lundi 4 octobre 2010

A vous Cognac-Jay

La table finale de l'étape londonienne de l'European Poker Tour s'est jouée dimanche dernier. Bien que la partie fut retransmise en direct sur Internet, je n'étais pas au micro pour la commenter, pour la première fois depuis septembre 2007.

En fait, il n'y a pas eu de retransmission en français du tout, alors que les commentateurs anglais, espagnols, allemands, russes, italiens et hollandais étaient de retour. Je ne suis pas sur de comprendre les raisons de cette décision, étant donné l'importance du marché français à l'heure actuelle. On m'a offert quelques éléments d'explications qui m'ont un peu surpris (réduction des couts ? Chez PokerStars ? Vraiment ?)

En revanche, il est parfaitement normal que l'on n'ait plus besoin de moi au poste. Lorsque j'ai conclu l'EPT de Monte Carlo en mai dernier, j'étais plus ou moins certain que ma carrière de commentateur était terminée. J'étais même surpris d'avoir été maintenu aussi longtemps aux commandes. Si je l'avais voulu, j'aurais d'ailleurs pu être maintenu un peu plus longtemps... Mais c'eut été au prix d'un radical changement professionnel que je n'étais pas disposé à faire. Concluons l'histoire en la racontant, si vous le voulez bien.

Lorsque PokerStars a décidé de faire appel à moi pour rejoindre l'EPT Live il y a trois ans, j'étais depuis deux ans un pseudo-journaliste freelance sans attaches particulières, bouffant à tous les râteliers que l'on me tendait. J'ai fait mes débuts à Londres lors de la Saison 4. Des premières tentatives en anglais avaient été faites auparavant à Dortmund, Monte Carlo et Barcelone, et pour l'étape britannique, PS avait décider d'offrir au public des langages supplémentaires. La réaction des spectateurs francophones a été plus que bonne, et deux semaines plus tard, les producteurs faisaient appel à moi pour l'étape suivante, à Baden, ce qui n'était pas prévu au départ.

Et puis, un mois plus tard, Winamax m'a contacté pour me proposer un vrai job, avec un contrat, un salaire mensuel, bref une situation stable. Je ne vous surprendrai pas en vous disant que la situation de journaliste freelance est plutôt précaire, alors imaginez ce que ça peut-être dans le poker. Mon revenu mensuel tenait de l'ordre de l'argent de poche, et j'habitais chez mes parents. Winamax m'offrait un (bon) salaire, un nouveau port d'attache plein de promesses (Londres) et exactement ce que je voulais au niveau du boulot : un budget pour voyager et couvrir les plus belles épreuves, et une liberté éditoriale presque intégrale. Difficile de refuser. Bien entendu, j'ai tout de même contacté PS, avec qui j'avais d'excellentes relations – il aurait été logique de s'engager avec eux. Mais ils me firent savoir qu'un poste de bloggeur (la chose la plus logique pour moi) n'était pas à l'ordre du jour avant six mois. Six mois d'attente pour ce qui n'était qu'une vague promesse, c'est long. Partant du principe qu'un tiens vaux mieux que deux tu l'auras, j'ai signé chez la marque au W rouge. A ce stade, je n'imaginais même pas une seconde continuer l'EPT Live : pour moi il était inconcevable de bosser pour deux sites de jeu en ligne à la fois, et cette expérience amusante semblait donc déjà devoir prendre fin. Mais à ma grande surprise, j'ai bénéficié du soutien de l'un des employés de PS à l'origine de la création du show. J'ai une dette infinie envers ce mec là (et quelques autres par la suite), pour m'avoir initialement appelé et fait confiance alors que je n'avais absolument aucune expérience dans le domaine du « broadcasting » et pour ensuite m'avoir gardé au poste alors que j'avais pris un job chez un concurrent. En fait, je n'étais pas le seul commentateur de l'équipe à avoir des liens avec un autre site de jeu en ligne, et je suppose qu'un certain niveau de tolérance envers ces « relations incestueuses » était permis : début 2008, Winamax était encore une petite boîte, complètement inconnue en dehors de nos frontières, et à la taille largement sous-estimée. Pour simplifier, ce n'est pas comme si j'étais parti chez Full Tilt. Et puis, d'un point de vue légal, PokerStars et Winamax n'existaient pas en France. La concurrence n'était donc pas officielle.

