mon préféré celui-là, je me suis beaucou marré en l'écrivant)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/09/glamorama.html"&gt;&lt;strong&gt;Glamorama&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, peur et dégout à Cannes&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/vous-cognac-jay.html"&gt;&lt;strong&gt;A vous Cognac-Jay&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, la fin de ma carrière de commentateur à l'EPT&lt;br /&gt;&lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/poker-hall-of-fame-mon-vote.html"&gt;&lt;strong&gt;Poker Hall of Fame : mon vote&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et puis mes trois compte-rendus de la PCA 2010 sur le blog de Pauly, c'est les seuls articles que j'ai écrits en anglais l'année dernière il me semble, je les aime bien :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://taopoker.blogspot.com/2010/01/week-in-review-by-pauly-los-angeles-ca.html"&gt;&lt;strong&gt;Dispatches from the Coral Bar&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, là, maintenant, tout de suite, il y a du boulot avec Deauville, je vous en parle demain, car là je vais me coucher.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8372107503287363272?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/8372107503287363272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=8372107503287363272&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8372107503287363272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/8372107503287363272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/01/fragments-de-janvier.html' title='Fragments de janvier'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5846429924614764103</id><published>2011-01-05T00:20:00.001+01:00</published><updated>2011-01-05T00:20:52.117+01:00</updated><title type='text'>Les Trophées des Couvreurs 2010</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Quand six journalistes poker se réunissent autour de l'apéro pour fêter la nouvelle annéee, c'est l'occasion parfaite - entre le champagne et les amuse-gueule - de faire un petit bilan sans prétention de celle qui vient de s'achever, sous forme d'une petite remise de trophées tout à fait non-officielle. Pas de prise de tête, on limite les catégories au minimum, pas de vote à la con non plus, chacun écrit ce qu'il veut, comme il veut, voici donc les premiers Trophées des Couvreurs, en même temps que démarre &lt;a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"&gt;un nouveau blog collectif &lt;/a&gt;dont, bien entendu, on a absolument aucune idée de ce qu'on va en faire. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un tournoi&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeagpXUQI/AAAAAAAACoA/-1gugo0CGKA/s1600/maanu.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 95px; FLOAT: left; HEIGHT: 125px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460543382540546" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeagpXUQI/AAAAAAAACoA/-1gugo0CGKA/s400/maanu.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Emmanuel "Maanu" Vanglabeke (River Tells)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Honnêtement, je sais pas trop. Par défaut, je dirais le World Poker Tour &lt;strong&gt;Marrakech&lt;/strong&gt;. Première fois que j'étais sur un tournoi sans faire de reportage en direct, et j'ai donc pu profiter de plein d'autres choses au lieu de perdre mon temps à raconter que As-Roi a battu une paire de Dames. Première « vraie » interview aussi avec Liz Lieu. Un peu de détente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien "Jooles" Gaignard (Freelance)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Si l’on retire les WSOP qui sont tout simplement hors catégorie, je dirais que mon tournoi préféré est le Main Event du &lt;strong&gt;Partouche Poker Tour&lt;/strong&gt;. C’est le seul événement (hormis les WSOP) qui regroupe autant de joueurs d’un tel niveau. En plus de tout le gratin français, on retrouve aussi de nombreux étrangers. L’édition de cette année a vu notamment Phil Ivey et Tom Dwan s’asseoir aux tables. De plus le cadre est magnifique et l’accueil fait à la presse est toujours excellent. Après chaque tournoi est unique et offre son lot de bons moments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kevin "Harper" Noblat (Winamax)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : L’Euro City Poker Tour à Barcelone. 2,750 euros l’entrée, 291 joueurs, et la victoire finale de Fabrice Bachellez. Un vrai rêve. Non, je déconne, c’était naze. Le circuit que j’ai adoré couvrir fut le &lt;strong&gt;France Poker Tour&lt;/strong&gt;. C’est très enrichissant de se retrouver auprès des amateurs. Avant de rejoindre le « circuit », j’étais un joueur de club, et plutôt du genre actif : je faisais en effet partie du conseil d’administration de Poker@Lyon. Retrouver ces joueurs amateurs est un vrai bonheur qui nous permet de nous souvenir pourquoi on fait ce boulot : afin de faire découvrir ce formidable jeu qu’est le poker (et parce que c’est pas trop chiant et plutôt bien payé, aussi). La finale fut également appréciable : je suis parti à la rencontre de dizaines de membres de Wam-Poker, une communauté que je connaissais bien moins que Club Poker jusqu’à maintenant. J’y ai rencontré de vraies personnalités. Le face à face final entre Valentin Messina (futur vainqueur) et Freddy Deeb fut également un régal. Avec Benjo, nous nous sommes livrés à un exercice particulier : raconter toutes les mains, sans exception ! Le résultat fut probant et le sentiment du devoir accompli au rendez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien "Kinshu" Bochereau (Club Poker)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : J'ai apprécie le &lt;strong&gt;Winamax Poker Open&lt;/strong&gt; qui s'est déroulé à Dublin en septembre. L'ambiance générale était top, la bière a coulé à flots, et en plus c'était du 6-handed. Je me suis bien amusé avec mes petits camarades (Benjo et Harper), même lors de la table finale, qui était pourtant interminable (on s'est couché vers 8h du matin je crois).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Benjamin « Benjo » Gallen (Winamax)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Au milieu des tournois oubliables (de plus en plus nombreux avec le temps qui passe, lassitude aidant – sans vouloir apparaître blasé), je retiens l'European Poker Tour à &lt;strong&gt;Deauville&lt;/strong&gt;, très très fun avec tous les livetards qu'au fond, on affectionne car ils nous donnent des expressions cultes et des mains dont on reparle encore un an plus tard, surtout &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2010-jour-1b?postid=1832844"&gt;quand est assez chanceux pour les capturer en vidéo&lt;/a&gt;. Un régal, impossible de s'ennuyer, on court toute la journée, les infos pleuvent, et vu le nombre de potes présents on est quasi assuré d'en voir au moins un faire un deep run. Le Winamax Poker Open était un bonheur, avec de nombreux joueurs amateurs ou semi-pros (beaucoup moins prise de tête que les « vrais » pros) Après, il faut citer le Main Event du Partouche Poker Tour à Cannes. Cette édition à eu son lot de problèmes, mais il faut tirer un coup de chapeau au groupe Partouche pour avoir construit en seulement trois ans un tournoi d'envergure internationale, l'un des dix plus gros de l'année, que personne ne veut rater, même les Ivey, Mizrachi et Dwan, et ce en s'aidant uniquement d'eux-mêmes, sans satellites online (la clé du succès de l'EPT, par exemple), juste avec leur réseau de casinos (très fourni il est vrai). Ils partaient de loin, et ils ont réussi presque immédiatement. Enfin, il y a bien sur les WSOP, qui restent à part, de part leur ancienneté, leur prestige, toutes les variantes proposées. Pendant six semaines chaque année, Las Vegas et ses WSOP sont le centre de la planète poker, et le jour où j'en aurai terminé avec le poker, je crois que cela sera le seul festival à me manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Steven "Bensimon" Liardeaux (MadeInPoker)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : On est d'accord que les WSOP à Vegas, c'est quelque chose à part, n'est-ce pas ? Bon alors dans ce cas, je retiendrais le &lt;strong&gt;Chilipoker Deepstack à Marrakech&lt;/strong&gt;, disputé en novembre. Pour la simple et bonne raison que pour un buy-in assez modeste (500€), l'ambiance y était vraiment différente, beaucoup plus détente, plus cool finalement... et... et... nos deux superstars reporters ont été loin ! Quel bonheur d'assister au magnifique parcours de Ronan "Roroflush" et Kévin "Harper" Noblat, qui ont tous les deux atteint la table finale. Je pense que je n'arriverai pas à oublier cette anecdote : au dinner break, au buffet, je me retrouve à la table d'Harper, nous discutons de son tournoi, et il m'annonce alors être tombé à 25 000 (sur un tapis de base de 50 000). Cinq heures plus tard, à la fin de la journée, je le recroise dans le casino : "alors Harper, tu finis ta journée à combien?" "500 000 ! " "Ah ah la bonne blague! non mais sérieux ?" "500 000, crois moi !" Je savais que la journée du lendemain allait vraiment être palpitante, je n'ai pas été déçu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un voyage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Oui, parce que nous couvreurs, on aime bien aussi sortir du casino quand c'est possible, et découvrir des trucs chouettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Emmanuel Vanglabeke&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Las Vegas&lt;/strong&gt; pendant les World Series of Poker. Pour la première fois j'ai – et me suis donné – le temps de faire autre chose que couvrir. Et j'adore cette ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVGQZbbI/AAAAAAAACnw/2IBGKUEn1Iw/s1600/jooles.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 104px; FLOAT: left; HEIGHT: 125px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460450399153586" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVGQZbbI/AAAAAAAACnw/2IBGKUEn1Iw/s400/jooles.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Gaignard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Je ne vais pas être très créatif sur ce coup-là. La meilleure destination est sans nul doute&lt;strong&gt; Las Vegas&lt;/strong&gt;. C’est l’endroit où l’on passe le plus de temps dans l’année et où l’on a vraiment l’occasion de faire autre chose en dehors du tournoi. Car on voyage souvent mais on a jamais de moments libres pour visiter le pays où l’on se trouve. Vegas est l’exception. Et pour ne rien gâcher c’est là que l’on passe les plus belles soirées. Ensuite juste derrière l’endroit que j’ai préféré, même si le temps n’était pas terrible, c’est les Bahamas. Le soleil et la chaleur au mois de janvier il y a rien de mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kevin Noblat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Pour faire original,&lt;strong&gt; Las Vegas&lt;/strong&gt;. A peine le cap des 21 ans franchi (c’est tout juste l’âge légal pour jouer et boire aux Etats-Unis !), j’ai pu me rendre à La Mecque des joueurs de poker. Aussitôt arrivé, j’ai passé une soirée énorme avec Alexonmoon, Solody et Seb Sabic. C’était tout ce que j’avais imaginé : la démesure et la folie. Je vous invite à relire &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2010-jour-1?postid=2101033"&gt;l’article que j’avais écrit à mon arrivée&lt;/a&gt;. Par la suite, les deux mois ont filé à toute allure. Et je n’ai déjà plus qu’une envie : être en mai pour y retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Bochereau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Cette année, j'ai bien aimé la station de Golden Sands, en &lt;strong&gt;Bulgarie&lt;/strong&gt;, où se déroulait un Unibet Open. Un open bar sur la plage qui finit en boîte, puis en after dans une cabane où on s'est bien cagoulés. Une station balnéaire mixée à un parc d'attraction, et en plus les brokes étaient les bienvenus, avec la pinte à deux euros et la pizza à cinq. J'adore !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Benjamin Gallen&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Je n'ai pas eu l'occasion de visiter beaucoup de nouvelles destinations grâce au poker cette année. Je suis surtout revenu aux mêmes endroits, certains que j'adore comme San Remo (pour bouffer) ou Prague, d'autres qui sont faussement bien (à mon goût), comme Monte Carlo ou les Bahamas. J'ai été pour la première fois à Berlin, mais on a jamais eu le temps de sortir. Tallin (Estonie) était superbe, mais j'ai fait la gueule car j'ai sauté comme une merde de mon premier EPT en tant que joueur. Au final, je vais être obligé de dire &lt;strong&gt;Las Vegas&lt;/strong&gt;. J'ai une relation ambivalente haine/amour avec cette ville que j'ai visité quinze fois et qui incarne tellement de choses maléfiques (n'ayons pas peur des mots) mais il y aussi suffisamment de choses que j'y aime pour que je ne puisse m'en lasser : tous les potes sont là, et on peut bouffer, danser, jouer, baiser, se droguer 24 heures sur 24h. Et puis c'est là qu'on trouve le In-N-Out, bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Steven Liardeaux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : La question ne se pose même pas, l'Award revient immédiatement à &lt;strong&gt;Sin City&lt;/strong&gt; ! Vivre 5 semaines dans la cité du jeu, croiser tous les jours Phil Ivey, Daniel Negreanu, Tom Dwan ou encore Jason Mercier, et découvrir un monde de la nuit complètement inédit, seul Vegas peut offrir ça. Certes il faisait 45°C dehors et 15° à l'intérieur, c'était difficile de ne pas tomber malade. Certes, on bossait comme des chiens de midi à minuit tous les jours... mais quel pied mes amis, quel pied ! Pour rien au monde je ne voudrais manquer cette destination à l'avenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un joueur &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre coup de coeur de l'année, qui ne doit pas forcément être un joueur ayant gagné tous les tournois qu'ils a joués, mais plutôt quelqu'un qui vous a plu un peu plus que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Emmanuel Vanglabeke&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Ronan « &lt;strong&gt;Roroflush&lt;/strong&gt; » Monfort, parce qu'il symbolise un peu ce que je croyais pouvoir faire quand j'ai commencé ce métier il y a quelques années, passer de couvreur à joueur. Même si ce n'est que le début pour lui, il me fait rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Gaignard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Je ne peux pas dire si j’ai vraiment un joueur préféré. C’est plus des affinités avec certains. Je dois avouer que j’ai un plaisir particulier à voir perfer des joueurs comme Arnaud Mattern, Nicolas Levi, Philippe Ktorza,Thomas Bichon ou Jean-Paul Pasqualini, car au-delà du joueur de poker j’apprécie particulièrement les hommes qu’ils sont. Après comment ne pas citer Phil Ivey que j’ai eu le privilège d’interviewer et surtout de voir remporter son huitième bracelet WSOP cet été. Cet homme est vraiment une machine. Au niveau international, il y a deux joueurs qui m’ont vraiment marqué par leur niveau de jeu cette année, et étrangement (ou pas) ces deux hommes sont danois. Il s’agit de Theo Jorgensen, vainqueur du WPT Paris et auteur d’un deep run dans le Main Event des WSOP et Allan Baekke qui a remporté l’EPT Snowfest et qui a bien failli réaliser le doublé et le back to back à l’EPT San Remo. Sinon après j’apprécie énormément de joueurs sur le circuit qu’ils soient ou non connus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVKBdjsI/AAAAAAAACno/2057vQl8Nxk/s1600/harper.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; FLOAT: left; HEIGHT: 114px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460451410251458" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVKBdjsI/AAAAAAAACno/2057vQl8Nxk/s400/harper.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kevin Noblat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Mon joueur de l’année 2010 est &lt;strong&gt;Cyril « DonLimit » André&lt;/strong&gt;. Certes, parmi ses potes, Alex Luneau ou encore Rui Cao ont fait de plus impressionnants swings en cash-games. Certes, Nico Levi ou Marc Inizan ont plus gagné en tournoi. Mais par son désir de progresser, sa permanente remise en question et des résultats probants, Cyril est celui qui m’a le plus impressionné. Au printemps dernier, nous nous étions rendus chez DonLimit et Alexonmoon avec Guignol et Furax, histoire de passer un week-end londonien. Je me souviens que c’est alors Cyril qui posait les questions à Guignol, mais, déjà, il commençait à bousculer les théories, imposant ses propres concepts. Quelques mois plus tard, Cyril a pris plusieurs centaines de milliers de dollars sur les tables de cash-game en ligne, et autant en tournoi, atteignant notamment les finales du France Poker Tour et du Partouche Poker Tour, mais remportant aussi une belle victoire à l’occasion de l’Evian Poker Open. A côté de ça, Cyril reste humble et plongé dans son jeu. On boit toujours autant de bières et on continue d’aller au stade pour mater des matches. C’est tout ce qu’on aime, et j’espère que l’ami « Don » fera au moins aussi bien en 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Bochereau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Arnaud Mattern&lt;/strong&gt;. Il sait bien relater les coups qu'il a joué et en plus il envoie directement des SMS pour les raconter quand on était pas devant la table ! J'adore également Arnaud car il joue très bien et que c'est le joueur pro auquel je m'identifie le plus (au niveau du style de jeu). C'est accessoirement un bon pote et un excellent camarade dans les soirées&lt;em&gt; degens&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Benjamin Gallen&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : J'aime bien charrier les pros (dans leur dos de temps en temps mais le plus souvent en face), mais il y en a quand même pas mal que j'apprécie beaucoup (heureusement), et il y a autant dont les performances m'ont impressionné cette année (Tom Dwan, Michael Mizrachi, Vanessa Selbst, Cyril André et Alex Luneau pour la France, entre autres...) Mais en fait, j'ai bien envie de voter pour &lt;strong&gt;Vikash Dhorasoo&lt;/strong&gt;, juste histoire de faire le malin. Vikash, c'est pas un pro, c'est pas le mec qui a le plus gagné cette année, c'est pas le mec qui joue le mieux, et c'est même pas le mec le plus enthousiaste vis à vis du poker. Mais ça fait partie de son charme, et derrière la provoc' qu'il a depuis toujours se cache quelqu'un de bien, généreux, bon vivant, qui dit ce qu'il pense, quitte à se planter, au moins il a pris le risque. Et en ce qui concerne le poker, c'est un joueur gagnant, tout de même. Je ne sais pas s'il pourrait être pro (il n'en aura jamais envie, de toute façon), mais sa balance est positive, en tournoi comme en cash-game, en live comme online. J'aime bien l'observer, hilare, en train de rendre fou les meilleurs « regs » de Winamax autour des plus grosses tables du site, avant de remporter la finale du Barrière Poker Tour l'air de rien, les mains dans les poches, pour ensuite publier un article sur le blog du Team Winamax expliquant que finalement, &lt;a href="http://www.team-winamax.com/la-solitude-du-joueur-de-poker/"&gt;un joueur de poker est quelqu'un de très seul&lt;/a&gt;, dont le triomphe est difficilement partageable avec autrui. Une opinion qui allait à coup faire débat et lui attirer des critiques, mais il s'en fout Vikash, car il sait qu'au fond, tout cela n'est pas très sérieux, et c'est bien de le rappeler de temps en temps, avant d'entamer une nouvelle partie de cartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Steven Liardeaux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : C'est dur, très dur de choisir UN joueur ! J'en ai découvert des dizaines cette année... mais allez, puisqu'il faut se mouiller, je dirais... &lt;strong&gt;Vanessa Hellbuyck&lt;/strong&gt; ! Pourquoi ? Parce que le ladies qu'elle a remporté, était tout simplement le premier tournoi que je couvrais pour Madeinpoker à Vegas, parce qu'elle a incarné à elle seule le rêve américain, parce que la foule en délire dans les tribunes, c'était juste l'un des meilleurs moment de cet été, parce que j'ai presque jamais été aussi fier de chanter la main sur le coeur la Marseillaise devant un parterre d'américain sur le cul ! Pour toutes ces raisons, Vanessa est ma number one.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une photo&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR36yYE3M_I/AAAAAAAAChA/pBBZGmP84k0/s1600/darcourt_apres.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556873258608309234" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR36yYE3M_I/AAAAAAAAChA/pBBZGmP84k0/s400/darcourt_apres.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Emmanuel Vanglabeke&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Il y en a plein, mais j'ai une tendresse particulière pour celle-ci, shootée par Jules Pochy lors de la table finale du $3,000 triple chance des WSOP, alors que Guillaume venait de remporter un pot. Il kiffe, et ça se voit, j'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR36yshCNsI/AAAAAAAAChI/A2f77cnbdjU/s1600/roberto-romanello-851428.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 322px; HEIGHT: 281px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556873264095180482" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR36yshCNsI/AAAAAAAAChI/A2f77cnbdjU/s400/roberto-romanello-851428.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Gaignard&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : C’est très dur de sélectionner une seule photo, il y en a eu tellement de prises... C’est un peu comme si on demandait aux photographes de l’Equipe de choisir une photo unique. Mais bon, on va essayer quand même. En poker pur je choisirais une des dernières photos de l’année prise par Kinshu ou Tapis_Volant (je ne sais plus) lors de l’EPT Prague. Il s’agit de celle du vainqueur de l’épreuve, Roberto Romanello. Alors que généralement les vainqueurs de gros tournois sont contents mais sans plus, voir Romanello en larmes au moment de soulever le trophée a été particulièrement émouvant. J'ajouterais aussi &lt;a href="http://www.poker-magazine.fr/coverage/wp-content/uploads/2010/06/MG_7731.jpg"&gt;la photo de Phil Ivey lors de sa victoire à Vegas cet été sur le 3 000 $ H.O.R.S.E&lt;/a&gt;. Juste pour le plaisir d’avoir assisté à l’événement. Sinon il y aussi toutes les photos des «coulisses» des coverage avec une préférence pour &lt;a href="http://www.facebook.com/photo.php?fbid=402206489929&amp;amp;set=a.372279744929.156000.649454929&amp;amp;pid=4436825&amp;amp;id=649454929"&gt;celles prises avec Sara Underwood avec Roro et Harper&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSNNfB0lMCI/AAAAAAAAClg/poWU_0mRwd8/s1600/dsc7632o.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 268px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558371560565583906" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSNNfB0lMCI/AAAAAAAAClg/poWU_0mRwd8/s400/dsc7632o.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kevin Noblat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Une photo signée Jaybee lors de son coverage OFF du PPT Cannes. C’est parfait, tout simplement. N’oublions pas non plus ce chef d’œuvre : cette jeune demoiselle (j’ai appris plus tard qu’il s’agissait de Sara Underwood, playmate de l’année 2007) avait &lt;a href="http://www.winamax.com/img/coverage/WSOP2010/MEDay1A/Harper-Diamond1.jpg"&gt;insisté pour poser à mes côtés&lt;/a&gt; [ND Benjo : qui y croit ?]. J’ai gentiment accepté. Enfin, j’ai trouvé sympa de voir Jean-Paul Pasqualini &lt;a href="http://www.winamax.com/img/coverage/WPTAmneville/Day3/DSC_0329.JPG"&gt;observer le sacre de Vanessa Selbst au Partouche Poker Tour depuis mon ordinateur&lt;/a&gt;, lui qui était alors tenant du titre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSNgek3B6FI/AAAAAAAAClo/EjHEF3Le8Q4/s1600/ivey-jouit-353100.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 268px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558392443512154194" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSNgek3B6FI/AAAAAAAAClo/EjHEF3Le8Q4/s400/ivey-jouit-353100.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Julien Bochereau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Phil Ivey, saisi par Jaybee à Montecarlo. &lt;a href="http://forumserver.twoplustwo.com/29/news-views-gossip/phil-ivey-photoshop-potential-769234/"&gt;Cette photo a fait le tour du monde &lt;/a&gt;! No comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOQb6XHrZI/AAAAAAAAClw/aNLGqqEw0n0/s1600/16bis.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558445174302420370" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOQb6XHrZI/AAAAAAAAClw/aNLGqqEw0n0/s400/16bis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeUti6R5I/AAAAAAAACnY/vYpfR3tjWlI/s1600/benjo.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 116px; FLOAT: left; HEIGHT: 125px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460443765917586" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeUti6R5I/AAAAAAAACnY/vYpfR3tjWlI/s400/benjo.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Benjamin Gallen&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : C'est Paco, l'un des excellents caméramans de Winamax, qui a pris cette photo à l'intérieur de l'Amazon Room, le point névralgique des World Series of Poker. Il est parfait, ce cliché. La composition géométrique, avec d'un côté le banc de presse et, au second plan (séparé par la barrière, loin mais en même temps proche), des joueurs qu'on imagine très nombreux. Les couvreurs, eux, ont les sent occupés, il ne faut pas les déranger, ils sont au milieu de quelque chose d'important, avec cette rangée d'ordinateurs, ce bordel de câbles, d'objectifs d'appareils photos, de bouteilles, de sacoches, et Harper tapant en silence avec le casque sur les oreilles, l'air serein, appliqué, en train de faire un travail propre. Le casque, il est indispensable pour qui est appelé à passer cinquante jours chaque été dans cette salle, et quand je contemple cette photo, je suis transporté à l'intérieur et je peux entendre sans effort le bruit des centaines de milliers de jetons qui s'entrechoquent autour des 200 et quelques tables. La bande son de mes étés depuis cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOXQwEz_0I/AAAAAAAACl4/yXiFZeR9oMg/s1600/personnage_0874.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558452679144111938" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOXQwEz_0I/AAAAAAAACl4/yXiFZeR9oMg/s400/personnage_0874.