samedi 19 juin 2010

Another busy day

Day 21

Encore une bonne grosse journée bien remplie aux WSOP... Six épreuves, et des français dans chacune d'entre elles. Sauf le Limit Hold'em à 10,000 dollars qui ne nous a guère passionnés, si ce n'est pour Michael Mizrachi, dont la huitième place a consolidé sa place au classement à points du joueur de l'année aux WSOP, et Brock Parker, double vainqueur en 2009, qui a terminé en cinquième position. Le vainqueur final ? Matt Keikoan. Connais pas... Mais un coup d'oeil à son palmarès indique une précédente victoire aux WSOP en 2008, dans un tournoi de No Limit. Aucun souvenir.

L'épreuve de midi était le fameux Short Handed à 5,000 dollars, une des épreuves préférées des joueurs online. Issu d'Internet, le format « 6-max » est de plus en plus populaire chaque année, si bien que les organisateurs ont prévu pour cet été un tournoi encore plus gros, à 25,000 dollars l'entrée. Ça, se sera pour la semaine prochaine. Beaucoup de jeunes français étaient au rendez-vous du 5,000 hier, dont le gros du Team Winamax. Aurélien Guiglini a vu arriver Phil Ivey à sa table en milieu de journée, et l'a bien entendu titillé sur ses paris en cours dans la finale des play-offs NBA entre Los Angeles et Boston. Grand fan des Lakers devant l'éternel, Ivey avait pourtant misé sur les Celtics. « S'ils perdent de plus de sept points, je saute du haut du building », a confié Ivey à Guignol. Au final, le meilleur joueur du monde n'aura pas eu à prendre l'ascenseur vers le 60ème étage du Rio : Boston s'est incliné par seulement quatre points d'écarts, lui assurant un gain d'au moins plusieurs centaines de milliers de dollars. A l'intérieur de l'Amazon Room, le temps s'est arrêté autour des tables durant le dernier quart-temps. Le poker n'avait plus vraiment d'importance, toutes les têtes étaient tournées vers les écrans de télé diffusant une partie au suspens haletant jusqu'à la dernière seconde.



« Mais vous êtes partout, Winamax ! », a dit Ivey à Guignol un peu plus tard. Hé hé, observateur, le Phil. C'est vrai que les joueurs du Team se retrouvent souvent à la table avec Ivey, et font leur effet sur le joueur le plus titré de l'histoire du poker. Quelques jours plus tôt, c'est Tallix qui le sortait dans l'épreuve de No Limit à 1,500 dollars, comme s'est amusé à le lui rappeler Guignol. « Je me suis sorti tout seul », a soupiré Ivey. L'année dernière, Ivey avait partagé une table avec Alexia dans le Main Event, et s'était retrouvé assis à côté d'Almira dans un tournoi préliminaire. Il n'avait pas manqué de draguer un peu cette dernière, mais rassurez-vous, Almira ne s'était pas laissée embobiner aussi facilement. J'aime à penser que désormais, lorsque Phil voit débarquer un logo W rouge à sa table, sa suspicion initiale est qu'un bon joueur vient de s'assoir.

Une poignée de joueurs français ont passé le cap du premier tour dans l'épreuve de Short-Handed, et des bons : Bruno Launais, Xavier Jacquet, David Jaoui, Samlane Phomveha, et Tallix avec un très gros stack. Voilà qui promet un Day 2 passionnant à suivre dans ce format nerveux et riche en adrénaline.

Une finale française de plus hier... Stéphane Tayar nous a offert une impressionnante démonstration de survie dans le Pot Limit Omaha à 2,500 dollars. Parti avec le plus petit tapis parmi les douze joueurs restants, l'amateur parisien a tenu bon jusqu'à la quatrième place. Déception pour Patrick Hanoteau, qui avait lui entamé la finale avec le plus gros tapis : le belge sera le premier sorti suite à plusieurs mauvais coups typiques en Omaha.

Dans le HORSE à 1,500$, Régis Burlot récidivait après sa 18e place en Stud High-Low, trouvant de belles cartes pour se monter un imposant tas de jetons : il entamera la dernière journée en sixième place parmi les 24 derniers jours.

J'en profite pour remercier son pote Laurent Lefrancq, qui m'a fait un cadeau sympa. « J'ai lu ce que tu as écris sur Steve Ablini, je pense que ça va te plaire », m'a t-il dit en me tendant un CD. C'est « Pink Flag », un album d'un groupe nommé Wire. Du punk anglais des années 70. Une galette de plus à écouter dans la voiture... Merci Lolo, c'est une attention qui me touche particulièrement.

Après, il y avait l'épreuve de 17 heures, du Omaha mélangé avec du Hold'em, à raison d'une variante par tour. C'est le tournoi qu'avait choisi Antony Lellouche pour faire son entrée tardive aux WSOP. Comme il m'avait manqué, le gros ! Il faut dire que son meilleur ami Nicolas Atlan se mariait la semaine dernière. Les championnats du monde, c'est tous les ans, alors que le mariage de son meilleur pote, c'est une seule fois (enfin, on l'espère pour lui). Ludovic Lacay est arrivé aussi – Ludo et Anto sont inséparables, un vrai couple – ce qui me laisse à penser que je vais enfin commencer à faire la fête. Tao ? Excess ? Pure ? Drais ? Faites votre choix, messieurs.

La France est (quasiment) sortie de la Coupe du Monde, mais ne boudons pas notre plaisir : il reste un mois de compétition, les surprises et les grands matchs ne manqueront pas. Regardez ces très belles images prises par les photographes des plus grandes agences de presse du monde.



Superbe cliché saisi par Harper dans le 1,500$ No Limit : Carlos Mortensen avec un gros tapis, surveillé par son portrait de vainqueur aux WSOP 2001, accroché aux murs de l'Amazon Room

Le Day 21 sur Winamax

Aucun commentaire: