lundi 12 octobre 2009

Time for Heroes

Tiens, on va faire long, et sans rapport avec le poker. Non, parce qu'en sortant du métro jeudi soir aux alentours de dix-neuf heures pour me diriger vers la Brixton Academy, salle de spectacle ô combien mythique de Londres, je me suis rendu compte que je ne rappelais même plus la dernière fois que j'avais été voir un groupe en concert. Bon, il y a bien les apparitions sporadiques de Dana au banjo auxquelles j'assiste aussi souvent que possible, mais ça ne compte pas : c'est une amie, ça se passe toujours dans un pub, et on est rarement plus de vingt dans la salle.

La mémoire me revient : ce festival organisé à cinq cents mètres de chez moi au beau milieu du parc de Clapham Common, l'année dernière, pendant le Bank Holliday. J'avais failli mourir piétiné par la foule à l'arrivée d'Iggy Pop sur scène.

Et dire qu'avant, il y a bien longtemps, il ne se passait guère une semaine sans que j'aille écouter un groupe en live. De préférence bruyant, avec des bonnes guitares, et un moshpit déchaîné. C'est sans doute pour ça qu'après six ans d'abus et une bonne centaine de shows, mes oreilles ont finalement lâché l'affaire en 2003, et m'ont collé en guise de punition une aversion au bruit qui me fait fuir les marteaux-piqueurs dans la rue, et un sifflement strident et permanent de chaque côté. Même si le traumatisme (incurable d'après les toubibs) s'est quelque peu apaisé ces dernières années, je suis depuis resté majoritairement à l'écart de la musique live, et les rares fois où je suis mes potes en boîte, c'est muni de boules Quiès, et jamais pour une trop longue durée.

Mais jeudi soir, je ne pouvais décemment pas manquer le re-retour des Pixies sur scène. Avec Nirvana, les quatre de Boston sont sans doute le premier groupe dont j'ai vraiment été fan, à l'époque où je me suis mis à écouter de la musique sérieusement, quelque part au milieu des années collège. Ecouter de la musique sérieusement, cela voulait dire acheter des revues musicales tous les mois, éplucher les quotidiens pour savoir qui jouait cette semaine à l'Aéronef, au Splendid ou à la Cave aux Poètes (toutes trois salles mythiques de la métropole lilloise), écouter religieusement le groupe du soir à Nulle Part Ailleurs sur Canal+, et bien sur accumuler la plus importante collection de disques permise par mon budget. Un pote avait d'ailleurs trouvé la combine imparable pour éviter de se ruiner : décoller l'étiquette d'un CD en promo à dix balles (genre compilation d'accordéon, ou tout autre truc moisi de ce genre), et la coller sur le dernier opus tout neuf à 120F de, disons, Supergrass, Incubus ou Rage Against the Machine. Ça passait comme une lettre à la poste dans les supermarchés les moins vigilants. Un peu moins à la FNAC, comme on s'en est douloureusement rendu compte un sombre mercredi après-midi d'automne pluvieux. Mais passons.


Les Pixies au début des années 90

C'est bien après leur séparation que j'ai découvert les Pixies, quand leur maison de disques a sorti leur premier best-of, Death to the Pixies, en 1997. Je suis tout de suite tombé amoureux de cette musique comme jamais je n'en avais entendu auparavant, un mélange de pop et de punk tellement rafraichissant, tout à la fois sombre, accrocheur, menaçant et fun. Je me suis précipité sur leurs cinq albums, tous aussi indispensables les uns que les autres, chacun possédant un son unique et une identité propre. Bien des groupes que j'écoutais à cette époque sont tombés aux oubliettes de ma mémoire personnelle : les Pixies font partie de ceux qui sont restés au premier plan, ne prenant jamais une ride, trônant fièrement dans la liste des morceaux les plus écoutés de mon I-Pod.

Les Pixies étaient un groupe culte dans le sens où, si peu de monde les a écouté du temps où ils produisaient des albums, chacun d'entre eux en fut irrémédiablement transformé. Un groupe au succès critique incontestable, mais dont les chiffres de vente n'ont jamais vraiment correspondu à leur talent. Ce n'est qu'en 1999 que les Pixies allaient enfin recevoir le succès commercial qui leur avait fait défaut alors qu'ils n'existaient plus en tant que groupe depuis sept ans, quand David Fincher mit Where is my mind ? Au générique de fin de son Fight Club. Mais qui est-ce qui chante ça, se sont demandés des millions de spectateurs. Les Pixies tenaient enfin un hit, et une nouvelle génération de fans.

