samedi 7 août 2010

Into the Wild

Vingt-quatre heures après la conclusion du Main Event des WSOP, je me suis réveillé avec une gueule de bois de circonstance. J'avais passé la soirée de la veille au Gold Coast en compagnie d'une soixantaine de confrères et amis : journalistes, joueurs, croupiers, employés du Rio, et même quelques superviseurs ayant laissé tomber le costume noir de rigueur les cinquante jours précédents. C'est moi qui avait lancé l'idée d'organiser la dernière fête de l'été à Vegas dans ce casino vieillot, un poil crasseux mais tellement chaleureux et accueillant.

En 2009, durant le Main Event, on avait passé tellement de soirées dans le petit bar niché au fond de la salle de bowling au premier étage que l'endroit était devenu comme une seconde maison. Cette année, le Main Event s'est étalé un peu trop tard chaque soir et nous avons guère eu d'occasion d'y retourner. Raison de plus pour rameuter le plus de monde possible avant que tout le monde ne retourne vers la vraie vie. Et ils sont venus par dizaines. Il y avait même des tas de gens que je connaissais que de vue, ayant eu vent de l'affaire par bouche à oreille ou sur Twitter. Les gérants du bowling n'avaient jamais vu autant de monde un dimanche soir. Le bar était intégralement rempli. Eut le rendez-vous été donné dans une boîte de nuit, la moitié de ces gens ne se seraient jamais pointé. C'était l'endroit parfait pour une dernière soirée à Vegas : isolé et calme, mais assez fédérateur pour attirer en nombre cette cohorte disparate qui forme la communauté du poker. La bière a coulé à flots, le serveur ne savait plus où se donner de la tête, si bien que du renfort à du être appelé. Tout ce petit monde s'est mélangé, a rigolé et trinqué une bonne partie de la soirée, faisant l'aller et retour entre le comptoir et les pistes, où de sérieuses sommes d'argent furent misées. Vers trois heures du matin, les survivants ont pris l'escalator jusqu'au rez-de chaussée, investissant les tables de jeu. J'ai gagné une jolie somme au Pai-Gow, pour ma première vraie victoire de l'été à Vegas, tous jeux confondus. Pendant ce temps, la presse anglaise enflammait la table de craps voisine, et les cocktails arrivaient en flux tendu sur les plateaux des serveuses. Je suis rentré à l'aube avec le sentiment qu'il n'y avait pas de meilleure façon de dire au revoir à Las Vegas, aux confrères et aux WSOP.

Quelques heures plus tard, il était temps de s'en aller. Avec Harper, on a bourré tant bien que mal nos sacs de voyage grossis par toutes les saloperies accumulées en deux mois (livres, disques, fringues, souvenirs divers), fermé à clé la villa, puis l'on s'arrêté chez Dan pour stocker une majeure partie de nos bagages : on en aurait pas besoin sur la route. Après, petit déjeuner au Black Bear Diner, restaurant que j'ai ajouté cet été à ma liste des établissements recommandables de Vegas : de la bonne bouffe bouffe du Sud, riche et généreuse, qui laisse l'estomac rassasié à un prix ridicule, le tout avec un service souriant (ça se trouve au croisement de Jones et Tropicana, pour ceux qui voudraient y faire un tour). On a fait le plein d'essence, et pris la direction de l'aéroport. Notre but : échanger nos deux bagnoles « de ville » pour quelque chose un tantinet plus puissant et confortable plus apte à la traversée des grands espaces de l'Ouest Américain. L'employée du guichet de Hertz nous proposa une Toyota Camry, et accepta de la louer au même tarif que nos anciens modèles compact. Après tout, on venait de rendre deux véhicules loués durant sept semaines, un geste commercial était de rigueur, chapeau à Hertz pour avoir accédé à notre requête sans sourciller.

A seize heures, on se mettait en route vers l'est. Vingt kilomètres plus tard, Vegas n'était plus qu'un lointain souvenir, une tâche blanchâtre dans le rétroviseur, tandis que nous passions la frontière de l'Arizona au barrage Hoover. La route était à nous : le grand vide à perte de vue. Des montagnes pour décor, une longue route droite. Pas de couverture téléphonique. Encore moins Internet. Aucune ville de plus de mille habitants sur la carte. L'évasion, quoi.

