mercredi 11 août 2010

OAK > LAS > LHR > HEL > TLL

J'ai déposé Pauly à l'aéroport d'Oakland peu après quatre heures du matin. Un peu plus tôt, Phish avait terminé de manière magistrale trois soirées consécutives au théâtre grec de l'université de Berkeley. La fête d'après-concert avait été logiquement assez calme... Tout le monde étant sur les rotules après 72 heures de bamboche quasi non-stop, et une longue journée de voyage devant eux. Certains rentraient à la maison, tandis que les fans invétérés allaient suivre le groupe vers leur prochaine destination. C'était le cas de Pauly, bien entendu. Je lui ai dit au revoir, après trois mois passés ensemble presque quotidiennement. J'ai allumé une clope et repris la route en sens inverse. J'ai suivi une voiture de flics à rythme ralenti. La bagnole était louée au nom de Pauly, et non le mien : une arrestation de routine aurait pu mal se terminer.

De retour dans la chambre d'hôtel proprement dévastée, j'ai retrouvé Carrie et le Joker, les derniers survivants de notre équipe. Daniel est arrivé un peu plus tard, rentrant d'une grosse after-party organisée dans un hangar. Je me suis allongé et, les yeux mi-ouverts, je les ai écouté raconter des conneries. Des nouvelles nous parvenaient en provenance de l'une des nombreuses expéditions de cinglés ayant sauté dans leur voiture dès la fin du concert pour rejoindre le prochain show programmé à Telluride, dans les montagnes du Colorado. Rien de plus que 1,700 bornes à parcourir en moins de quarante heures à travers quatre états. C'est vous dire la dévotion des fans de Phish, prêts à tout pour voir leur groupe préféré une dixième, trentième, centième fois, peu importe l'effort et le prix. Beaucoup n'ont pas les moyens de s'offrir le couteux et plus rapide transfert par avion. Wildo et sa troupe n'avaient pas encore quitté la Californie après cinq heures de route, et l'on s'est demandé si ils allaient jamais y arriver.

Le Joker a pris une douche, pour repasser immédiatement les mêmes fringues qu'il avait porté la veille... Un survêtement et une veste Adidas bleu criard à bandes rouges, assorti d'un t-shirt marqué « Bling ». C'était apparemment ce que le Joker avait de mieux à se mettre, car il a justifié le choix de garde-robe en annonçant : « Il faut que je sois présentable pour mon arrivée à Telluride, mec... J'ai loué un énorme appart' avec piscine et jacuzzi. Tous mes potes m'attendent. » N'empêche, je me demande si le Joker ne s'est pas transformé en « Wookie » durant tous les concerts qu'il a vus cet été. Inquiétant, vu que le Joker est un membre fondateur de la « Wook Patrol », brigade corrigeant (avec bon esprit) les torts de ces hippies crasseux et fauchés qui pullulent au sein de la communauté.

Daniel nous a quittés aux alentours de six heures du matin, rejoignant l'aéroport de San Francisco pour embarquer son avion vers le Canada. Le Joker commençait à être impatient. J'étais censé retourner à l'aéroport d'Oakland en sa compagnie, il attrapait le vol suivant en direction du Colorado. Il ne décollait qu'à neuf heures et demie, mais il avait probablement remarqué que j'avais sévèrement besoin de repos. Il me proposa de le conduire directement sans plus attendre. Je me suis levé. Carrie nous a pris en photo avec son sabre laser en plastique, un ustensile Jedi de qualité qu'il a trimballé tout au long de l'été en « carry-on luggage », provoquant des regards intrigués des agents de sécurité de divers aéroports américains. « Il y avait cet officier », dit-il, « il l'a ausculté pendant cinq bonnes minutes, il n'en revenait pas que çà pouvait exister. Il m'a demandé combien ça coutait et où il pouvait s'en procurer un. »

On a dit au revoir à Carrie, qui parfait rejoindre son motel avant d'aller faire un coucou à sa famille dans la baie de San Francisco. On est arrivé à l'aéroport vers sept heures. J'ai donné l'accolade au Joker, et l'ai regardé franchir les portes du terminal. Son sac à dos géant de randonneur dépassait de vingt centimètres au dessus de sa tête, le sabre laser émergeant d'une des poches telle une bizarre antenne Alien. Derrière lui traînait la glacière désormais vidée de tout breuvage alcoolisé.

