mercredi 23 décembre 2009

Christmas ramblings

Clapham Common, 23 heures 30. Je viens juste de rentrer du bureau. Pourquoi est-ce que c'est toujours la veille des vacances qu'on à le plus de boulot ? Bien entendu parce qu'on attend toujours la dernière minute pour s'y mettre (et aussi parce que l'humeur est estivale, au QG de Winamax)

Cellule de crise à la maison, pour ma dernière nuit à Londres avant très, très longtemps. La vague de froid et le bordel qui en a suivi nous a tenus en haleine ces trois derniers jours. Gab est revenu de Heahtrow en compagnie de sa soeur, de son beau-frère et de leurs trois gosses. Ils sont restés sur le tarmac pas moins de six heures avant que la sentence de British Airways ne tombe : vol annulé, et aucun siège disponible avant le 26. La petite troupe passera Noël en Angleterre, loin du reste de la famille sicilienne. Au même moment, Stéphane revenait de Vegas, et se demandait comment rejoindre Paris, puis Biarritz. Son ticket Eurostar daté du 23 n'était plus valable, la reprise du trafic étant en priorité réservée à ceux qui sont restés bloqués depuis quatre jours. J'étais dans la même situation, avec un ticket pour le premier départ vers Lille. Certes, la compagnie nous garantit une place le lendemain, mais je ne peux me permettre de louper la soirée d'avant réveillon, traditionnellement consacrée à une réunion de potes du collège, immanquable, car je le nes vois jamais autrement. J'ai donc du trouver une solution de secours : un avion hors de prix vers Bruxelles, alourdissant ma facture carbone pour 2009. Ce n'est pas grave, je n'ai pas voté écolo depuis sept ans. Mon père viendra me chercher à l'aéroport, à une heure et demie de Lille en voiture. Épilogue : Eurostar a annoncé cet après-midi que finalement, les voyageurs du 23 pouvaient quand même se pointer à l'heure dite, mais il est trop tard pour annuler mon vol. Pas très grave, je serai à la maison à la même heure. En m'étant levé bien plus tôt, cependant, si tôt que ce n'est même plus la peine d'aller se coucher. Hannes (qui part deux heures plus tard) est là pour me tenir compagnie à l'aide de quelques substances, prohibées ou non. Tallix, lui, a décollé ce matin, et est arrivé à Marseilles sans encombres. « Chattard », que je lui ai dit par texto. Il me répond que c'est son métier.

Le sentiment qui domine ces jours-ci, c'est la nostalgie. Je ne reverrai pas mon chez-moi avant six semaines, après une série de trois tournois enchaînés consécutivement. Nostalgie, car je n'y retournerai que pour le vider de mes possessions. Hé oui. Je quitte Londres avec un pincement au cœur. J'aurai passé des bons moments, ici. Pas autant que je ne l'aurais voulu. La maison et ses occupants vont me manquer. Avec ce retour en France qui s'annonce, j'ai bien l'impression de laisser la civilisation derrière moi pour rejoindre une ville que je décidément je n'aime guère. J'ai dit au revoir à mes collocataires que je ne reverrai pas avant longtemps, ainsi qu'à mes collègues du bureau. Quelques restos, quelques verres et acoclades, et des "joyeuses fêtes" à tire larigot.

Noël facilite l'introspection, bien sur. Au milieu de ma frénésie de voyages ininterrompue depuis quatre ans, ces quelques jours de décembre représentent le point d'ancrage fixe, indéboulonnable avec la famille. La branche espagnole le soir du réveillon, le clan française le lendemain midi. Plus ou moins une trentaine de personnes, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines qu'eux aussi je ne vois que rarement. Autant dire que j'espère chaudement que la piste du terminal 1 d'Heathrow sera dégagée et vierge de tout verglas dans tout juste six heures, à l'heure du décollage.

Je n'ai même pas célébré dignement mon dernier week-end à Londres. Il faisait beaucoup trop froid pour s'aventurer dehors. Merde, vivement Miami. C'est là que je vais terminer 2009 et entamer 2010, en compagnie de Pauly, Phish et mes amis les hippies. Plage l'après-midi, psychélisme le soir. Les vacances, au soleil. Avec surement un peu de boulot par dessus. C'est de ma faute, je m'y mets toujours trop tard.

Ce Noël n'est même pas encore entamé que je sais déjà qu'il sera mémorable, pour plein de raisons.

3 commentaires:

easyyyy a dit…

Tu as peur d'arriver trop vite en 2012 ou tu as tellement aimé 2009 que tu souhaites que l'année recommence ^^

"C'est là que je vais terminer 2009 et entamer 2009, en compagnie de Pauly"

Bonnes fêtes en tout cas.

Stefal a dit…

Je te souhaite de bonnes fêtes et , pour notre plaisir, j'espère que 2010 sera l'année de ton roman.

Tomer a dit…

Passe de très bonnes fêtes, avec toujours autant de plaisir à te lire en 2010 !