Durant les cinq jours qui allaient suivre, on allait parcourir plus de 2,400 kilomètres à travers l'Arizona et l'Utah... avec un très bref passage par le Colorado et le Nouveau-Mexique, ayant en effet procédé à un détour de 90 minutes pour atteindre le point où ces quatre états américains se rencontrent. Il paraît qu'il y a un joli monument à l'endroit exact de cet accouplement administratif et topographique, mais nous ne l'avons point vu, ayant été accueillis par une large grillage, un cadenas et un panneau disant « Monument des Quatre Coins : Fermé Pour Réparations ». Un touriste furieux a taggé par dessus « J'ai conduit 600 bornes pour ça ? Bordel de merde ! ». Un spectacle probablement encore plus amusant que le monument lui-même.



On a conduit le jour. On a conduit la nuit. On est passé au travers d'au moins trois tempêtes, complètes avec pluie torrentielle, ciel noir et orage menaçant. On a dormi dans des motels typiques, choisis au hasard et qui se sont révélés être de bons choix. On a mangé gras pour tenter de reprendre les kilos perdus à force de sauter des repas au Rio. On s'est penchés au bord du Grand Canyon, que je me contenterai de décrire comme un putain de gros trou gigantesque et écrasant. Merci l'érosion pour tous ces millions d'années de travail : le résultat est une vraie œuvre d'art. On a croisé un bon million de touristes français, il n'y avait que ça partout, des français, à croire qu'ils s'étaient donné le mot. On a pris un grand bol d'air frais, profitant d'une température extérieure inférieure à 40° pour la première fois de l'été. On a fait de la randonnée mais sans trop se forcer. On s'est rendu compte que 99% des villes indiquées sur la carte ne sont en fait que des aires d'autoroute : le Sud-Ouest des États-Unis est une vaste étendue de vide. On a fait connaissance ceux que l'on appelle ici les « natifs » : les Indiens. On a fait du cheval dans Monument Valley avec l'un d'entre eux, et ça m'a rappelé des tonnes de films que j'ai vus tard le soir sur FR3 il y a vingt ans, des westerns dont j'ai oublié le nom présentés par Eddy Mitchell dans un cinéma vide. Une virée en cinémascope avec personne à vingt bornes à la ronde, un rêve de gosse. C'était la première fois qu'Harper montait sur un canasson : dix minutes plus tard, notre guide nous faisait partir au galop. Tout en me taxant des clopes avec une régularité impressionnante, il nous a appris des choses à propos des Anasazi, des Apaches, des Navajo, les tribus disparues comme celles encore bien vivantes. On a continué de conduire, voyant le paysage changer radicalement du rouge vers le vert en quelques dizaines de kilomètres à peine, le désert puis les plaines, only in America. En Utah, on a bu une bière appelée « Polygamy » dans une ville du nom de « Bluff », mais je n'ai rencontré personne de marié à six femmes différentes, dommage. On a bien fait attention à ne pas se prendre un daim, et j'aurais bien aimé voir comment s'en est sorti le véhicule ayant renversé cette vache que l'on a croisée raide, les quatre fers en l'air sur le bas côté de la Route 191. J'ai chopé des coups de soleil qui ont peu à peu fait ressembler mes bras à une carte des îles du Pacifique. On a surtout croisé des touristes, rien que des touristes. Après trois jours, on est enfin tombés sur une ville méritant ce nom, pas seulement composée de stations-essence : Moab. On a pris des pichets de bière à la brasserie du coin en regardant le résumé du Tour de France à la télé. Quand on est arrivés au parc national des Arches, on était sur les rotules, et à ce stade, c'est à peine si l'on faisait l'effort de sortir de la voiture pour s'approcher de ces merveilles de la nature – là encore, merci l'érosion (ou les aliens, les experts s'interrogent encore). On a poursuivi notre chemin vers l'ouest, et passé au travers de charmantes communautés agricoles n'ayant semble t-il pas bougé depuis 1900 : une grande rue principale appelée « Main Street », une église en bois, une banque toute carrée avec écrit « BANK », comme dans Lucky Luke, et des petites maisons devant lesquelles les familles jouent au frisbee avec le chien. A Bryce Canyon, on a observé le lever d'une soleil sur les hoodos en compagnie d'un autocar de nonnes, mais on s'est abstenu de les rejoindre pour la prière. On a vu des écureuils, des cerfs, des corbeaux, et encore un orage.