Le jour était levé et j'étais désormais livré à moi-même. C'est bizarre, et vaguement déprimant d'être le dernier restant à la fête, d'autant que c'était moi qui faisais face au voyage le plus long. Sur le chemin du retour, j'ai repensé au voyage dans son entier : les WSOP durant sept semaines, le road-trip qui a suivi dans les montagnes, les longues journées paresseuses à Los Angeles, et l'explosive conclusion à Berkeley. J'ai essayé de reconstituer l'histoire dans l'ordre, d'y mettre un peu de sens, mais c'était peine perdue : mes circuits étaient aussi grillés que le reste du corps.

Je suis revenu dans la chambre désormais vide, et me suis immédiatement effondré sur le lit. J'ai dormi deux heures qui en ont paru deux cents. Mon corps me suppliait de lui donner un peu de repos, et je me suis réveillé vers dix heures un peu plus frais. Avant d'entrer dans la salle de bains, je me suis pris en photo : sacoches sous les yeux, barbe dégueulasse, peau marquée par l'alcool, le tabac, la nourriture grasse et le manque de sommeil. Je me suis lavé, mis une extra dose de parfum, et éradiqué la barbe. Je me suis coiffé, et pris une autre photo pour un effet « avant/après ». C'était déjà un peu mieux. Les vacances étaient terminées : il était temps de repasser en mode « boulot », et penser à ce qui m'attendait en Europe : trouver un appartement à Paris, et débarquer au milieu du nouveau marché du poker en France, autrement plus compétitif depuis l'ouverture... Entre autres choses.

Je me suis penché sur le problème des bagages. Puisque stocker la moitié de mes sacs à Londres durant ma semaine à Tallinn m'économisait de l'effort et de l'argent, il me fallait être sur que je disposais de tout le nécessaire dans le sac que je gardais. J'ai échangé le linge sale et le linge propre. J'avais assez de t-shirts, mais j'étais un peu court concernant les sous-vêtements. Un rapide calcul m'informa que j'allais devoir jouer le Wookie durant la deuxième partie de la semaine, où me ruiner en lessive à l'hôtel. Peut-être que j'allais me contenter de porter le même caleçon toute la semaine, comme ces joueurs superstitieux qui vont jusqu'à la table finale et gagnent un demi-million d'euros tout en sentant comme un clodo. Aussi, je n'avais que deux jeans. J'ai enfilé celui qui dégageait l'odeur la moins pestilentielle. Pareil pour le sweat à capuche. Le vert à rayures était hors de question, ayant été porté à travers 1,500 miles en Arizona et Utah, et au cours des trois concerts de Phish.

J'ai tenté de rassembler les diverses ordures que notre équipe avait accumulées durant les quatre jours précédents : mégots, bouteilles, serviettes en papier, restes de fast-food... J'ai bourré les poubelles, et entassé le trop plein sur le bureau. J'ai procédé à une dernière vérification, histoire de ne rien oublier. J'ai fouillé mes poches pour en sortir dix billets de un dollar, la moitié de ce qui me restait en guise d'argent liquide. Je me sentais un peu coupable envers la femme de ménage. Nous n'avions pas exactement détruit la chambre, mais 10$ de pourboire était un peu radin vu le bordel que nous avions laissé, ça et l'odeur de tabac mélangée aux odeurs corporelles des dizaines de hippies ayant tour à tour occupé les lieux.