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Steven Liardeaux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Bonjour le casse tête... Des photos, j'en ai vu des milliers cette année (c'est ça de travailler aux côtés du meilleur photographe français, Jules Pochy). Alors en choisir une seule me parait très très compliqué ! J'ai tout de même décidé de retenir celle de Jack Ury, ce monsieur très vieux, 96 ans, que j'ai trouvé par pur hasard au beau milieu des 7 000 joueurs du Main Event des WSOP. Symbole de longévité, Jack Ury fait la nique à tous les jeunes grinders, avec son jeu à l'ancienne, et &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=9WHUcmPtw2A&amp;amp;feature=player_embedded"&gt;sa façon de slowroll gentiment ses adversaires à la table&lt;/a&gt;. Un monsieur ! Il est encore temps de lui rendre hommage, alors j'en profite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="COLOR: rgb(0,0,0)"&gt;Un bad-beat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Emmanuel Vanglabeke&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Le WPT Amnéville, incontestablement. Connexion Internet difficile, relation presse-casino détestables, impossible d'obtenir un chip-count officiel quotidien si on ne le fait pas soi-même... même si au final je n'en garde pas un si mauvais souvenir que ça, ce tournoi a rassemblé l'ensemble des bad-beats que peut connaître un couvreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="FONT-STYLE: italic"&gt;Julien Gaignard&lt;/strong&gt; : Il y en a eu quelques-uns cette année des bad beats. En ce qui concerne le tournoi le plus long je dirais sans hésiter l’Open d’Evian en Octobre 2009 (ça compte pour la saison 2010, non ?). Le tournoi se déroulait sur deux jours, et le Day 2 a commencé à 12h ou 13h (je ne sais plus) pour se terminer à 8h30 le lendemain. Je me rappelle d’Harper s’endormant sur sa chaise, c’était assez fun. N’empêche heureusement qu’au final c’est Guignol qui s’impose sinon on aurait vraiment assisté au bad beat ultime. Sinon je ne vois pas vraiment de moment horrible. Il y a bien eu la finale de l’EPT Prague qui avait été longue mais sinon pas vraiment de tournois où j’ai pensé à me pendre. Après concernant les à-côtés c’est autre chose. Dans ce cas je suis obligé de parler d’Amnéville (je pense d’ailleurs que je ne serais pas le seul) : où comment organiser le plus gros WPT n’ayant jamais eu lieu sur le sol européen dans le pire endroit du monde. En gros là-bas si tu sautes du tournoi, t’es mort. Il n’y a absolument rien à faire. Le casino est situé au milieu d’une zone d’activités perdu entre un McDo et un cinéma. Ah si je suis mauvaise langue il y a la discothèque le Stardust, la boîte de nuit des + de 25 ans. Si je vous jure c’est un concept qu’ils ont inventé... Je crois que c’est la première fois où nous ne sommes pas sortis une seule fois et où nous étions ravis de rentrer chez nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="FONT-STYLE: italic"&gt;Kevin Noblat&lt;/strong&gt; : Ha ha. Ha ha ha, ha ha. Désolé, c’est nerveux. Rien que d’y repenser, ça me fout des frissons. Novembre. World Poker Tour. Amnéville. Oh putain, c’est dit. Ce tournoi fut un véritable enfer. Arrivé avec Stéphane Matheu, nous souhaitons louer une voiture, notre hôtel se trouvant à quinze minutes du lieu du tournoi. C’est alors que nous nous sommes comme &lt;a href="http://www.monsieurlam.com/wp-content/2009/11/hqdefault.jpg"&gt;perdus au milieu d’un épisode de Confessions intimes&lt;/a&gt; : entourés d’incapables toute la semaine, la vie hors tournoi fut un véritable enfer. Fort heureusement, la presse fut bien reçue et la connexion internet de qualité. &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wpt-amneville-2010-jour-2?postid=2412700"&gt;L’épisode malheureux de la bulle&lt;/a&gt; a néanmoins achevé notre peu de motivation restant. Pas sûr qu’on y revoit un couvreur en 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVSP2UXI/AAAAAAAACn4/IILbYTuuCS0/s1600/kinshu.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 85px; FLOAT: left; HEIGHT: 125px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460453618078066" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeVSP2UXI/AAAAAAAACn4/IILbYTuuCS0/s400/kinshu.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Julien Bochereau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : J'ai l'embarras du choix pour cette catégorie. Histoire de changer un peu des banales anecdotes concernant des soirées trop arrosées, j'ai envie de sélectionner l'incident qui a eu lieu à Amnéville. Sans rentrer dans les détails, le staff a mal fait son boulot au moment de la bulle. On a été plusieurs à en parler. Mais le lendemain, j'ai subi des menaces assez ridicules et pas vraiment fondées. Bref, cette journée a été assez cauchemardesque pour moi, mais j'ai survécu au final !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Benjamin Gallen&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : C'est marrant que tous ceux qui se sont rendus au WPT d'Amnéville ont choisi cette épreuve comme majeur bad-beat de l'année. Moi, j'ai réussi à y échapper, et l'unanimité de mes confrères dans leur choix me fait pousser un soupir de soulagement. Concernant mes bad-beats à moi, je n'ai que l'embarras du choix. Je me suis cassé le doigt au cours de ma première descente des pistes lors du Snowfest, garantissant que le reste de la semaine allait être bien moisie. J'ai commenté un braquage en direct à Berlin. J'ai tenté d'avoir une relation avec une joueuse de poker. J'ai loupé des tas d'avions, de façons de plus en plus con, depuis celui manqué à Roissy parce que j'étais plongé dans un livre (que j'avais déjà lu en plus), en passant par Dublin où moi et Harper avions simultanément éteint nos réveils respectifs après une heure de sommeil à peine, jusqu'à Prague, le pompon ultime où, tenez vous bien, j'ai réussi à ne pas embarquer un avion qui avait six heures de retard, et oui, j'étais bien arrivé avec les deux heures d'avance sur l'horaire recommandées au voyageur débutant que je ne suis pourtant plus. Dans tout ça, c'est plus ma propre connerie qui est à mettre en cause, alors je vais sélectionner la finale du Partouche Poker Tour. J'ai débarqué à Cannes en ayant littéralement pas dormi depuis 72 heures, étant rentré de vacances la veille après un vol de huit heures inconfortable, avec derrière une autre nuit blanche. Je crois en cette loi de Murphy qui fait que bizarrement, c'est toujours au pire moment que nous tombe dessus LA grosse histoire, celle qui va nous tenir occupé un temps maximum. Et à Cannes, ça n'a pas manqué : à six heures, alors que je songeais déjà avec délice aux quinze heures de sommeil qui m'attendaient, mon téléphone sonne : un des finalistes venait d'être exclu après de lourdes suspicions de triches. &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-finale?start=0"&gt;Un scandale dont il fallait évidemment parler&lt;/a&gt; : je suis resté debout jusque quatre heures du matin. Et après j'ai dormi, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Steven Liardeaux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : Je n'ai pas eu beaucoup de bad beats cette année. &lt;em&gt;Lucky me&lt;/em&gt;, je n'ai pas couvert le WPT à Amnéville... Mais à contrario, j'ai du aller couvrir l'Unibet Open à Londres. Pourtant, on m'avait vendu du rêve sur ces Unibet : "&lt;em&gt;Ouais, tu verras c'est un tournoi sympa l'Unibet, les soirées sont au top, etc&lt;/em&gt;". Au final, je me suis retrouvé là bas sans Harper, sans Benjo, sans Kinshu, sans Jooles, sans Maanu... J'ai reconnu Ludovic Lacay comme Français au Day1A (et il a bust juste après le dinner break,&lt;em&gt; FML&lt;/em&gt;) et la soirée annoncée comme exceptionnelle s'est révélée être une bonne cagoule, comme on dit. Ajoutez à celà qu'il faisait -2°C, que trois jours plus tôt, je me dorais encore la pilule à Marrakech, et qu'à mon retour j'ai cru mourir lorsque l'avion s'est posé sur une piste d'atterrissage parisienne complètement enneigé.... et vous avez la recette garantie pour un bad beat monstrueux de trois jours. Je n'ai jamais couru aussi vite avec ma valise pour fuir ce tournoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un article&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un peu d'auto-promo !... pour un article à soi qu'on a particulièrement aimé écrire et publier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="FONT-STYLE: italic"&gt;Emmanuel Vanglabeke&lt;/strong&gt; : « &lt;a href="http://manu-underthebelt.blogspot.com/2010/07/feed-your-wild-side.html"&gt;&lt;em&gt;Feed Your Wild Side&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;» sur mon blog perso. Même s'il n'est pas parfait, j'aime bien cet article car je me souviens parfaitement de l'état d'esprit dans lequel je l'ai écrit, et j'ai vraiment adoré tout ce que je raconte dans ce billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="FONT-STYLE: italic"&gt;Julien Gaignard&lt;/strong&gt; : Bon, si c’est le moment de brag on va essayer de trouver quelques écrits sympathiques. A vrai dire j’ai beaucoup de mal à avoir du recul sur mon travail et je ne peux jamais dire si je suis satisfait ou non de ce que j’ai fait. Plus qu’un article c’est plutôt une rencontre, un titre ou une partie d’un article qui me plaît. Donc si je devais faire un choix, je dirais que je suis content de mon travail pour le magazine CardPLayer durant les WSOP (numéros 48 et 49, Juillet/Aout 2010) . J’ai en effet réussi à réaliser un coverage live pendant un mois et demi tout en réussissant à fournir le contenu de deux magazines papiers. Après je suis très content de mon interview de Benjo (numéro 48, Juillet 2010) dans laquelle il s’est un peu dévoilé, et j’ai a sensation d’avoir permis aux lecteurs de découvrir un peu mieux cet acteur majeur du poker français. Sinon pour ce qu’ils représentent je suis très content d’avoir pu interviewer Tom Dwan et Phil Ivey lors des derniers WSOPE. Si l’interview de Dwan est sortie dans le CardPLayer 51 d’Octobre 2010, celle d’Ivey devrait sortir un jour. Peut-être... Enfin j’aime particulièrement le jeu des titres auquel on se livre tous durant les coverages live. Et en parlant de titre si je devais n’en retenir qu’un j’opterais pour celui de mon dernier papier sur le WPT Marrakech dans le dernier Livepoker (Janvier 2011) : "&lt;em&gt;Homan’s Land&lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="FONT-STYLE: italic"&gt;Kevin Noblat&lt;/strong&gt; : J’écris rarement de longs articles structurés. Récemment, je me suis néanmoins livré à un nouvel exercice : &lt;a href="http://www.team-winamax.com/la-vie-antony-lellouche-joueur-high-stakes"&gt;suivre Antony Lellouche durant une semaine et raconter son quotidien de joueur hautes-limites&lt;/a&gt;. Les retours furent très bons et j’ai très envie de remettre le couvert prochainement. Sinon, il y a évidemment tous les titres bourrés de jeux de mots. J’en ai fait trop (des très bons comme des pourris) pour me rappeler de tout, mais citons par exemple :&lt;br /&gt;- Après une élimination de Clément Thumy : « &lt;em&gt;Il a Thu-my. Et Thu-perdu&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;- Une détournement du slogan de Wam-Poker (« &lt;em&gt;Debout sur la table !&lt;/em&gt; ») après un gros bluff observé en direct : « &lt;em&gt;Deux boules sur la table !&lt;/em&gt; » Pour l'histoire, nous avons longuement réfléchi avec Benjo sur d'éventuels retours négatifs de la direction avant que notre Boss nous lâche un « Ouais, mettez-le, c’est énorme ! »&lt;br /&gt;Bon, pour les autres, j’ai la flemme de chercher, mais il y en aura d’autres en 2011, promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Julien Bochereau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; : On en écrit vingt par jour, des posts/articles. Ce n'est pas évident de souvenir d'un en particulier. En général, j'aime bien les coups qui implique des &lt;em&gt;tards&lt;/em&gt; et où je peux caler un jeu de mot à la con. J'avais été content de placer le "&lt;em&gt;Rendez nous le chien, Champagnol d'abord !&lt;/em&gt;" à Prague par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Benjamin Gallen&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : Chaque année, j'arrive à écrire une petite dizaine d'articles dont je suis content (pas plus), et je vais être obligé de sélectionner celui qui a eu le plus de succès, car c'est aussi mon préféré. "&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2010-jour-11?postid=2119569"&gt;&lt;em&gt;The durrrr Factor&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;". A propos de cette folle journée où Tom Dwan a failli mettre à terre d'une seule main la communauté des joueurs high-stakes de Las Vegas en remportant un pari fou estimé à plus de dix millions de dollars... Si l'article a plu, c'est surtout parce que j'ai pris énormément de plaisir à vivre cette journée qui a duré plus de 36 heures. J'ai pu observer la finale en entier, sans rien écrire sur l'ordi, prenant des notes aux premières loges, et ressentir l'intensité monter progressivement dans les gradins, aux tables voisines, dans tout le Rio en fait. On avait la rare impression d'observer quelque chose d'historique, dont on se souviendrait. Quand le tournoi s'est terminé, il était quatre heures du matin mais il me fallait encore l'écrire, ce putain d'article, et j'ai tapé sur le clavier jusque onze heures avant de me déclarer satisfait du machin. A ce stade, il était hors de question d'aller dormir : j'ai tout simplement pris une douche, et suis retourné au Rio en titubant avec cette bizarre impression d'immortalité que l'on éprouve quand on répète la même chose pendant un temps très, très long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeUzhXTpI/AAAAAAAACng/xgtjncIWJtw/s1600/bensimon.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 99px; FLOAT: left; HEIGHT: 125px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558460445370044050" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeUzhXTpI/AAAAAAAACng/xgtjncIWJtw/s400/bensimon.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Steven Liardeaux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : J'ai eu beaucoup trop de mal à choisir parmi tous les posts de tous les coverages, alors je me suis tourné vers l'un des articles postés sur le site : &lt;a href="http://www.madeinpoker.com/interviews/bruno-launais-qplus-quun-bracelet-je-veux-un-titre-ept-q-6420.html"&gt;l'interview de Bruno Launais&lt;/a&gt; pour MadeInPoker. Parce que j'ai passé un bon moment avec lui, parce que Brubru est vraiment un joueur à part selon moi, et parce qu'il y en a marre des interviews où on n'entend parler que des cartes, des bads beats et compagnie, je ne suis pas peu fier d'avoir réalisé cette interview. Enjoy, découvrez ou redécouvrez là avec grand plaisir. Si seulement tous les joueurs pouvaient être aussi dispo et sympathique comme lui... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5846429924614764103?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5846429924614764103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5846429924614764103&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5846429924614764103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5846429924614764103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/01/les-trophees-des-couvreurs-2010.html' title='Les Trophées des Couvreurs 2010'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TSOeagpXUQI/AAAAAAAACoA/-1gugo0CGKA/s72-c/maanu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1556928720089441777</id><published>2011-01-01T21:02:00.016+01:00</published><updated>2011-01-01T21:31:17.682+01:00</updated><title type='text'>Reboot v.1.1.11</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hé, 2011 vient de commencer ! J'espère que la dernière soirée de 2010 a été bonne pour vous. La mienne fut ridiculement fun, difficile d'imaginer meilleure fête que celle qui s'est déroulée au Madison Square Garden. Aux alentours de minuit, j'étais en train de regarder 25 danseurs déguisés comme dans l'attraction "&lt;em&gt;It's a Small World&lt;/em&gt;" de Disneyland se déhancher sur de la world music aux paroles à moitié en japonais tandis qu'un groupe de musiciens quarantenaires survolait la foule à bord d'un hot-dog géant, en même temps que des centaines de ballons de toutes les couleurs tombaient du ciel. Non non, je n'étais pas en train de planer, ayant refusé toutes les drogues hallucinogènes qu'on m'avait offertes. Tout cela était extrêmement con, et donc très drôle, joyeux, et enfantin, parfait pour entamer l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="450" height="278"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vkgwhc3cSh0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;hd=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/vkgwhc3cSh0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="450" height="278"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année 2011 à tous ! Allez, cette année, on va essayer d'être des gens bien, cool sous tous rapports, urbains, et tout ça et tout ça. Le reste devrait suivre, normalement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1556928720089441777?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1556928720089441777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1556928720089441777&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1556928720089441777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1556928720089441777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2011/01/after-midnight.html' title='Reboot v.1.1.11'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-6373112780256024720</id><published>2010-12-31T21:00:00.002+01:00</published><updated>2010-12-31T23:23:07.129+01:00</updated><title type='text'>2010 : A year in pictures</title><content type='html'>Le traditionnel diaporama récapitulant l'année... Des gens, des endroits et des moments qui me font dire que 2010, c'était pas si mal au final. Vous pouvez cliquer pour agrandir, si l'envie vous prend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Janvier&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wtna3uOI/AAAAAAAAClY/Vr3ySYJ5oro/s1600/01.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556932550455703778" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wtna3uOI/AAAAAAAAClY/Vr3ySYJ5oro/s400/01.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Football US à Miami&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wtGsyeoI/AAAAAAAAClQ/fCPpXasEWj4/s1600/02.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556932541672487554" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wtGsyeoI/AAAAAAAAClQ/fCPpXasEWj4/s400/02.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bahamas&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wsyRpE7I/AAAAAAAAClI/90ttFqwz2xc/s1600/03.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556932536189916082" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wsyRpE7I/AAAAAAAAClI/90ttFqwz2xc/s400/03.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;ElkY et Ludovic Lacay à Deauville&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Février&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wsUvwY-I/AAAAAAAAClA/i-00L_4-Mso/s1600/04.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556932528263160802" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wsUvwY-I/AAAAAAAAClA/i-00L_4-Mso/s400/04.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réveil difficile à Dublin au lendemain de mon élimination de l'European Deepstack&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wJrKsKPI/AAAAAAAACk4/hNihk4xUhUI/s1600/05.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931932986288370" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wJrKsKPI/AAAAAAAACk4/hNihk4xUhUI/s400/05.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Las Vegas - Londres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Mars&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wJBLyh9I/AAAAAAAACkw/5eXjnt3BsTk/s1600/06.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931921716611026" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wJBLyh9I/AAAAAAAACkw/5eXjnt3BsTk/s400/06.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un petit braquage à Berlin, ça, c'est fait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIyOtaKI/AAAAAAAACko/mhcbxlMkgj8/s1600/07.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931917702326434" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIyOtaKI/AAAAAAAACko/mhcbxlMkgj8/s400/07.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Table finale détente à l'EPT Snowfest&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avril&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIhKgEfI/AAAAAAAACkg/RPUPRcvbmhw/s1600/08.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931913121272306" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIhKgEfI/AAAAAAAACkg/RPUPRcvbmhw/s400/08.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;EPT San Remo, tout en fraîcheur avec Liv Boeree&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIXjhykI/AAAAAAAACkY/6ZJZEtn18sk/s1600/09.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931910541888066" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wIXjhykI/AAAAAAAACkY/6ZJZEtn18sk/s400/09.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Portofino (Italie)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vmRkxRII/AAAAAAAACkQ/ZcvSpwc20yY/s1600/10.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931324820931714" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vmRkxRII/AAAAAAAACkQ/ZcvSpwc20yY/s400/10.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Monte Carlo : ma dernière à l'EPT Live&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vmEatlPI/AAAAAAAACkI/VEOmgqkjrn4/s1600/11.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931321289086194" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vmEatlPI/AAAAAAAACkI/VEOmgqkjrn4/s400/11.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;WPT Paris : le mantra de Gabriel Nassif&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vlaymEpI/AAAAAAAACkA/gJt-8K_yuPs/s1600/12.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931310114968210" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vlaymEpI/AAAAAAAACkA/gJt-8K_yuPs/s400/12.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Redécouverte de Vegas à travers les yeux d'Harper&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vlLp55eI/AAAAAAAACj4/1bmTrJLFN98/s1600/13.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931306051986914" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vlLp55eI/AAAAAAAACj4/1bmTrJLFN98/s400/13.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Red Rock Canyon&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Juin&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vk4CmrNI/AAAAAAAACjw/xTgB1NAZ51A/s1600/14.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556931300786875602" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vk4CmrNI/AAAAAAAACjw/xTgB1NAZ51A/s400/14.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les World Series of Poker&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOsOEnPI/AAAAAAAACjo/-zV-hLC7dbY/s1600/15.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930919656627442" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOsOEnPI/AAAAAAAACjo/-zV-hLC7dbY/s400/15.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tom Dwan secoue la planète high-stakes&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOgoIcUI/AAAAAAAACjg/aqCUobesfnA/s1600/16.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930916544704834" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOgoIcUI/AAAAAAAACjg/aqCUobesfnA/s400/16.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Huitième bracelet pour Phil Ivey&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOfO7hAI/AAAAAAAACjY/dr6EOigeLgA/s1600/16bis.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930916170564610" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vOfO7hAI/AAAAAAAACjY/dr6EOigeLgA/s400/16bis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le banc de presse&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Juillet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vNw0qvYI/AAAAAAAACjQ/9vzqE1VqTFk/s1600/17.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930903712382338" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vNw0qvYI/AAAAAAAACjQ/9vzqE1VqTFk/s400/17.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Road Trip&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vNhosp5I/AAAAAAAACjI/4bopUc5C_xs/s1600/18.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930899635644306" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4vNhosp5I/AAAAAAAACjI/4bopUc5C_xs/s400/18.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Grand Canyon&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ue71P8_I/AAAAAAAACjA/8ZhWlBaFn94/s1600/19.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930099213759474" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ue71P8_I/AAAAAAAACjA/8ZhWlBaFn94/s400/19.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Monument Valley&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ueqMZtoI/AAAAAAAACi4/6kkf-7s7mGU/s1600/20.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930094479029890" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ueqMZtoI/AAAAAAAACi4/6kkf-7s7mGU/s400/20.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Arches National Park&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ueODKzaI/AAAAAAAACiw/1zx4zScACxg/s1600/21.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930086924111266" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ueODKzaI/AAAAAAAACiw/1zx4zScACxg/s400/21.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bryce Canyon&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Août&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4udyql-SI/AAAAAAAACio/o8qahjSopNw/s1600/22.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930079573276962" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4udyql-SI/AAAAAAAACio/o8qahjSopNw/s400/22.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Phish au Greek Theater de Berkeley&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4udnq29-I/AAAAAAAACig/mhS5Suz_hpQ/s1600/23.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556930076621600738" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4udnq29-I/AAAAAAAACig/mhS5Suz_hpQ/s400/23.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tallinn&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Septembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t84WHeAI/AAAAAAAACiY/JU4MU3K7bD4/s1600/24.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556929514162321410" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t84WHeAI/AAAAAAAACiY/JU4MU3K7bD4/s400/24.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Muse au stade Wembley&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8RofgcI/AAAAAAAACiQ/0HyLayGkdBU/s1600/25.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556929503770411458" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8RofgcI/AAAAAAAACiQ/0HyLayGkdBU/s400/25.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Winamax Poker Open à Dublin&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8WNZ9ZI/AAAAAAAACiI/XsILGgWjCfg/s1600/26.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556929504998978962" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8WNZ9ZI/AAAAAAAACiI/XsILGgWjCfg/s400/26.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dernière main du Main Event des WSOP-E : victoire de James Bord&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Octobre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8Ev4fJI/AAAAAAAACiA/Dof3BSSHGBo/s1600/27.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 290px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556929500311747730" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t8Ev4fJI/AAAAAAAACiA/Dof3BSSHGBo/s400/27.