mercredi 8 juillet 2009

World Series of Clusterfuck

Day 40 et Day 41

Où l'on traite de désorganisation, procrastination et corruption


On peut dire que les organisateurs des World Series of Poker avaient touché du bois durant les cinq semaines qu'ont duré les tournois préliminaires. Les pépins ont été minimes, et mis à part quelques soucis qui seront facilement réglés pour l'année 2010, tout s'était passé de manière fluide. Comme je l'avais écrit il y a quelques semaines, Harrah's avait atteint enfin son rythme de croisière en 2009, pour la cinquième édition des championnats du monde organisée sous leur tutelle.

Et puis, alors que l'on semblait s'acheminer vers un final en douceur, alors que la mer était calme à l'horizon, sans vagues ni nuages, tout a déraillé sur la dernière ligne droite avant la ligne d'arrivée.

Le monde du poker se souviendra longtemps de la journée du 6 juillet 2009. Ce jour là, les WSOP ont connu ce qui restera sans doute comme le plus grand cafouillage de leur histoire. Un cafouillage assorti d'un scandale. Hé oui.

Que s'est-il passé ?

C'est une affaire complexe, impliquant de multiples paramètres et acteurs. C'est une affaire qui fait débat, où chaque personne que l'on interroge vous donnera une opinion différente. C'est une affaire dont on parlera encore dans très longtemps. Une affaire où il est parfois difficile de séparer la vérité de la rumeur, les faits de la fiction. Je ne dispose pas de suffisamment de temps pour explorer l'affaire dans toute sa complexité (dix pages n'y suffiraient pas, et j'ai des coin-flips à couvrir pour Winamax douze heures par jour), mais je vais tenter de faire de mon mieux durant le temps qui m'est imparti (soit : au beau milieu de la nuit, depuis le banc de presse déserté)

Les faits : Lundi était programmée la quatrième et dernière journée de départ des World Series of Poker. Après l'affluence relativement faible des trois premières journées, le Day 1D a vu toutes les places disponibles (un peu moins de 3,000) être vendues bien avant le départ prévu à midi. A huit heures du matin, les employés du Rio postés aux guichets d'inscriptions commençaient à envoyer bouler les premiers joueurs. Durant les quatre heures qui allaient suivre, plusieurs centaines de joueurs allaient se pointer tour à tour et subir le même sort. Pour la première fois de l'histoire du Main Event, la demande était supérieure à l'offre, et des joueurs n'ont pas pu s'inscrire au plus gros et plus important tournoi de l'année. Certains connus sur le circuit, comme Patrik Antonius, TJ Cloutier, Tom Franklin ou Mihn Ly.

Hop hop hop, on s'arrête : Je sais ce que vous êtes en train de vous dire. « Benjo, dans ton post d'hier, tu criais au déclin, et maintenant tu nous expliques qu'il y avait tellement de monde au Main Event que des gens sont repartis bredouilles ? »

Revenons en arrière avec les chiffres d'affluence des trois premières journées de départ :

Day 1A (vendredi) : 1,116
Day 1B (samedi, jour férié) : 873
Day 1C (dimanche) : 1,696

Et puis, le Day 1D (lundi) : 2,809 !!!

Total : 6,494

Dans un SMS envoyé à Pauly le 1er mai, soit quatre semaines avant le départ du premier tournoi des WSOP, j'avais prophétisé une participation de 5,844 joueurs au Main Event. J'envisageais ainsi une baisse d'environ 1,000 joueurs. Pas une catastrophe dans le contexte économique actuel. Je suis un grand pessimiste, comme vous le savez. Ce chiffre me semblait être un minimum.

Deux mois plus tard, le « Big One » commençait avec 1,116 joueurs seulement pour le Day 1A. Multipliez ce chiffre par quatre (le nombre de journées de départ), et l'on obtenait moins de 4,500 joueurs. Néanmoins, j'étais confiant : le Main Even n'allait pas se casser la gueule. J'étais présent à Vegas depuis le tout début du festival, et la taille des fields sur l'ensemble des tournois préliminaires m'avait confirmé que, si l'on observait pas un net déclin du à la crise, la stagnation serait de mise, ce qui était somme toute une bonne nouvelle. Et surtout, je savais, par expérience, que les dernières journées de départ sont toujours préférées des joueurs, par rapport aux premières. C'est la même chose à l'EPT depuis bien des années. Pourquoi ? Pour gagner du temps. Les joueurs arrivent à la dernière minute, et repartent chez eux s'ils sautent. Un mec qui joue le Day 1A doit patienter trois jours avant de reprendre la partie pour le Day 1B. Un autre qui joue le Day 1D n'a que deux journées d'attente avec le Day 2B.

