mardi 13 avril 2010

Clock is tickling

Jeudi dernier marquait une étape importante dans la traduction de Lost Vegas. Après le boulot, j'ai rencontré Jérôme Schmidt pour une première vraie session de brainstorming en duo sur le bouquin. Après plus de deux mois de travail en solitaire, j'avais enfin l'occasion de confronter mon travail à l'œil critique et avisé de Jérôme – lui même un traducteur de premier ordre, ayant entre autres adapté la biographie de Stu Ungar - qui publiera la version française du livre chez Inculte, sa maison d'édition. Je l'ai retrouvé dans la librairie parisienne faisant aussi office de QG d'Inculte (n'hésitez pas à y faire un tour si vous avez faim de lecture : 9 rue Jacques Cœur à Paris, à deux pas de la place de la Bastille).

Pour vous situer sur mon avancement... En deux mois, j'ai creusé à travers 18 chapitres, soit une centaine de pages sur Word (en police 12 standard). Cela représente grosso modo la moitié de l'ouvrage. Sur 16 de ces 18 chapitres, je n'ai passé qu'une seule « couche » d'écriture, essayant d'avancer le plus vite possible et laissant de côté nombre de passages difficiles, expressions bizarres et tournures de phrases alambiquées. Ce n'est qu'après avoir terminé la première partie de l'ouvrage (totalisant 80 pages) que j'ai décidé de revenir au tout début, et reprendre ma copie avec un œil nouveau. J'ai passé les deux premiers chapitre au crible, essayant de leur donner le format le plus présentable.

Ce sont donc ces deux chapitres « 2.0 » que j'ai travaillés avec Jérôme jeudi soir. J'étais assez nerveux, n'ayant véritablement aucune idée de la qualité réelle de mon travail de traduction. Verdict ? Il y a du boulot ! Énormément de boulot. Comme me l'a dit Jérôme, ce que j'ai produit est somme toute présentable, et pourrait même à la limite être publiable, mais on est très, très loin d'une traduction de qualité – et c'est ce vers quoi nous avons envie de nous diriger, bien entendu. Nous avons passé chaque phrase au peigne fin, et trouvé nombre de phrases bancales, de maladresses, d'approximations, de passages ressemblant plus à de l'anglais traduit à la va vite qu'à du vrai français. Néanmoins, je suis sorti de ces trois heures avec Jérôme rassuré dans l'idée que j'allais dans la bonne direction.

C'est juste qu'il reste encore des centaines d'heures de travail au bas mot, et que l'horloge tourne. J'ai marqué le 15 août à l'encre rouge sur le calendrier. C'est la date à laquelle je devrai rendre à Jérôme un manuscrit définitif, prêt à être publié, ou presque. Il faudra encore six semaines environ pour la vérification, la mise en page, l'impression et ce genre de choses, avant que le livre ne soit mis en rayon. En octobre, donc.

Entre aujourd'hui et cette date, je serai presque entièrement occupé à couvrir des tournois de poker. San Remo, d'abord, que je rejoindrai mercredi pour la troisième année consécutive, puis Monte Carlo, pour la dernière étape EPT de la saison. Après, il y a le Grand Prix de Paris, qui retrouve son label WPT perdu en 2007, et puis bien sur les World Series, qui s'étaleront depuis la fin du moi de mai jusqu'à mi-juillet et que j'attends déjà avec impatience.

Bref, si il me reste sur le papier quatre mois pour terminer le bouquin, je dispose de beaucoup moins de temps en réalité. L'idéal serait bien sur de terminer la première couche du manuscrit en entier avant de partir à Vegas, histoire de n'avoir à se focaliser que sur la correction une fois pris dans le maelstrom des WSOP. Mais avec les horaires qui m'attendent en Méditerranée ces deux prochaines semaines, je ne vois pas comment cela sera possible, à part si je décide d'arrêter de dormir, ce qui sera surement tôt ou tard la dernière option viable. Plus prosaïquement, une semaine de congé en mai sera surement nécessaire, histoire de torcher 60 ou 70 pages d'une seule traite sans sortir de ma chambre.

Je n'ai pas encore la boule à l'estomac mais on s'en approche. Vous savez, cette douce (?) sensation de panique qui vous envahit à la réalisation que vous n'aurez absolument aucune chance de terminer un truc dans le délai imparti.

12 commentaires:

Matthieu a dit…

ha des news sur ce bouquin !
ca s'annonce chaud a tenir niveau delais mais l'ouvrage en vaut surement la peine avec ce bon pauly :)

Anonyme a dit…

Good luck pour finaliser la traduction! c'est bon signe de paniquer tôt, ça augmente les chances de succès...

Eiffel a dit…

je connais cette sensation... celle qui vous reveille à 3h du mat et vous pousse à se remettre au boulot... horrible ! :(

on finit par ne plus dormir, on perd en efficacité, donc on passe plus de temps pour faire les choses correctement donc, on dort encore moins... le cercle vicieux ! je te souhaite bien du courage, j'espère au moins que c'est bien payé ! :D

ju a dit…

Good luck
Bon courage

PS: petite faute dans le 3e paragraphe: "j'ai travaillés" ^^

Benjo a dit…

je suis pas sur, ju... les chapitres ont bien été travaillés. je crois que les deux tournures sont acceptables. i dont know.

mr4B a dit…

allez mec courage ! tu tiens le bon bout !

Anonyme a dit…

Merde ce poisson est trop gros pour toi mec... Sans vouloir te mettre la pression, hein... Surtout que pour t'avoir entendu parler anglais et écrire français... on voit tout de suite que tu n'es pas très à l'aise. Tu as quand même fait beaucoup de progrès depuis que je te suis. Mais je pense que cette traduction vient un peu tôt pour toi.

Bref pas la peine de publier mon commentaire d'aigri linguistique et bon courage pour la suite.

CelticTouch a dit…

Je ne doute pas un instant de la qualité du produit final :)) En revanche, bon courage pour tout le taf ces prochaines semaines !

FDX a dit…

courage benjo, mais je pense surtout que tu sous-estimes tes capacités!
tu vas y arriver, ça ne fait aucun doute!

ps: effectivement, "travaillés" doit être accordé avec "chapitres" puisque le cod est placé avant l'auxiliaire avoir.

Anonyme a dit…

En tout cas, vu le sérieux que tu as l'air de fournir, ça va être un plaisir de te lire en octobre ;)

Claire aka Viedefish a dit…

Courage Benjo ! Tu vas y arriver ! Le seul point positif, c'est qu'à Vegas cette fois, pas de boite de nuit, pas de boite de lap dance, pas de sorties folles jusqu'au bout de la nuit... Dur dur... (non, je plaisante)
Vu la volonté et le coeur que tu y mets, il n'y a pas UN cas où tu ne rendras pas un bon manuscrit à temps. Goooo ! (tu verras comme tu seras fier quand ce sera bouclé... Tu te diras que chaque goutte de sueur en valait vraiment la peine)

psg boy a dit…

t'es vraiment la famille benjo