Et puis... Je me suis fait arrêter pour excès de vitesse au beau milieu de l'Arizona. Cela faisait une bonne demi-heure que je me tirais la bourre avec une famille immatriculée au Texas, et ces enfoirés ont du bien rigoler quand c'est finalement moi qui suis tombé dans les mailles du filet de la « Highway Patrol ». Le flic m'a expliqué cordialement mais fermement que 150 kilomètres à l'heures sur une route limitée à 120 faisait de moi un criminel passible de prison. La taule, cela aurait pu être amusant, et par « amusant », j'entends bien sur « absolument pas amusant du tout ». Je m'en suis tiré avec un banal PV et la mise en garde inconditionnelle de régler la note avant mon départ des USA, « sinon vous seriez immédiatement placé en détention par les officiers d'immigration de l'aéroport ». Un bluff éhonté, bien sur, la lenteur administrative de la procédure – ces choses-là se règlent par courrier – faisant que mon dossier ne serait pas traité avant plusieurs mois. Mais, sait-on jamais, je pourrais un jour retourner en Arizona. Alors j'ai payé sans broncher les 265 dollars qui m'étaient demandés (les gains au Pai Gow de la veille tombant à point nommé) remplissant le formulaire avec mon numéro de carte de crédit, cochant la case « je plaide coupable et renonce à mon droit de garder le silence, engager un avocat, etc, etc ». Oui, j'aurais pu aussi contester l'infraction, mais à quoi bon ? Coupable j'étais. Criminel aussi, si l'on en croit la Loi et l'Ordre Américains. C'était le premier PV que je me prenais de toute ma vie. Même une amende pour stationnement, je n'y avais jamais eu droit. « C'est moi qui conduit, c'est moi qui paie », ais-je dit à Harper tandis que nous reprenions la route, le limiteur de vitesse fermement bloqué sur 75. « C'était marrant », dit-il. « Se faire arrêter par un flic ricain typique... Le genre de truc qu'il faut faire au moins une fois dans sa vie. » Mouais, mais une seule fois, alors.

48 heures avant le décollage de l'avion d'Harper, nous bouclions une boucle de 1,500 miles en entrant dans le Nevada par la porte est. La nuit commençait à tomber, et nous n'étions qu'à une heure et demie de Las Vegas. Mais avions-nous vraiment envie d'y retourner pour deux soirs supplémentaires ? Non, il y avait bien mieux à faire... Comme s'arrêter pour la nuit à l'un de ces petits casinos de seconde zone disséminés juste après la frontière. Pour sur que cela allait être une expérience décalée. C'est ainsi qu'on a coupé le moteur à Mesquite. Cinq casinos pour 15,000 habitants, un ratio disproportionné expliqué par la présence voisine de l'Utah et de l'Arizona : c'est là que se rendent tous les accros des machines à sous à la recherche d'un fix rapide. Ça ressemble à Vegas, ça à le goût de Vegas, ça à l'odeur de Vegas, mais ce n'est définitivement pas Vegas. Dès notre entrée, le tableau était fixé : une famille de vieux est descendue de sa voiture, le patriarche tirant son container à oxygène derrière lui. Il a confié ses bagages au voiturier, et s'est directement dirigé vers les machines à sous sans même prendre la temps de récupérer les clés de sa chambre. On était bien au royaume des accros, des purs et durs. Pas de show extravagant au programme, pas de fontaines, de pyramides, de canaux vénitiens. Pas de grands chefs venus du monde entier pour épater les papilles gustatives. Pas de discothèque ouverte jusqu'à pas d'heure. Juste des machines à sous, une dizaines de tables, et une cantine ouverte 24 heures sur 24. On a pris une chambre pour la nuit à un tarif ridicule, enfilé notre plus belle chemise, et avons entamé une longue soirée de jeu. Après une semaine sans toucher une carte ni un jeton, l'estomac nous démangeait. Pas de salle de poker dans les murs de « Casablanca », notre établissement d'un soir... Mais cela ne posait aucun problème. On était là pour jouer, et vite : pas question de jeter des 7-3 et des Dame-2 pendant trois heures pour pauvre un profit de douze dollars. Non, il nous fallait terminer ce séjour en beauté, ou au fond du trou. Pas d'alternative possible entre les deux. On s'est installé à la table de roulette. J'ai posé deux billets de cent sur la table, et immédiatement commencé à consteller le tapis de mes mises, avec en ligne de mire le 16, 26, 29 et 31, respectivement la date de naissance de Papa, Maman, le frangin, et moi. Derrière nous, un groupe s'est mis à massacrer du classic-rock sur la scène du bar central, offrant des reproductions bancales de Lynyrd Skynyrd, Pink Floyd et les Eagles. J'ai commandé des cocktails en flux tendu, offrant à la serveuse un jeton rouge tout en lui demandant de revenir aussi vite que possible. Chose qui fut faite, elle n'avait probablement pas vu un jeton de cinq dollars depuis la dernière récession. J'ai gagné, gagné.... et encore gagné. Le 29 et le 31 sont tombés deux fois chacun, et mes piles n'ont cessé de grossir. Je n'en revenais pas : la chance me souriait à nouveau, après deux mois pourris à Las Vegas. On a bouffé aux frais du casino, et l'on s'est rassis, en black-jack cette fois. Là encore, même topo, impossible de perdre, malgré ce camionneur en marcel qui ressemblait à un Eskimo Clark bronzé et n'arrêtait pas de nous corriger à chaque décision. Un expert à n'en point douter, mais son tas de jetons de 25 dollars en restait en même point, tandis qu'Harper et moi n'arrivions pas à perdre une seule mise. Un 17 contre une buche ? Pas de problème, le croupier retournait promptement un 6 et un 7 pour sauter. Un 16 contre un 8 ? Pas de problème, un 5 vient régler l'affaire. Et ainsi de suite... En une soirée, toutes mes pertes de l'été étaient effacées.