Presque trois ans plus tard, la situation a bien changé, vous vous en doutez. Le marché des jeux en ligne est ouvert et régulé en France. La concurrence est comme l'on s'y attendait féroce, il n'y aura pas de place pour tout le monde et les opérateurs les plus ambitieux – celui pour qui je travaille y compris - ne lésinent pas sur les millions marketing pour maximiser les chances de remporter la course. Et trois mois après l'ouverture du marché, quelques indicateurs relativement fiables indiquent que Winamax et PS occupent les deux premières places du marché. Dans ce cadre, pensez-vous vraiment qu'il est concevable de m'imaginer écrire un reportage pour le premier un lundi, pour ensuite tenir le crachoir au micro du second le mardi ? Voyons, ne soyons pas ridicules.

Il n'empêche que c'est fichtrement dommage que l'EPT Live en français disparaisse. James Hartingan et Nick Wealthall font un travail fantastique pour la version anglaise (je rêve d'être un jour aussi drôle, inspiré, et plein de répartie qu'eux), mais j'aime à penser qu'avec Arnaud Mattern, ElkY, Alexis Laipsker, Maanu, Pierre Canali et tous les « regs » venus m'épauler au cours de ces trois années, nous avions construit quelque chose d'original, et trouvé un public. Sans compter que tout les spectateurs ne sont pas bilingues, loin de là. Ainsi, j'espère que cette situation n'est que temporaire, et que l'émission reviendra très vite avec un nouveau commentateur. Je parcours les forums et je constate que beaucoup regrettent de ne plus pouvoir suivre l'EPT en français. Faites le savoir à PS !

