mardi 2 mars 2010

Push is a win

Cette dixième visite à Las Vegas, tombant en plein milieu de la traduction d'un bouquin qui lui est consacré, m'a quelque peu forcé à reconsidérer la relation que j'entretiens avec Sin City. Pour résumer, j'aime Las Vegas autant que je la déteste. D'un côté, c'est une ville vers laquelle je ne cesse de revenir. Chaque été, j'y passe six semaines consécutives : sur une année donnée, c'est l'endroit où je reste le plus longtemps sans bouger, plus qu'à Londres, Lille ou n'importe quel autre endroit. C'est une ville que je connais par cœur, où j'ai mes habitudes, mes points de repères. Tel restaurant, telle salle de poker, tel magasin, etc, etc. Je l'ai visitée de long en large, y compris en dehors de son artère principale, le Strip. J'y viens tellement souvent qu'à certains endroits, on se souvient de moi et on m'appelle par mon prénom. Je ne peux en dire autant pour aucune autre ville. C'est dans cette ville que j'ai fait quelques une des rencontres les plus marquantes de ma vie, et noué des amitiés fortes. Professionnellement, c'est aussi là que j'ai eu quelques grandes réussites. C'est une ville où l'on peut, et où l'on doit s'amuser, où les comportements les plus extravagants sont tolérés, voire même encouragés. C'est une ville où l'on peut faire ce que l'on veut 24 heures sur 24 : manger, boire, danser, jouer, baiser, se droguer, bref consommer, et dépenser son argent. Je ne suis jamais vraiment mécontent de me rendre à Vegas, et de fouler du pied ses palaces parmi les plus luxueux du monde. Mais, suivant un adage bien connu, je ne fais jamais la gueule quand je m'en vais. Ben oui, parce que Las Vegas, c'est quand même une énorme catastrophe à tous les niveaux, un truc qui, si l'être humain avait encore toute sa tête, ne devrait même pas exister. Ah bon, vous n'aviez pas remarqué ?

Tiens, parlons de l'urbanisme, par exemple, premier truc qui me vient à l'esprit. En dehors du Strip, dont l'extravagance tapageuse alignant Paris, Venise, Rome et les Pyramides sur la même rue peut volontiers amuser l'œil quelques jours, Las Vegas est probablement la ville la plus triste des Etats-Unis, voire même du monde. Un étalage interminable de stations essence, de parkings et de centre commerciaux dégueulasses, entrecoupés de quartiers résidentiels uniformes d'une banalité affligeante, bâtis les uns à côté des autres comme des pièces de Lego. Tout est tellement espacé que le moindre déplacement nécessite de prendre sa voiture. Oui, car l'écologie, c'est pas leur fort non plus, aux Végassiens. Parce qu'il faut en gaspiller, des tonnes de flotte, pour entretenir tous ces terrains de golf et faire tourner ces palaces en plein milieu de l'un des déserts les plus arides du monde. Au sommet des casinos, la mafia est partie depuis longtemps, mais pas la criminalité. D'autres types de gangsters ont remplacé les siciliens : les mafieux en col blanc des corporations à plusieurs milliards de dollars dirigeant les casinos, des lobbys assez puissants pour influencer le résultat de l'élection présidentielle. Aucun politicien espérant une carrière durable ne s'attaquera jamais à cette ville. Ils détournant des fortunes à tour de bras sous l'œil bienveillant du maire républicain, lui même ancien avocat des sombres personnages décrits dans le Casino de Martin Scorcese. Un film que, depuis que j'en sais un peu plus sur la question, je ne regarde plus comme une fiction, mais bien comme un documentaire super réaliste. Las Vegas s'est fondée après la seconde guerre sur le péché originel du crime et de la corruption : qu'est-ce qui vous fait croire que cela a changé aujourd'hui ? Et puis, il faudrait être aveugle pour ne pas constater que Las Vegas est l'une des villes les plus sexistes du monde, où aucune femme n'occupera jamais de poste important. A Vegas, le sommet de la réussite pour une femme équivaut la plupart du temps à devenir une pute de luxe. Les plus jeunes et les plus jolies paient peuvent sans problème financer leur appartement, leur chirgurien esthétique et leur addiction à la cocaine. A Vegas, les femmes sont rarement mieux que des serveuses, des croupières, et des strip-teaseuses. La pauvreté est partout à Vegas, sociale et intellectuelle. On s'y suicide en masse, les écoles sont catastrophiques, et la vie culturelle se résume plus ou moins aux spectacles du Cirque du Soleil. Il doit y avoir en tout et pour tout quatre magasins de livres ne vendant pas que des ouvrages consacrés au jeu dans toute la ville, et encore, l'un d'entre eux vient de fermer pour laisser place à un stand de yahourts. Véridique.