Jusqu'à ce point, Frank Black avait toujours balayé d'un geste les questions des journalistes qui lui demandaient si les Pixies allaient jamais se reformer un jour, et, comme pour Nirvana, j'avais abandonné tout espoir de jamais voir un jour l'un de mes groupes favoris sur scène. Mais Frank Black avait senti le vent tourner, lui aussi. Les Pixies étaient demandés et, problèmes financiers aidant (sa carrière solo n'avait jamais été aussi profitable que celle de sa désormais rivale Kim Deal, qui avait vendu des millions d'exemplaires de son Last Splash), Black commençait à considérer sérieusement les ponts d'or que lui offraient les promoteurs. Quand, en solo sur la scène de l'Aéronef en 2001, Black joua plusieurs morceaux des Pixies, y compris Where is my Mind ?, j'ai vu plusieurs spectateurs se prosterner littéralement devant leur idole. Un signe qui ne trompait pas. Il était temps de sortir les Pixies du placard.

Les autres membres du groupes ne furent guère difficiles à convaincre. Le batteur David Lovering vivait en dessous du seuil de pauvreté depuis un moment déjà, et sauta de joie quand il reçut le coup de fil. Le guitariste Joey Santiago vivotait comme musicien de studio, et ne fut guère réticent non plus. Kim Deal était en désintox, ayant vécu jusqu'à épuisement les excès du rock'n roll.

Considérations financières mis à part, jamais une réconciliation musicale n'avait été autant justifiée, tant les Pixies étaient restés importants depuis leur séparation. Des artistes comme Thom Yorke, Bono, Kurt Cobain David Bowie n'ont jamais tari leurs éloges à propos des Pixies durant les années 90. Sans compter qu'ils avaient trouvé un vaste nouveau public depuis leur séparation. Sur les centaines de milliers de spectateurs qui les ont vus sur scène durant leur triomphale tournée come-back en 2004, seule une infime fraction avait eu la chance d'assister à un des concerts de la grande époque. Et, contrairement à tant d'autres retours, les Pixies avaient bien fait les choses pour leur retour que l'on avait cru impossible durant toutes ces années. Leur passage au Zénith de Paris reste un de mes meilleurs souvenirs de scène : un véritable voyage dans le temps, un groupe au sommet, parfait techniquement, faisant visiter l'ensemble de son œuvre durant presque deux heures de spectacle. J'ai pu voir les Pixies une seconde fois trois mois plus tard, lors d'un festival en Belgique. Une prestation forcément décevante à côté de celle du Zénith, forcément, avec le vent, la lumière du jour, et le cadre imposé d'une heure de concert maximum. Mais qu'importe. Les Pixies étaient de retour, et c'était comme si ils n'étaient jamais partis, tant leurs tubes de 1988 sonnaient encore frais avec seize années d'écart.


Avance rapide jusque 2009 : les Pixies se reforment à nouveau. Quel est le pretexte, cette fois-ci ? Le vingtème anniversaire de la sortie de Doolittle. Un album parfait, dont la production très 80's a peut-être moins bien vieilli que celle de son prédecesseur Surfer Rosa, mais qui reste quand même le vrai chef d'oeuvre des Pixies. Une collection de tubes enchaînés à toute vitesse, presque un best-of. Pour marquer le coup, le plan sera donc de jouer l'album en entier, y compris toutes les faces B des singles. Une idée qui n'est pas nouvelle, depuis Roger Waters et son The Wall joué de bout en bout à Berlin, jusqu'à Bruce Sprinsteen reprenant récemment l'ensemble de Born to Run lors de ses tournées.

J'arrive seul devant les portes de la Brixton Academy. Je n'ai trouvé aucun ami pour m'accompagner, ce qui fait sérieusement considérer un changement radical d'amis. Il y a bien Vincent, mon collègue de Winamax qui voulait venir en dernière minute, mais je n'ai trouvé aucun ticket au marché noir à la sortie du métro. Que des acheteurs, aucun revendeur : les 5,000 places sont parties très vite. J'ai d'ailleurs trouvé la mienne sur Internet, et j'ai un peu flippé en recevant le ticket par la poste : pas un ticket cartonné classique, mais juste l'impression
d'une page internet avec un code barre. C'est la procédure classique de nos jours, mais rien ne dit que le vendeur ne s'est fait pas fait des couilles en or en imprimant la page trente fois. Mais non, la machine du vigile à l'entrée émet un bip rassurant quand j'y passe mon bout de papier, et je rentre sans problème.