Ce qu'il me restera de ces 22 étapes EPT commentées en direct ? Des tonnes de souvenirs. La toute première retransmission, il y a trois ans jour pour jour, suant de trouille à une minute de la prise d'antenne, soufflant dans le micro tel Nicolas Hulot se prenant un arbre avec son parachute, avec Fabrice Soulier à mes côtés, un vrai pro malgré qu'il s'agissait de sa première fois aussi. La table finale d'Antony Lellouche à San Remo avec Eric Koskas, William Thorson, Dario Minieri, et le parfait inconnu Jason Mercier qui avait expédié l'affaire en trois heures chrono. Ce joueur turc à Dortmund qui avait littéralement joué un coin-flip pour prendre sa décision, jetant une pièce en l'air devant un Johan Storakers médusé, avant de payer son tapis avec Roi-2, il ne pouvait être plus mal contre deux Rois. Les régies montées en catastrophe là où il y avait de la place, souvent on ne disposait que de quatre mètres carrés pour nous entasser avec l'ordinateur, les moniteurs, la console, et les casques. La finale de Copenhague en 2007, à dormir debout avec un tête à tête interminable entre Soren Jensen et Tim Vance qui avait mis à bout les nerfs de Maanu et moi, nos commentaires perdant peu à peu de leur sens à mesure que l'assistante de production arrivait avec une énième tournée de Heinekein sur un plateau. La victoire d'ElkY lors de la PCA en 2008, la quasi-totalité des joueurs français présents aux Bahamas avaient défilé au micro durant les deux jours d'antenne, on hurlait dans le studio, c'était le France 98 du poker, tous unis derrière un seul homme. Michael Martin, qui était venu au micro le lendemain de son improbable victoire à Londres, il était tombé à deux blindes alors qu'il ne restait plus que trois joueurs et avait analysé en détail toute la partie une heure durant, en VO avec moi dans le rôle de l'interprète. Davidi Kitai à Barcelone en 2008, une troisième place pleine de panache, et le triomphe de Sebastian Ruthenberg. Les grands moments de solitude quand il n'y avait personne pour m'accompagner au micro, et que je devais monologuer cinq heures de suite, une fois Kara Scott m'a pris en pitié et est montée en régie pour bredouiller quelques mots de français. Les paris débiles avec ElkY sur la couleur du flop qui va tomber, 10 euros par main, je l'avais rasé. Barry Greenstein se pointant sans prévenir, on avait de temps en temps des invités en VO, comme Shaun Deeb, Ramzi Jelassi ou Gavin Griffin. Les soirées arrosées avec les techniciens l'équipe et les autres commentateurs, et la voix éraillée le lendemain, le réalisateur hurlant dans les écouteurs, la tête qui résonne et les yeux qui se ferment après dix heures de direct presque non-stop. Le texte à la prise d'antenne, que je tapais toujours à l'avance car j'avais systématiquement le trac en début de retransmission. La caméra placée devant la régie, il fallait toujours que je trouve une connerie à faire quand nos tronches passaient à l'antenne (comme ici à 1mn33s). Guillaume Cescut venant m'épauler à Prague durant l'intégralité du week-end, vingt heures de bénévolat sans rien demander en retour. Des dizaines et dizaines de joueurs français, de l'anonyme à la star, venant passer le bonjour et offrir leur bonne humeur et leurs analyses. Les débats enflammés suite à une question par email d'un spectateur. Les concours de jeux de mots débiles avec Arnaud Mattern quand l'action se ralentissait. L'ordinateur que je devais légèrement faire pivoter pour éviter que mon invité n'aperçoive le mail d'insultes qui venait d'atterrir dans la boite aux lettres, c'est arrivé plus d'une fois mais cela concernait deux ou trois joueurs seulement, je vous dirai pas lesquels. Les fous rires interminables suite à une décision stratégique discutable d'un obscur qualifié Internet venu de Hongrie. Les moments où l'on prenait la tangente quand il ne se passait rien à l'écran, on pouvait parler de tout et n'importe quoi. Les moments où l'on restait silencieux tout au long d'un coup ultra tendu, avant de hurler d'admiration devant un call extraordinaire avec hauteur Roi. Les emails enthousiastes des spectateurs, qui restaient branchés parfois jusqu'au bout de la nuit. Sandra Naujoks et Liv Boeree, deux belles et bonnes joueuses terrassant une armée de poilus à Dortmund et San Remo. Et puis le braquage à Berlin, le souffle coupé et bredouillant devant les images en direct des gens s'enfuyant pour échapper à un ennemi invisible, les cris, le bruit de verre brisé, les tables qui se renversent et les jetons qui s'envolent, et en une demi-seconde on comprend que quelque chose s'est passé, et l'on imagine instinctivement le pire, et une minutes plus tard, tout est terminé mais la boule au ventre perdure une bonne partie de l'après-midi.

Vous l'avez compris, participer à l'EPT Live fut une expérience humaine incroyable, et enrichissante à tous points de vue. L'EPT Live m'a permis de pénétrer dans un univers qui m'était inconnu jusque là (l'audiovisuel et le commentaire « sportif » en direct). Il m'a aussi, je crois, permis de gagner une certaine crédibilité dans mon rôle de « journaliste » poker. J'ai pu travailler avec une équipe de techniciens formidables qui m'ont fait me sentir comme chez moi dans leur grande famille.