Bien entendu, la femme de ménage en question, une haïtienne, était sur le palier de la chambre quand je suis sorti. Elle venait de terminer celle d'à côté, et s'apprêtait à entrer dans la notre. Elle avait envie de discuter. Elle était probablement soulagée de pouvoir parler dans sa langue natale. Elle m'a posé des tas de questions, et m'a confié à quel point elle détestait son job. Je me suis senti encore plus mal qu'elle me dise ça juste avant de rentrer dans notre chambre. Je me suis excusé par avance, et, adorable, elle insista pour m'aider à porter mes sacs jusqu'à la voiture, malgré qu'ils pesaient tous les deux 25 kilos. Je lui ai dit « Bon courage », chargé le coffre, et suis parti.

Je me rendais vers l'aéroport d'Oakland pour la troisième et dernière fois de la journée. Sur l'autoroute, j'ai souri en apercevant le Golden Gate Bridge sur ma droite, partiellement visible derrière les nuages. Mes trois mois en Amérique s'étaient terminés par mon huitième, neuvième et dixième concert de Phish en un an (après Indio pour Halloween et Miami au réveillon). Je suppose que l'on peut me considérer comme un fan, étant donné l'argent et l'effort qui ont été nécessaires pour organiser ces trois voyages. Mais je sens encore comme un étranger au sein de cette communauté. Il doit y avoir une barrière culturelle ou linguistique, où je ne sais quoi qui m'empêche de vraiment m'y sentir vraiment chez moi. Peut-être que cela à voir avec la quantité massive de drogues ingérées/fumées/bues/sniffées durant les concerts... Il serait hypocrite d'en nier le rôle, même si je sais que je peux apprécier la musique en état de sobriété, l'écoutant régulièrement au boulot. Mais il y a définitivement un côté obscur à toute cette bonne humeur hippie. Du reste, Phish ne pourra jamais être mon groupe préféré... La meilleure musique m'attaque directement aux tripes. Avec ses longues plages d'improvisation et d'expérimentation (parfois complètement inécoutables, soyons clairs) Phish travaille le cerveau, ce qui est une chose tout à fait différente. Mais je suis fasciné par des dizaines de choses à propos de ce groupe : leur longévité, leur volonté d'aller toujours plus loin dans l'extravagance musicale, le fait qu'ils soient globalement inconnus mais remplissent tout de même 70 énormes salles par an, les légions de fans qui les suivent, le langage et les codes propres à la communauté, la dévotion de ses membres, l'humour, la créativité, l'esprit d'entreprise et débrouillard qui y règne, l'attitude libertaire, la relation presque amoureuse établie depuis 25 ans entre les musiciens et leurs fans... C'est véritablement un univers complètement nouveau que j'ai pu découvrir, moi qui ai pourtant vu plus de cent cinquante groupes en concert et festivals depuis le lycée.

Après une ultime visite à In-N-Out Burger, je suis arrivé à l'agence de location, et n'ai pas eu de problèmes pour rendre la voiture. J'ai pris la navette vers l'aéroport en compagne de quelques fans au look Wookie. Je me suis pointé au mauvais terminal, et payé trois dollars pour louer un chariot et faire le chemin jusqu'à l'autre bâtiment. Par chance, Southwest Airlines ne charge pas de frais supplémentaires pour mettre deux valises en soute. J'ai fumé une clope et passé la sécurité. J'ai trouvé une prise pour brancher mon ordi, et consulté Facebook, Twitter et Gmail pour la première fois en quatre jours.