Le lendemain, quand seulement 900 joueurs se sont pointés pour le Day 1B, l'explication était simple : la fête nationale américaine, journée réservée aux feux d'artifice et aux barbecues en famille. Au contraire : avec mes voisins de tables Aaron et Pauly, nous nous sommes dit exactement la même chose : « Wow, les Day 1C et 1D vont être complètement saturés. » Dimanche, comme prévu, la participation était en nette hausse, avec 1,696 joueurs.

Au total, moins de 3,700 joueurs avaient participé aux trois premières journées de départ : étant donné que la plus forte affluence est toujours rencontrée lors du Day 1D, et qu'il n'y avait aucune chance à ce stade que la participation totale soit en dessous de 6,000 joueurs, nous en étions convaincus : le Day 1D avait 99% de chances de remplir l'ensemble des tables de poker du Rio (3,000 places). Dans l'après-midi, Nolan Dalla envoyait un e-mail à destination de toute la presse : « Il y a de fortes chances que nous soyons obligés de refuser du monde demain. Prévenez vos amis, diffusez l'information : qu'ils s'inscrivent au plus vite. » J'ai relayé le message à l'ensemble du Team Winamax, et certains joueurs tout juste arrivés à Vegas se pointaient au Rio vers minuit pour être sur d'avoir un ticket. Brice Cournut fut l'un d'entre eux.

Lundi, je suis arrivé au Rio vers 11 heures 30, comme chaque matin. Je me suis installé sur le banc de presse, et Aaron m'a immédiatement informé de l'émeute qui était en train de se dérouler dans le couloir : environ 200 joueurs tenaient le piquet devant les caisses, furieux de ne pas être autorisés à sortir 10,000 dollars de leur poche pour disputer une partie de poker. Ils ont été beaucoup plus nombreux à rencontrer porte close : la plupart étaient déjà repartis du Rio. Mais ceux qui étaient restés avaient la ferme intention de gueuler jusqu'à ce qu'on leur donne une place.

Ma première réaction ? « Bien fait pour eux ! Ils ont attendu la dernière minute pour s'inscrire. Ils auraient pu prendre leur ticket hier, il y a une semaine, il y a un mois, en avril dernier, même ! » Sur le banc de presse, la plupart des réactions initiales étaient similaires. « I'm not sorry for them. They gambled, and they lost », a résumé un collègue de PokerNews.

Le lendemain, dans le quotidien national USA Today, Daniel Negreanu allait écrire : « On ne peut pas en vouloir aux joueurs qui ont attendu la dernière minute pour s'inscrire : l'affluence des trois premières journées de départ ne laissait rien présager de l'affluence importante du Day 1D. » Je ne peux que désapprouver l'opinion d'un joueur pourtant aussi aguerri que Daniel, ayant pressenti la débâcle dès le Day 1B.

Mais de tout de même, c'était quelque chose. De l'inédit : des joueurs se pointaient dans un casino les poches pleines, et l'on refusait leur argent.

A 14 heures 30, une conférence était organisée en catastrophe par Harrah's pour donner le mot officiel. 150 sièges avaient été disposées à la hâte pour accueillir les jours recalés et attendant des explications. Devant eux, une douzaine de « costards » d'Harrah's – je n'en avais jamais vu autant dans la même pièce. Le directeur du tournoi, le chef' de la comm', le directeur régional des jeux, etc. Le gratin. Et Jeffrey Pollack, le commissionnaire des WSOP depuis 2005. Le porte-parole du plus gros tournoi de poker.



Durant les quinze minutes suivantes, Pollack allait expliquer qu'il était désolé, mais qu'il n'y avait rien à faire. Harrah's n'allait pas organiser de Day 1E pour les repêcher. Pas plus qu'ils n'allaient remettre en place le système des « alternates », disparu après 2006, et qui permettait à des joueurs de remplir les places laissées libres par les premiers joueurs éliminés. Pas plus qu'on allait monter des tables de dix joueurs – les trois premiers jours s'étaient joués en « 9-handed », et cela n'aurait pas été équitable de changer maintenant. « Je suis désolé, vraiment désolé, mais la décision a été prise, à contrecœur certes, mais nous nous y tiendrons. Il n'y a pas d'autre solution. »

Les récriminations des mécontents ont fusé :

« J'ai fait tout le chemin depuis l'Australie, et vous me refusez l'entrée ? » [Oh, l'argument bidon. D'abord, tu n'es pas arrivé à Vegas ce matin, bordel. Il y avait encore des places hier. Et puis, quand tu fais 20,000 kilomètres pour voir le concert de U2, en général, tu as ton ticket en poche, non ?]