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;EPT Londres avec Thomas Bichon&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t7xh5a7I/AAAAAAAACh4/Of-Px1Ges6k/s1600/28.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556929495152815026" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4t7xh5a7I/AAAAAAAACh4/Of-Px1Ges6k/s400/28.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Halloween à Atlantic City avec Pauly&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Novembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4srL1uWaI/AAAAAAAAChQ/445EV2I9W8Q/s1600/29.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556928110645893538" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4srL1uWaI/AAAAAAAAChQ/445EV2I9W8Q/s400/29.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;New York&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4srVP9yEI/AAAAAAAAChY/34nu_d4CUS4/s1600/30.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556928113171875906" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4srVP9yEI/AAAAAAAAChY/34nu_d4CUS4/s400/30.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les supporters de Vanessa Selbst en finale du Partouche Poker Tour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Décembre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4sr_UyrHI/AAAAAAAAChg/x2kFn48Zr0o/s1600/31.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556928124466408562" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4sr_UyrHI/AAAAAAAAChg/x2kFn48Zr0o/s400/31.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Roberto Romanello : victoire émue à Prague&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ssIrPdwI/AAAAAAAACho/yylYjBtYjC4/s1600/32.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556928126976489218" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ssIrPdwI/AAAAAAAACho/yylYjBtYjC4/s400/32.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;New York après le blizzard&lt;/em&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ssWYbllI/AAAAAAAAChw/8ISF1myca7s/s1600/33.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556928130655688274" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4ssWYbllI/AAAAAAAAChw/8ISF1myca7s/s400/33.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Madison Square Garden&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;strong&gt;Crédits photos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Réveil à Dublin : Harper&lt;br /&gt;Braquage à Berlin : BamS&lt;br /&gt;Monte Carlo/EPT Live : Neil Stoddart&lt;br /&gt;WSOP banc de presse : Paco&lt;br /&gt;Phish à Berkeley : Phish&lt;br /&gt;Winamax Poker Open à Dublin : Paco&lt;br /&gt;EPT Londres : Eric Ramsey/PokerNews&lt;br /&gt;Roberto Romanello/Prague : Harper&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-6373112780256024720?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/6373112780256024720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=6373112780256024720&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6373112780256024720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6373112780256024720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/12/2010-year-in-pictures.html' title='2010 : A year in pictures'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TR4wtna3uOI/AAAAAAAAClY/Vr3ySYJ5oro/s72-c/01.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2194977611152414350</id><published>2010-12-27T05:33:00.007+01:00</published><updated>2010-12-29T23:30:36.571+01:00</updated><title type='text'>Gone Phishin'</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Si tout se passe bien, quelque part au cours de la journée de mardi, j'atterrirai aux États-Unis. Histoire de terminer l'année sur une note festive, avec quatre concerts de Phish enchaînés en cinq soirs. Oui, je sais, c'est beaucoup, mais pour tout vous dire j'avais initialement prévu d'assister à cinq shows au total. La tempête qui a frappé la côte nord-est des States et les centaines de vol annulés qui en ont résulté m'ont forcé à décaler mon départ d'une journée. Et en fait, à l'heure où je rédige cet article, je ne suis toujours pas assuré que mes plans vont se dérouler comme prévu. Dans une heure, je vais me mettre en route vers l'aéroport de Bruxelles, et prier pour un miracle, ou plutôt une succession de miracles. Il faut d'abord que mon vol vers New York soit maintenu par American Airlines, ce qui n'a rien de certain. (&lt;strong&gt;EDIT à 11h42 : Bingo ! Quelle merde. Voir plus bas&lt;/strong&gt;) Même si le blizzard semble s'être dissipé, dans ces situations le trafic aérien met toujours quelques jours à revenir à la normale, et des vols peuvent être annulés par précaution, manque d'équipage, équipement, etc. Ensuite, il faut que ce vol soit à l'heure, autre gageure, ceci pour les mêmes raisons. Après, une fois l'Atlantique traversé, il faut que la file d'attente au comptoir d'immigration ne soit pas trop longue, qu'il y ait des taxis de disponibles, que la neige sur les routes soit déblayée, et qu'il n'y ait pas trop d'embouteillages pour arriver jusque Manhattan. La réalisation simultanée de tous ces évènements semble aussi compliquée que la réaction en chaîne qui a permis l'apparition de la première molécule vivante sur la planète Terre, mais admettons qu'aujourd'hui soit mon jour de chance : si tout se passe bien, j'arriverai en début d'après-midi au croisement de Columbus et de la 82ème rue. J'y retrouverai Pauly au comptoir d'une agence de location de voiture. Nous attendra alors un après-midi de conduite vers le nord-est, et, si la route est dégagée et le trafic clément, nous arriverons en début de soirée à Worcester, petit patelin merdique situé à quarante bornes de Boston, en temps et en heure pour le concert, le deuxième du « Holliday Run » annuel de Phish. Nous avons dors et déjà loupé le premier show, qui se déroule en ce moment même, je suis en train de l'écouter en sanglotant via un &lt;em&gt;streaming&lt;/em&gt; live de qualité pourrie mis en place par un fan à l'aide de son iPhone. Après, le lendemain, retour à New York, et direction le mythique Madison Square Garden pour trois soirs de suite, et entrer dans 2011 avec le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TRaWrci6xlI/AAAAAAAACgs/HQqOP4D56Ng/s1600/4399607468_8d35156e2e_z.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TRu00dWYRaI/AAAAAAAACg4/dGK102RtiQc/s1600/4399607468_8d35156e2e_z.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556233378616329634" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TRu00dWYRaI/AAAAAAAACg4/dGK102RtiQc/s400/4399607468_8d35156e2e_z.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu Phish treize fois en quatorze mois. A ce stade, même mes lecteurs les plus indulgents doivent se demander ce qui me pousse à retourner voir ce groupe encore et encore à l'autre bout du monde, dépensant une portion non négligeable de mon revenu disponible et de mes congés payés. Plutôt que de pondre un nouveau pavé pour tenter de vous expliquer tout ce qu'il y a de magique, d'envoutant, de généreux dans la musique et les prestations scéniques de Phish, on va procéder autrement, avec une compilation réalisée par mes soins que je vous invite à télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.megaupload.com/?d=6Y4Q3NV2"&gt;&lt;strong&gt;Phish pour les nuls&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pas facile de présenter un groupe aussi riche en seulement 90 minutes. Phish n'est pas un groupe « à tubes » qu'on peut résumer en une douzaine de chansons. En 25 ans de carrière, ils ont joué sur scène plus de 800 chansons différentes, originales ou non. Rien que durant les 13 concerts auxquels j'ai pu assister, j'ai pu entendre 178 compositions uniques ! (Je vous rassure, je ne suis pas encore assez fou pour m'amuser à calculer cette statistique moi-même, il existe un site qui s'en charge à votre place, une sorte de Hendon Mob des concerts de Phish). Et pour les chansons que j'ai entendues plusieurs fois, c'était à chaque fois une expérience différente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, considérez cette compilation (&lt;em&gt;live&lt;/em&gt;, bien entendu) comme un introduction, un appât, une porte d'entrée vers l'univers du groupe, mais pas un portrait fidèle. Au contraire, il s'agit juste d'une sélection de chansons accessibles, faciles à écouter et à aimer. Alors que le cœur de Phish, ce sont bien leurs morceaux de bravoure de vingt ou trente minutes, ces longues compositions compliquées avec solos interminables qui font le bonheur des fans mais inécoutables pour le néophyte. Il s'agit d'un &lt;em&gt;jam band&lt;/em&gt;, après tout, pas d'une formation pop. (J'ai tout de même mis les 13 minutes de&lt;em&gt; Slave to the Traffic Light,&lt;/em&gt; car c'est le morceau préféré de Pauly, et juste une très, très belle pièce de musique). J'y ai inclus plusieurs reprises, après tout Phish est considéré comme le meilleur &lt;em&gt;cover band&lt;/em&gt; d'Amérique, c'est même la seule chose qu'ils savent faire de bien, disent les mauvaises langues. Il y a &lt;em&gt;Roses are Free&lt;/em&gt; de Ween, &lt;em&gt;Good Times, Bad Times&lt;/em&gt;, parfaite imitation de Led Zep, &lt;em&gt;Ainsi parlait Zarathoustra&lt;/em&gt; (un classique qu'on retrouve entre autres dans le &lt;em&gt;2001&lt;/em&gt; de Kubrick est qui est toujours un grand moment en live), et surtout &lt;em&gt;Cities&lt;/em&gt;, des Talking Heads, sans aucun doute le meilleur souvenir de mes treize concerts, inoubliable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre moyen de découvrir Phish serait de regarder &lt;em&gt;Bittersweet Motel&lt;/em&gt;, le documentaire que leur a consacré Todd Phillips (oui, le réalisateur de &lt;em&gt;The Hangover&lt;/em&gt;) en 1998, et visionnable en ligne gratuitement sur Google videos (ci-dessous). Plus intéressant que la moyenne des docus rock, ce film présente un panorama plutôt fidèle du groupe, sa musique, et son univers. On les voit sur scène et au dehors, on rencontre leurs fans à la mentalité bien particulière, les images défilent et l'on comprend peu à peu pourquoi les salles affichent complet tous les soirs malgré l'absence de promo sur MTV, très peu de passages télé, et aucun &lt;em&gt;hit single&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed id=VideoPlayback src=http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-9187957749659635512&amp;hl=en&amp;fs=true style=width:400px;height:326px allowFullScreen=true allowScriptAccess=always type=application/x-shockwave-flash&gt; &lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien entendu, ce n'est qu'en voyant Phish sur scène, de visu, que l'on sera véritablement converti. Mais malgré des rumeurs insistantes, il n'est toujours pas question d'une tournée en Europe, ils ne sont pas venus chez nous depuis douze ans. C'est pour ça que je vais maintenant me rendre à l'aéroport, et prier très fort pour que mon vol apparaisse sur les grands écrans de contrôle du hall.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EDIT mardi, 11h42&lt;/strong&gt; : Immédiatement après avoir franchi les portes coulissantes du hall de Zaventem, je savais que c'était foutu. Juste après l'entrée, le comptoir de vente d'American Airlines, avec une file d'attente longue comme le bras, que des visages tristes, graves, déprimés, déjà résignés à des vacances fichues ou un retour à la maison encore repoussé. Cela ne pouvait signifier qu'une chose... Petit coup d'oeil au tableau des départs... Ouaip, vol annulé. J'ai pris mon mal en patience dans la file, c'était interminable car les options de secours proposées aux voyageurs étaient toutes atroces, et chacun tentait de négocier une meilleure solution, "vous avez pas mieux que dans quatre jours, pour mon départ ??" Arrivé à mon tour, j'ai fait la même chose, bien sur. On me propose un vol direct vers NYC... le 1er janvier. Autant dire après la bataille. J'explique que je suis prêt à voler de n'importe quelle capitale européenne vers n'importe quelle ville à moins de cinq heures de bagnole de la Grosse Pomme. Nouvelle proposition : un vol à connexions vers Boston, le 30. Arrivée très tard le soir. Il ne me resterait donc plus que deux concerts. Pas terrible, je préfère encore tout annuler. J'insiste, y'a vraiment rien aujourd'hui, si je fais un grand sourire, là, comme ça, vous allez me trouver quelque chose, hein, dites, allez ? La fille continue de pianoter sur son ordinateur... Et me trouve finalement le vol qui va - peut-être - sauver mes vacances, mais ce sera au prix d'un voyage interminable. Décollage de Bruxelles à 12h45. Arrivée à Londres à 13h05, heure locale. Trois heures trente plus tard, décollage vers... Chicago, où j'arriverai à 19h20, heure locale. Là encore, trois heures d'attente, puis un vol vers Boston, où j'arriverai mercredi à 1h30 du matin, si tout se passe bien. Là, je serai livré à moi-même, à cinq heures de bagnole de New York. Je vais probablement aller à l'hôtel, avant de prendre un train à l'aube. Bref, en admettant que j'en ai terminé avec les bad-beats aériens, j'arriverai à destination dans une trentaine d'heures. C'est mieux que rien. En bonus, il me faudra repasser par le contrôle de sécurité pour chacun de ces trois vols, et j'ai déjà fait sonner le portique lors du premier contrôle. Je crois qu'il s'agit du bouton de mon jean. J'ai donc encore deux palpations au niveau de l'entrejambe qui m'attendent dans les 24 heures qui suivent. Chouette. Ceci dit, j'avais un peu prévu le coup en emportant un flacon de Lexomil bien rempli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EDIT mercredi, 17H32, heure de New York&lt;/strong&gt; : J'ai fini par y arriver. C'était pas si difficile. Juste un peu long. Tous mes avions étaient à l'heure. Durant les huit heures du vol Londres-Chicago, je n'ai fait que dormir - mais très mal, me réveillant toutes les vingt minutes et sortant finalement de l'avion avec les cervicales en purée. De même, j'ai roupillé sec dans le troisième et dernier avion, et ai pu m'effondrer dans une chambre d'hôtel du centre de Boston vers trois heures du matin. A l'aube, j'étais à la gare centrale. La SNCF américaine est plus efficace que ce qu'on m'avait laissé entendre, le train a foncé sans encombres durant quatre heures à travers cette gigantesque banlieue qu'est le nord-est des States, et en début d'après-midi, Manhattan aparaissait dans toute sa splendeur. Me voilà installé au onzième étage d'un hôtel vieillot mais très confortable - la chambre est très grande et offre une belle vue sur le bâtiment des Nations Unies. J'ai retrouvé Pauly. Les vacances peuvent commencer. Soirée tranquille pour commencer. C'est demain que les choses sérieuses commençent, avec le premier de trois concerts au Madison Square Garden.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2194977611152414350?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/2194977611152414350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=2194977611152414350&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2194977611152414350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/2194977611152414350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/12/gone-phishin.html' title='Gone Phishin&apos;'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TRu00dWYRaI/AAAAAAAACg4/dGK102RtiQc/s72-c/4399607468_8d35156e2e_z.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-380371615243810463</id><published>2010-12-24T20:19:00.005+01:00</published><updated>2010-12-24T23:21:46.581+01:00</updated><title type='text'>Merry Stressmas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Wattignies, 19 heures. Tout est prêt, ou presque. Les derniers toasts sont en train d'être beurrés dans la cuisine. Il y a du foie gras, bien sur, du saumon, des amuse-gueule divers : saucisson, pruneaux avec un petit bout de lard autour, des Apéricub bien sur, cacahouètes, et que sais-je encore. Le chapon est cuit depuis longtemps, il sera réchauffé et sorti du four en temps et en heure. Il y a tout un tas de plats remplis de légumes divers à toutes les sauces, du rosbif aussi je crois, mais je suis pas sur, c'est pas moi qui fais la cuisine. Dans la salle à manger, le sapin de Noël croulant sous les ornements a fait son apparition il y a quelques jours, et à ses pieds l'espace s'est progressivement rempli de présents, la plupart emballés dans du papier journal, parce que de toute façon, à quoi bon s'embêter avec un papier cadeau classe qui sera déchiré et jeté par terre en l'espace de quelques secondes ? La table du salon a été poussée pour faire de la place. Il a fallu rajouter une table de dîner à celle déjà existante, en fait la table en plastique du jardin, mais recouverte du nappe rouge en papier, on y voit que du feu. Autour des assiettes, des couteaux, des fourchettes, des verres en cristal, il y a des décorations diverses, gris gris mignons comme tout, Père Noëls miniatures, cerfs miniatures, guirlandes miniatures gris métallisé, et puis un petit carton devant chaque couvert avec la photo de la personne qui l'occupera. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que j'ai activement participé à tous ces préparatifs. Je me suis borné à créer la play-list de Noël sur l'iPod, qui, raccordé à la mini-chaîne, offrira un bruit de fond paisible aux conversations. Rien de bien compliqué : les Beatles, les Beach Boys, les Pogues, un peu de Phish mais pas trop, Aretha Franklin bien sur, les Stones, les Talking Heads, et si les gens veulent danser, on peut s'arranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, on fête Noël avec la famille de Papa. Le clan espagnol. Un peu de monde, mais cela reste raisonnable, quatorze personnes, juste les proche, sa sœur, son mari, ses deux filles, leurs maris, leur quatre gosses, et ma mère, et mon frère, bien sur. On pensera à Mémé, absente depuis six Noëls. Au même moment, à Barcelone, Madrid, et dans le sud de la France, des tas de cousins éloignés que je n'ai jamais vus ou presque vont faire de même. Demain, on recommencera avec la famille de Maman, les franco-français, toujours à la maison, à peu près autant de monde. J'ai de la chance : les années passent, mais les journées de Noël sont restées à peu près les mêmes depuis vingt-cinq ans. C'est à dire quelque chose de bien, de résolument bien, que j'attends toujours avec impatience. Un petit moment de répit, une bulle de confort temporaire avant de repartir au front, vers la vraie vie et ses vrais tracas. Quand les enfants de mes cousines ouvrent leurs cadeaux en poussant des cris, ça me ramène il y a quinze, vingt ans, quand j'étais à leur place, les cadeaux ne sont pas tout à fait les mêmes, mais la scène est identique. Le cycle se répète, c'est agréable. Elles me sont importantes, ces traditions. Quand autour de nous, tout a tendance à aller de pire en pire, c'est bien d'avoir un point d'ancrage fixe, quelque chose de doux et chaleureux vers quoi revenir chaque année, quelque chose qui ne pourra nous faire que du bien, quelque chose qui me ramène en arrière, car c'était toujours mieux avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai de la chance, car ce n'est pas le cas pour tout le monde. Il m'est facile de l'oublier, mais pour des tas et des tas de gens, Noël est une douleur, une vieille blessure qui se rouvre chaque année. Il y a ceux pour qui Noël, c'est surtout grandir avec des parents séparés, des repas moroses où le tableau n'est jamais complet, et ne pourra jamais plus l'être. Il y a ceux pour qui chaque Noël est un deuil, ou l'on ne peut que penser à ceux qui sont partis et qui ne reviendront jamais. Il y a tous ceux, des centaines de milliers, des millions même, qui passeront le réveillon seuls, tellement seuls, irrémédiablement seuls, des gens âgés pour la plupart, pour qui le sourire du présentateur télé lançant le bêtisier ne réchauffera pas le cœur. Ils ne recevront aucun email, aucun SMS sur leur téléphone portable, qui restera désespérément muet. Et je ne parle même pas de ceux pour qui la préoccupation principale ce soir sera de ne pas avoir froid. C'est à Noël que la solitude est la plus dure à supporter, c'est à Noël que l'idée de bonheur et son absence sont les plus cruels envers ceux qui ne l'ont pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai de la chance. Mes parents n'ont pas toujours été heureux, je ne suis pas sur qu'ils le sont aujourd'hui, car le bonheur est une chose tellement difficile, tellement fragile de nos jours, semble t-il, et plus on vieillit, plus c'est compliqué, mais j'ai la chance d'avoir été élevé dans un foyer dénué de violence, physique comme mentale. Mes parents n'avaient que peu de moyens, mais ils m'ont gâté, matériellement autant qu'ils le pouvaient, et leur affection ne s'est jamais tarie, et ne se tarira jamais. Il y a tant d'argent dans le monde, de gens dans le monde, et finalement si peu d'amour. Souvent j'ai l'occasion de me sentir seul, immensément seul au gré de mes voyages, j'accumule les déceptions, les regrets et les désillusions, mais au fond je sais qu'à la maison, il y en a un peu, beaucoup même, de cet amour, il est là pour moi quand j'en ai besoin, je peux y revenir aussi souvent que possible. J'ai de la chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ? La réponse à cette question est simple, tellement simple, mais cela n'en fait pas une question facile pour autant. La plupart de nos problèmes ne sont pas compliqués, ils sont juste insolubles, ce qui est tout à fait différent. Si vous avez avec vous quelque chose qui vous fait sentir heureux d'être en vie, soyez bénis. Peut-être que vous vous en rendez compte, peut-être que non, au fond ce n'est pas très grave. Et puis si vous êtes toujours en quête, ne perdez pas espoir. Je penserai à vous ce soir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-380371615243810463?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/380371615243810463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=380371615243810463&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/380371615243810463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/380371615243810463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/12/merry-stressmas.html' title='Merry Stressmas'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3866635043381851699</id><published>2010-12-22T23:15:00.001+01:00</published><updated>2010-12-23T04:37:28.563+01:00</updated><title type='text'>Noël : c'est le moment d'acheter des trucs (enfin encore plus)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Parmi la dizaine d'articles de fin d'année pas encore écrits parce que pas de temps et pas de motivation et vas-y, lâche moi, j'ai envie de faire la fête ce soir, pas de la passer devant un ordi vu que ca fait déja douze heures que je suis en train de taper sur mon clavier, il y en a un qui est quand même assez urgent, en fait il va périmer très vite, c'est le guide d'achat de Noël. Voici donc, avec un peu de retard, les cadeaux que j'offre cette année autour de moi, que je me suis déja offert, où que j'aimerais bien qu'on m'offre, vite fait et sans prétention, il y a même les liens vers Amazon (je touche rien dessus), j'avais entamé cet article il y a deux semaines, maintenant il est trop tard pour se faire livrer à temps sur Amazon, mais on s'en fout en fait, ce n'est pas parce que Noël sera bientôt derrière nous qu'il faut se priver de consommer des trucs chouettes comme ceux que je vous propose ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Cadeau Poker&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0IKJXlSI/AAAAAAAACgQ/kAHpSa-9UNY/s1600/Made_In_Poker.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 269px; HEIGHT: 295px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549477218106184994" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0IKJXlSI/AAAAAAAACgQ/kAHpSa-9UNY/s400/Made_In_Poker.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2916940421/ref=s9_simh_gw_p14_d0_i1?pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&amp;amp;pf_rd_s=center-1&amp;amp;pf_rd_r=02R6PJ9WZ6Q2XPJ24W39&amp;amp;pf_rd_t=101&amp;amp;pf_rd_p=463375513&amp;amp;pf_rd_i=405320"&gt;&lt;strong&gt;Made in Poker - Jules Pochy&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Je suis sur qu’il y en a plein parmi vous qui sont dans la même situation que moi : dans votre famille, vous êtes catalogué comme « le mec qui joue au poker ». Il y a toujours un tonton pour vous dire que « c’est que de la chance, ce jeu, non ? ».Il y a la cousine qui vous demande en rigolant si vous connaissez Patrick Bruel – moi, j’ai de la chance, depuis quelques années, je peux répondre « oui, en fait je bosse pour lui », ce qui coupe court aux sarcasmes et laisse place à de grands yeux ronds incrédules. Et à Noël, évidemment, ça ne loupe pas, année après année... On vous offre des cadeaux « poker », parce qu’on se dit que, comme vous aimez bien le poker, vous aimerez forcément le tabouret « poker » avec une quinte flush royale imprimée sur le rembourrage, l’horloge poker avec une quinte flush royale sur le cadran, et le bouquin de poker à deux balles trouvé à Carrefour, si si, je suis passé par là, et ces merdes encombrent ma poubelle tous les matins du 25 décembre. Si vous êtes dans cette situation, vous avez soupiré intérieurement au moment de la remise des cadeaux, lâché un « merci » poli, parce qu’on est quand même bien obligé de dire merci, tout en se disant que bordel, est-ce qu’on offre des cartouches de cigarettes aux cancéreux du poumon ? Bref, cette année, je vais croiser les doigts pour qu’on ne m’offre le seul cadeau « poker » que je veux, celui que je n’ai pas réussi à obtenir gratuitement par service de presse, malgré que ce soit Inculte qui le sort, la boîte qui va publier ma traduction de Lost Vegas (bande d’enfoirés !) Jules Pochy est un excellent vidéaste et photographe (ce qui est bien), et un type tout à fait recommandable en général (ce qui est encore mieux). Je l’ai rencontré il y a trois ans, aux WSOP 2007, quand il venait de démarrer Made In Poker avec Fabrice Soulier, je leur ai donné un coup en rédigeant chaque jour un compte-rendu des championnats du monde pour leur site encore balbutiant (que de chemin parcouru !) Voilà maintenant Jules qui sort un bouquin du même nom, un recueil de ses plus beaux clichés pris sur le circuit professionnel. Même pour quelqu’un qui commence à en avoir plein le cul du poker comme moi, c’est juste génial. Les photos de Jules sont belles, et ne cantonnent pas uniquement à une galerie de portraits de mecs tirant la tronche à une table de poker. Non, dans ces instantanés pris à Vegas, Monte Carlo, Londres, Macao, et j’en passe, il y autre chose. Prenez par exemple les clichés saisis en bordure de Vegas, loin du Strip. Dans ces photos du désert, de la banlieue, du cimetière des néons défraichis, des casinos miteux des bas-fonds de North Vegas , il y a tout le désespoir, le vide caché, la perte de sens propre à la Ville du Vice que seul un œil avisé pouvait saisir avec justesse sur pellicule. Et dans les visages des joueurs saisis à la table et en dehors, il y a de vraies émotions, un courant qui passe, une information qui est transmise sans qu’aucune parole ne soit prononcée, rendant la légende inutile. Un beau livre, à laisser traîner sur la table du salon, et à tendre à qui vous posera une question déjà entendue mille fois : « Mais qu’est-ce qui t’attire, dans le poker ? » Pas forcément quelque chose de très pur, j’en ai peur, mais nous devons tous vivre avec nos contradictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un DVD &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0HuYKgsI/AAAAAAAACgA/GlOgb4Zzh7k/s1600/Enter_the_void.