Pendant que la salle se remplit, j'enfile les bières tout seul comme un con, et après une première partie assurée par les excellents Art Brut (je connaissais pas, Frank Black a produit leur dernier album, c'est nerveux et enjoué comme tout, on dirait un mélange des Killers avec At the Drive In et The Hives), je pars en quête d'une zone fumeur, sans succès. Je reviens dans la salle juste au moment où les lumières s'éteignent. La foule crie, les notes d'une musique mystérieuse genre David Lynch s'élèvent, tandis que son projetées derrière la scène des images de Un Chien Andalou, le film de Luis Buñuel et Salvador Dali dont est inspiré le premier titre de Doolittle. La vue de l'oeil tranché par une lame de rasoir (une image iconique du film) me révulse toujours autant. Plusieurs minutent passent, durant lesquelles le public attend patiemment, silencieux.

Les Pixies, vingt ans après

Puis les Pixies arrivent sur scène. Je me fraie un chemin dans la foule compacte pour les voir de plus près. Ils n'ont pas changé depuis leur dernière tournée. En fait, si ce n'est pour la calvitie généralisée, ils n'ont guère changé de tête en vingt ans. Seule Kim Deal, bouffie et rougeaude, a perdu de sa superbe. Une vraie rescapée du rock'n roll, celle là. Mais l'enthousiasme est toujours là : son sourire ne quittera pas son visage durant tout le concert.

Plutôt que d'entamer le concert avec un hit, les Pixies attaquent dans le noir avec une nerveuse interprétation de Dance the Manta Ray, une obscure face B sortie sur le single Monkey Gone to Heaven. Un choix que l'on comprendra vite en entendant les titres suivants : Weird at My School, Bailey's Walk, et Manta Ray. Que des faces B : ils ont décidé de se débarrasser des titres sortis en périphérie de Doolittle dès le début du show. Une bonne façon de se mettre en jambes avec des morceaux qui tiennent néanmoins tout à fait la route. Bien des groupes aimeraient sortir des singles aussi bons que les faces B des Pixies.

Puis les choses sérieuses commencent avec Debaser. Enfin un titre que je reconnais, semble se dire 80% du public en entendant les barres d'intro de la basse de Kim Deal. « Girlie so groovy, I am un chien ! andalucia » : les paroles sont scandées à l'unisson du début à la fin.

Une petite boutade de Kim (qui sera la seule à parler entre les chansons durant le reste du spectacle), et les Pixies enchaînent avec un Tame encore plus survolté que sur l'album. Le cri de Frank Black a perdu de ses aigus avec l'âge, mais on voit que le gros se donne à fond, et arrive même à surpasser la version studio le temps d'un morceau. En revanche, la voix de Kim, parfait contrepoint aux spasmes de Black, est toujours aussi angélique malgré toutes ces années d'alcool et de tabac.

Comme lors de la reformation de 2004, je suis épaté de constater à quel point le groupe est à l'aise. Aucune fausse note, où si peu : tous les instruments sont bien en place, chacun des musiciens est bien en rythme, attentif à ses partenaires, et l'ingénieur du son à fait son boulot, ce qui n'est pas toujours le cas en concert. Bref, on sent qu'il y a du travail derrière, des heures de répétition par des zicos se connaissant sur le bout des doigts. C'est marrant, car la plupart des concerts des années 80 et 90 que j'ai téléchargés sont assez moyens, à l'époque ce n'était pas sur scène que le groupe était à son meilleur niveau. Ce que les Pixies ont perdu en spontanéité lors de leur réunion du 21ème siècle, ils l'ont repris en application et professionnalisme. Ici, c'est un show tight qui sera joué de bout en bout. Un peu trop bien huilé, diront certains, sans doute avec quelque raison.

Aux premières mesures de Wave of Mutilation, la plupart des fans ont d'ailleurs compris que l'album sera joué dans l'ordre. Kim Deal ne se prive pas de s'en amuser après I Bleed : « Le prochain morceau ne va pas vous surprendre, pas vrai ? » Mais ce n'est pas un problème, bien au contraire : cela rend l'expérience encore plus nostalgique, et les fans sont venus exactement pour cela. On sait parfaitement à l'avance ce qui va se passer, comme un film que l'on aurait vu cent fois. Je n'ai pas de mal à vibrer sur chacune des notes et chacune des paroles, car Doolittle fait aisément partie du Top 5 des albums que j'ai le plus écoutés.