Mon premier vol s'est passé dans douleur. J'ai lu Rolling Stone Magazine avec Leonardo Di Caprio en couverture, l'article était nul, puis le fanzine dédié à Phish, qui est drôle, et il était temps d'atterrir. J'ai récupéré mes bagages. J'étais de retour à Las Vegas, mais pas pour longtemps. Il était quatre heures. Mon vol vers Londres décollait à neuf heures, avec un enregistrement commençant à six heures. En bref, j'étais coincé avec mes soixante kilos de bagages, sans réelle possibilité d'aller visiter le Strip une dernière fois, ce qui n'était pas vraiment un problème. J'ai loué un second chariot (quatre dollars, cette fois), trouvé une prise et me suis connecté, cherchant immédiatement des liens où télécharger les concerts de Berkeley. Je me suis contenté de prendre le second, la connexion gratuite de McCarran n'étant pas des plus rapides. J'ai immédiatement écouté « Cities », une reprise des Talking Heads que je connaissais pas, histoire de vérifier que mon cerveau avait bien été retourné à la première écoute... Oui, le charme agissait à nouveau. Cette chanson est magique. Le groupe se met à improviser après cinq ou six minutes, et atteint un équilibre parfait entre ses quatre membres, chacun jouant son rôle à la perfection pour créer une atmosphère qui a envoyé le public au dessus des nuages.

J'ai écouté quelques autres morceaux, et je suis allé au Starbucks. J'ai cherché un ascenseur pour descendre au rez-de chaussée. La porte s'est ouverte. Je suis entré et avant que je ne puisse faire un geste, un touriste paumé a déboulé. « A quel étage on est ? Il faut que je monte ». Et il appuie sur le bouton du troisième étage. Connard. Pas le choix, je dois maintenant sortir, mais le mec me bloque avec ses bagages, et je cafouille avec les miens sur le rebord de l'ascenseur, renversant le reste de mon gobelet de chocolat sur ma jambe. Génial.

Je prends un autre ascenseur, sors dans la chaleur moite, et me rends compte que j'ai fait tout cela pour rien, le rez-de chaussée ne permettant pas d'accéder au Terminal 2, celui des vols internationaux. Je remonte à l'étage du check-in, et marche jusqu'au Terminal. Il commence immédiatement à pleuvoir, et une odeur caractéristique de chien mouillé se dégage du bitume. Je me change dans les toilettes. L'enregistrement avait commencé au comptoir de British Airlines. Je paie soixante dollars pour ma deuxième valise, et réserve un siège au fond de l'avion. Le guichetier m'assure que cette section de l'avion sera majoritairement vide. Et puis j'ai fait le chemin en sens inverse vers le Terminal 1. J'ai glandouillé gentiment, visitant la librairie sans rien acheter, et mangeant un hot-dog pas trop mauvais. Je retourne au Terminal 2. Encore trois heures avant le décollage. Je n'ai pas envie de passer la sécurité tout de suite, le terminal international de McCarran étant le plus chiant de l'univers, son seul point positif - la section fumeur - ayant été fermé il y a trois ans. Je branche à nouveau l'ordinateur et écris un mail à Pauly. Une heure avant le décollage, je passe la sécurité, où l'on me soumet au scanner intégral, les bras joints derrière la tête à l'intérieur de la machine, l'image me rappelle une victime prise en otage par un terroriste, l'impression de soumission est totale, c'est probablement voulu, la prochaine étape devrait être la fouille anale généralisée, on y arrivera avant la fin du monde. J'achète des clopes au duty-free, et il est temps d'embarquer.

On décolle, et effectivement, le fond de l'appareil est plutôt vide, mais le siège du mec devant moi est cassé, s'inclinant plus que d'ordinaire pour s'arrêter à dix centimètres de ma tronche, et le mec derrière s'endort en calant confortablement son genou au niveau de mes reins. J'attends patiemment la première tournée de boissons, demande une bouteille de vin, que je descends avec un Xanax. Quand je me réveille, nous ne sommes plus qu'à une heure de Londres. Le Xanax, c'est mieux qu'une machine à voyager dans le temps. Le petit déjeuner est servi, et me voilà de retour en Europe.

Les bagages arrivent à toute vitesse, je trouve le comptoir où les stocker, et prends un taxi vers l'hôtel que j'ai réservé pour la nuit, un Radisson pas cher qui se révèle être plutôt classieux. Il est cinq heures de l'après-midi, et mieux vaut ne pas s'endormir trop vite si je veux combattre le décalage horaire avant qu'il n'apparaisse.