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 292px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549477210652050114" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0HuYKgsI/AAAAAAAACgA/GlOgb4Zzh7k/s400/Enter_the_void.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Enter-Void-Collector-double-dvd/dp/B0040JUU8Y/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1292087684&amp;amp;sr=8-1"&gt;ENTER THE VOID - Gaspar Noé&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : Attention, grosse claque dans la gueule, puissante, qui laisse des marques. De temps en temps, pas souvent, un cinéaste nous propose une œuvre intégrale, une vision personnelle, un truc qui sort de l’ordinaire, qui vous prend par les tripes dès le générique d’intro et vous laisse incapable de respirer, en apnée jusqu’aux dernières images. Le dernier film de Gaspard Noé est de cette race là. Une réflexion sur la mort, l’effet qu’elle a sur les gens qui vous entourent, avec la drogue comme véhicule. Pas besoin d’en prendre pour planer devant Enter the Void : le &lt;em&gt;bad trip&lt;/em&gt; est inévitable, et délicieusement douloureux. Quand, dès la première scène, le héros – filmé en caméra subjective et que jamais on ne quittera, jamais on ne verra (ou presque) de tout le film – fume des hallucinogènes, on décolle avec lui, les fractales envahissent l’écran, le temps de distord, s'étire, et l’on est déjà prisonnier, impossible d’appuyer sur la touche pause pour aller pisser, la séance d’hypnose a débuté. Quand, une scène plus tard, il se fait tirer dessus par la police de Tokyo, on a mal pour lui, même après avoir vu des dizaines de milliers de types mourir au cinéma, cette balle là est douloureuse, on ressent le trou qui le transperce, et la vie qui s’échappe de lui. Mais le mec refuse de mourir, et alors commence un voyage terrifiant. Presque trois heures de vol, quelque part entre le réel et l’au-delà, la tête secouée dans tous les sens. C’est très cru (il y a plein de scènes hard dont une que vous n’avez jamais, jamais vue ailleurs), cela ne plaira pas à tout le monde, beaucoup se feront même chier, la performance des acteurs est inégale, mais qu’importe, je n’avais rien vu de tel depuis, pfff, Fight Club ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un disque&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0ImzoPAI/AAAAAAAACgY/ZeT_-834sGY/s1600/Smith.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549477225799629826" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0ImzoPAI/AAAAAAAACgY/ZeT_-834sGY/s400/Smith.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Introduction-Best-Elliott-Smith/dp/B00430EQJ4/ref=sr_1_4?ie=UTF8&amp;amp;qid=1292087711&amp;amp;sr=8-4"&gt;&lt;strong&gt;An introduction to Elliot Smith&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Perte, manque, douleur, rupture, addiction, éloignement, conflit maternel, solitude, dépression : les chansons d’Elliot Smith ne parlent que de ça. Et si je vous dis que la vie de ce bonhomme hautement tourmenté s’est terminée à l’âge de 34 ans par deux coups de couteaux plantés par ses soins dans la région du cœur, vous en conclurez que cette compilation parcourant dix ans de carrière est loin de constituer la bande-son idéale d’un Noël en famille enjoué et positif. Et pourtant, si. Cela faisait un bail que je n’avais pas entendu de la musique pop aussi simple, légère, et envoutante. Impossible de résister : ce disque plaira à quiconque aimant les Beatles, donc à tout le monde. Particulièrement conseillé à tous ceux qui ne vont pas super bien en ce moment, mais sont convaincus qu’un jour proche, ça va s’arranger, c’était juste une petite baisse de régime passagère, faites moi un petit sourire, là, voilà, c'est mieux. Comment ça, je parle de moi ? Tss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un bouquin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0H3CSxwI/AAAAAAAACgI/QbgkJpd5qK8/s1600/Houellebecq.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 189px; HEIGHT: 299px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549477212976236290" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0H3CSxwI/AAAAAAAACgI/QbgkJpd5qK8/s400/Houellebecq.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/carte-territoire-PRIX-GONCOURT-2010/dp/2081246333/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1292087723&amp;amp;sr=8-1"&gt;&lt;strong&gt;La carte et le territoire - Michel Houellebecq &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;: Il m’est un peu difficile de parler des bouquins de Michel Houellebecq, qui vient d’obtenir un prix Goncourt avec dix ans de retard. Trop proche de moi, trop intime. Vous expliquer pourquoi la lecture de son premier roman, à la fin des années lycée, a changé ma vie à tout jamais, ce serait en révéler plus sur moi-même que j’en aie vraiment envie. Pour moi, Houellebecq n’est pas un écrivain, mais un maitre à penser, le mot est fort mais je n’en vois pas d’autre. Et ses bouquins ne sont pas des romans. Ils sont beaucoup plus que cela : grille de décryptage du monde occidental moderne, voix de la raison au milieu de la médiocrité ambiante, et en ce qui me concerne, une sorte de thérapie littéraire qui m'ont rendues les frustrations du passage à l’âge adulte un peu moins douloureuses. Une lecture sombre dont on ressort transformé, mais pas complètement désespéré. Houellebecq est impitoyable dans sa description des rapports humains modernes, mais il lui reste, heureusement, une petite lueur d’espoir quand à notre espèce. Et puis, qu’est-ce que c’est bien écrit. Ca à l’air simple, d’écrire de manière aussi épurée, mais qu’est-ce que ça doit être difficile. On parlera encore de Houellebecq dans cent ans. Enfin, si la littérature voudra encore dire quelque chose dans cent ans, ce qui est loin d’être certain, rapport à l’implosion du système capitaliste, la fonte des glaces et les armes nucléaires qui vont bien finir par péter quelque part un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une bédé &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0Ht0aB6I/AAAAAAAACf4/5VCPVU6ZSTI/s1600/Boulet.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 202px; HEIGHT: 295px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549477210502072226" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0Ht0aB6I/AAAAAAAACf4/5VCPVU6ZSTI/s400/Boulet.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Notes-Born-larve-Juillet-2004-Juillet/dp/2756014540/ref=sr_1_2?ie=UTF8&amp;amp;qid=1292087699&amp;amp;sr=8-2"&gt;&lt;strong&gt;Notes - Boulet (5 tomes)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Je serais bien en peine de vous expliquer pourquoi j’aime tant les bandes dessinées de Boulet. Ce sont les seules que je lis depuis la fin de Calvin &amp;amp; Hobbes et des Innommables. Ces &lt;em&gt;Notes&lt;/em&gt; sont en fait la compilation (ou l’intégrale ?) des planches que Boulet publie régulièrement sur &lt;a href="http://www.bouletcorp.com/blog/"&gt;&lt;strong&gt;son blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Du coup, si vous êtes radin, pas besoin d’acheter la version papier, vous pouvez vous contenter de lire le blog à l’œil. Mais être radin, c’est quand même être un peu con, car on se prive d’une partie du plaisir, celui de toucher le papier entre les doigts. Plutôt crever que de me mettre à lire un bouquin sur un iPad, celui qui arrivera à me faire remplacer mes centaines de bouquins poussiéreux, encombrants et puants de vieillesse pour une tablette électronique à la con n’est pas encore né. Mais je digresse. Lisez Boulet, ses chroniques réelles ou fictives, suivez le dans ses pérégrinations à travers le monde, ses déboires de dessinateur professionnel, ses observations sur le monde qui l’entoure, en bas, au coin de la rue, au comptoir du bar, au supermarché, dans la cour de l’immeuble, ses univers peuplés de monstres sympathiques, d’animaux qui parlent et de vrais gens rigolos. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3866635043381851699?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3866635043381851699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3866635043381851699&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3866635043381851699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3866635043381851699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/12/noel-cest-le-moment-dacheter-des-trucs.html' title='Noël : c&apos;est le moment d&apos;acheter des trucs (enfin encore plus)'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TQO0IKJXlSI/AAAAAAAACgQ/kAHpSa-9UNY/s72-c/Made_In_Poker.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5762975392141624384</id><published>2010-11-25T12:02:00.002+01:00</published><updated>2010-11-25T12:08:54.618+01:00</updated><title type='text'>Temps présent</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quand on regrette tellement de choses à propos du passé, et que le futur ne nous inspire que de la crainte, comment peut-on vraiment apprécier le présent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le genre de pensées qui me passent par la tête alors que je retrouve ma chambre d'hôtel d'un luxe grotesque au milieu de la nuit après une journée passer à regarder des gens jouer aux cartes. Je suis à Barcelone, une ville apprécier où l'instant présent ne devrait pas être une chose très difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime Barcelone, sans doute par nostalgie. Une partie de ma famille vient d'ici, et c'est non sans honte que je bredouille les trois mots d'espagnols que je connais en pensant à mes ancêtres. C'est à Barcelone que j'ai couvert l'un de mes premiers tournois de poker, il y a déjà quatre ans de cela, quand Thomas Fougeron avait fait appel à moi pour raconter ses aventures dans la Team770. Depuis, j'y suis retourné encore et encore, sans jamais réussir à m'en lasser. Les fêtes ont meilleur goût à Barcelone qu'ailleurs, semble t-il, les galettes de pomme de terre et la charcuterie aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et m'y revoilà une fois de plus. Pour un tournoi de poker, bien sur. L'épreuve commençait un lundi. J'ai donc pu me permettre d'arriver samedi soir et profiter du week-end... Un bar à karaoke était le dernier endroit où je pensais me retrouver, mais Madeleine connaissait les lieux et Alex, en sa qualité d'ancien expatrié au Japon, est un expert dans la discipline. Il n'y avait personne au début, et c'est devant un auditoire clairsemé que j'ai tenté la Javanaise de Gainsbourg, sous des applaudissements polis. Alex, lui, était en forme, et a enflammé l'auditoire avec une chanson de Madness, complète avec voix de stenor et pas de danse ska endiablés. Cela détonnait fortement avec les chansons choisies par les locaux, que des ballades tristes en catalan. Notre imitation de &lt;em&gt;Everybody Needs Somebody To Love&lt;/em&gt; a fait un carton, je m'en suis pas trop mal sorti sur le couplet d'introduction de Dan Akroyd, il fallait parler à toute vitesse. Après, j'étais lancé, et j'ai voulu m'essayer à une chanson en espagnol. A ce moment, le bar était intégralement rempli, et mon interprétation de &lt;em&gt;La Camisa Negra&lt;/em&gt; a fait rire la moitié de la salle, tandis que l'autre tapait dans les mains en hochant la tête, appréciant poliment l'effort. Au moins, j'aurai essayé. On y retournera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche est passé à toute vitesse. Une visite de la ville avec l'équipe de PokerNews au volant de petites voiturettes jaunes à deux places qui se conduisent comme un scooter, le GPS intégré te donne les directions à voix haute et t'indique ce qu'il y a d'intéressant à regarder, c'est très sympa mais il ne faut pas avoir peur du ridicule car absolument tous les passants te regardent en rigolant, et les automobilistes klaxonnent rageusement quant tu peines à redémarrer au feu rouge. Puis un resto avec le Team Winamax, un détour par le pub irlandais sur le port, et voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, le tournoi. European Poker Tour. 5,000 euros l'entrée. La routine. Day 1A, plein de gens, la moitié qui sautent d'entrée. Day 1B, encore plus de gens, et la moitié qui partent aussi. Pas beaucoup de médias français, ils sont tous à Marrakech. Le Day 2, et le rythme des éliminations s'accélère un peu plus, et les français disparaissent à toute vitesse, le Team Winamax est complétement nettoyé. A minuit, il n'en reste plus que quatre tricolores parmi 112 joueurs, en fait non, je reçois le classement officiel me rends compte que j'en ai oublié un. Et le lendemain matin, je regarde la liste une nouvelle fois et j'en ai oublié un autre, alors en fait il y en a six. Un peu honteux, j'aurais du faire plus attention. J'ai la tête ailleurs. Il y a ElkY en short-stack, Jan Boubli, le vainqueur de l'édition 2005, le Corse Stéphane Albertini, deux joueurs que je ne connais pas, et Gilles, un sympathique amateur qui s'est payé le tournoi cash après avoir réalisé un gros gain sur Winamax. Ca ne s'invente pas, et sa décision insensée a payée : il est « in the money », et pourrait bien repartir très riche de Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, on va tomber à 24 joueurs. Demain, la finale sera constituée, et elle se jouera samedi. Grosse fête PokerStars prévue le même soir dans la boîte d'à côté. Je suis censé rentrer en France le lendemain, mais j'hésite à bifurquer vers Marrakech. Harper y est déjà depuis quelques jours, il a atteint la table finale du tournoi Deepstack à 500€ (avec notre ex-confrère Roroflush), il pourrait très bien se débrouiller tout seul pour couvrir l'épreuve World Poker Tour qui débute samedi, mais j'ai bien envie d'aller lui donner un coup de main, histoire de réaliser un meilleur reportage. En plus, tout le monde sera là, je ne suis pas du tout fan de Marrakech mais je n'ai pas envie de non plus de passer à côté de la fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours un pied dans le passé, un pied dans le futur, et le présent qui file à toute vitesse au milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'EPT Barcelone sur Winamax&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5762975392141624384?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/5762975392141624384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=5762975392141624384&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5762975392141624384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/5762975392141624384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/11/temps-present.html' title='Temps présent'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1635077558597965187</id><published>2010-11-21T18:37:00.003+01:00</published><updated>2010-11-21T18:51:20.355+01:00</updated><title type='text'>Revue de presse et copinages (édition de novembre)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Avant d’évoquer la finale du Partouche Poker Tour et ses retombées, et d'attaquer l'EPT de Barcelone (départ lundi à midi), un petit post rapide pour faire un peu de pub pour les potes et revenir sur quelques articles et morceaux d’actualité récents. J'ai rajouté quelques liens dans la colonne de droite, les voici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.infiniteedgegaming.com/"&gt;&lt;strong&gt;Infinite Edge&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Un nouveau blog lancé par mon ami suédois Kim Lund, un esprit brillant ayant roulé sa bosse de nombreuses années au sein de l’industrie du poker. Ayant récemment quitté son poste chez Bwin (qu’il occupait depuis l’époque glorieuse de PokerRoom/OnGame, avant le rachat par les autrichiens, donc), Kim est désormais libre d’exprimer sans détours ses pensées sur le milieu. Son blog est donc celui, assez rare, d’un « insider », qui aborde tout le côté « business » des jeux d’argent en ligne. On y discute de liquidité, rétention client, rakeback, business model, ce genre de choses imbitables pour le joueur moyen. Tout cet aspect du poker en ligne (qui est aussi abordé par plusieurs sites spécialisés très intéressants, j'en reparlerai un jour), j’y étais moi-même complètement étranger jusqu’à ce que je sois engagé par un opérateur. Depuis, j’ai quotidiennement des discussions fascinantes avec mes collègues de Winamax et d’autres acteurs de l’industrie sur les tenants et aboutissants du métier, mais je n'aborde que rarement le sujet ici, par peur de raconter des conneries. Ce genre de blog, je le conseille à tous, même ceux d'entre vous – la majorité de mes lecteurs, j'imagine – qui ne sont « que » clients des sites de jeux en ligne. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on peut se rendre compte de la manière dont on est considéré de l'autre côté du décor, en coulisses, par les gens qui se font du beurre sur votre dos, les salauds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://slowrolled.com/"&gt;&lt;strong&gt;Slowrolled&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Il y a déjà quelques liens vers des sites d'informations « poker » sur la colonne de droite de ce blog, en voici un nouveau, dirigeant vers les confrères de « Slowrolled ». Ils sont suisses, mais ne leur en tenez pas rigueur, ils sont très bien, et indépendants. Indépendant, cela veut dire moins de moyens que les sites affiliés aux sites de poker en ligne, mais aussi plus d'imagination, de débrouillardise, et de vraie liberté de parole. Prochainement, il faudrait que j'aborde plus en détail le sujet des médias poker, mais je n'aurais pas que des choses gentilles à dire, autant prendre son temps pour y mettre les formes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.bonaccord.com.au/sun/Everywhere__Short_Sun_Breaks/Everywhere__Short_Sun_Breaks.html"&gt;&lt;strong&gt;Alexander J Bradley&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Là, rien à voir avec le poker, enfin si, un tout petit peu : Alex Bradley officie depuis quelques mois en tant que caméraman freelance pour Poker News. L'australo-britannique est tout bonnement l'un des gus les plus attachants et les plus intéressants que j'ai pu rencontrer sur le circuit cette année. Un amoureux du voyage et de la découverte, qui a eu la chance de pouvoir parcourir une bonne partie du globe, depuis l'Amérique du Sud au Japon en passant par les quatre coins de l'Europe. Alex est un vrai artiste, la tête fourmillant d'idées en permanence. Je vous laisse découvrir son blog, ses photos, ses récits de voyage, ses humeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TOlbqLLsJjI/AAAAAAAACfw/T315-3pnfbw/s1600/IMG_2976.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542061596570560050" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TOlbqLLsJjI/AAAAAAAACfw/T315-3pnfbw/s400/IMG_2976.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.team-winamax.com/sitting-out/"&gt;&lt;strong&gt;Anthony Roux - « Sitting Out »&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Une nouvelle qui m'a un peu – beaucoup – chagriné, Anthony Roux quittant le Team Winamax après trois ans de bons et loyaux services. Tallix ayant exprimé son désir de ne plus être attaché à un sponsor (en raison de toutes les contraintes que cela peut représenter), je risque de le voir un peu moins souvent. Tallix, je le connaissais à peine quand j'ai débarqué à Londres en février 2008. Et puis à force d'habiter sous le même toit, de voyager ensemble, des liens se sont crées, nous sommes devenus très proches jusqu'à passer nos vacances ensemble à deux reprises (dont le fameux &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/07/dantes-inferno.html"&gt;road trip américain durant l'été 2009&lt;/a&gt;). Niveau poker, c'est un mec qui, en plus d'être un joueur hors pair (assez courant de nos jours, finalement), dispose surtout d'un mental à toute épreuve. Jamais en trois ans je ne l'ai vu se mettre en colère après une défaite. Jamais je ne l'ai vu se défouler sur son entourage après avoir perdu un pot de 30,000 dollars. Je me rappellerai toujours de ce moment lors des WSOP 2008, lorsqu'au beau milieu de la nuit Tall avait manqué une finale d'un cheveu après s'être mangé un bad-beat à vomir. Dix minutes plus tard, nous étions dans le parking, et il avait déjà changé de sujet. Pas de pleurs, pas de lamentations, pas d'envie de passer ses nerfs sur quelqu'un d'autre. Ça, messieurs, cela s'appelle avoir du caractère, et beaucoup devraient en prendre de la graine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_bonus_dans-la-tete-d-un-pro-episode-1"&gt;&lt;strong&gt;Winamax – Dans la tête d'un pro&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : L'une des problématiques constantes lorsque nous couvrons des tournois de poker en direct, c'est d'essayer de créer du contenu qui ne soit pas immédiatement périssable. Raconter des coups qui viennent de se produire, dresser un classement des joueurs en course au temps T, c'est sympa, mais cela ne reste guère intéressant plus de quelques heures. Mes collègues Régis, Paco et Junior, aux côtés de qui je travaille depuis maintenant trois ans, ont un problème similaire lorsqu'il s'agir de produire des vidéos. Le modèle « Ouais, euh, j'ai 15,000 de tapis, j'ai joué un coup sympa avec As-Roi, je relance UTG... » tourné en cinq minutes durant la pause a quelque peu vécu. Toujours aussi créatif, Régis a proposé une idée des plus intéressantes : filmer l'intégralité du tournoi d'un pro, depuis l'arrivée en ville jusqu'à la dernière main, et faire intervenir le pro en post-production à l'aide d'une voix-off racontant tout ce qui lui passe dans la tête : les joies, les peines, les doutes, tout le tralala. Après un premier essai à Monte Carlo en avril dernier, cette vidéo de trente minutes tournée à Vienne est la première que publie officiellement le trio sur Winamax. Le produit est encore perfectible, mais je trouve le résultat tout à fait intéressant et prometteur. D'autres épisodes vont bien entendu être tournés cette saison. Je croise les doigts pour que les récents scandales de triche (impliquant, vous le savez surement, des faux journalistes infiltrés lors des tournois) ne remettent pas en cause la présence des médias poker entre les tables, facteur crucial pour mener à bien ce genre de projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://cgi.ebay.com/World-Series-Poker-Main-Event-Bracelet-2008-/330496918404?pt=LH_DefaultDomain_0&amp;amp;hash=item4cf326c384#ht_500wt_898"&gt;&lt;strong&gt;Peter Eastgate vend son bracelet des WSOP sur Ebay&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Alors que Jonathan Duhamel vient d'être couronné champion du monde de poker à Las Vegas il y a deux semaines, le vainqueur 2008 Peter Eastgate vient de mettre en vente le trophée suprême de tout joueur de poker, le bracelet, sur la plate-forme d'enchères en ligne Ebay. Cette nouvelle arrive quelques mois après qu'Eastage ait fait part de son intention de s'éloigner du monde du poker. Une décision qu'il a respectée jusqu'à présent, et que j'avais à l'époque applaudie chaleureusement. Là, en ce qui concerne le bracelet, le danois explique que la breloque « prenait la poussière », et c'est pour la bonne cause qu'il veut s'en séparer : l'intégralité des profits seront reversés à l'UNICEF. Évidemment, il a fallu que Tony G intervienne avec sa finesse habituelle, histoire une fois de plus de se faire de la pub pour pas cher, en annonçant qu'il allait tenter de remporter l'enchère pour faire du bracelet un collier pour son chien. Imbécile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/nov/14/poker-students-tuition-fees"&gt;&lt;strong&gt;Vicky Coren - « Let their hearts rule their heads »&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : La joueuse anglaise de l'équipe PokerStars Pro publie une colonne dans laquelle elle estime que joueur de poker professionnel est dorénavant une activité respectable pour les jeunes, allant même jusqu'à argumenter que le monde du poker pro est plus stable que d'autres secteurs, comme la banque. J'ai mon opinion sur la question, elle diffère quelque peu de celle de Miss Coren. Ce qui m'intéresse surtout avec cet article, ce sont les réactions qu'il a suscité chez les lecteurs, qui sont des lecteurs « grand publics » puisque la colonne a été publiée chez le très respectable quotidien anglais The Guardian (plutôt classé à gauche). Faites défilez la page jusqu'en bas, et lisez : la quasi totalité des réactions sont négatives, voire carrément hostiles, avec une cohorte de gens s'offusquant que l'on puisse considérer le poker comme un métier comme les autres. Et c'est symptomatique : dès lors que la presse généraliste, en France (Le Monde, Libération, 20 minutes, etc) comme ailleurs, s'intéresse au poker, la section « commentaires » de leurs sites est envahie de réactions de ce genre. Cela m'inspire deux choses. 1/ Les gens qui haïssent le poker parce qu'il s'agit d'un jeu ayant des effets néfastes sur la société n'ont probablement pas tort. 2/ Ces gens là comprennent tout de même une bonne partie de la population (tout du moins chez nous en France). On aura beau les intoxiquer 24 heures sur 24 avec de la publicité à chaque mi-temps de match, sur les bus, dans le métro, et des émissions de qualité médiocre par dizaines, ils ne changeront jamais d'avis. Là encore, j'ai plus à dire sur le sujet, mais cela mérite à article à part entière.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1635077558597965187?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/1635077558597965187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=1635077558597965187&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1635077558597965187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/1635077558597965187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/11/revue-de-presse-et-copinages-edition-de.html' title='Revue de presse et copinages (édition de novembre)'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TOlbqLLsJjI/AAAAAAAACfw/T315-3pnfbw/s72-c/IMG_2976.