Non, décidément, il y a quelque chose de profondément dérangé dans cette ville qui fait que je me sentirai toujours un peu coupable de m'y amuser. Je ne devrais pas, mais j'y retourne quand même, en grande partie parce que mon métier le demande, mais aussi parce que j'en ai envie aussi. Je me promène sur le Strip, et une seule pensée m'obsède : tous ces néons, tous ces châteaux, ces fontaines, ces bateaux pirates et ces fontaines ont été payées avec les pertes de milliers de pauvres couillons comme vous et moi. Je n'arrive jamais à l'oublier. Oh, bien sur, bien des visiteurs de Las Vegas, les plus riches, n'ont que ça à faire, de perdre, et n'en mourront pas. Mais reste que plus que jamais, la surface des casinos est principalement occupée par des machines à sous à 25 cents, et pas des tables de black-jack pour milliardaires. Il y a bien une raison à cela. Toutes ces vies ruinées, tout ce mensonge, ces apparences. Partout, au détour des couloirs, derrière les machines, aux tables de roulette, au salon du keno, des perdants, invisibles, mais impossibles à rater.

Dans mon entourage, j'ai des amis, des confrères des médias ou des joueurs, qui ne rêvent que d'une chose : s'installer à Vegas. Et des européens, en plus, des gens venant de belles et vraies villes comme Amsterdam, Londres ou Barcelone. De grands malades. Quand on me dit ça, je secoue la tête d'un air désolé. Las Vegas ne pourrait pas être plus à l'opposé de la conception que je me fais d'une ville agréable à vivre.

Je sais, je sais, je joue encore une fois le rôle du privilégié qui pleure. J'ai visité dix fois Las Vegas alors que pour la plupart d'entre vous qui me lisez, c'est un projet encore à l'état de rêve. Je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Mais pourquoi pas ? J'estime avoir un avis éclairé sur la question, après tout. Allez, venez à Las Vegas, plongez-vous dedans, perdez-y vous, même. Seulement, ouvrez un peu les yeux, bordel. Ce n'est pas le paradis qu'on essaie de vous vendre. Ne perdez pas de vue la machine à engloutir du pognon qui est là derrière les décors en carton-pâte, n'essayant même pas de se cacher. Las Vegas n'est pas « cool ».

Ah, et puis zut. Oubliez tout ce que je viens d'écrire, même. Si je râle, c'est bien entendu parce que mon dernier séjour dans cette ville à la con s'est encore terminé en eau de boudin, et avec les poches vides. Ben oui.

Le soir du troisième jour du tournoi, je me suis retrouvé en compagnie de gens n'ayant jamais visité le Vieux Vegas. Après un dîner dans un excellent resto italien du Venetian, le Zefferino (en entrant, j'ai glissé à Matt « Je parie que c'est le genre d'endroit où un type vient jouer de la guitare devant la table », et au bout de cinq minutes, ça n'a pas loupé), on s'est tous empilés dans deux taxis, direction Downtown, là ou tout a commencé. Maintenant que le Strip concentre la majeure partie des touristes en visite, le quartier qui a vu naître Las Vegas a depuis longtemps perdu de sa superbe, et s'adresse désormais à un clientèle « budget » avec ses hôtels à cinquante dollars la nuit. « Fais gaffe à ton sac à main », dis-je à l'une de mes confrères en arrivant sur Fremont Street. « On est qu'à deux rues des repaires de fumeurs de crack ». Je ne plaisante qu'à moitié. En dehors des week-ends, Downtown est plus ou moins une ville fantôme, et nous sommes dans un de ces soirs-là. Il n'y a pas grand monde sur la rue piétonne mis à part quelques touristes égarés et des revendeurs de souvenirs bas de gamme.

On s'attarde quelques minutes dehors malgré le froid de canard, histoire de regarder le spectacle « son et lumières » projeté toutes les heures sur une installation placée tel forme de toit au dessus de nos têtes, entre les batîments. Toutes les heures, tous les casinos de la rue éteignent leurs néons pour laisser place au show, une animation assez kitsch à base de lumières psychédéliques et musique rock assourdissante lancée il y a une quinzaine d'années dans un effort pour faire revenir les touristes dans le Vieux Vegas. Complètement démodé à l'heure des Cirque du Soleil et autres spectacles en vogue sur le Strip.