« Pourquoi ne pas nous faire jouer entre minuit et midi ? »

« Vous possédez dix casinos à Vegas, il doit bien avoir de la place quelque part pour que l'on puisse jouer, non ? »

« Mec, vous voulez pas de notre argent, ou quoi ? »

Tout le monde parlait en même temps, plein d'autres se sont barrés en plein milieu du discours, bref, le bordel. Melissa Hayden tendait de mettre de l'ordre, mais l'affaire était pliée : Pollack et Harrah's n'allaient pas bouger des montagnes pour satisfaire les retardataires mécontents. Seth Palansky, le directeur de la comm', s'est même avancé pour dire tout haut ce que tous les journalistes observant la scène pensaient tout bas : « Cela fait trois mois que les inscriptions sont ouvertes. Vous n'auriez pas pu venir plus tôt ? » Tollé général. Pas très diplomatique, cette remarque, mais pleine de bon sens néanmoins. La procrastination fut à mon sens la cause principale de tout ce merdier.

Plus tard, j'allais discuter du problème avec un ami superviseur. Plutôt que de blâmer les joueurs, il préférait regarder le problème sous un autre angle : « On aurait du les laisser jouer. On aurait pu les laisser jouer. Merde, tu mets dix joueurs par table pendant les premières heures, et après, les premiers joueurs sautent, tout rentre dans l'ordre et on en parle plus. Harrah's a pris l'option de la fainéantise, ils n'ont pas voulu faire l'effort de trouver une solution pour satisfaire les recalés, et à cause de ça, l'image des WSOP va être ternie pendant de longues années. » Il convient d'ailleurs de remarquer que si l'on avait accommodé les retardataires, la participation du Main Event aurait été supérieure à celle des deux années précédentes. Alors qu'au lieu de cela, on a trouvé un field stable, en dessous de 2008, mais légèrement au dessus de 2007.

L'ancien directeur de tournoi des WSOP Matt Savage (désormais en poste au Commerce de Los Angeles) abondait dans le sens de mon ami superviseur : « Il n'y avait pas de solution idéale, mais ils auraient du laisser rentrer tout le monde, quitte à plier un peu les règles. » Tout en reconnaissant que, d'un autre côté, il était dur d'être désolé pour ces quelques centaines de joueurs qui avaient eu toutes les occasions possibles de s'inscrire depuis le mois d'avril.

Un autre employé bien placé d'Harrah's plaidait en privé : « Les gens gueulent, mais ils n'ont pas la moindre idée de la taille de l'opération que nous devons gérer. Chaque décision influe l'ensemble de l'organisation. Si l'on décide de changer telle ou telle chose, c'est tout le reste de la machine qui doit être repensée. Par exemple, on nous a dit, « ouvrez une autre salle, et mettez-y les joueurs recalés. » Mais pour cela, il faut que la salle soit équipée d'autant de caméras qu'il y a de table, et obtenir l'aval préalable de la Commission des Jeux du Nevada. On ne pouvait pas accommoder cet afflux massif en dernière minute. Les joueurs auraient du se montrer prévoyants. On aura beau organiser 10, 20 ou 30 journées de départ qu'il y aura toujours des gens pour se pointer à la dernière minute, et pleurer si on arrive pas à les satisfaire. »

Le problème des inscriptions tardives (qui a aussi gangrené plusieurs des épreuves programmées à 17 heures, voir mes posts de juin sur Winamax) sera le premier sur la liste des choses à changer pour l'édition 2010. Ce que j'en pense ? Qu'on arrête de laisser les joueurs choisir leur journée de départ pour le Main Event. L'ordinateur distribue les places au hasard, équilibre automatiquement tous les fields, et ainsi, le maximum de joueurs possible pourra rentrer. Mais bien sur, cela causera d'autre types de mécontents... Ceux qui reçoivent un ticket pour le vendredi, alors qu'ils voulaient absolument jouer dimanche. Ou inversement. On ne pourra jamais satisfaire tout le monde. Comme le résume bien un collègue de Bluff : « les joueurs de poker sont de riches enfants gâtés qui passent leur temps à râler. »

Voilà pour le cafouillage... Et maintenant, place au scandale. Parce que le Day 1D ne fut pas seulement gangréné par un problème d'organisation. Une controverse autrement plus sérieuse est venue créer une véritable affaire dans l'affaire.