Un énorme crédit doit être donné à PokerStars de m'avoir fait confiance pour rester au commandes pendant si longtemps. Je ne pense pas avoir trahi leur confiance. On m'avait donné une mission – animer la meilleure émission possible en français, et c'est ce que j'ai toujours cherché à faire, sans arrières pensées. Ça n'a pas toujours été facile, car contrairement à la plupart des autres commentateurs, j'étais seul au poste (excepté durant la dernière saison, lorsque Marion Nedellec, Pedro Canali puis Alexis Laipsker – maintenant directeur marketing de PS – m'ont tour à tour rejoint), et devais compter exclusivement sur la présence bénévole des joueurs à mes côtés sous peine de me retrouver en train de monologuer. Cela a régulièrement abouti a pas mal de casse-têtes dont je vous épargnerai le détail ici. Au final, je suis sans doute un peu soulagé : porter une double casquette me faisait parfois sentir schizo. Heureusement, Winamax ne m'a jamais demandé de me servir du show pour faire de la publicité déguisée pour leur marque, pas que j'ai jamais eu envie de le faire. Si j'invitais régulièrement certains joueurs du Team, c'était simplement parce qu'ils étaient passionnants à écouter – je pense en particulier à des gens comme Nicolas Levi, Manuel Bevand et Arnaud Mattern (avant qu'il ne passez chez PS), et qu'ils étaient souvent bien plus motivés à venir m'accompagner que les joueurs sponsorisés par PS, qui étaient pourtant là pour ça. Par exemple, je pense qu'Isabelle Mercier ne m'en voudra pas trop si je révèle qu'elle détestait passer au micro – mais elle a toujours été très gentille avec moi, s'excusant de ne pouvoir rester trop longtemps. Il y a aussi eu plein de joueurs sponsorisés par d'autres salles ou pas sponsorisés du tout, comme Fabrice Soulier, Thomas Fougeron, Guillaume Cescut, et plein d'autres qui se montrés disponibles et généreux avec leur temps.

L'EPT Live est un concept unique, fait par des fans, pour des fans. Avec son format parfois - souvent – interminable, son absorption assez difficile (on ne voit pas les cartes), et la relative liberté de ton qui y règne, ce genre d'émission serait impensable à la télévision. Malgré cela, l'émission a trouvé un public nombreux, et je suis fier d'avoir – la plupart du temps – rempli ma mission, et me sens immensément chanceux d'avoir fait partie de l'aventure.



La première, avec Fabrice Soulier (Londres, octobre 2007)



Avec Nicolas Levi à Copenhague



Avec ElkY à Barcelone



Avec Arnaud Mattern, Barcelone aussi



La dernière à Monte Carlo, avec toute l'équipe de Visions et Sunset+Vine (Mai 2010)

photos, dans l'ordre : Conrad Brunner, Lina Olofsson, Jomannix, Jomannix, et Neil Stoddard

19 commentaires:

Nantais a dit…

Ce post ressemble à un requienm.

J'espère que nous profiterons encore longtemps de ta plume.

Rv a dit…

En 5 mots pour résumé (à la façon djeuns) : t'as kiffé cette expérience !

Non non, ne nies pas, ça s'est senti :-)

Steve Zissou a dit…

J'ai rarement autant rigolé devant mon pc que lors de la finale de Copenhague en 2007. C'était tellement surréaliste, Du pur David Lynch !!!

Pedro Pok a dit…

Merci pour ces nombreux bons moments passés à écouter tes commentaires ainsi que ceux de tes invités.

Jean Michel LARQUé est parti (enfin) beaucoup trop tard.

Benjo arrête beaucoup trop tôt.

La vie est injuste !!!

Bonne continuation (lol).

Anonyme a dit…

Merci pour ces explications...
tout ces lives m'ont permis d'apprécier et de comprendre le poker ...
merci a toi
Elbotcheur (via wam)

David a dit…

Merci pour ces bons souvenirs et aussi pour toutes ces heures passées en ta compagnie.

J'espère que la relève arrive ça manque cette diffusion en fr!

Anonyme a dit…

Vraiment dommage, j'adorais ce show, un tournoi en direct, avec tout ce qui se passe, des analyses techniques trés poussées, et surtout un plaisir de t'ecouter pdt des heures. Rien de stéréotypé, que du spontané !

Je me souviens encore de la victoire d'elky au bahamas, juste aprés noel !

En tout cas un grand GG à toi, et vivement le bouquin :)

Anonyme a dit…

On voudrait quand meme ton classement du 'poker hall of fame' comme promis ;)

Anonyme a dit…

Bon ok, les commentaires sur ps ça defonçait, t'es la famille Benjo, et ça personne le conteste...
Mais serieux, et là j'suis super serieux, pour moi ta place elle est à la télé, j'suis surpris que personne n'est eut l'idée de te contacter...

Anonyme a dit…

benjo,

je consulte, de longue date, ce blog dont je ne cesse de louer autour de moi la qualité rédactionnelle et la pertinence des analyses (sur des sujets autres, d'ailleurs, que le poker).