J'ai du donner cinquante dollars de pourboire à la serveuse en trois heures. C'est probablement une bonne chose que ce trou pourri de Mesquite n'offre aucun divertissement « adulte » (ni aucun divertissement d'aucune sorte après 22 heures, en fait), car vu notre état d'ébriété, on aurait probablement eu du mal à résister. A place, on est allés se coucher. A l'aube, on reprenait la route. Atteindre Vegas ne fut qu'une formalité. Après une dernière tentative de shopping, une visite à l'hôpital pour prendre des nouvelles de Dan (oui, il est tombé malade entre temps), un passage en cambrioleur chez le même Dan pour récupérer les bagages (il m'avait expliqué comment rentrer par effraction par la porte de derrière), un plein d'essence, et une dernier détour par l'agence de location pour rendre la voiture, on débarquait au Venetian pour terminer Vegas en beauté. Il y avait 500 personnes devant nous dans la file d'attente, ça nous a couté une tonne, et ça ne valait pas le coup, ils nous ont filé une chambre pourrie dans la « Venezia Tower », située à quelques milliers de kilomètres du casino. J'ai laissé Harper vaquer à ses occupations, et me suis rendu au Caesar's Palace où j'ai retrouvé ma confrère Jess de Bluff Magazine. Pas question de rater le show de Jerry Seinfeld, qui ne fait plus que de rares apparitions sur scène. On s'est tordu de rire pendant une heure et demie, on a bu des coups ensuite, puis j'ai rejoint le Venetian où un Harper éméché m'a raconté sa soirée. On s'est posé dans le bar central, histoire d'observer les cohortes de fétardes sortant en titubant du Tao, la boite de nuit du casino. Il y avait aussi pas mal de prostituées, et TJ, un activiste politique de San Diego en ville pour une convention. Il était sérieusement bourré et ses multiples tentatives de brancher les filles du samedi soir ont lamentablement échoué.

On s'est couché bien trop tard, et quand on a finalement émergé de notre coma, il était temps de décamper, avec un check-out imposé à midi. Le vol d'Harper ne décollait qu'à vingt heures. Il nous restait une après-midi entière à jouer. On a confié nos bagages au portier, et enchaîné le Harrah's, l'Imperial Palace et le Flamingo en succession. Vegas avait décidément envie de me sourire, car je n'ai pas réussi à perdre un centime au Black Jack et au Pai Gow.

A l'aéroport, j'ai laissé Harper au terminal international. Son premier séjour à Vegas était terminé. Après un détour par Londres pour choper sa connexion, il allait enfin retrouver la maison. Son visage portait les marques habituelles du combattant ayant passé trop de temps dans les tranchées de la Ville du Vice. « J'ai perdu vingt ans d'espérance de vie en deux mois, mais cela valait la peine », commenta t-il. Pour sur qu'il avait brulé la chandelle par les deux bouts, avec une moyenne de quinze heures par jour dans l'Amazon Room, suivi de nuits entières dans les différents clubs du Strip.

Moi, je me suis rendu au terminal des vols intérieurs... Je n'en avais pas terminé avec les USA. Direction Los Angeles : un saut de puce de 45 minutes à travers le désert. J'ai bénéficié d'une upgrade en première place, Rangée 1, Siège A, une position confortable qui, hélas, ne garantit pas l'absence de bébés hurleurs remplissant leur couche à mi-vol.

Les vacances étaient terminées, et j'avais besoin de vacances pour m'en remettre. Je me suis enterré dans l'appartement de Pauly et Change100, aux confins de Beverly Hills, et je n'ai que très peu mis les pieds dehors durant les dix jours qui allaient suivre. Avec une moyenne de douze heures de sommeil par nuit, je rattrapais le retard accumulé durant les WSOP. Je me suis remis doucement au travail sur le bouquin de Pauly. On a visité ses restaurants favoris, on a regardé les nouvelles saisons de Mad Men et Entourage en prime-time. Quelques amis sont venus nous rendre visite. Et c'est à peu près tout. De toute façon, il n'y a pas grand chose à faire à Los Angeles, contrairement à la croyance générale. C'est une ville chiante comme la pluie pour qui ne goute pas la vie nocturne des pseudo-célébrités décérébrées et les attractions touristiques moisies comme Hollywood Boulevard, Disneyland ou le panneau « Hollywood ».

Et après un dernier road-trip de six heures à travers l'autoroute 5, me voilà aujourd'hui à Berkeley, au nord de la Californie. C'est l'une des plus grosses villes étudiantes des États-Unis. Phish va donner trois concerts de suite à l'amphithéâtre Greek, au beau milieu du campus. Les hippies sont partout en ville, mais je ne sais pas si c'est lié à l'arrivée du groupe ou non. Ce sera mon huitième, neuvième et dixième concert de Phish en un an. Parfait pour conclure trois mois aux États-Unis. Retour en Europe le 9 aout. Je me rendrai immédiatement à Tallinn, Estonie, pour disputer la première étape European Poker Tour de la saison. Disputer ? Ça à l'air d'une blague, je sais, mais non.





Grand Canyon




Les éléments se déchaînent







Monument Valley




Arches National Park








Bryce Canyon





11 commentaires:

Stefal a dit…

L'après WSOP de Benjo, c'est la cerise sur le gateau. GL pour Tallin.

Anonyme a dit…

wow, ça c'est un coverage, bien meilleur que les wsop.
merci benjo

Anonyme a dit…

Et cette traduction fini, c pour quand? GL

Anonyme a dit…

un grand merci, tu m'as encore fait rever, amené mon esprit à 10.000bornes du 7.8... si tu gagnes l'EPT de Tallin, j'aimerais bien que tu me dedicaces ta victoire ^^
merci la famille
Twenti Cent ex psg boy

Anonyme a dit…

ça se lit très bien, merci pour cette escapade.
Byshop

NLegend a dit…

super article

manub a dit…

Magnifique blog, merci Benjo

Philippe a dit…

Ça fait maintenant un an que j’ai arrêté toute activité dans le monde du Poker, la seul chose qui me reste de cette époque c’est quelques potes et ton blog.
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai besoin de suivre tes aventures et te lire est toujours un vrai plaisir.

Bonne chance pour la suite.
Un pote de Bruxelles

Eric Dethier a dit…

Et bien voilà après cette lecture je suis fatigué, tant le voyage fut long, et rassasié tant le contenu et les aventures furent bonnes.

Road trip quels souvenirs

ezeki4l a dit…

une parenthèse dans l'espace-temps, un moment suspendu entre deux mondes...

merci!

Anonyme a dit…

Wow ! Le meilleur article de l'année!!
Merci, j'ai l'impression d'avoir vécu tout ça avec vous...

Gl pour Tallinn !