Fini le spectacle, place au jeu. Diverses options s'offrent à nous... Le Golden Gate, premier hôtel de Vegas, ayant ouvert ses portes en 1906. Le Golden Nugget, rénové par Steve Wynn, le seul établissement de Downtown pouvant rivaliser avec le Strip en terme de luxe. Autour, le Plaza, le Four Queens, El Cortez, et des tas de bouges de plus en plus douteux. Nous faisons un choix somme toute avec logique avec le Binion's, par respect pour la tradition et l'héritage de l'endroit. Saviez-vous qu'en 2004, lorsque Harrah's acheta à Becky Binion son Binion's Horseshoe en faillite, ils se débarrassèrent aussitôt des murs du casino pour ne garder que les marques « Horseshoe » et « World Series of Poker » ?

C'est pour cela que le casino a aujourd'hui changé de nom et de façade, et n'a que plus grand chose à voir avec la grande histoire des WSOP. Mais tout de même, difficile de refréner un frisson d'excitation en pénétrant dans la salle de poker du Binion's, au fond du casino. L'endroit n'a pas changé. Une cinquantaine de tables de poker au tapis vert et au rebord de cuir marron s'étalent sous la lumière blafarde des lampes halogènes, toutes pareilles à celles que l'on peut voir dans les vieilles retransmissions d'ESPN. C'est là que les Stu Ungar, Doyle Brunson, Amarillo Slim et autres Phil Hellmuth ont écrit en lettres d'or la légende du poker pendant plus de trente ans. En constatant la décrépitude et la petite taille de l'endroit – le plafond s'arrête à deux mètres de hauteur, pas plus - on est soulagé que les WSOP se déroulent désormais dans un endroit assez spacieux pour accueillir des milliers de joueurs, mais l'on oublie pas que c'est là que tout a commencé. Chaque joueur de poker qui se respecte se doit d'aller au moins une fois se recueillir au Binion's, et admirer la « Gallery of Champions » réunissant les portraits de tous les vainqueurs du Main Event des WSOP de l'ère Binion's, depuis Johnny Moss en 1970 jusque Joe Hachem en 2005.

On trouve une table de Pai Gow à dix dollars ou n'est assis qu'un seul joueur, et l'on s'installe, remplissant tous les sièges inoccupés. Je pose cent dollars, et me charge d'apprendre les règles (ultra simples) à mes camarades. « C'est le meilleur jeu de table de tout les casinos de Vegas », dis-je. « C'est très lent, on ne perd pas souvent, on ne gagne pas souvent. Le truc, c'est de commander des boissons gratuites le plus souvent possible ». Je joins le geste à la parole, attrapant une serveuse au vol et lui demandant une vodka tonic. Le reste de la table m'imite, et la partie commence. Je perds d'entrée de jeu, contredisant mes paroles d'introduction. Je double la mise à chaque perte, et me retrouve rapidement à tapis pour quarante dollars. Je réussis à trouver une main, et double mon tas de jetons. Sauvé. Mes confrères se débrouillent un peu mieux, et arrivent à gagner quelques dollars. Deux cocktails plus tard, on quitte la table. J'ai réussi à prendre une trentaine de dollars – aucun d'entre nous n'a perdu.

Direction la table de roulette avec Matt, tandis que d'autres sont pris d'une furieuse envie de black-jack. Je demande cent jetons de un dollar, et couvre littéralement le tapis avec mes mises. Matt se fait nettoyer en moins de vingt minutes. J'évite la casse en ne perdant que soixante dollars avant de me diriger vers la salle de cash-game. Elle a été entièrement remise à neuf depuis ma dernière visite. Une salle modeste avec seulement six ou sept tables, mais une vraie beauté, avec ses murs couverts de vieilles photos en noir et blanc des World Series of Poker de la grande époque. Je les étudie longuement. Ici, Doyle Brunson, affichant un visage stoique alors qu'il vient de pousser son tapis avant le flop. Là, un Stu Ungar hilare aux côtés du même Doyle après avoir remporté le premier de ses trois titres de champions du monde. Et bien d'autres personnages : Johnny Moss, Puggy Person, Jack Strauss. Je peux presque sentir leurs fantômes m'effleurer les épaules tandis que nous prenons place à une des trois tables actives.