Mon propos n'a pas grand chose a voir avec le post (quoi que si, indirectement).

Je t'écris sur ce site car je ne suis pas un "wameur" et, sous forme anonyme parce que je ne suis pas plus un blogeur.

Ne pourrais tu pas reprendre l'ensemble de tes "coverages" concernant la team et d'établir, au moyen d'un tableau excell, par entrées joueurs et entrées tournois, les performances individuelles et en cumulées.

A moins que ton statut de salarié ne te l'interdise.

Il serait quand même temps que quelqu'un le fasse ; ne crois tu pas ?

Bien cordialement

Anonyme a dit…

Ouh LOULOU !
Benjo La Plumasse, corrige nous vite fait cette vilaine faute dans ton post !!

thomas a dit…

Un grand merci pour tout ces bons moments, un vrai plaisir à entendre,
avec les fous rire, et les grandddds moment ou il ne se passe rien, mais alors rien du tout.

Ah quand un live sur le Winamax Open ?

Anonyme a dit…

grosse deception de ne pas avoir ni benjo, ni l'ept live lors de la derniere finale.. !!
Il y avait tous les pays sauf la france..
quel dommage..
et encore bravo pour tout ces moments..
le seul reproche est que tu nous disais d'envoyer des mails mais qui n'était jamis lu ou presque ..

misterhyde22 a dit…

so sick... :(

stef a dit…

C'est vraiment dommage que l'aventure EPT Live en français s'arrête, c'était assez excellent.

Quel plaisir j'avais en rentrant le samedi (les TF étaient souvent le samedi) alors que je venais de terminer ma semaine de dur labeur, de me caller dans mon canapé devant mon lcd (pc branché sur la télé), de me coller un petit sandwich et de regarder du poker en direct, un vrai plaisir.

C'était parfois long, très long, mais certaines fois, alors que l'action à la table n'était pas fantastique, je restais juste pour écouter les commentaires que je trouvais toujours excellent.

Tu avais le bon mélange entre commentaires techniques avec les invités, blagounettes, et autres dérivations humoristiques, ca s'écoutait comme une bonne émission de radio.

Haaa la finale de Copenhague, haaa la victoire d'Elky, il y en a eu de bons moments.

Merci Benjo pour tous ces bons moments, hélas, même si l'Ept Live reviens en français, même avec un autre commentateur de talent, cela n'aura plus la même saveur...

Show must go on...

Anonyme a dit…

Benjo,

Des 22 EPT live auxquels tu as participé je n'en ai raté que 1 et demi: le premier et la 2ème moitié de l'EPT live de la grande finale de Monté-Carlo en 2009. L'élimination de Ludo m'ayant trop affecté pour suivre la suite!

En tout cas de ces 21 retransmissions 1/2 et de cet article qui clôt le chapitre "EPT live avec Benjo et ses invités" je n'ai qu'un seul mot à la bouche: M.E.R.C.I!

Vraiment je me suis régalé, je me suis marré, j'ai vibré, j'ai écouté attentivement les analyses techniques pointues de certains invités, j'ai appris et puis parfois, rarement, je me suis ennuyé.

Bref c'est une page d'histoire du poker broadcasté qui se tourne et je suis heureux d'avoir pu participer,en tant qu'internaute, à cette aventure unique et qui avait comme le goût d'un repas de famille ou d'une bonne vieille soirée entre amis. Sauf que parfois ça durait beaucoup plus longtemps :D

Mais comme tu es bien plus que "l'EPT live" Benjo, je n'ai aucun doute sur le fait que nous allons vivre d'autres grandes choses avec toi.

DrGonzo (calimleheros sur Wam)

manub a dit…

Ce fût un honneur de commenter avec toi Benjo.

Clown17 a dit…

Il va nous manquer terriblement aux manettes notre Benjo national et pour être remplacer par ce bon vieux Joe Randomson; quel gachis !

aldanjah a dit…

la question est : pourquoi la direction de PS a-t-elle décidé de supprimer la retransmission live de ces évènements ?