Je ferme les yeux peu après minuit sans avoir accompli quoi que ce soit de productif, et à quatre heures, il est déjà temps de repartir. Un taxi hors de prix me ramène au Terminal 3 d'Heathrow. Je retrouve Dana devant la porte d'embarquement. Elle va couvrir le premier EPT de la saison pour PokerNews : un mois après la conclusion du Main Event des WSOP, c'est déjà la rentrée des classes. Le break fut court.

On atterrit à Helsinki. J'avance ma montre de deux heures : il est passé treize heures. C'est la première fois que je mets les pieds en Finlande. Juste pour le temps d'une connexion, cependant, que je passe à discuter avec Arnaud Mattern, qui vient d'arriver de Paris. On embarque dans un coucou à hélices de soixante places. J'avais réservé un siège au second rang, histoire d'être le premier sorti de l'avion : perdu, l'embarquement se fait par la porte de derrière uniquement. Le vol dure à peine le temps d'un battement de cils : un saute de puce d'une demi-heure au dessus de la Mer Baltique.

Et nous voilà à Tallinn, Estonie. D'habitude, je suis un minimum préparé quand je débarque en terres inconnues, ayant au moins fait l'effort de me procurer un guide. Cette fois, non. Je ne sais même pas quelle langue on parle ici, encore moins la monnaie échangée, et il me faudra un coup d'œil à une carte de l'Europe pour découvrir où je viens d'atterrir.

Les bagages sont déjà là quand on franchit les portes du terminal, et je surpris de la fluidité avec laquelle s'est déroulée mon voyage : les bad-beats et embuches habituelles ont été évitées avec brio. Je suis en plein cul. Je quitte mon cinquième aéroport en quarante-huit heures, et dix minutes plus tard, le taxi nous dépose au Swisshotel. Ils n'ont jamais entendu parler de moi à la réception, normal je n'ai pas réservé. Je donne le nom de Madeleine, l'employée me fait confiance les yeux fermés malgré qu'elle ne soit pas encore arrivée, j'aime déjà cet hôtel, et la chambre au quinzième étage avec vue sur la mer confirme mes suspicions, c'est du grand luxe, l'un des plus beaux établissements jamais envahis par l'European Poker Tour.

Je résiste à la tentation d'aller me coucher, et retrouve Dana au rez-de chaussée. On va manger une pizza (addition pour deux : 12 euros, boissons comprises), et l'on part en ballade à l'aveuglette. On trouve sans peine la vieille ville médiévale, qui ne semble être habitée que par des filles canon, et une multitude d'églises de diverses confessions. Architecturalement, ça me rappelle la Bourgogne où j'ai grandi, où alors Prague. L'ensemble est vieux, mais une sorte de « vieux neuf », vous savez, le genre qui a été repeint pour avoir l'air « agréablement vieux », et non pas « cradingue vieux ». J'aime beaucoup, ceci dit. C'est coquet. Et ais-je précisé que les gonzesses sont toutes sublimes ? J'ai toujours cru que c'était un cliché à moitié surfait, mais non. On s'assoit en terrasse d'un bar. On ne commande pas la « Soupe d'Elf » vantée par le panneau posé à l'entrée, mais une bière, qui nous est servie dans un bol en terre cuite. Là, je trouve qu'ils poussent un peu trop le côté vieux.

Et puis je rentre à l'hôtel, je retrouve Mad, je m'endors en début de soirée, je me réveille pour aller dans un restaurant indien, et je repars me coucher, et jeudi je jouerai un tournoi de l'EPT pour la première fois, tout cela est très bizarre mais je vous expliquerai ça demain.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

le style est parfait, l'auteur est dingue lol
Et apres avoir tant apporté au poker pourquoi pas une belle histoire à l'EPT....

Anonyme a dit…

Encore un superbe post.
Je te souhaite toute la chatte du monde pour ton baptême EPT !

D8 a dit…

Benjzola...