C'est une classique table à 1$/2$, assez fatiguée avec ses trois joueurs. Pas de problème : notre arrivée la remplit entièrement, lui donnant un coup de tonus bien bienvenu. Ça relance et sur-relance dans la bonne humeur, tandis que les locaux essaient tant bien que mal de suivre nos private joke à deux balles. Je vais bien m'amuser, mais malheureusement pas à cause des profits que je vais réaliser. Je vais perdre un gros pot avec Roi-Dame dépareillés... Je relance et Matt me paie en position. Le flop tombe hauteur Valet, et je mise. Payé. Bien sur, je m'apprête à abandonner, mais le Roi sur le tournant me force plus ou moins à check/call une mise, puis une autre sur la rivière. Matt me montre un brelan de Valets, et je lui donne mes jetons. Il restera quelques heures de plus que moi, me confiant le lendemain avoir rasé la quasi-totalité de ses adversaires.

Je quitte le casino un peu morose, ayant perdu 130 dollars. A ce moment là, j'estime être à peu près à jeu, entre mes gains précédents en cash-game et en black-jack, et mes pertes du soir couplées à quelques sessions perdantes au poker vidéo. Mais ce n'est pas fini. Le lendemain, les demi-finales du tournoi s'étirent jusque tard. Il faut passer de 24 à 8 joueurs et la table finale prend des heures à se décider. Je m'assois en cash-game à quelques mètres de là, histoire de tuer le temps. Manque de bol, j'ai trouvé la table la plus chiante de la planète. Pas d'action, pas de réel pigeon, juste des bonnes barres de fer qui ont toujours le meilleur jeu quoi qu'il arrive. Je joue une heure et demie, le temps de manquer cinquante flops d'affilée avec des mains comme As-Roi, As-Dame, As-Valet, paire de 9, paire de 8, etc, etc. Je n'ai pas gagné un seul pot. Bilan comptable : moins 120 dollars.

Arrive jeudi, mon dernier jour à Vegas. La finale n'est pas des plus passionnantes, et s'étire elle aussi jusqu'à une heure pas possible. Quand le vainqueur (un jeune américain inconnu, cela va de soi) est finalement décidé, il est minuit, et personne ou presque parmi les confrères n'a encore la motivation pour une soirée digne de ce nom. C'est seul avec Matt que je me retrouve au Gold Coast. Ce casino situé juste derrière le Rio est sans conteste mon endroit préféré pour terminer un séjour à Vegas. Un établissement bas de gamme mais accueillant, à la bière et aux tables de jeu pas chères, à l'atmosphère populo conviviale, et, bonus de taille, doté d'une salle de bowling ouverte 24 heures sur 24.

On s'installe au vidéo poker, et je lâche un billet de vingt avant même que Matt ne soit revenu des toilettes. « Pas si vite, mec, dit-il. La soirée est encore longue » Le serveur ne m'a même pas encore approché pour la boisson gratuite. Quand finalement il arrive, je lui dis que j'ai déjà perdu un max. « C'est bon, t'inquiètes, je t'ai vu jouer. Tu bois quoi ? » J'envoie un SMS à tout les membres de mon carnet d'adresse présents à Vegas. Je reçois une réponse positive de Mad, Shaun Deeb et Jeff Sarwer. En attendant, on se pose à la table de Pai Gow.

« Push is a win ! » Mantra bien connu des accros du Pai Gow. Traduction : partager, c'est comme gagner. Logique, puisqu'on ne perd pas. Et au Pai Gow, on passe son temps à partager. C'est ce qui en fait un jeu si agréable. Certes, on ne gagne pas souvent, mais on ne perd pas souvent non plus. La plupart des mains, on récupère sa mise, ayant réussi à trouver une main pour battre le croupier. Quand on en trouve deux gagnantes, on double sa mise. Quand on a vraiment une main pourrie, (le fameux « Pai Gow » qui se traduit par ni paire, ni quinte, ni couleur), on saute. « Push is i win », c'est ce que je n'ai cessé de crier ce soir-là pour me consoler, quand la croupière daignait me distribuer une main à moitié potable pour récupérer ma mise. Cela ne servait qu'à ralentir le désastre, bien entendu. Dix dollars. Perdu. Vingt dollars. Perdu. Quarante dollars. Perdu. Quatre-vingts dollars. Perdu. Quand Shaun et Jeff sont finalement arrivés au casino, j'avais pissé 280 dollars en un temps record. Il était plus que temps de rejoindre la piste de bowling, non sans avoir auparavant fait un détour humiliant vers le distributeur de billets de banque.