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-328899239338830980</id><published>2010-11-11T21:00:00.004+01:00</published><updated>2010-11-12T10:30:10.831+01:00</updated><title type='text'>Exile on Main Street</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Après l'overdose de tournois en septembre et début octobre (22 journées à regarder des types jouer aux cartes en cinq semaines, dans quatre casinos/hôtels différents, qui dit mieux ?), je n'étais pas mécontent de retourner bosser dans les bureaux de Winamax. Deux semaines de suite dans les locaux de la boîte : c'est rare que j'y reste aussi longtemps sans bouger. Je ne me rapelle plus la dernière fois que c'est arrivé. Ces deux semaines, je les esperais tranquilles, comme une sorte de calme après la tempête... Que dalle : on était au point culminant du mouvement social anti Sarkozy/réforme des retraites, et il y avait des tas de choses à faire au bureau bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait maintenant neuf mois que j'ai quitté Londres, et jusqu'ici, j'ai résisté à m'installer à Paris (ce qui serait pourtant le plus logique), préférant retourner chez mes parents, à Lille. Manque de temps pour chercher un appartement, et manque d'envie, aussi, n'étant pas un grand fan de la capitale. Cette décision, j'ai eu tout loisir de la regretter durant le mouvement de grève. Certains jours, je passais presque plus de temps dans les transports, en route vers le bureau, qu'à être présent au bureau. Soirée typique, vécue plusieurs fois de suite : un RER en retard, et je manque le train vers Lille. J'arrive à la gare du Nord à la bourre, et en fait le train est retardé d'une heure et demie. J'arrive à Lille, et il n'y a ni bus ni métro. Etc, etc. Vous voyez le genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai souffert en silence, car, en fait, ce mouvement social, je n'étais pas contre, bien au contraire. Je pourrais écrire une dizaine de pages énervées à caractère politico-économique sur le sujet (en évoquant le contexte mondial et l'emergence des marchés indiens et asiatiques, les enjeux de long terme, le manque de courage politique de nos dirigeants), mais je suis pas sur que cela a sa place ici. Lisez plutôt Emmanuel Todd ("&lt;a href="http://www.amazon.fr/Apr%C3%A8s-d%C3%A9mocratie-Emmanuel-Todd/dp/2070786838"&gt;Après la démocratie&lt;/a&gt;"), si vous êtes intéressé par le sujet, et si vous ne l'êtes pas, vous devriez, parce que pour résumer, on est plutôt mal barrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, la question qu'on me pose le plus souvent, c'est "Mais qu'est-ce que tu fais, dans les bureaux de Winamax ?", comme si mon travail ne se limitait qu'aux reportages lors des tournois de poker. Réponse courte : des tas de trucs. C'est l'effervesence, en ce moment, chez les W. Des tas de projets de partout, et comme je suis plutôt du genre lent, je suis vite débordé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, je n'étais pas mécontent de fuir à New York le temps d'une dizaine de jours... Mon exil sur "Main Street" à moi. Mon voyage était préparé depuis longtemps, mais tombait à pic en cette période tumultueuse. Raconter New York est une tâche quasiment impossible. C'est plutôt un truc à vivre. J'étais assez chanceux de m'y rendre une deuxième fois, après une première visite fin 2008. Je me contenterai de dire que, comme à chaque fois que l'on visite une grande ville mythique, tout est exactement comme on l'avait imaginé. New York bouillonne, on peut sentir son coeur battre en marchant dans les rues, à toute heure du jour et de la nuit. Manhattan est dressée toute verticalement : on passe son temps à marcher en levant la tête comme un idiot, emerveillé par la hauteur des gratte-ciels. Comme c'est bon, d'être un idiot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une photo vaut mieux qu'un long discours, et c'est bien connu, 99% des gens ne regardent que les images sans faire attention aux textes (vous pouvez cliquer pour agrandir) :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3Lx_5BziI/AAAAAAAACds/pPoZ0MZQKys/s1600/IMG_0620.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534303576932863522" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3Lx_5BziI/AAAAAAAACds/pPoZ0MZQKys/s400/IMG_0620.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C'est à peu près la vue offerte par n'importe quelle avenue de Manhattan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3LxcZWaZI/AAAAAAAACdk/I8dyUPyJzlw/s1600/IMG_0617.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534303567404755346" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3LxcZWaZI/AAAAAAAACdk/I8dyUPyJzlw/s400/IMG_0617.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J7bEAr8I/AAAAAAAACdE/sr5mpRrU-UE/s1600/IMG_0755.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301539822251970" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J7bEAr8I/AAAAAAAACdE/sr5mpRrU-UE/s400/IMG_0755.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comme des centaines d'autres touristes, j'ai pris le ferry (gratuit) en direction de Staten Island, histoire de pouvoir observer la ligne d'horizon mythique avec un peu de recul. Et comme des centaines d'autres touristes, j'ai quitté le ferry pour y réembarquer aussitôt, car il n'y a vraiment rien d'intéressant à voir sur Staten Island, une circonscription majoritairement résidentielle.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxhJU82I/AAAAAAAACc8/a28sEuFhWu4/s1600/IMG_0758.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301369656472418" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxhJU82I/AAAAAAAACc8/a28sEuFhWu4/s400/IMG_0758.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le deuxième (et dernier) truc intéressant à voir depuis le ferry : un cadeau des Français aux Américains&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Central Park&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxI6IIQI/AAAAAAAACck/F7AoT7jEU9c/s1600/IMG_0785.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301363150266626" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxI6IIQI/AAAAAAAACck/F7AoT7jEU9c/s400/IMG_0785.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Central Park est le poumon de Manhattan - avec 3,1 kilomètres carrés, il occupe plus de la moitié de l'île sur sa largeur. Très joli à visiter. Cela n'a aparemment n'a pas toujours été le cas. Le parc a servi de bidonville durant la Dépression des années 30, et de repaire aux gangs jusqu'au milieu des années 80. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3Jwsv69xI/AAAAAAAACcc/JmnrBfERCqc/s1600/IMG_0792.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301355591268114" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3Jwsv69xI/AAAAAAAACcc/JmnrBfERCqc/s400/IMG_0792.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J8HtJWwI/AAAAAAAACdc/DGEsRe4pCl8/s1600/IMG_0724.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301551805946626" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J8HtJWwI/AAAAAAAACdc/DGEsRe4pCl8/s400/IMG_0724.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un panneau indiquant un abri anti-atomique, à l'entrée d'une école près de Central Park. J'en ai croisé plusieurs, de ces écriteaux d'une autre époque. Probablement qu'aucun d'entre eux n'est encore fonctionnel, s'il l'ont jamais été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Le "Met"&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZ6lCFzI/AAAAAAAACcU/BdECa3X_jE0/s1600/IMG_0801.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 158px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534300964166702898" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZ6lCFzI/AAAAAAAACcU/BdECa3X_jE0/s400/IMG_0801.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le toit du Metropolitan Museum, l'expression "Jungle urbaine" prend tout son sens.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZdZLEJI/AAAAAAAACcE/2xKDFKGROVw/s1600/IMG_0820.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534300956332331154" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZdZLEJI/AAAAAAAACcE/2xKDFKGROVw/s400/IMG_0820.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Metropolitan Museum, on trouve un peu de tout : de l'abstrait, du concret, du vieux, du moderne, des peintures, des sculptures, des reliques, des armes à feu, des meubles... Dans l'aile moderne, j'ai bien aimée cette installation appliquée à même le mur. Ci-dessus : vu de face, à un mètre de distance. Ci-dessous : vu de côté (c'est Pauly qui sert d'échelle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZjP1FKI/AAAAAAAACcM/GWtyb6a62As/s1600/IMG_0815.JPG"&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534300957903754402" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JZjP1FKI/AAAAAAAACcM/GWtyb6a62As/s400/IMG_0815.JPG" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JY9XpPrI/AAAAAAAACb8/79olAf9QWQc/s1600/IMG_0823.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534300947735985842" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JY9XpPrI/AAAAAAAACb8/79olAf9QWQc/s400/IMG_0823.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La bannière étoilée est bien tristounette quand on lui enlève ses couleurs... Au vu du déclin (final et inéluctable ?) que subit le dollar actuellement, c'est plutôt d'actualité&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JYimtVJI/AAAAAAAACb0/zMkN5SHM08M/s1600/IMG_0824.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534300940551410834" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JYimtVJI/AAAAAAAACb0/zMkN5SHM08M/s400/IMG_0824.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ca aurait ptète une bonne idée de noter les auteurs des installations, mais bon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Shopping&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J7qfCMQI/AAAAAAAACdM/xyn6zR6mptA/s1600/IMG_0746.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301543962128642" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3J7qfCMQI/AAAAAAAACdM/xyn6zR6mptA/s400/IMG_0746.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le premier disquaire que j'ai trouvé était le bon : "Generation Records", dans le West Village. Des milliers de 33 tours, neuf et occasion, avec plein de raretés hors de prix. Je suis reparti avec l'intégrale du Velvet Underground encore sous blister, pour moins cher que ce qu'aurait demandé un brocanteur en France. Le rayon CD et DVD est pas dégueu non plus.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxXSkqjI/AAAAAAAACcs/oCxSrThTz3Q/s1600/IMG_0773.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534301367010896434" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3JxXSkqjI/AAAAAAAACcs/oCxSrThTz3Q/s400/IMG_0773.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Près de Wall Street et du site du World Trade Center, un magasin proposant des milliers d'affiches anciennes et contemporaines : réclame, films, agences de voyages, cartes postales... J'ai vu plein de marques françaises de grand-mère, genre Delespaul Havez et Ripollin, ça coute la peau du cul, j'imagine que les nouveaux riches new-yorkais en raffolent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Vu de haut&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB05gIf2I/AAAAAAAACfM/s-vsH-Ts2TQ/s1600/IMG_0842.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535911112757247842" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB05gIf2I/AAAAAAAACfM/s-vsH-Ts2TQ/s400/IMG_0842.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Depuis le Brooklyn Bridge - au centre, l'Empire State Building, le plus haut bâtiment de New York (depuis 2001 tout au moins) &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB0oJmJmI/AAAAAAAACfE/gA4b3f3MNwg/s1600/IMG_0873.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535911108099319394" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB0oJmJmI/AAAAAAAACfE/gA4b3f3MNwg/s400/IMG_0873.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous sommes montés au 102 étage (381m de hauteur), mais c'est au 86ème qu'on peut admirer la vue la plus spectaculaire, avec l'observatoire panoramique extérieur &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOACCXHPfI/AAAAAAAACe8/NKKEMZia1zM/s1600/IMG_0887.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535909139450379762" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOACCXHPfI/AAAAAAAACe8/NKKEMZia1zM/s400/IMG_0887.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On a eu du bol en se pointant vers 18 heures : cela nous a permis d'être aux premières loges pour le coucher du soleil&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABp6aULI/AAAAAAAACe0/TX6kS4QoE10/s1600/IMG_0898.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535909132887543986" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABp6aULI/AAAAAAAACe0/TX6kS4QoE10/s400/IMG_0898.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Chrysler Building a droite &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABRYogSI/AAAAAAAACek/7ka-SMldrkg/s1600/IMG_0907.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535909126303416610" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABRYogSI/AAAAAAAACek/7ka-SMldrkg/s400/IMG_0907.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABCd01mI/AAAAAAAACec/7UJ6D-Z7JK8/s1600/IMG_0917.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535909122298664546" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOABCd01mI/AAAAAAAACec/7UJ6D-Z7JK8/s400/IMG_0917.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_pftlATI/AAAAAAAACeU/Ry0Zw-gPXkQ/s1600/IMG_0922.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 225px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535908717832503602" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_pftlATI/AAAAAAAACeU/Ry0Zw-gPXkQ/s400/IMG_0922.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_o3anTYI/AAAAAAAACeM/F7fl_BAiGd4/s1600/IMG_0945.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535908707015544194" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_o3anTYI/AAAAAAAACeM/F7fl_BAiGd4/s400/IMG_0945.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Times Square : un écran publicitaire géant. Ca se voit pas bien sur la photo, mais il y en a vraiment des centaines, sur cent mètres de long, désormais presque tous électroniques avec des animations vidéo rivalisant d'ingéniosité. Le piège à touristes fonctionne : comme des milliers d'autres pigeons, j'y suis resté une bonne heure le nez en l'air et la bouche ouverte devant la réclame. Regarder des pubs : la dernière étape du tourisme consumérien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;American Museum of Natural History&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_otwZzBI/AAAAAAAACeE/Pa9-I-jq2cg/s1600/IMG_0955.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535908704422579218" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_otwZzBI/AAAAAAAACeE/Pa9-I-jq2cg/s400/IMG_0955.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je détestais les sciences naturelles au lycée, et il faut vraiment l'insistance d'une jolie demoiselle pour me convaincre de me rendre à un musée de ce genre. Bon, celui de NYC explose sans forcer celui de Londres, avec 32 millions de specimens. Evidemment, ils ne sont pas tous exposés.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_oRFd-rI/AAAAAAAACd8/RSeL810Tyjw/s1600/IMG_0963.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535908696726305458" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_oRFd-rI/AAAAAAAACd8/RSeL810Tyjw/s400/IMG_0963.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un véritable moai de l'île de Pâques... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_oCnZ_6I/AAAAAAAACd0/9oXirYReukk/s1600/IMG_0969.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535908692842119074" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNN_oCnZ_6I/AAAAAAAACd0/9oXirYReukk/s400/IMG_0969.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On retrouve des dinosaures d'à peu près toutes les tailles&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Phish&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB8CzCdzI/AAAAAAAACfc/O6s2ciJ4tPE/s1600/73178_446177561289_6458611289_5883502_1815199_n.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535911235511547698" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB8CzCdzI/AAAAAAAACfc/O6s2ciJ4tPE/s400/73178_446177561289_6458611289_5883502_1815199_n.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison principale de mon séjour ? Le groupe Phish, une fois de plus. J'avais préparé mon voyage il y a deux mois et demi, dès l'annonce de leur tournée d'automne, avant même de savoir si j'allais réussir à décrocher un ticket pour les concerts. Cela m'a permis d'obtenir le billet aller et retour Londres - New York le moins cher du monde (à peu près le prix d'un A/R Lille - Nice, si si). C'est ainsi que j'ai pu voir le groupe trois soirs de suite à Atlantic City, dans le New Jersey. Cet état est réputé comme le plus craignos des Etats-Unis, et les trois heures d'autoroute depuis New York n'ont pas démenti cette réputation : une infinie succession de déchetteries, usines fumantes et marécages poisseux, tout pareil que dans le générique des Sopranos. Atlantic City est l'une des rares villes de cette partie du pays où le jeu est légalisé. J'imagine qu'on pourrait la considérer comme le Las Vegas du nord-est des USA, on y retrouve d'ailleurs quelques enseignes familières comme le Caesar's Palace, le Tropicana ou encore Harrah's. Un Las Vegas encore plus désolant que l'original, avec, je crois, le plus fort taux de criminalité du pays. Derrière le "Boardwalk", la promenade en bord d'océan avec ses casinos alignés sur plusieurs kilomètres de long, on ne trouve qu'un paysage devasté, maisons à moitié abandonnées, terrains vagues, prostitution et dealers de crack. Enfin, c'est ce qu'on m'a raconté, en me mettant en garde d'aller vérifier moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'importe : la musique fut une fois de plus exceptionnelle, et je suis bien content d'avoir une fois de plus cramé un large pourcentage de mon revenu disponible pour aller voir Phish sur scène. Le concert du 31, en particulier, fut magique. Comme à chaque fois que le groupe joue le soir d'Halloween, un concert surprise était prévu au milieu des cinq heures de musique, où Phish se "déguise" en couvrant l'intégralité d'un album d'un autre groupe. &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/11/what-beautiful-buzz.html"&gt;L'année dernière, j'avais eu le plaisir d'écouter &lt;em&gt;Exile on Main Street&lt;/em&gt; des Rolling Stones&lt;/a&gt;. Cette fois, nous avons eu à droit à la reprise de &lt;em&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Waiting_for_Columbus"&gt;Waiting for Columbus&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Little Feat. Un choix surprenant car il ne s'agit pas d'un groupe très connu, mais je n'ai pas été déçu car j'ai pu découvrir un album jouissif, dansant, rythmé, funky et plein de "soul". Une section de cuivres complète avait été engagée pour l'occasion, de même qu'un percussioniste : avec dix personnes sur scène, le son était riche, un régal pour les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc génial, c'est que personne parmi les spectateurs ne savait quel album allait être joué avant d'entrer dans la salle de concert le soir-même, moment où chacun a reçu un prospectus révélant la surprise. Durant les semaines qui ont mené à Halloween, les forums de fans étaient remplis de spéculations concernant l'album qui allait être joué, et le consensus portait sur Led Zeppelin. Un choix "grand public" qui semblait logique, après que Phish ait couvert dans le passé des légendes telles que les Beatles, les Who, le Velvet Underground, Talking Heads, et les Stones. Le groupe devait surement être courant de ces rumeurs, car la veille d'Halloween, le 30, lors du deuxième concert, nous avons pu les entendre improviser deux bonnes minutes de "Whole Lotta Love" au milieu d'un de leurs morceaux. Je vous laisse imaginer la réaction des 14,000 fans. On se demandait : s'agit-il d'un indice concernant l'album qui va être joué le lendemain ? Réponse dès le morceau suivant, un titre appelé... "Ha ha ha". Le message était clair : on vous a bien eus, on ne jouera pas Zeppelin ! Pour la deuxième partie du concert, ils ont enfoncé le clou en insérant toute une série d'impros Zeppeliniennes au milieu de "Tweezer", l'un de leurs morceaux phares : on a eu droit à "Ramble on", "Thank you", "Heartbreaker" et même l'intégralité du solo de "Stairway to Heaven". Le public devenait de plus en plus fou à mesure que les impros s'enchaînaient, c'était un plaisir à voir et à écouter. C'est, entre autres, ce que j'aime avec Phish, et qui me pousse à y retourner le plus souvent possible : on ne sait jamais ce qu'il va se passer durant leurs concerts. Bien entendu, j'ai déja bouclé les reservations pour le Nouvel An à NYC, au Madison Square Garden...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB1OGXyNI/AAAAAAAACfU/K_0LeV_ONtg/s1600/IMG00609-20101101-1343.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535911118286342354" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TNOB1OGXyNI/AAAAAAAACfU/K_0LeV_ONtg/s400/IMG00609-20101101-1343.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Grand moment de "geekitude" sur le chemin du retour vers New York : nous nous sommes arrêtés à Broomfield, un patelin paumé dans le New Jersey, pour y visiter le "diner" où fut tournée la toute dernière scène des Sopranos. Le juke-box n'était pas en état de marche, et je n'ai donc pu mettre une pièce pour jouer "Don't Stop Believing", mais on a tout de même commandé des oignons frits.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-328899239338830980?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/328899239338830980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=328899239338830980&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/328899239338830980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/328899239338830980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/11/exile-on-main-street.html' title='Exile on Main Street'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TM3Lx_5BziI/AAAAAAAACds/pPoZ0MZQKys/s72-c/IMG_0620.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4134255816121930095</id><published>2010-10-29T15:27:00.003+02:00</published><updated>2010-10-29T23:16:14.025+02:00</updated><title type='text'>Procrastination et fonds de tiroir (fin)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;World Series of Poker Europe&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;C'est la première fois en quatre ans que je manquais le départ de la version européenne des championnats du monde. Nous avions été retenus par le Winamax Poker Open, et quand nous sommes finalement arrivés à Londres, deux épreuves étaient déjà terminées : le short-handed à 2,500£, et le Pot-Limit Omaha à 5,000£. Dans le second, Jeff Lisandro décroche son cinquième bracelet, et dans le premier, c'est Phil Laak qui remporte une victoire attendue de longue date par ses nombreux fans. L'ancien employé de Winamax Vincent Dalet manque de peu la table finale avec une huitième place. « Oryn » avait généreusement financé une partie de mon EPT à Tallinn, et j'avais promis de lui renvoyer l'ascenseur à la prochaine occasion. Hélas pour moi, je n'avais aucun pourcentage ici, ses parts s'étant vendues comme des petits pains avant même que j'aie eu le temps de m'y intéresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se loger à Londres est un casse-tête pour qui ne dispose pas d'un budget illimité. J'avais prévu de dormir chez un ami, mais celui-ci m'a lâché en toute dernière minute, la veille du départ. Panique à bord : j'ai galéré pour trouver une solution de rechange, me rabattant finalement sur l'Umi, un petit hôtel près de Notting Hill, pour moins de 200 livres la nuit. Le second soir, je suis rentré vers quatre heures du matin, et ai été accueilli par un nuage de vapeur emplissant la pièce entière, et une température à quarante degrés : la douche tournait à fond, avec le potentiomètre réglé du côté « eau chaude ». Bon sang, que s'était-il passé ? Comme j'étais certain de ne pas oublié de couper l'eau en partant, un mystère à la Raymond Chandler me tendait les bras. J'ai cogité toute la nuit, avant d'apprendre la (décevante) vérité le lendemain : une équipe de maintenance était passée dans l'après-midi pour régler un problème d'eau chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté boulot, Harper et moi étions au bord de la rupture après quatre journées intenses à Dublin. On en était même pas à la moitié de notre marathon de reportages : un changement de rythme s'imposait. Plutôt que d'être présents tous les deux du matin au soir, nous avons décidé partager nos heures au casino Empire, et ainsi travailler en rotation. J'ai fait exception pour les trois premières journées du Main Event, où la charge de travail était trop importante pour se permettre de procéder de cette manière, mais à part ça, nos neuf jours aux WSOP-E sont passés comme une lettre à la poste. Y'a pas à dire, passer de 15 à 9 heures de travail par jour, ça change tout. J'ai pu rattraper les heures de sommeil en retard, prendre le temps de rendre visite à mes disquaires préférés de Notting Hill et Soho, flâner dans les rues de Londres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un grand fan des WSOP-E. Les épreuves sont belles, variés, pas trop grosses, et se déroulent au beau milieu d'une ville que j'aime. J'ai développé une excellente relation avec les organisateurs, qui nous accueillent désormais comme si on faisait partie de la famille. Bizarrement (ou pas), très peu de médias se sont déplacés, ce qui a rendu les tournois encore plus faciles à couvrir, car nous n'étions pas cinquante à piétiner dans l'espace réservé aux tables. Et, miracle, nous disposions même d'une salle de presse en bonne et due forme, dans un bureau désaffecté situé non loin des tables. Ça a toujours été le problème, au casino Empire : il n'y a pas de place, et les journalistes ont toujours été le cadet des soucis des organisateurs. Pour vous en convaincre, petite rétrospective des salles de presse depuis la création des WSOP-E :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2007&lt;/strong&gt; : une salle en sous-sol dans l'hôtel Radisson de Leicester Square... à 300 mètres à pied du casino Empire ! J'ai du parcourir quarante kilomètres durant cette semaine là.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2008&lt;/strong&gt; : un bar situé à l'étage du casino, à 100 mètres des tables. Assis sur des canapés, l'ordinateur sur les genoux pendant deux semaines. Mal de dos garanti.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2009&lt;/strong&gt; : un bar près des tables, il y a du mieux, sauf que le bar en question ouvrait tous les soirs à 18 heures, et se retrouvait rapidement rempli de fêtards éméchés menaçant à tout moment de renverser leur pinte de bière sur notre matériel. Il y avait de quoi péter un câble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez le chemin parcouru en quatre ans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après Phil Laak, c'est un autre joueur à qui le bracelet avait longtemps échappé qui s'est imposé dans l'épreuve de heads-up : Gus Hansen. Le danois faisait face à Jim Collopy, et la victoire a failli lui échapper à de nombreuses reprises. J'étais fermement du côté de Jim, un ami depuis notre première rencontre il y a un an (c'était sur le pas de la porte de ma maison à Londres, il était à l'intérieur et avait refusé de m'ouvrir). Gus a comme d'habitude pratique son style préféré : « chatte-agressif », comme je l'apelle, et s'est sorti plusieurs fois de situations difficiles grâce à des turns ou des rivières miraculeuses. Je me moque, mais c'était tout de même sympa de le voir gagner. Une victoire médiatique qui a plu à tout le monde, Gus le premier, qui était heureux comme un gamin après avoir reçu le bracelet qu'il attendait depuis un bail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a eu le Main Event... Qui représente pour moi l'apogée du poker professionnel en tournoi. Peu de joueurs (346), mais presque exclusivement des fines lames. La partie a été de qualité exceptionnelle tout du long, surtout à la fin, avec Viktor Blom et Phil Ivey en demi-finales. Une table finale avec ces deux là aurait pu être historique (rappelons que Viktor Blom est très probablement le fameux « Isildur1 » en ligne), mais leur parcours s'est arrêté en 16ème et 19ème place, respectivement. La rumeur qui courrait, c'est que Ivey avait passé la nuit précédente à jouer le Main Event des WCOOP sur PokerStars, ne s'arrêtant qu'à onze heures, juste à temps pour rejoindre le casino Empire, ce qui expliquerait sa prestation plus que médiocre en demi-finales (tapis avec As-10 après une relance, un call et une sur-relance ? Bof !