Les morceaux de bravoure s'enchainent sans relâche : d'abord Here Comes Your Man, la plus parfaite chanson pop de ces trente dernière années, les Beatles reformés en trois minutes chrono. Puis Dead, et son couplet de guitare composé d'une seule note, mais quelle note. Joey Santiago est le guitariste le plus limité du rock, mais aussi l'un des plus inventifs. Et après, bien sur, Monkey Gone to Heaven, morceau médian de l'album, et point culminant de la carrière des Pixies. « If man is five, if the devil is six.... » J'ai des frissons chaque fois que Frank Black arrive à « If god is seven ! », crié à pleins poumons, et ce soir ne fait pas exception.

Après, il y a la paire Mr. Grieves/Crackity Jones, enchaînés à toute vitesse pour le plus grand plaisir du moshpit. Ce sont les morceaux les plus abrasifs de l'album, les plus accrocheurs, sans doute la raison pour laquelle je les aimais tant durant mes premières écoutes au collège.

Puis David Lovering fait son tour de chant avec La La Love You. J'ai lu quelque part qu'à l'époque de l'enregistrement de Doolittle, Frank Black avait donné ce morceau au batteur comme une blague : Lovering a relevé le défi avec bravoure, optant pour une voix de crooner délicieusement second degré. En live, le résultat est moins convaincant : pas facile de chanter et battre les toms en même temps. Mais le public lui donne l'ovation qu'il mérite : son travail à la batterie forme la colonne vertébrale des Pixies sur chacun de leurs albums.





Après un Number 13 Baby mitigé (décidément, les aigus de Frank Black, c'est plus trop ça) et un expédié There Goes My Gun vient Hey, clé de voûte du concert. Un morceau taillé pour la scène, avec son tempo lent et ses paroles à reprendre en cœur. Là, Frank Black retrouve toute sa voix, soutenu par une chorale de 5,000 dévots.

L'unique moment faible de Doolittle ne survient que pour son avant dernier morceau, Silver, une ballade molassonne. Ce qui est en soit un petit miracle, quand on pense aux multitudes d'albums truffés de morceaux de remplissages enregistrés à la va vite, qu'on juxtapose maladroitement à deux ou trois singles qui se vendront par millions, histoire de justifier l'appellation d'« album ». Les Smashing Pumpkins avaient été très forts à ce jeu là avec leur troisième opus s'étalant sur pas moins de 28 pistes : en gardant seulement les bonnes chansons, ils se seraient retrouvés avec une seule face de vinyl.

Bref, sur Doolittle, il n'y a qu'un seul morceau un peu en deca, qui je crois n'avait presque jamais été joué en live avant cette tournée anniversaire. La pilule passe toute seule avec les vidéos de paysages désertiques projetées derrière la scène. Je jurerais que cela a été tourné au Red Rock Canyon. Coup de chapeau au passage pour le travail sur ces vidéos durant l'ensemble du concert : c'est Oliver Vaughan, directeur artistique de tous les albums des Pixies, qui a crée une ambiance différente pour chaque morceau du concert. Pour l'anecdote, le mec à côté de moi a allumé une clope au beau milieu de la chanson, et je ne me suis pas privé pour lui en taxer une, goutant au délicieux parfum de la transgression mêlée d'apaisante nicotine. Ah, j'en viendrais presque à regretter le bon vieux temps d'avant les lois anti-tabac, on y sentait plus l'odeur du pétard que celle de la cigarette.

Puis vient le majestueux coda, Gouge Away. Le public s'excite : il s'agit du dernier morceau de Doolittle, le concert touche donc surement à sa fin. Et quelle fin, vengeresse et tranchante comme une lame de rasoir (celui de Luis Buñuel, surement) parfaite conclusion à un album déjà parfait.

Les Pixies quittent la scène sous les ovations. Rappel ou pas rappel ? Les lumières restent éteintes, les instruments sont en place, indiquant que nos quatre héros vont revenir. Mais il n'y a plus rien à jouer, non ?

Si, si, il reste deux faces B à interpréter pour compléter cette intégrale de la galaxie Doolittle : une redite de Wave of Mutilation en version plage avec son tempo ralenti (justement sous-titrée « UK Surf »), et Into the White, chanté par Kim Deal, encore un de ces morceaux trouvant toute sa dimension sur scène, avec ses accords progressant crescendo et une explosion finale où tous les instruments tourbillonnent pour ne faire qu'un.

Le public en veut encore, et ça tombe bien, les Pixies aussi. A peine ais-je le temps d'aller pisser qu'ils sont de retour pour un second rappel, choisissant trois classiques du reste de leur répertoire : Caribou (leur premier hit), Nimrod Song, et Gigantic, chanté par une Kim Deal dont le sourire n'aura pas quitté son visage tout au long de ces quatre-vingt dix minutes de pure joie.