Nous étions les seuls clients de l'établissement en cette heure tardive. J'ai honteusement profité de la naïveté de Shaun pour rattraper une fraction de mes pertes. Je lui ai donné trente quilles d'avance sur la seconde partie. Largement insuffisant : j'étais en feu et atteignis un score de 140, loin devant son 90. J'aurais du parier plus ! Après, Shaun nous a fait monter dans son appartement des Panorama Towers, le complexe immobilier en vogue chez les joueurs de poker. Un trois pièces grand luxe (mais très bordélique, bien entendu) avec vue imprenable sur le Bellagio et le City Center (le tour dernier ensemble casino/hôtel/centre commercial de Vegas, tout juste terminé). Le loyer tourne autour de 2,100 dollars par mois, incluant l'ensemble des charges (ou presque) et une salle de sport/spa/jacuzzi. C'est correct, j'imagine. Avis aux amateurs, la crise immobilière a diviser le prix d'achat par deux, pour tomber autour de 250,000 dollars, si mes informations sont correctes.

Au lever du soleil, je me suis retrouvé avec Matt au bar des paris sportifs du Venetian pour un dernier verre. Encore un trip à Vegas qui se termine. Encore une fois dans le rouge. Mais j'y reviendrai... Push is a win !

13 commentaires:

mr4B a dit…

à quand le livre de Benjo ? j'adore te lire !!

push is a win !! ah ah

Moustak a dit…

Je sais que c'est banal les compliments, mais je reste sans arret scotché sur tes récits ... j'adore j'y peux rien crotte alors ! keep going ;-)

David a dit…

Rien à redire sur toute cette première partie, et cette permanente confrontation des différentes facettes que peut nous offrir Vegas, et qui tend de plus en plus à tirer vers le plus noir à mesure que la collection de tampons sur nos passeports augmente...

Mais juste deux trucs, pour la forme :

- Il y a pire, comme villes, aux Etats-Unis. Buffalo par exemple... En gros tous les mauvais côtés de Vegas, mais sans le fun.

- Et puis merde, Benjo, pas toi... Un jeune con sur son Skyblog, OK, mais pas ici ! ScorSese, merde quoi :)


Keep faith et un gros merde pour la suite

Carlit a dit…

Fête foraine, quoi…

Frédéric "LCF" Dupont a dit…

Très bon post benjo !

Patlegrec a dit…

Si le Omaha hi-lo est un jeu de communistes, le Pai Gow, c'est un jeu de quoi ? :-)

Eiffel a dit…

wow ! scotché, une fois de plus ! c'est fort, c'est beau, c'est captivant ! quel talent...
un regret: que cela se termine ;)
+1 à mr4b :D

Rincevent a dit…

Encore un excellent post.

Jerome a dit…

Toujours agréable à lire. Je ne sais pas comment doit le prendre Matt:"C'est seul avec Matt que je me retrouve au Gold Coast."

Claire aka Viedefish a dit…

Très bon post ! Et je partage pleinement ton avis sur le PaiGow : c'est le seul jeu de table qui me plaise et ce, exactement pour les même raisons - c'est nickel pour boire l'apéro sans se stresser...- En revanche, sur Vegas, t'y va un peu fort ! C'est complètement faux ce que tu dis sur l'absence de vie culturelle dans la ville : il y a même un musée d'art contemporain !
Bon ok, je déconne. Le musée est grand comme les toilettes du Louvres :-D
Pour résumer Vegas, le mieux c'est : "On est toujours content d'y atterrir et toujours content de décoller !"
Ravie de t'y avoir croisé en tout cas et à bientôt !

misterhyde22 a dit…

ça déchires une fois de plus !
Très bon style Benjo, j'adore !!

D8 a dit…

Tres sympa ton post..
Ca change un peu des habituels commmentaires enthousiastes sur la ville!
Mais c'est vrai qu'elle n'a plus bcp de secrets pour toi.
Si je gagne un ept je m'achete un appart la bas!!

pozzato55 a dit…

Comme d'habitude, beaucoup de plaisir à te lire, à quand "les mémoires d'un reporter" en livre? :D