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les français étaient plus d'une vingtaine au départ. C'est plus que ce que j'avais imaginé. Et les résultats ont été plutôt satisfaisants, avec cinq places payées, et deux finalistes, comme de juste deux joueurs Winamax : Nicolas Levi et Marc Inizan, qui s'est vu coller un W rouge seulement quelques minutes avant le départ de la finale. J'imagine que l'occasion a fait le larron dans la décision d'intégrer Marc au sein du Team le jour même où il s'apprêtait à disputer une finale télévisée, mais en même temps, il s'agit d'un jour que nous apprécions depuis longtemps, et qui était en contact avec la salle de jeux en ligne depuis déjà un moment. Parmi les joueurs français n'ayant pas de contrat de sponsor, Marc figurait assurément parmi les plus talentueux. Bonne nouvelle, donc. Quant à Nicolas Levi, c'était bien sur un plaisir de le voir atteindre la finale (il termine en cinquième place). Croc est un des joueurs dont les résultats en tournoi ces deux dernières années n'ont pas exactement reflété le niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a fété le résultat de Nico au Gaucho, une chaîne de « steakhouse » londonienne tout à fait exceptionnelle pour qui aime la barbaque. Incidemment, c'est là qu'une semaine plus tôt nous fêtions l'anniversaire d'Arnaud Mattern. Une bonne partie de rigolade avec toute une armée de pros français installés à Londres. Tiens, si vous écrivez pour un magazine ou un site de poker, je vous offre gratuitement un sujet d'article : le récent exode des pros français vers la capitale britannique. Rares sont les joueurs français gagnants en high-stakes n'ayant pas franchi la Manche. Pourquoi s'installent t-ils en masse là bas ? N'hésitez pas à les cuisiner sur la question des impôts, et à leur parler de la Thailande, la seconde patrie de certains d'entre eux. Je trouve le mouvement actuel fascinant – il y a pas mal à écrire sur le sujet, mais cela sera pour plus tard.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le reportage sur Winamax :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Heads-Up Championship&lt;/em&gt; : &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-heads-up-10k--jour-1"&gt;&lt;strong&gt;Day 1&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-heads-up-10k--jour-2?start=0"&gt;&lt;strong&gt;Day 2&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Main Event&lt;/em&gt; : &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-1a"&gt;&lt;strong&gt;Day 1A&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-1b"&gt;Day 1B&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-2"&gt;&lt;strong&gt;Day 2&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-3"&gt;&lt;strong&gt;Day 3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-4"&gt;&lt;strong&gt;Day 4&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--jour-5"&gt;&lt;strong&gt;Day 5&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsope-main-event-10k--finale"&gt;&lt;strong&gt;Finale&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;strong&gt;European Poker Tour – Londres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Atroce, ce tournoi, juste atroce. Je le suspectais l'année dernière, mais je n'ai rien dit histoire de lui donner une nouvelle chance, mais c'est bien Londres qui remporte haut la main le prix de l'étape EPT la plus abominable de la saison. En 2009, PokerStars s'est battu avec succès pour obtenir le droit d'organiser un tournoi hors des murs d'un cercle ou casino, un privilège qui n'avait jusque là jamais été accordé sur le sol anglais. Une initiative louable : le casino Victoria était décidément bien trop petit pour accueillir une épreuve aussi grosse. Le problème, c'est que le lieu trouvé en remplacement, l'hôtel Hilton, est juste un trou à rats infâme. Le Conrad Hilton tel que dépeint dans la série Mad Men se retournerait sans doute dans sa tombe en voyant à quel point ses hôtels ont pu tomber. Sans aucun doute le pire établissement hôtelier du monde, alors que, paradoxalement, le prix des chambres le place aisément dans la catégorie des hôtels les plus chers du monde. Pour 280 livres sterling la nuit (320 euros !), vous avez droit à des chambres minuscules au mobilier inchangé depuis la construction de l'hôtel, un service agressif qui vous regarde de haut, des agents de sécurité bêtes comme leurs pieds, et un matin, j'ai même trouvé une fourmi dans ma salade, j'invente rien. Ce sont des problèmes de riche, je vous l'accorde, mais tout dans mon séjour m'a laissé avec la désagréable impression qu'on se foutait de ma gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis à part l'hôtel, l'autre facteur de tilt provenait de la salle de conférence qui accueillait le tournoi au sixième étage, certes plus spacieuse que le Victoria, mais néanmoins encore bien trop petite, avec ses dizaines de tables entassées les unes sur les autres ne laissant que cinq centimètres d'espace entre elles. Je déteste bousculer les joueurs durant la partie, et j'ai donc passé les trois premiers jours sur le côté, sans vraiment prêter attention à ce qu'il passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, un tournoi à oublier, et j'ai en fait bien du mal à me rappeler de quoi que ce soit, un mois après les faits. Hmm, il y avait plein de français au départ, et il y en a plein qui ont fait l'argent. Michel Abécassis en faisait partie, mais personne d'autre du Team Winamax. Anais Lerouge (la copine d'Antoine Saout) a gagné le tournoi féminin, et Benjamin Pollak l'épreuve mixte Omaha/Hold'em. Thomas Bichon a terminé en 14ème place du tournoi principal, une semaine après avoir atteint les demi-finales lors du Main Event des WSOP-E. La table finale, euh... je sais pas. Si, le duel final était génial, l'un des plus beaux que j'ai jamais pu voir. Il opposait le légendaire John Juanda a un petit jeune rosbif, David Vamplew, et c'est le petit jeune qui a du le dernier mot, mais c'est Juanda qui méritait de gagner, je pense. Et à part ça, rien. Ah, si, le dernier soir, je me suis retrouvé dans une suite du Hilton en compagnie de vingt jeunes joueurs online, âge moyen 22 ans. Pour la première fois de ma carrière, je me suis senti vieux, ce qui, vu les specimen que j'ai pu observer, n'était pas forcément une sensation désagréable. Quand j'ai démarré en 2004, il n'y avait aucun gamin de ce genre sur le circuit. Lors de cette soirée (où la sécurité a du intervenir, et a été très compréhensive, le blason du Hilton a totalement été redoré à mes yeux à cette occasion, je dois le signaler), plein de scénarios de films me sont venus à l'esprit. On pourrait tout à fait écrire un script à la American Pie version poker. Cela pourrait être rigolo.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le reportage sur Winamax :&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-jour-1a"&gt;&lt;strong&gt;Day 1A&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-jour-1B"&gt;&lt;strong&gt;Day 1B &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;- &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-jour-2"&gt;&lt;strong&gt;Day 2&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-jour-3"&gt;&lt;strong&gt;Day 3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-jour-4"&gt;&lt;strong&gt;Day 4&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-londres-2010-finale"&gt;&lt;strong&gt;Finale&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Boy Scout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le week-end suivant, je me retrouvais à nouveau en vadrouille... Pour me rendre dans un petit casino d'une petite station balnéaire d'un petit pays d'Europe. Sauf que pour une fois, je n'étais pas là pour raconter des coin-flips et prendre des photos de joueurs de poker. Dans l'optique d'un futur agrandissement du Winamax Poker Open à d'autres destinations, on m'avait envoyé là pour observer, prendre des notes, rentrer en contact avec les locaux, et rédiger un rapport en vue de répondre à la question : « est-ce que cette destination pourrait accueillir une prochaine étape du WPO ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai grandement apprécié cette tâche d'un genre nouveau qui m'était confiée. En plus d'inspecter le casino et son organisation sous toutes les coutures, je me devais aussi d'étudier en long et en large le moelleux des matelas des hôtels, l'excellence de la nourriture proposée par les restaurants du bord de mer, et la dansabilité de la piste des boîtes de nuits du coin. On a vu pire comme job... J'espère que j'aurai l'occasion de recommencer à l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poker à la sauce chti&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mes premiers week-ends à la maison depuis une éternité, je les ai passés... dans des casinos, à regarder des mecs jouer au poker. On ne se refait pas. En fait, j'avais une bonne excuse : ma région accueillait coup sur coup deux tournois de poker professionnels. Il y a d'abord eu une étape des France Poker Series (le circuit français de PokerStars) au casino Partouche de St-Amand les Eaux, puis le Barrière Poker Tour à Lille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des tournois pros organisés dans le Nord de la France... Pour reprendre une phrase cliché, si on me l'avait annoncé en 2004, quand je me réunissais chaque semaine rue des Postes à Lille avec une poignée d'amateurs pour disputer un Sit-N-Go à 5 euros (avec recaves, attention !), j'aurais doucement. A cette époque, il n'y avait même pas de casinos à Lille, et on était encore à deux ans d'une législation concernant le poker en live.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avance rapide jusqu'en 2010, et nous voilà avec deux belles épreuves bien organisées où l'on pouvait croiser un joli panel de pros français comme Tristan Clémençon, Adrien Allain, Idris Ambraisse, Nicolas Babel, Fabrice Soulier, Antoine Amourette... Les affluences ont été plus que correctes, avec un avantage de St-Amand sur Lille : 228 joueurs contre 97. Il faut dire que les France Poker Series bénéficiaient d'un double avantage : une expertise à la fois dans les satellites online (PokerStars) et live (Partouche). Le BPT était un poil plus cher (1,650 euros contre 1,100 euros) et n'a vu qu'une poignée de joueurs se qualifier sur la plate-forme de Barrière, qui vient à peine de naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu développé a été de qualité, bien que je ne sois pas convaincu par la structure du BPT, avec vingt blindes à peine de tapis moyen en table finale. Mais difficile de se plaindre des vainqueurs : le sous-estimé David « RayonsX » Jaoui à St-Amand, et nul autre que Bertrand Grospellier à Lille. En cinq ans de carrière, ElkY a gagné tout ce qu'il était possible de gagner, ou presque, ce qui ne l'empêche pas de rester un vrai mordu de poker et de se rendre à de « petites » compétitions comme celle-ci. A noter qu'ElkY a disputé l'intégralité de sa finale avec un ordinateur portable installé derrière lui : le Main Event des FCOOP (le championnat online de PokerStars France) se déroulait en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était sympa de voir mon petit frère à l'œuvre à St-Amand, où il officie comme « tournament director » en compagnie d'une équipe bien rodée. A Lille, mon fief, j'ai réussi non sans mal à traîner une poignée de joueurs hors du casino. J'ai trouvé un petit estaminet sur la Grand Place où Fabrice Soulier et Claire Renaut se sont essayés aux spécialités locales, avant d'atterrir dans un bar près de la gare où j'ai fait la connaissance de jeunes joueurs Internet ayant la tête sur les épaules, c'est rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir de la victoire d'ElkY, j'ai été embarqué dans un SNG à 120 euros avec la quasi-totalité de l'équipe de joueurs pros de Barrière (Lucille, Cescut, Pollak, Rémy Biéchel...), et seulement la moitié d'entre eux ont joué n'importe comment. Cet enfoiré de Benjamin Pollak appartenait semble t-il à cette catégorie, payant mon tapis avant le flop avec As-10 de cœur, et trouvant une couleur pour battre mon As-Dame, j'aurais pu payer mes prochains concerts de Phish avec le prize-pool de ce tournoi, snif.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4134255816121930095?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/4134255816121930095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=4134255816121930095&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4134255816121930095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/4134255816121930095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/procrastination-et-fonds-de-tiroir-fin.html' title='Procrastination et fonds de tiroir (fin)'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3090065799378856530</id><published>2010-10-28T03:56:00.003+02:00</published><updated>2010-11-28T23:48:09.814+01:00</updated><title type='text'>Procrastination et fonds de tiroir (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tiens, c'est marrant, vous avez aimé l'article précédent. Je le trouvais nul, et j'ai coutume de penser que les histoires de bad-beat n'intéressent que ceux qui les racontent. Il faut croire que non. Poursuivons le rattrapage, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le Partouche Poker Tour, nous avons eu une petite semaine de « repos » au bureau... Pour enchaîner directement sur 19 jours de tournois consécutifs, rien que ça, dans trois établissements différents. Début du périple... en Irlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYbCheehI/AAAAAAAACbs/aoKIhtm0JcI/s1600/DSC_0834.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532910101270002194" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYbCheehI/AAAAAAAACbs/aoKIhtm0JcI/s400/DSC_0834.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm"&gt;&lt;strong&gt;Winamax Poker Open&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Voilà un tournoi où je n'ai que des bons souvenirs. Le premier tournoi live de Winamax, nom d'un chien. Évènement historique ! Bon, OK, pas tout à fait. Non, ce n'était pas la première fois que Winamax s'associait à une épreuve en « dur » : il y a bien sur le France Poker Tour depuis deux ans, (la sixième saison est en train de se mettre en route) et des initiatives ponctuelles comme le Winamax Club Trophy (réservé aux clubs amateurs, donc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au niveau de l'énergie déployée, du travail accompli et de l'ambition affichée, le WPO avait tout l'air d'une grande première. Le buy-in était conséquent sans être non plus complètement hors de portée de notre clientèle (500 euros). Des satellites ont été organisés par dizaines plusieurs mois durant, permettant à des dizaines d'amateurs et membres des clubs partenaires de Winamax de se qualifier pour un investissement modique, voir nul. Un travail de promo important a été fait. De nombreux membres du staff de Winamax ont mis la main à la pâte, en aval comme en amont : un travail d'équipe qui a rendu la chose encore plus intéressante pour moi qui ai l'habitude de travailler seul, ou en comité très réduit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, pour la première fois, nous avions notre tournoi à nous. Au niveau de mon job, c'était une sensation complètement différente de d'habitude : sur des épreuves comme l'EPT ou les WSOP, je ne suis qu'un simple visiteur, et je dois me plier aux règles et emmerdements propres à chaque circuit : difficulté d'obtenir des accréditations et sièges en salle de presse (EPT), interdiction d'écrire plus d'un article par heure (WSOP)... Là, à Dublin, nous étions chez nous, avec « nos » joueurs, sans personne pour venir nous dire comment il fallait bosser, et l'impression de participer à la construction d'un truc tangible. Vous l'avez compris, je ne me suis jamais senti aussi « corporate » que durant ce week-end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est de l'organisation sur place, il nous fallait un coup de main, et le choix a été plutôt facile : Mike Lacey et son équipe, les irlandais de D4 Events. Nous bossons depuis février 2008 en envoyant des qualifiés, Local Heroes et pros du Team par avions entiers à chacun des tournois qu'ils organisent (les fameux « European Deepstack Championship », notamment, auxquels je participe chaque année). Cette collaboration informelle (et profitable aux deux parties, puisque cela gonfle leur épreuves, et nous permet de faire de la promo en terrain « neutre », je veux dire par là non occupé par PS ou un autre concurrent) ne demandait qu'à être officialisée : voilà qui est chose faite, et je ne peux que m'en réjouir, car Mike est un ami de longue date dans le milieu, et son équipe était simplement parfaite tout au long des quatre jours de l'épreuve, avec des croupiers et superviseurs d'un professionnalisme irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté boulot, nous avions donc les mains libres, et j'avais décidé de mettre le paquet côté reportage. Pas question de lambiner : pour ce premier tournoi Winamax, il fallait produire le plus possible de contenu, du matin au soir, avec un maximum de mains racontées, des photos à foison, des profils de joueurs en veux-tu en voilà, petites vidéos réalisés à l'arrache avec mon appareil photo, et un résumé détaillé des évènements tous les soirs après la conclusion de la partie. Pendant ce temps, Paco et Junior ont produit de belles vidéos bien léchées, avec des interviews, « micro trottoirs » et autres joyeusetés. Comme il s'agissait d'un tournoi majoritairement amateur, je savais que nous allions avoir un maximum de requêtes sur Wam-Poker, en provenance de gens voulant des nouvelles de leur beau-frère, meilleur ami, époux, etc, jouant le tournoi. Un maximum d'efforts à été fait pour répondre à leurs demandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYabbJPaI/AAAAAAAACbc/75Pu5ClpoMg/s1600/_MG_8752.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532910090774461858" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYabbJPaI/AAAAAAAACbc/75Pu5ClpoMg/s400/_MG_8752.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une finale très regardée&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui se sont demandés : « pourquoi Dublin pour un tournoi français ? », il faut savoir que l'organisation du WPO fut un travail de longue haleine, qui avait commencé bien avant l'ouverture du marché. Il n'est bien entendu pas exclu d'organiser quelque chose en France à l'avenir, mais cela sera quoi qu'il arrive compliqué. La législation actuelle impose nous interdit d'organiser un tournoi de poker payant autre part que dans un casino ou cercle de jeu existant. Ces établissements sont pour la plupart positionnés en concurrence vis à vis de Winamax, ayant presque tous ouvert leurs propres salles de jeu en ligne. Vous pouvez donc imaginer le bordel en coulisses pour négocier quoi que ce soit. Je ne dis pas que c'est impossible, mais cela reste plutôt casse-tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambiance a été excellente tout au long de l'épreuve, qui rassemblait une large majorité de francophones. Tout le monde semblait content d'être venu : amateurs, semi-pros, et pros mélangés. Certains ont particulièrement profité de la fièvre festive qui caractérise Dublin. J'ai croisé plein de têtes connues, et rencontré encore plus de joueurs réguliers de Winamax et des forums que je ne connaissais jusque là que sous la forme d'un pseudo. J'ai été plus que touché par la sympathie dont bon nombre ont fait preuve envers notre équipe. Par exemple lorsque j'ai, en plaisantant, mentionné durant le reportage qu'il n'était pas interdit d'apporter des bières sur le banc de presse. Résultat : une heure plus tard, j'en avais déjà descendu trois, et il n'était même pas trois heures de l'après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tournoi en lui-même était passionnant à suivre. Je m'attendais à une épreuve relativement chiante (vu le prix d'entrée), mais pas du tout : il y a avait en fait des tas de bons joueurs, et la structure deep-stack a permis un jeu de très bonne qualité. Durant les phases finales, les moves observés n'avaient rien à envier à ceux que l'on peut voir à l'EPT.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quatrième et dernière journée fut proprement interminable... La partie avait repris à 14 heures avec 19 joueurs. Ce n'est qu'à 21 heures 30 que la table finale pouvait débuter. Six heures supplémentaires allaient être nécessaires pour arriver au dernier duel entre le jeune Romain Mahot (21 ans mais déjà huit ans de poker derrière lui, ça ne s'invente pas) et Alan Trueick, dernier irlandais en course, je vous avoue que je n'étais particulièrement enthousiaste à l'idée de voir un local remporter notre tournoi à 99% français, mais c'est le jeu (ma pauvre Lucette) et l'ami Alan s'est démené comme un diable, procédant à un très beau come-back alors qu'il ne lui restait plus qu'une poignée de jetons en milieu de finale. Pas étonnant, donc, de le voir remporter le titre après un duel lui aussi interminable. J'ai été agréablement surpris par la motivation du public, qui est resté nombreux jusqu'au bout, malgré l'heure extrêmement tardive. Encore le signe que le tournoi a plu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la seule chose qui m'a quelque peu déçu, concernant ce Winamax Poker Open, c'est l'affluence. 313 inscrits : je pensais qu'on ferait mieux. Lorsque, une semaine avant le départ, j'ai annoncé une participation de 500 ou 600 joueurs, je croyais vraiment que c'était possible. Quelques pistes permettent d'expliquer ce chiffre plus bas que prévu : la présence au programme d'un tournoi au buy-in similaire sur le sol anglais, nous privant de quelques rosbifs se déplaçant habituellement à Dublin à cette période, ou le format du tournoi – le short-handed reste définitivement moins populaire que le « full ring » dans cette gamme de prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche, il a de la gueule, ce Winamax Poker Open, et je ne peux qu'espérer qu'il va grandir et voir de nouvelles étapes se créer (nous sommes en contrat avec D4 pour trois ans quoi qu'il arrive : nous reviendrons donc à Dublin en 2011 et 2012). Quand on songe que l'European Poker Tour a débuté il y a six ans par un tournoi à 1,000 euros et 229 joueurs, je me dis qu'il y a vraiment moyen de construire quelque chose d'intéressant, convivial et fédérateur, oui, j'adore m'exprimer comme un homme politique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYaMK8sYI/AAAAAAAACbU/7l7fX7tIOf8/s1600/_MG_8734.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532910086679998850" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYaMK8sYI/AAAAAAAACbU/7l7fX7tIOf8/s400/_MG_8734.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Kinshu (Club Poker), votre serviteur, et Harper&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Encore un bad-beat aérien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le temps de publier le classement du tournoi, écrire un compte-rendu, filmer la dernière vidéo, vérifier que tout est en ordre, et il était 7 heures et demie du matin quand j'ai finalement éteint mon ordinateur. Muscles qui tremblent, incapacité à former une pensée cohérente, déshydratation : tous les symptômes habituels de l'épuisement étaient là. Mais avec un vol vers Londres prévu à 13 heures, je ne voyais pas trop l'intérêt d'aller me coucher. J'ai pris le petit dej' à l'hôtel en compagnie de joueurs en partance eux aussi. Mais vers neuf heures, je me suis retrouvé tout seul, et la tentation a été trop forte : je suis remonté dans la chambre en me disant « allez, on s'allonge une heure ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu parles. Lorsque le réveil de mon portable a sonné, je l'ai éteint sans même sortir de mon coma. Mieux : dans le lit d'à côté, Harper, épuisé lui aussi, a fait exactement la même chose. Lorsque nous avons finalement emergé, c'est assez surpris que l'on a constaté que l'avion avait décollé depuis longtemps. Et pour la seconde fois en deux semaines, je me suis retrouvé à racheter un billet en catastrophe pour une petite fortune. Je commence à devenir bon, à ce jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Reportage sur Winamax&lt;/em&gt; : &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_winamax-poker-open-jour-1a"&gt;&lt;strong&gt;Day 1A&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_winamax-poker-open-jour-1b"&gt;&lt;strong&gt;Day 1B&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_winamax-poker-open-jour-2"&gt;&lt;strong&gt;Day 2&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_winamax-poker-open-finale?display=1001839&amp;amp;LANGUAGE=FR"&gt;&lt;strong&gt;Finale&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3090065799378856530?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3090065799378856530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3090065799378856530&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3090065799378856530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3090065799378856530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/procrastination-et-fonds-de-tiroir-2.html' title='Procrastination et fonds de tiroir (2)'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TMjYbCheehI/AAAAAAAACbs/aoKIhtm0JcI/s72-c/DSC_0834.