En sortant, je fais la queue pour récupérer un enregistrement CD du concert. Un chouette souvenir de qualité sonore professionnelle, avec une pochette spécialement crée pour l'occasion (Oliver Vaughan, toujours lui), et qui me permet, tandis que je réécoute le show 24 heures plus tard, de confirmer que oui, j'ai assisté à un putain de show.

Les années créatives des Pixies sont désormais loin derrière eux, bien entendu, ayant pavé la voie à des centaines de groupes alternatifs durant les vingt années qui ont suivi. Mais hier soir, les quatre lutins ont rempli leur mission avec dignité en rejouant avec conviction leurs vieux tubes, transformant une réunion de leur propre aveu mercantile par l'argent en une célébration d'un patrimoine musical qui n'a pas pris une ride. Respect.

PS : Si tout ce qui précède n'a fait aucun sens pour vous, achetez Doolittle le plus vite possible. Juste une douzaine d'euros sur Amazon, encore moins sur Itunes, et je suis sur qu'on peut le trouver sans problème dans le bac « Soldes » de la Fnac pour la moitié de cette somme. Ce serait bête de se priver de l'album séminal d'un groupe tout aussi essentiel.

Set-list

Dance the Manta Ray
Weird at My School
Bailey's Walk
Manta Ray
Debaser
Tame
Wave of Mutilation
I Bleed
Here Comes Your Man
Dead
Monkey Gone to Heaven
Mr. Grieves
Crackity Jones
La La Love You
Number 13 Baby
There Goes My Gun
Hey
Silver
Gouge Away

Premier rappel

Wave of Mutilation (UK SURF)
Into the White

Second rappel

Caribou
Nimrod Son
Gigantic

12 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon article benjo , mais dis moi le titre de l article est en reference au single du premier album des libertines ?

KeryZ a dit…

Rien à redire Benjo... les Pixies c'est le top :)

Lilou a dit…

8.99€ sur i tunes exactement !!!

Eiffel a dit…

très bel article !

Damlec a dit…

Magnifique article pour un groupe magnifique (Gigantic?) qui, comme tu l'as souligné n'a jamais eu la reconnaissance médiatique à la hauteur de son talent.

PS : ceux qui m'énervent le plus sont ceux qui pensent que "Where is my mind" est une chanson de Placebo...

MatthP a dit…

Ah la fin des 80's et le début des 90's, du pain béni pour les amateurs de musique rock. L'indé avec sa locomotive Nirvana (Bleach est aussi sortie en 89), le rock avec les Guns et le métal avec Metallica. Pour l'indé j'avoue être resté centré sur Seattle mais à 15 piges le budget est limité...
Sinon la fin des 90's aura pour moi été celle des Deftones et actuellement plutôt celle de Mastodon.
Je pars découvir les Pixies et la dessus je te fais confiance à 100%

Benjo a dit…

Anonyme > Tout à fait. Les Pixies sont mes héros... :-)

MatthP > Avec les références que tu cites, pas trop de risques que tu dois déçu.

kipik a dit…

heureux homme :)

(vache! elle a tout de même bien morflé... :( )

baltik a dit…

Qui a dit Pixies?

http://www.youtube.com/watch?v=7EE59Ex5Px4

SteveZissou a dit…

J'ai découvert les Pixies avec la sortie de Doolitlle, mais je n'avais jamais pu les voir en live car j'étais trop jeune à l'époque.
J'ai vu plusieurs fois les Breeders et surtout Franck Black (parfois à Lille) mais ce n'est aussi qu'en 2004 que je les vraiment découvert en live au zenith de Paris, et j'ai eu les mêmes frissons que tu décris, un peu comme si j'avais le droit à une 2nde chance...
Le groupe qui m'aura le plus marqué jusqu'à présent, avec the cure mais là j'étais vraiment très jeune !
Sais tu si il y a moyen de se procurer le CD de ce concert ?
merci.

Anonyme a dit…

Aah les Pixies ... je les ai découverts via 'Teenager of the Year', le second album de la carrière solo de Frank. Puis j'ai remonté la discographie, et Doolittle doit faire partie de mon Top5 à moi.
Sinon, sur la 3ème photo du post, c'est David Lovering à gauche ?

Laboulle a dit…

Très bel article (comme d'hab). Mais là, tu m'as filé pas mal les boules... gg