lundi 31 août 2009

Cannes

Hôtel Eden, 10 heures 05. Me voici donc à Cannes, ville que j'aime pas trop, un peu clinquante, un tantinet vulgaire, où le béton ne s'arrête qu'à un mètre du bord de mer. Le problème, bien sur, c'est que le coin est plutôt joli, ce qui, hélas, attire une forte concentration de blaireaux, faisant vroum-vroum au volant de leur décapotable, exhibant leur torse bronzé sur le sable, ou ricanant bruyamment aux terrasses des cafés en tripotant leur Blackberry. Par contre, les nanas sont toutes des top-models, il faut bien le reconnaître.

Dimanche, je suis arrivé à Orly avec une bonne heure d'avance. La navette Paris-Nice décolle toutes les demi-heures : j'ai été agréablement surpris de constater que je pouvais m'enregistrer sur n'importe quel vol. Ainsi, j'ai embarqué à 10 heures 30 au lieu des 11 heures prévues. Chouette.



En début d'après-midi, j'avais investi ma chambre, à deux pas du Martinez, deux pâtés de maisons derrière le front de mer. Une petite sieste, et je sors ausculter les lieux. Sur la Croisette, je tombe par hasard sur Freddie Deeb, et l'on boit au bord de l'eau en discutant de tout et de rien, mais surtout de rien. Freddie est en ville pour le tournoi, bien entendu. Je lui détaille la structure, et il décide qu'il jouera la seconde journée de départ, préférant se reposer durant le Day 1A.

Je prends quelques photos, et rentre à l'hôtel. Ayant du temps à tuer, je cherche le spa de l'hôtel, sans succès. Je monte au dernier étage où se trouve la piscine, et m'allonge une demi-heure. De retour dans la chambre, je mate un film génial, In the Loop, qu'on m'avait décrit comme « Spinal Tap à Washington », et c'est exactement ça. Une intrigue politique complètement loufoque, avec un dialogue sensationnel, à pisser de rire. Et quel plaisir de retrouver James Gandolfini dans un rôle de militaire mi-dur, mi-rigolard qui lui sied à merveille. Cependant, il faudra sans doute quelques films pour voir dans sa silhouette quelqu'un d'autre que Tony Soprano.

La nuit tombe : je me mets en route vers le casino, à la fois pour repérer les lieux à la veille du tournoi, et pour disputer le tournoi organisé spécialement pour les journalistes couvrant le tournoi. 25% de rake pour un tournoi à 55€, c'est beaucoup trop, mais je ne vais pas bouder mon plaisir : j'ai presque complètement arrêté de jouer au poker ces six derniers mois, autant saisir l'une des rares occasions qui se présentent. Et puis, c'est l'opportunité de s'amuser un peu avec les collègues.

Une bonne vingtaine de minutes de marche me sont nécessaires pour atteindre le Palm Beach. Je retrouve quelques illustres représentants des médias poker français : Babeth, Hugues le photographe, Hella, Kinshu, mon fidèle ami Lolo du ClubPoker... Samuel Chausson, le responsable presse du tournoi nous accueille avec diligence, et très vite, une quarantaine de joyeux représentants de la presse sont assis autour des quatre tables mises à notre disposition, en marge du tournoi satellite que disputent les Bernard Boutboul, Arnaud Mattern, Jean-Paul Pasqualini et autres Stéphane Tayar.



Surprise, c'est mon petit frère Aurélien qui supervise le tournoi – le frangin est entré chez Partouche comme croupier à St-Amand il y a un an, et est depuis en charge des tournois du PPT, voyageant régulièrement à travers la France pour organiser les étapes satellites du circuit. C'est pas peu fier que j'observe mon bro diriger avec dexterité les croupiers et superviseurs, sanglé dans son costard-cravate.

A ma table de départ : deux représentants de la presse belge, Emilie de Poker770 que je ne connaissais pas encore, Kinshu qui va bosser pour le CP cette semaine, Pedro, le pote de Manub que je vais m'appliquer à pourrir en lui répétant qu'un joueur pro n'a rien à foutre dans un tournoi de la presse. Autour des autres tables, il y a aussi Manu et Pierre de 770, le mec de PokerActu, Greg Chochon de PartyPoker, et d'autres. Je ne touche pas énormément de jeu, et passe la première heure à jeter mes mains en racontant des conneries, histoire de passer le temps. On dispose de 5,000 jetons, les blindes démarrent à 25/50 pendant vingt minutes. C'est plutôt correct pour un tournoi à 70 euros. Je value-bet une top-paire avec KJ, et me fais payer. Je trouve une couleur max, et me fais payer aussi. Mon voisin de droite manque singulièrement d'humour, et lorsqu'il demande au croupier de lui donner du jeu, personne ne sait trop s'il plaisante ou s'il est prêt à lui mettre une patate. Je perds avec As-Roi contre une paire de Dix contre une nana que je connais pas, je paie sa relance preflop, puis paie au flop sur 922, et on check/check sur le turn 9 et la rivière 5. Après, je change de table. Un coup de chatte énorme d'ailleurs : quand je suis déplacé, je m'apprêtais à poser ma grosse blinde – 10% de mon stack – et j'arrive à ma nouvelle table à la position du bouton. Résultat, c'est une quinzaine de mains que je vais jouer gratuitement au total. Malheureusement, cela ne servira pas à grand chose. Je pousse rapidement mon tapis avec Roi-Dame après une relance de Pierre. Nous avons le même tapis, il paie avec As-9 (assez pigeon, comme move, mais bon, je l'aime bien quand même) Pas grave, c'était un moment sympa. En partant, je croise quelques une des stars qui prendront part au tournoi cette semaine : Erik Seidel, Antonio Esfandiari, Phil Laak et sa MILF Jennifer Tilly...

Bon, la suite, ce sera plus tard, il faut que je retrouve Junior au casino.

4 commentaires:

OBi a dit…

Franchement, je ne comprends pas qu'autant de monde trouve Tilly si "attractive".

Elle est juste moyenne, de mon point de vue...
mais bon, ce n'est qu'un point de vue, et à 35 ans, les MILF... bof ! ;-)

Benjo a dit…

Certes ! Tu noteras que je n'ai pas donné mon point de vue. Elle est pas mal en photo, mais en vrai c'est une autre histoire, hé hé.

Ced592 a dit…

Salut Benjo!je joue souvent a Saint amand et je me doutais que c'etait ton frere(t'en avais deja parler dans un article precedent mais j'avais jamais ose lui demander...)en tout cas il est bien ton frere il est sympas quand il faut et ferme quand il faut.Sinon continue ce que tu fais ton blog et tes reportages sont top et tu me fais voyager sans besoin de bouger de mon siege héhé!
a bientot et bon courage pour cette année chargé qui t'attends!

vikings92 a dit…

IL fait chaud au coeur cet article spécial retour au source.

J'espère que dans ton prochain article tu pourras trouver les mots pour nous parler du sujet, certainement "compliqué" qu'est le départ d'Arnaud de la team.

Et merci pour le super live à Barcelone.