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-771775721304772961</id><published>2010-10-26T17:42:00.002+02:00</published><updated>2010-10-26T17:46:43.603+02:00</updated><title type='text'>Procrastination et fonds de tiroir (1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Septembre et octobre ont filé à toute vitesse, dans un enchaînement de tournois de poker, d'avions ratés, de trains en retard, de week-end travaillés, de journées trop longues et de nuits trop courtes. Mes rares moments de répit, je les ai consacrés à essayer d'avoir une vie sociale (verdict : échec cuisant). En résultat, j'ai quelque peu délaissé ce blog, ces derniers temps, et je suis le premier à le regretter. C'est important, d'avoir un espace à soi, et je compte bien le garder. Mais il faut bien l'avouer : j'ai autant manqué de temps que de motivation. Tous les soirs ou presque, j'essaie de m'y mettre, et j'abandonne après quelques minutes. Plus que jamais, je déteste écrire... mais j'y suis accro. Quand je n'écris rien ici pendant plus d'une semaine, j'ai des démangeaisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc un article en forme de nettoyage de toiles d'araignée. Cela ne risque pas d'intéresser grand monde, mais les évènements récents (et à venir) m'ont donné plein d'idées de sujets à traiter, qui seront eux dignes d'intérêt, enfin je l'espère. Comme j'aime bien faire les choses dans l'ordre, on va reprendre depuis le début, c'est à dire il y a deux mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fera les fonds de tiroir en plusieurs parties car là, tout de suite, j'ai un avion qui va décoller, et je n'ai pas eu le temps de finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Partouche Poker Tour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;De nos jours, sur une année donnée, combien de tournois de poker offrent au vainqueur un prix de un million d'euros ou plus ? De tête, pas plus d'une dizaine : quelques tournois préliminaires des WSOP (le 50,000$ Mixed Games et le 25,000$ Short-Handed), le Main Event bien sur, deux ou trois étapes de l'EPT, l'Aussie Millions, le Main Event des WSOP-E, et c'est à peu près tout. Perdu au milieu de ces géants : le Partouche Poker Tour, le plus jeune de ces tournois et le seul ne faisant pas partie des « majors ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les organisateurs garantissaient un prize-pool de trois millions d'euros, et avec 764 participants posant sur la table 8,500 euros pièce, cette somme fut largement dépassée : même en rêve, les Partouche ne pouvaient espérer une telle affluence. Mieux encore, tout cela s'est fait sans l'aide de satellites en ligne (un facteur crucial pour constituer un field conséquent de nos jours, voir l'EPT), mais grâce aux tournois qualificatifs organisés toute l'année dans les casinos du groupe à travers toute la France, qui ont permis à des dizaines d'amateurs et semi-pros de participer pour un investissement relativement modeste. Ne pouvant compter sur sa plate-forme en ligne, de trop faible taille, Partouche s'est donc servi avec brio de son matériau de base : le casino en dur. L'exception culturelle à la française, si l'on peut dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, en trois ans seulement, Partouche a réussi un exploit : construire de toutes pièces un beau tournoi d'envergure internationale concurrençant en taille les géants du secteur, en ne demandant l'aide de personne. Pas un mince accomplissement si l'on considère que beaucoup d'autres ont essayé de faire la même chose ces dernières années sur les circuits européens, américains et asiatiques, pour des résultats au mieux médiocres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que les joueurs de renom étaient présents en grand nombre : les frères Mizrachi, le couple Phil Laak / Jennifer Tilly, Mike Matusow, Erik Seidel, David Williams. Même Phil Ivey et Tom Dwan ont réussi à se faire convaincre de venir. Le premier a débarqué à l'aérodrome de Mandelieu à bord d'un jet privé (affrété à ses frais), et le second a hésité jusqu'à la dernière minute, se pointant finalement en début de soirée lors du Day 1B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le gros field, les grands joueurs présents, le cadre agréable (toutes proportions gardées), le buy-in et le prize-pool plus que conséquents, le PPT n'a intéressé que les médias franco-français. A l'exception de deux ou trois sites étrangers (les suisses de Slowrolled.com, une équipe d'italien, et des allemands, si je ne dis pas de conneries), nous étions entre « couvreurs » locaux : les potes de MadeInPoker, ClubPoker, Card Player France, etc, etc. Dans les médias, qu'ils soient « poker » ou non, c'est la logique économique plus que journalistique qui prime, hélas : pour voir son tournoi couvert par un gros site international, l'organisateur n'a généralement d'autre choix que d'allonger une liasse de billets verts sur la table. Pas de bras, pas de chocolat, comme on dit. Et c'est ainsi que j'ai passé la semaine à tenir au courant mes collègues américains sur Twitter : la plupart n'avaient jamais entendu parler du PPT, pourtant la plus grosse épreuve organisée en cette rentrée 2010, bien loin devant l'EPT de Vilamoura ou même le Main Event des WSOP-E.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté horaires, c'était l'enfer : pour faire tenir l'épreuve dans un agenda serré (six jours à peine), les organisateurs n'ont eu d'autre choix que de jouer les deux premiers jours jusqu'à une heure inhumaine, nous faisant quitter le casino à cinq heures du matin pour y revenir sept heures plus tard. Enfin, je n'ai pas trop à me plaindre de ce côté là, puisque je suis rentré chez moi à Lille en plein milieu du tournoi (histoire de ne pas manquer la Braderie) pour ensuite revenir couvrir les deux dernières journées. Un aller et retour express dans le Nord (30 heures) durant lesquels Harper et Aymerick ont assuré l'intérim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tournoi s'est arrêté provisoirement une fois la table finale atteinte, les organisateurs ayant décidé (pour la seconde année consécutive) de la jouer au mois de novembre, à l'image de ce qui se fait aux WSOP. Et pour le coup, la finale du PPT n'a rien à envier à celle, tristounette, des championnats du monde. Les deux seront jouées en même temps : avec la présence à Cannes de Fabrice Soulier, Tobias Reinkemeier, Vanessa Selbst, Soren Konsgaard et Cyril « DonLimit » André, le choix est vite fait. C'est à Cannes que je me rendrai dans deux semaines, pas à Vegas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Reportage sur Winamax&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-1a"&gt;&lt;strong&gt;Day 1A&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-1b"&gt;&lt;strong&gt;Day 1B&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-2"&gt;&lt;strong&gt;Day 2&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-3"&gt;&lt;strong&gt;Day 3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-4"&gt;&lt;strong&gt;Day 4&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; – &lt;a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ppt-cannes-2010-jour-5"&gt;&lt;strong&gt;Day 5&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;*****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Cœur brisé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le dernier soir du PPT, j'ai terminé plus tard que tout le monde, comme d'habitude. Rien à faire, je n'arrive pas à boucler mes articles en temps et en heure, il faut toujours que je traîne. J'ai retrouvé confrères, joueurs et organisateurs dans un bar au bord de la Croisette. Tout le monde était déjà très alcoolisé, et quand à la fermeture du bar, un repli général s'est organisé vers un strip-club voisin de réputation douteuse, j'ai décliné l'invitation, préférant rejoindre mon hôtel à pied pour profiter de quelques heures de sommeil avant le retour à Lille. Sur le chemin, une voiture s'arrête à ma rencontre : Tristan Clémençon, Davidi Kitai et Joël Benzinou. Ils m'embarquent de force vers leur suite au Martinez. Tant pis pour mon repos. On termine la nuit à déconner autour d'un plateau de room-service tout en observant, médusés, les éléments se déchaîner dehors : l'orage gronde de manière inquiétante, et la pluie est démentielle, torrentielle même. Rarement j'ai pu être témoin d'un tel déluge, et une mare de dix centimètres de profondeur se forme rapidement sur le balcon de Davidi. Tout ceci va avoir une importance d'ici trois paragraphes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre dans ma chambre juste à temps pour faire mon sac et m'allonger une heure. Je dis au revoir à Junior, qui doit rejoindre la gare pour prendre son train vers Lyon. Je prends une douche, quitte la chambre, règle à la note et commande un taxi. Je suis large : mon avion décolle dans deux heures, il s'agit d'un vol intérieur, et je me suis déjà enregistré sur Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, Junior est toujours en train d'attendre son taxi à lui. Tiens tiens, c'est louche. Cela fait une demi-heure qu'il poireaute. Je retourne au comptoir d'accueil, et dis à l'employée d'annuler mon taxi, vu que je vais partager le trajet avec Junior. Je ressors. Les minutes passent. Vous le sentez venir, le bad-beat ? Attendez, c'est encore plus rigolo que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On attend dix, quinze, vingt minutes, et à ce moment, je ne suis plus qu'à 90 minutes du décollage de mon avion, et Junior va bientôt manquer son train. On revient au comptoir avec une mine soucieuse. Et notre taxi, alors ? « Ah, mais j'ai annulé les deux taxis, c'est pas ce que vous m'aviez demandé ? » Connasse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait les cent pas en enchaînant les clopes. Le taxi arrive enfin. Plus que 75 minutes avant le décollage. Un bordel pas possible pour arriver jusqu'à la gare, toutes les rues embouteillés, rythme d'escargot. On y arrive enfin. Junior s'enfuit, il arrivera à attraper son train car il est en retard. Moi, j'ai encore le temps. Il reste 60 minutes avant le décollage. On repart. La radio du chauffeur crépite. « Le péripherique est complètement bloqué à cause des intempéries d'hier, il y a des débris sur la route. » Pas de panique, me dit le pilote, j'ai un raccourci. On se perd dans un méandre de départementales, on s'embourbe dans lacets boueux, la situation ne s'arrange pas. Puis on s'engage enfin sur l'autoroute, pensant avoir dépassé le bouchon. Non. C'est toujours bloqué. Plus que 40 minutes avant le décollage. C'est foutu, je ne l'aurai jamais, cet avion. Après dix minutes qui me semble interminables, la situation se débloque. Le flot des voitures s'éclaircit, le chauffeur appuie sur le champignon et atteint 160 kilomètres à l'heure en moins d'une minute, zigzaguant avec dextérité pour dépasser les autres véhicules. Assez dangereux et pas très légal, mais, dans un élan de sollicitude qui a failli me faire verser des larmes, le mec s'était pris au jeu et avait autant envie que moi d'arriver à l'heure. Plus que 25 minutes avant le décollage. Un panneau : « Aéroport Nice – 8 kilomètres ». L'espoir renaît. En arrivant un quart d'heure avant le départ, je peux encore espérer embarquer. La silhouette de l'aéroport apparaît au loin. Je regarde ma montre toutes les vingt secondes. Finalement, la sortie d'autoroute. La délivrance ! Ou pas. Un nouveau bouchon s'est formée sur les voies menant à l'aéroport. Je secoue la tête. Je n'y arriverai pas. Quand le chauffeur s'arrête enfin devant les portes, il reste très exactement 14 minutes. Je lui claque un billet de 100 dans la paume de la main, sans demander la monnaie – rien que pour l'effort, il a bien mérité son pourboire – et fonce vers les guichets automatiques, au cas où il me resterait une dernière chance d'y arriver. Évidemment, l'automate refuse de m'imprimer un billet. Je m'adresse à un agent, qui secoue la tête avec une mine désolée : « C'est trop tard, monsieur. Rendez vous au comptoir de vente, ils vous trouveront un autre vol. » Là, je fais la queue deux minutes supplémentaires, et la guichetière me tient le même discours. « Voyons voir si on peut vous mettre sur le prochain vol. Ah, non, c'est complet. » Puis, rebondissement de situation complètement improbable et imprévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Attendez ! Vous étiez déjà enregistré par Internet ? Mais ça change tout ! » Aussi sec, la fille imprime mon billet, s'empare de son téléphone, et m'intime de foncer. «  Depêchez vous ! » Une autre employée court à mes côtés, et me dirige vers le contrôle de sécurité express, réservé aux employés et aux cas désespérés dans mon genre. Il n'y a personne, les agents de sécu m'attendent les bras croisés, et me regardent déballer à toute vitesse mon ordinateur et mes liquides. Comme je n'ai pas pu enregistrer mon bagage, je fous à la poubelle tous les flacons aussi vite que je peux. Un des vigiles inspecte mon flacon d'Aqua Di Gio, modèle &lt;em&gt;king size&lt;/em&gt;. « Faites vous plaisir, c'est de l'eau de toilette à cent dollars. » Le mec me fait un clin d'œil et, ni vu, ni connu, remet la bouteille dans mon sac : « Vous inquiétez pas, c'est bon. » A cet instant, j'aurais pu prendre ce brave homme dans mes bras, mais malheureusement je n'avais pas de temps à perdre. Je remballe mes affaires n'importe comment, je tremble de joie, je suis essoufflé, rouge et suintant après avoir couru à travers le hall de l'aéroport. J'annonce à la cantonade : « C'est mon jour de chance ! » Je vais l'avoir, ce putain d'avion, à la toute dernière minute ! A l'intérieur, tous les passagers vont m'applaudir ! Je me saisis de mon sac, et m'apprête à reprendre ma course vers la porte d'embarquement, quand...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Monsieur ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne : c'est la dame qui m'a tendu mon billet cinq minutes plus tôt. « En fait c'est trop tard. Je suis désolée. Venez. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme m'a brisé le cœur en mille morceaux. Après toutes les épreuves traversées pour arriver jusqu'à l'aéroport, le taxi qui n'arrive pas, les embouteillages successifs, les refus des guichetiers, je m'étais résigné à manquer cet avion. Elle m'avait redonné espoir. Je suis un voyageur expérimenté. Niveau transport aérien, j'ai à peu près tout subi, sauf le pire (touchons du bois). Mais n'empêche, on a beau avoir l'habitude, ça fait toujours aussi mal à chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maussade, j'ai pris mes affaires sous l'œil compatissant de toute l'équipe de sécurité, et suis retourné au comptoir de ventes, où j'ai craché une somme exorbitante pour un autre vol tard dans l'après-midi, avec connexion à Lyon. Quand l'avion s'est finalement posé sous la grisaille lilloise, il pleuvait dans mon cœur aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A suivre...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-771775721304772961?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/771775721304772961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=771775721304772961&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/771775721304772961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/771775721304772961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/procrastination-et-fonds-de-tiroir-1.html' title='Procrastination et fonds de tiroir (1)'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-3563948074993470238</id><published>2010-10-19T16:31:00.009+02:00</published><updated>2010-10-20T02:07:12.711+02:00</updated><title type='text'>Poker Hall of Fame : mon vote</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voilà un article que j’avais en tête depuis longtemps, et que je n’ai pas réussi à écrire jusque aujourd’hui. L’habituel mélange de manque de temps et de procrastination, auquel il faut ajouter les sites de poker en .FR sur lesquels je passe pas mal de temps, ils sont doucement mais surement en train de payer mes prochaines vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous avais promis de dévoiler et justifier mon vote pour les deux prochaines intronisations au Poker Hall of Fame, processus auquel j’ai été invité à participer en tant que membre du jury. Cela fait un peu plus de deux semaines que j’ai envoyé mon bulletin au comité, et &lt;a href="http://www.wsop.com/news/2010/Oct/3104/POKER-HALL-OF-FAME-ANNOUNCES-CLASS-OF-2010.html"&gt;les résultats viennent de tomber à l’instant&lt;/a&gt; (bon, en fait je le sais depuis hier, mais on m’avait demandé de garder le secret 24 heures) : ce sont &lt;strong&gt;Erik Seidel&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Dan Harrington&lt;/strong&gt; qui vont faire leur entrée au sein de cette prestigieuse assemblée, rejoignant des immortels tels que Johnny Moss, Stu Ungar, Doyle Brunson, etc, etc. Félicitations à eux, ils le méritent amplement. La cérémonie (qui se tiendra début novembre, pendant la finale du Main Event) devrait être teintée de nostalgie : Harrington et Seidel ont en effet evolué ensemble au sein du Mayfair Club, le mythique cercle de poker undeground de New York, durant les années 80 et 90.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de détailler mon vote, petit rappel des règles, &lt;a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/09/poker-hall-of-fame-pour-qui-voter.html"&gt;déjà énoncées dans un post précédent&lt;/a&gt; : chacun des membres du jury (composé de 17 journalistes poker et des 16 membres du HoF encore en vie) devait répartir 10 points en direction de zéro, un, deux ou trois noms choisis dans une liste de dix joueurs, tous sélectionnés par un vote du public :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jennifer Harman-Traniello&lt;br /&gt;Linda Johnson&lt;br /&gt;Phil Ivey&lt;br /&gt;Daniel Negreanu&lt;br /&gt;Scotty Nguyen&lt;br /&gt;Erik Seidel&lt;br /&gt;Dan Harrington&lt;br /&gt;Tom Mc Evoy&lt;br /&gt;Chris Ferguson&lt;br /&gt;Barry Greenstein&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les critères d’admission - informels - au Hall of Fame étant les suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avoir joué contre les meilleurs&lt;br /&gt;- Avoir joué aux plus hautes limites&lt;br /&gt;- Avoir bien joué de manière constante, en ayant gagné le respect de ses pairs&lt;br /&gt;- Avoir survécu à l'épreuve du temps&lt;br /&gt;- Ou, pour les non-joueurs, avoir contribué à la croissance et au succès de ce jeu par des faits durables qui ont marqué l'histoire du poker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez été nombreux a répondre à mon invitation et m’offrir votre avis éclairé sur la question. Les réponses ont été diverses et pour certaines très bien argumentées. Rassurez-vous : je ne vous ai absolument pas écouté, ha ha. J’ai tergiversé longtemps, pour finir par me fixer sur trois noms, en pondérant la répartition des points selon l’importance que je leur donne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici mon vote – j’ai donc contribué à faire élire un seul d’entre eux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pA9gRq3I/AAAAAAAACbE/PRhe1o5HIAs/s1600/P6243162.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529761751455869810" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pA9gRq3I/AAAAAAAACbE/PRhe1o5HIAs/s400/P6243162.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Erik Seidel - 5 points&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Bien avant que Doyle Brunson annonce &lt;a href="http://blog.doylesroom.com/doyle-brunson/doyleism-of-the-day-if-you-are-too-open-minded-your-brains-will-fall-out/"&gt;sur son blog&lt;/a&gt; avoir donné la majorité de ses points à Erik Seidel, je savais que quoi qu’il arrive, le new-yorkais récolterait mon vote. Parmi tous les nominés de l’édition 2010, son intronisation est la plus évidente, la plus urgente. Seidel remplit tous les critères d’entrée au Hall of Fame : il a joué contre les meilleurs, aux plus hautes limites, de manière constante, en gagnant le respect de ses pairs, et a survécu à l’épreuve du temps. Vous voulez que je développe ? Avec plaisir. Seidel, c’est 22 ans de carrière pour plus de 10 millions de dollars de gains en tournoi, ce qui le place en dixième position au classement des gains sur la base de données Hendon Mob. C’est aussi, et surtout, un titre WPT et huit bracelets WSOP obtenus dans cinq variantes différentes. Le fait que les quatre joueurs en ayant gagné plus que lui (Brunson, Hellmuth, Chan, Moss) font déjà partie du Hall of Fame rend mon vote encore plus évident. Peu de gens le savent, mais Seidel a aussi fait ses preuves en cash-game. Comme le rappelle Doyle Brunson, « il jouait constamment les plus grosses parties durant la première partie de sa carrière. » Autre facteur important selon moi : à 50 ans, Seidel reste encore d’actualité. Il n’a pas raccroché les gants, et continue d’engranger les succès depuis le boom du poker du 21ème siècle, qui a vu nombre de ses contemporains se laisser dépasser par les événements. Son dernier bracelet date de 2007, et on a pu le voir atteindre la seconde place de l’épreuve de tête à tête organisée par NBC en février dernier (il s’incline face à Annie Duke). Et je me rappelle encore d’une conversation avec Antony Lellouche il y a quelques années, où nous avions évoqué les rares joueurs capables de le déstabiliser en tournoi. Erik Seidel faisait partie de la liste. « On ne dirait pas comme ça au premier abord, mais il terrifiant », m’avait dit Antony « Je ne l’ai jamais vu faire une erreur. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mon vote ne récompense pas seulement un joueur de poker exceptionnel. Tout au long de sa carrière, Erik Seidel s’est aussi honoré par une conduite et une sportivité exemplaires. Jamais un mot plus haut que l’autre, dans la victoire, comme dans la défaite. Une attitude calme et souriante. Une personnalité éduquée, intelligente et drôle : le genre de mec avec qui on pourrait aller bouffer et pouvoir parler autre chose que de poker, comme le prouve &lt;a href="http://twitter.com/erik_seidel"&gt;son compte Twitter&lt;/a&gt;, l’un des rares auquel je suis inscrit, où les bons mots fleurissent quotidiennement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, vous le savez, j’ai toujours eu un faible pour les perdants magnifiques… Comme il se plait souvent à le rappeler avec ironie, le plus grand moment de la carrière de Seidel, celui pour lequel on le reconnait dans la rue, cela reste encore et toujours une défaite. C’était il y a 22 ans, contre Johnny Chan, en tête à tête du Main Event des World Series of Poker. Après avoir enchaîné deux carrières successives à Manhattan (le backgammon au Mayfair Club, et les marchés financiers de Wall Street), Seidel débutait à peine sa carrière de joueur de poker, et avait du s’incliner face au champion du monde en titre. Filmé par les caméras d’ESPN, le moment est rentré dans l’inconscient collectif dix ans plus tard grâce au film « Rounders » (Les Joueurs), dans une &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=5PvL-B7aoHo&amp;amp;feature=related"&gt;scène mémorable&lt;/a&gt; où le personnage de Matt Damon se passe en boucle les images d’un Seidel hébété après avoir perdu tous ses jetons contre un adversaire l’ayant magistralement piégé – exactement ce qui arrive à Damon durant la première scène du film. J’ai vu Les Joueurs pour la première fois en 2002. J’étais encore un joueur de poker débutant : j’ignorais tout du circuit professionnel, des compétitions, des pros riches et célèbres, d’Internet. Et pour la première fois, grâce à Seidel et Chan, je découvrais, fasciné, les sensations que ce jeu pouvait faire ressentir : la liesse de la victoire et l’agonie de la défaite. Sans eux, et sans Les Joueurs, je ne serais probablement pas en train d’écrire ces lignes aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul petit bémol que je me devais de mentionner : en tant que membre originel du collectif d’investisseurs de Full Tilt Poker en 2003 (avec Howard Lederer, Chris Ferguson…), Erik Seidel dispose très probablement d’une rente confortable de plusieurs millions de dollars par an qui lui assurera quoi qu’il arrive une retraite heureuse et confortable. Loin de moi l’idée de retenir cela contre lui (j’aurais fait pareil à sa place si j’en avais eu l’occasion, et le succès de Full Tilt Poker est amplement mérité)… mais disons juste que cela corrompt un peu l’image de « pureté » que je viens de donner du joueur de poker Erik Seidel, qui n’est plus à proprement parler un vrai compétiteur devant se battre pour gagner sa croute, puisqu’il lui est désormais bien difficile d’avoir un mois perdant. Mais peu importe : Erik Seidel reste quoi qu’il arrive une vraie légende du jeu, l’une des rares encore en activité, et a bel et bien sa place au Hall of Fame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pBJq0HTI/AAAAAAAACbM/41cSYVnHFco/s1600/P6284268.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 300px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529761754721295666" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pBJq0HTI/AAAAAAAACbM/41cSYVnHFco/s400/P6284268.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Barry Greenstein - 2 points&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Tout comme Erik Seidel, Barry Greenstein passe le test d’admission au Hall of Fame les doigts dans le nez : 7,2 millions de dollars de gains en tournoi depuis 1992, deux titres WPT, trois bracelets dans trois variantes différentes (hors No Limit), deux finales dans le HORSE à 50,000 dollars (2007 et 2008), et une présence régulière (en tout cas au début des années 2000) au « Big Game » du Bellagio, l’une des plus grosses et difficiles parties de poker du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là encore, c’est bien plus qu’un bon joueur de poker à qui j’ai envie de rendre hommage. Rares sont les joueurs à fait autant de bien à l’image et la perception publique des joueurs de poker. A l’image de Seidel, Greenstein fait preuve d’une attitude sérieuse, intelligente et réfléchie, qu’il à mise à contribution en écrivant un ouvrage majeur que tout joueur se doit de posséder et d’assimiler, et que tout non-joueur curieux devrait lire : « &lt;a href="http://www.amazon.com/Ace-River-Advanced-Poker-Guide/dp/0972044221"&gt;Ace on the River&lt;/a&gt; ». Avec ce chef-d’œuvre, Greenstein fut le premier joueur pro à traiter avec éloquence le poker sous un angle philosophique, abordant tout un tas de domaines variés : psychologie du « gambler », intégrité, sexualité, famille, place dans la société… Sur ce dernier sujet, Greenstein gagne mon respect tout entier en écrivant clairement et sans hypocrisie : « Jouer au poker est une profession qui n’a rien de productif. » Et alors que 99% des joueurs que je croise n’ont qu’une idée en tête - échapper à toute forme d’imposition, Greenstein refuse cette attitude egoiste et hypocrite en élevant un peu le débat : « Je profite de l’existence des autoroutes, des écoles, de la police et des pompiers : je paie donc mes impôts, et ne suis pas un fardeau pour la société. » Dans une société où l’homme de la rue voit généralement le joueur de poker pro comme un parasite n’apportant strictement rien à la société (pour s’en convaincre, il suffit de lire les commentaires postés au bas des articles « poker » publiés par les journaux généralistes comme 20 minutes ou le JDD), je rêve de voir un peu plus de joueurs adopter ce discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sur, ce qui fera que l’on se souviendra de Greenstein durant les générations à venir, bien au dela de dizaines de joueurs éphémères, ce sont ses &lt;a href="http://www.barrygreenstein.com/charities/"&gt;contributions aux œuvres de charité&lt;/a&gt;. C’est bien simple : durant toute une partie de sa carrière (étalée sur plusieurs années), Greenstein donnait rien de moins que l’intégralité de ses gains en tournoi à des œuvres. Cela n’est plus forcément le cas aujourd’hui – les temps sont durs et Greenstein n’amasse plus les fortunes au « Big Game », mais peu importe : c’est plusieurs millions que Greenstein a reversé depuis le début des années 2000, à des fondations comme Children Incorporated (qui s’occupe de fournir vêtements, nourriture, équipement, aide médicale et éducation dans 21 pays). Avec ces gestes, Greenstein a montré qu’un joueur de poker pouvait avoir du cœur, et en a inspiré des dizaines d’autres. Sa philantropie ne se limite pas au domaine humanitaire : côté poker, Greenstein finance (à perte) le site communautaire/informatif de Joe Sebok, PokerRoad, poste régulièrement ses opinions et analyses sur &lt;a href="http://twitter.com/barrygreenstein"&gt;Twitter&lt;/a&gt; et 2+2 (le plus gros forum du monde), et la section de &lt;a href="http://www.barrygreenstein.com/index1.html"&gt;son site&lt;/a&gt; consacrée à ses confrères pros est un incontournable pour qui veut en savoir plus sur l’univers fermé du poker high-stakes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, Barry Greenstein est un vrai et bon joueur pro, dont les accomplissements dépassent le simple cadre de la table de jeu. Il ne sera pas intronisé cette année, mais ce n’est qu’une question d’années. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pA6Uf-pI/AAAAAAAACa8/pKTLtBY07uA/s1600/DSC_0337.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529761750601169554" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pA6Uf-pI/AAAAAAAACa8/pKTLtBY07uA/s400/DSC_0337.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Scotty Nguyen - 3 points&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Si mes deux premiers choix ont suivi une ligne tout ce qu’il y a de plus conservatrice, mon troisième et dernier vote ira en revanche à un joueur controversé. La plupart des confrères à qui j’ai fait état de mes choix ont tiqué quand j’ai mentionné Scotty Nguyen. « Je ne voterais pas pour lui avant qu’il aille en désintox’ », a rigolé l’un d’entre eux. « C’est un idiot qui s’est ridiculisé à la télé », a dit un autre. En effet, Scotty Nguyen a fait plus que du bruit avec sa conduite alcoolisée lors de la finale du HORSE à 50,000 dollars en juin 2008, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=2IjdQnWmUAo"&gt;devant les caméras d’ESPN&lt;/a&gt; et donc les fans de poker du monde entier qui ont découvert l’émission quelques mois plus tard. Certes, Scotty ne s’est pas montré sous son meilleur profil ce soir là, ressemblant plus au pochtron du village imbibé de bière qu’à l’un des meilleurs joueurs de tournoi du monde en passe de remporter l’un des tournois les plus difficiles du monde. Son image en a pris un sérieux coup, mais c’était autant de sa faute que de celle du montage d’ESPN, clairement « à charge » contre Scotty, et ça, peu de gens le savent. Je n’étais personnellement pas présent lors de l’intégralité de la finale, mais mes confrères ayant assisté à l'ensemble m’ont assuré que le comportement éméché de Scotty n’a perturbé la partie que durant un laps de temps très court en comparaison de la durée de la finale entière (quatorze heures). Au final, lors de la diffusion télévisée, le montage a accordé la part du lion aux débordements de Scotty, ce qui n’était pas vraiment honnête vis-à-vis de la chronologie de la partie. Voilà pourquoi, contrairement à certains de mes confrères votants, le triste épisode du HORSE à 50,000 dollars n’a pas vraiment influencé mon vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le poker, Scotty remplit tous les critères, sauf un : les cash-games, qu’il évite comme la peste, en particulier en high-stakes. En revanche, côté tournoi, ses accomplissements le placent dans le haut du panier : 11,3 millions de dollars de gains en tournoi depuis 1991 (6ème au classement Hendon Mob), un titre WPT, cinq bracelets WSOP, dont le doublé Main Event (1998) et HORSE 50,000$ (2008), personne d’autre ne l’a fait. Au niveau du style, Nguyen est plutôt serré, mais très efficace : une véritable machine à places payées, qui n’abandonne jamais, même lorsqu’il ne lui reste plus qu’une misérable poignée de jetons. Ce qui, au vu du nombre de tables finales atteintes, ne l’empêche pas de jouer avant tout « pour la gagne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que pour ces accomplissements, Scotty Nguyen mérite sa place au Hall of Fame. Mais là encore, il y a plus que cela. Comme Seidel, Nguyen fut l’un des premiers joueurs pros qui ont attiré m’a fait aimer le poker, grâce à sa personnalité charismatique et engageante. En le voyant rigoler et blaguer à la télévision, je me disais « ça à l’air sympa, comme métier ». Ben oui, le mec est sympa, tout simplement. Et le public le lui rend bien : je ne connais guère de joueurs aussi populaires que Scotty sur les tournois. Le bonhomme est célèbre, et contrairement à beaucoup, il paie le prix de la célébrité avec le sourire : jamais une seule fois je ne l’ai vu refuser une autographe, une photo avec un touriste, même au beau milieu d’un gros tournoi où personne ne lui en voudrait d’envoyer balader un fan. C’est tout con : Scotty aime les gens, et les gens aiment Scotty. On sent une vraie sincérité, une vraie humanité chez lui, qui détonne dans un milieu peuplé de millionnaires ingrats, privilégiés pour qui la vie ne sera jamais assez belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Scotty a des défauts, des mauvaises habitudes, des squelettes dans le placard (la gestion de bankroll, notamment), mais pour moi, ces défauts le rendent encore plus humain, en grande partie à cause de cette histoire tragique que beaucoup ignorent. En 1998, Scotty a vécu le plus grand triomphe de sa carrière en remportant le Main Event des WSOP, achevant son dernier adversaire avec une phrase rentrée dans le folklore du poker (« &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=KgUsn-HM7HI"&gt;You call and it’s all over, baby !&lt;/a&gt; »). Apprenant la nouvelle depuis son Vietnam natal, son frère a chevauché sa mobylette avec excitation pour avertir tout le village, et s’est pris une voiture de plein fouet, le tuant sur le coup. Imaginez un peu l’énorme sentiment de culpabilité pour Scotty ! Cette victoire devait être un couronnement, le plus beau moment de sa carrière, un triomphe immortel pour celui qui était « broke » une semaine plus tôt et avait du faire appel à Mike Matusow pour se payer le ticket d’entrée pour un satellite. Au lieu de cela, cette victoire restera à jamais comme l’une des pires tragédies qu’un homme puisse vivre. On croirait l'histoire sortie d'un film, mais c'est bien du réel dont il s'agit, des brulures à vif, qui ne s'effaceront vraiment jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ça, et pour tout le reste, j’aime le héros plein de défauts qu'est Scotty et je continuerai de l’aimer, peu importe ce qu’on peut lui reprocher. Et puis, cet été aux WSOP, il ne buvait que de la bière sans alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et les autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Parlons de ceux pour qui je n’ai pas voté. Ce n’a pas été un choix facile, car la plupart méritent leur entrée au Hall of Fame, et y entreront probablement dans les années à venir. En conséquence, mon choix s’est surtout fait sur un critère de priorité, en me posant la question : qui mérite d’y rentrer là, maintenant, tout de suite, et pas dans deux, trois, cinq ans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Phil Ivey, j’ai par exemple longtemps hésité. Côté poker, Ivey mérite dix fois son entrée au Hall of Fame, avec des accomplissements hors du commun pour quelqu’un de si jeune. Mais justement, ne serait-il pas un peu trop jeune ? N’y a-t-il pas d’autres joueurs « prioritaires » de part leur âge et leur ancienneté ? Chip Reese fut le plus jeune intronisé, à l’âge de 40 ans. Phil Ivey en a encore 34. Au final, c’est Ivey qui a pris la décision pour moi, en déclarant publiquement qu’il trouverait déplacé d’être intronisé plus jeune que Chip Reese (le joueur qu’il respectait le plus de son vivant). Cet avis va-t-il faire jurisprudence dans les années à venir ? Toujours est-il que oui, Ivey rentrera tôt ou tard au HoF, c’est une certitude. Je me vois bien voter pour lui lorsqu’il aura dépassé Hellmuth au compteur de bracelets… En 2013, peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même topo pour Daniel Negreanu, aux accomplissements remarquables, mais encore beaucoup trop jeune. Et lui aussi traîne quelques casseroles qui ne le rendent pas aussi sympathique qu’on voudrait nous le faire croire (le langage ordurier employé contre Annie Duke à plusieurs reprises, entre autres)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jennifer Harman, Chris Ferguson et Dan Harrington auraient été de bon choix, pour leurs accomplissements respectifs au poker comme pour leur attitude. Mais ils sont un cran en dessous, tout de même. Harman a réussi aux plus hautes limites, mais ses performances en tournoi restent limitées (tout ceci est relatif, je précise – mais force est de constater que par rapport à son volume de jeu, les résultats sont un peu décevants) Ferguson est une personnalité immensément populaire et d’une disponibilité infinie avec ses fans, mais ses résultats ont souffert depuis qu’il s’est enrichi avec Full Tilt (le syndrome "j’ai trop de thunes pour prendre la compétition au sérieux", peut-être). Harrington a marqué l’histoire des championnats du monde avec quatre tables finales au Main Event (dont deux en succession, en 2003 et 2004, quand est-ce que l’on va revoir ça ? Probablement jamais) et une victoire en 1995. En dehors de la table, ce joueur non-professionnel a révolutionné (en son temps) la littérature pokérienne avec trois traités indispensables (Harrington on Hold’em volume 1, 2 et 3) qui ont aidé (et aident encore) à progresser des dizaines de milliers de joueurs. Peut-être un peu trop « nit » à mon gout pour rejoindre le club des vraies légendes, cependant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Linda Johnson et Tom McEvoy. Linda Johnson est trop méconnue pour mériter vraiment une intronisation à ce stade, et ne représente pas une réelle force à la table de poker. Je respecte tout de même son travail d’ « ambassadrice du poker » accompli avec passion depuis trente ans. Pour Tom McEvoy, cela ne me dérange guère que sa carrière soit derrière lui, sauf que cette carrière en elle-même ne pèse que peu de poids face aux géants peuplant la liste des nominés. Et puis, cette campagne d’auto-promotion acharnée qu’à fait Mc Evoy un peu partout (Facebook, notamment) a fini par m’agacer. Le Hall of Fame, ça ne se demande pas, monsieur, ça se mérite !&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3563948074993470238?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/3563948074993470238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=3563948074993470238&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3563948074993470238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/3563948074993470238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/poker-hall-of-fame-mon-vote.html' title='Poker Hall of Fame : mon vote'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/SLfOjUInvvI/AAAAAAAAA20/UASMZ1zF-84/S220/n696971308_6670.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TL2pA9gRq3I/AAAAAAAACbE/PRhe1o5HIAs/s72-c/P6243162.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-6638627011508994941</id><published>2010-10-04T23:18:00.003+02:00</published><updated>2010-10-08T05:04:49.696+02:00</updated><title type='text'>A vous Cognac-Jay</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;La table finale de l'étape londonienne de l'European Poker Tour s'est jouée dimanche dernier. Bien que la partie fut retransmise en direct sur Internet, je n'étais pas au micro pour la commenter, pour la première fois depuis septembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il n'y a pas eu de retransmission en français du tout, alors que les commentateurs anglais, espagnols, allemands, russes, italiens et hollandais étaient de retour. Je ne suis pas sur de comprendre les raisons de cette décision, étant donné l'importance du marché français à l'heure actuelle. On m'a offert quelques éléments d'explications qui m'ont un peu surpris (réduction des couts ? Chez PokerStars ? Vraiment ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, il est parfaitement normal que l'on n'ait plus besoin de moi au poste. Lorsque j'ai conclu l'EPT de Monte Carlo en mai dernier, j'étais plus ou moins certain que ma carrière de commentateur était terminée. J'étais même surpris d'avoir été maintenu aussi longtemps aux commandes. Si je l'avais voulu, j'aurais d'ailleurs pu être maintenu un peu plus longtemps... Mais c'eut été au prix d'un radical changement professionnel que je n'étais pas disposé à faire. Concluons l'histoire en la racontant, si vous le voulez bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque PokerStars a décidé de faire appel à moi pour rejoindre l'EPT Live il y a trois ans, j'étais depuis deux ans un pseudo-journaliste freelance sans attaches particulières, bouffant à tous les râteliers que l'on me tendait. J'ai fait mes débuts à Londres lors de la Saison 4. Des premières tentatives en anglais avaient été faites auparavant à Dortmund, Monte Carlo et Barcelone, et pour l'étape britannique, PS avait décider d'offrir au public des langages supplémentaires. La réaction des spectateurs francophones a été plus que bonne, et deux semaines plus tard, les producteurs faisaient appel à moi pour l'étape suivante, à Baden, ce qui n'était pas prévu au départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, un mois plus tard, Winamax m'a contacté pour me proposer un vrai job, avec un contrat, un salaire mensuel, bref une situation stable. Je ne vous surprendrai pas en vous disant que la situation de journaliste freelance est plutôt précaire, alors imaginez ce que ça peut-être dans le poker. Mon revenu mensuel tenait de l'ordre de l'argent de poche, et j'habitais chez mes parents. Winamax m'offrait un (bon) salaire, un nouveau port d'attache plein de promesses (Londres) et exactement ce que je voulais au niveau du boulot : un budget pour voyager et couvrir les plus belles épreuves, et une liberté éditoriale presque intégrale. Difficile de refuser. Bien entendu, j'ai tout de même contacté PS, avec qui j'avais d'excellentes relations – il aurait été logique de s'engager avec eux. Mais ils me firent savoir qu'un poste de bloggeur (la chose la plus logique pour moi) n'était pas à l'ordre du jour avant six mois. Six mois d'attente pour ce qui n'était qu'une vague promesse, c'est long. Partant du principe qu'un tiens vaux mieux que deux tu l'auras, j'ai signé chez la marque au W rouge. A ce stade, je n'imaginais même pas une seconde continuer l'EPT Live : pour moi il était inconcevable de bosser pour deux sites de jeu en ligne à la fois, et cette expérience amusante semblait donc déjà devoir prendre fin. Mais à ma grande surprise, j'ai bénéficié du soutien de l'un des employés de PS à l'origine de la création du show. J'ai une dette infinie envers ce mec là (et quelques autres par la suite), pour m'avoir initialement appelé et fait confiance alors que je n'avais absolument aucune expérience dans le domaine du « broadcasting » et pour ensuite m'avoir gardé au poste alors que j'avais pris un job chez un concurrent. En fait, je n'étais pas le seul commentateur de l'équipe à avoir des liens avec un autre site de jeu en ligne, et je suppose qu'un certain niveau de tolérance envers ces « relations incestueuses » était permis : début 2008, Winamax était encore une petite boîte, complètement inconnue en dehors de nos frontières, et à la taille largement sous-estimée. Pour simplifier, ce n'est pas comme si j'étais parti chez Full Tilt. Et puis, d'un point de vue légal, PokerStars et Winamax n'existaient pas en France. La concurrence n'était donc pas officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Presque trois ans plus tard, la situation a bien changé, vous vous en doutez. Le marché des jeux en ligne est ouvert et régulé en France. La concurrence est comme l'on s'y attendait féroce, il n'y aura pas de place pour tout le monde et les opérateurs les plus ambitieux – celui pour qui je travaille y compris - ne lésinent pas sur les millions marketing pour maximiser les chances de remporter la course. Et trois mois après l'ouverture du marché, quelques indicateurs relativement fiables indiquent que Winamax et PS occupent les deux premières places du marché. Dans ce cadre, pensez-vous vraiment qu'il est concevable de m'imaginer écrire un reportage pour le premier un lundi, pour ensuite tenir le crachoir au micro du second le mardi ? Voyons, ne soyons pas ridicules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche que c'est fichtrement dommage que l'EPT Live en français disparaisse. James Hartingan et Nick Wealthall font un travail fantastique pour la version anglaise (je rêve d'être un jour aussi drôle, inspiré, et plein de répartie qu'eux), mais j'aime à penser qu'avec Arnaud Mattern, ElkY, Alexis Laipsker, Maanu, Pierre Canali et tous les « regs » venus m'épauler au cours de ces trois années, nous avions construit quelque chose d'original, et trouvé un public. Sans compter que tout les spectateurs ne sont pas bilingues, loin de là. Ainsi, j'espère que cette situation n'est que temporaire, et que l'émission reviendra très vite avec un nouveau commentateur. Je parcours les forums et je constate que beaucoup regrettent de ne plus pouvoir suivre l'EPT en français. Faites le savoir à PS !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN-BOTTOM: 0cm" align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Ce qu'il me restera de ces 22 étapes EPT commentées en direct ? Des tonnes de souvenirs. La toute première retransmission, il y a trois ans jour pour jour, suant de trouille à une minute de la prise d'antenne, soufflant dans le micro tel Nicolas Hulot se prenant un arbre avec son parachute, avec Fabrice Soulier à mes côtés, un vrai pro malgré qu'il s'agissait de sa première fois aussi. La table finale d'Antony Lellouche à San Remo avec Eric Koskas, William Thorson, Dario Minieri, et le parfait inconnu Jason Mercier qui avait expédié l'affaire en trois heures chrono. Ce joueur turc à Dortmund qui avait littéralement joué un coin-flip pour prendre sa décision, jetant une pièce en l'air devant un Johan Storakers médusé, avant de payer son tapis avec Roi-2, il ne pouvait être plus mal contre deux Rois. Les régies montées en catastrophe là où il y avait de la place, souvent on ne disposait que de quatre mètres carrés pour nous entasser avec l'ordinateur, les moniteurs, la console, et les casques. La finale de Copenhague en 2007, à dormir debout avec un tête à tête interminable entre Soren Jensen et Tim Vance qui avait mis à bout les nerfs de Maanu et moi, nos commentaires perdant peu à peu de leur sens à mesure que l'assistante de production arrivait avec une énième tournée de Heinekein sur un plateau. La victoire d'ElkY lors de la PCA en 2008, la quasi-totalité des joueurs français présents aux Bahamas avaient défilé au micro durant les deux jours d'antenne, on hurlait dans le studio, c'était le France 98 du poker, tous unis derrière un seul homme. Michael Martin, qui était venu au micro le lendemain de son improbable victoire à Londres, il était tombé à deux blindes alors qu'il ne restait plus que trois joueurs et avait analysé en détail toute la partie une heure durant, en VO avec moi dans le rôle de l'interprète. Davidi Kitai à Barcelone en 2008, une troisième place pleine de panache, et le triomphe de Sebastian Ruthenberg. Les grands moments de solitude quand il n'y avait personne pour m'accompagner au micro, et que je devais monologuer cinq heures de suite, une fois Kara Scott m'a pris en pitié et est montée en régie pour bredouiller quelques mots de français. Les paris débiles avec ElkY sur la couleur du flop qui va tomber, 10 euros par main, je l'avais rasé. Barry Greenstein se pointant sans prévenir, on avait de temps en temps des invités en VO, comme Shaun Deeb, Ramzi Jelassi ou Gavin Griffin. Les soirées arrosées avec les techniciens l'équipe et les autres commentateurs, et la voix éraillée le lendemain, le réalisateur hurlant dans les écouteurs, la tête qui résonne et les yeux qui se ferment après dix heures de direct presque non-stop. Le texte à la prise d'antenne, que je tapais toujours à l'avance car j'avais systématiquement le trac en début de retransmission. La caméra placée devant la régie, il fallait toujours que je trouve une connerie à faire quand nos tronches passaient à l'antenne (&lt;a href="http://www.pokerstars.tv/poker-video-3457-ept-prague-s5-final-table-winner.html"&gt;comme ici à 1mn33s&lt;/a&gt;). Guillaume Cescut venant m'épauler à Prague durant l'intégralité du week-end, vingt heures de bénévolat sans rien demander en retour. Des dizaines et dizaines de joueurs français, de l'anonyme à la star, venant passer le bonjour et offrir leur bonne humeur et leurs analyses. Les débats enflammés suite à une question par email d'un spectateur. Les concours de jeux de mots débiles avec Arnaud Mattern quand l'action se ralentissait. L'ordinateur que je devais légèrement faire pivoter pour éviter que mon invité n'aperçoive le mail d'insultes qui venait d'atterrir dans la boite aux lettres, c'est arrivé plus d'une fois mais cela concernait deux ou trois joueurs seulement, je vous dirai pas lesquels. Les fous rires interminables suite à une décision stratégique discutable d'un obscur qualifié Internet venu de Hongrie. Les moments où l'on prenait la tangente quand il ne se passait rien à l'écran, on pouvait parler de tout et n'importe quoi. Les moments où l'on restait silencieux tout au long d'un coup ultra tendu, avant de hurler d'admiration devant un call extraordinaire avec hauteur Roi. Les emails enthousiastes des spectateurs, qui restaient branchés parfois jusqu'au bout de la nuit. Sandra Naujoks et Liv Boeree, deux belles et bonnes joueuses terrassant une armée de poilus à Dortmund et San Remo. Et puis &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xchabq_ept-berlin-braquage_sport"&gt;le braquage à Berlin&lt;/a&gt;, le souffle coupé et bredouillant devant les images en direct des gens s'enfuyant pour échapper à un ennemi invisible, les cris, le bruit de verre brisé, les tables qui se renversent et les jetons qui s'envolent, et en une demi-seconde on comprend que quelque chose s'est passé, et l'on imagine instinctivement le pire, et une minutes plus tard, tout est terminé mais la boule au ventre perdure une bonne partie de l'après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'avez compris, participer à l'EPT Live fut une expérience humaine incroyable, et enrichissante à tous points de vue. L'EPT Live m'a permis de pénétrer dans un univers qui m'était inconnu jusque là (l'audiovisuel et le commentaire « sportif » en direct). Il m'a aussi, je crois, permis de gagner une certaine crédibilité dans mon rôle de « journaliste » poker. J'ai pu travailler avec une équipe de techniciens formidables qui m'ont fait me sentir comme chez moi dans leur grande famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un énorme crédit doit être donné à PokerStars de m'avoir fait confiance pour rester au commandes pendant si longtemps. Je ne pense pas avoir trahi leur confiance. On m'avait donné une mission – animer la meilleure émission possible en français, et c'est ce que j'ai toujours cherché à faire, sans arrières pensées. Ça n'a pas toujours été facile, car contrairement à la plupart des autres commentateurs, j'étais seul au poste (excepté durant la dernière saison, lorsque Marion Nedellec, Pedro Canali puis Alexis Laipsker – maintenant directeur marketing de PS – m'ont tour à tour rejoint), et devais compter exclusivement sur la présence bénévole des joueurs à mes côtés sous peine de me retrouver en train de monologuer. Cela a régulièrement abouti a pas mal de casse-têtes dont je vous épargnerai le détail ici. Au final, je suis sans doute un peu soulagé : porter une double casquette me faisait parfois sentir schizo. Heureusement, Winamax ne m'a jamais demandé de me servir du show pour faire de la publicité déguisée pour leur marque, pas que j'ai jamais eu envie de le faire. Si j'invitais régulièrement certains joueurs du Team, c'était simplement parce qu'ils étaient passionnants à écouter – je pense en particulier à des gens comme Nicolas Levi, Manuel Bevand et Arnaud Mattern (avant qu'il ne passez chez PS), et qu'ils étaient souvent bien plus motivés à venir m'accompagner que les joueurs sponsorisés par PS, qui étaient pourtant là pour ça. Par exemple, je pense qu'Isabelle Mercier ne m'en voudra pas trop si je révèle qu'elle détestait passer au micro – mais elle a toujours été très gentille avec moi, s'excusant de ne pouvoir rester trop longtemps. Il y a aussi eu plein de joueurs sponsorisés par d'autres salles ou pas sponsorisés du tout, comme Fabrice Soulier, Thomas Fougeron, Guillaume Cescut, et plein d'autres qui se montrés disponibles et généreux avec leur temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'EPT Live est un concept unique, fait par des fans, pour des fans. Avec son format parfois - souvent – interminable, son absorption assez difficile (on ne voit pas les cartes), et la relative liberté de ton qui y règne, ce genre d'émission serait impensable à la télévision. Malgré cela, l'émission a trouvé un public nombreux, et je suis fier d'avoir – la plupart du temps – rempli ma mission, et me sens immensément chanceux d'avoir fait partie de l'aventure.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyBubHoI/AAAAAAAACZ8/ThxN59j76W8/s1600/ADSC01975.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 300px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524303519170633346" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyBubHoI/AAAAAAAACZ8/ThxN59j76W8/s400/ADSC01975.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La première, avec Fabrice Soulier (Londres, octobre 2007)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyTOBa-I/AAAAAAAACaE/6izCXjifoVw/s1600/IMG_2308.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524303523866569698" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyTOBa-I/AAAAAAAACaE/6izCXjifoVw/s400/IMG_2308.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avec Nicolas Levi à Copenhague&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyv22DUI/AAAAAAAACaM/GAotDXNtiz8/s1600/IMG_6881.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524303531553983810" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEyv22DUI/AAAAAAAACaM/GAotDXNtiz8/s400/IMG_6881.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avec ElkY à Barcelone&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpExx-r1eI/AAAAAAAACZ0/A6B92gHZIF0/s1600/0042b.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 303px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524303514943870434" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpExx-r1eI/AAAAAAAACZ0/A6B92gHZIF0/s400/0042b.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avec Arnaud Mattern, Barcelone aussi&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEzX07RyI/AAAAAAAACaU/Cype9hCOdQ8/s1600/EPTSV+CRW+PHOTO.JPG"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 267px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524303542283355938" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_rfTxKBWhEgw/TKpEzX07RyI/AAAAAAAACaU/Cype9hCOdQ8/s400/EPTSV+CRW+PHOTO.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;La dernière à Monte Carlo, avec toute l'équipe de Visions et Sunset+Vine (Mai 2010)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;photos, dans l'ordre : Conrad Brunner, Lina Olofsson, Jomannix, Jomannix, et Neil Stoddard&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-6638627011508994941?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://benjodimeo.blogspot.com/feeds/6638627011508994941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6751213&amp;postID=6638627011508994941&amp;isPopup=true' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6638627011508994941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6751213/posts/default/6638627011508994941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://benjodimeo.blogspot.com/2010/10/vous-cognac-jay.html' title='A vous Cognac-Jay'/><author><name>Benjo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14318685995157910033</uri><email>noreply@blogger.