Les rumeurs avaient commencé à fuser dès midi. Le mot sur le banc de presse : les inscriptions étaient closes depuis le milieu de matinée, mais certains joueurs bien en vue auprès d'Harrah's avaient réussi à s'incruster en douce, prenant place au départ du Main Event tandis que des centaines d'autres pleuraient dans le couloir. Certains joueurs (la plupart connus et respectés sur le circuit, tiens tiens) étaient assis au siège 10, contredisant l'annonce d'Harrah's. D'autres se vantaient sur Twitter d'avoir trouvé un siège à... 14 heures, deux heures après le départ.

Si j'ai pris la défense d'Harrah's et ai été plutôt d'accord avec leur gestion du problème, là, je ne peux que m'insurger de telles pratiques de favoritisme envers les joueurs médiatiques et/ou riches.

Sans pour autant être surpris. A au moins deux reprises, deux de mes amis avaient pu s'inscrire à un « donkament » à 1,500 dollars alors que le tournoi était déjà complet. La chanson est connue, et existe dans tous les milieux : on connait quelqu'un de bien placé... On décroche son téléphone... Et on prépare un joli pourboire.

Durant la conférence de presse, questionné par un joueur bien informé, Jeffrey Pollack a balayé d'un revers de la main les rumeurs : « A ma connaissance, personne n'a bénéficié de traitement de faveur. » L'expression à retenir ici est « à ma connaissance » : je ne mets pas en doute la bonne foi de Jeffrey Pollack, mais les WSOP sont une machine tellement grosse que la corruption à certains niveaux est inévitable. Rien que l'on puisse qualifier de criminel, non. On ne parle pas ici d'un Etat, où d'une multinationale se livrant à des malversations. Juste des amis qui se rendent des services. Du copinage. Un banal piston.

Le même jour, un exemple criant de la banalité de ces pratiques nous était offert juste sous les yeux, sans rapport avec l'affaire. Phil Ivey arrivait à l'Amazon Room pour découvrir qu'il était censé jouer en table télévisée. Mais Phil Ivey n'avait pas envie de jouer devant les caméras. Phil Ivey était fatigué après deux jours de cash-game non-stop au Bellagio. Que s'est-il passé au final ? Phil Ivey n'a pas joué en table télévisée. Vous croyez qu'ESPN aurait accepté le refus d'un joueur lambda ?

Le fond de l'histoire ? Dans le poker, comme ailleurs, on trouve des citoyens de base, et des élites. L'argent peut résoudre bien des problèmes. Et si tu n'en as pas, et bien tu as un problème.

Le sujet n'a pas fini de faire couler de l'encre... Ce résumé n'en ayant couvert qu'une petite partie, avec les quelques informations que j'ai réussi à glaner tout au long de la journée, à travers mes conversations avec joueurs, officiels et médias.

Lisez-plus sur le sujet en consultant les articles suivants écrits par des collègues et des joueurs (tous en anglais, liste non exhaustive - vous pouvez aussi aller voir sur 2+2 pour les ragots, mais il faut faire le tri) :

No Preferential Treatment at the WSOP. Are you sure about that ? - Le récit de mon collègue Aaron Hendrix, qui confirme – et je n'ai aucune raison de douter de sa bonne foi – l'existence de passe-droits en cette bizarre journée, relatant comment son amie d'Hollywood a pu s'inscrire après la fermeture des inscriptions.

Fredrik Paulsson – Un autre récit d'un joueur nordique qui a pu rentrer en retard – mais cette fois, il n'y était pour rien : Party Poker avait complètement merdé son inscription.

No Soup for You – La plume toujours bien affutée de Pauly.

Everybody Loses – Par mon excellent collègue d'Ultimate Bet, Mean Gene.

Harrah's apologizes, turns people away – Le compte-rendu du journaliste poker d'ESPN, Gary Wise.

A day to remember – L'avis d'Andrew Feldman, aussi chez ESPN.

Le Day 39 sur Winamax - Pour relire mes réactions à chaud



Et avec tout ça, je n'ai même pas eu le temps de vous dire tout le mal que je pensais de la ridicule entrée de Phil Hellmuth au Day 1C Main Event sur une chaise à porteurs, déguisé en Jules César et suivi d'une cinquantaine de naïades ... Zut alors ! A revoir sur Winamax

7 commentaires:

shok a dit…

c'est gerbant.
mais pas étonnant (en tout cas pour les passe-droits)

Anonyme a dit…

Ce n'est pas le seul "scandale" de ces WSOP.
Les inscriptions, qui sont censées vous placer à une table et un siège aléatoire, ne le sont en fait pas (aléatoires). Plusieurs témoignages de gens s'étant inscrit l'un après l'autre et s'étant retrouvés à la même table, à un siège d'écart ont été entendu, ce qui ouvre la porte à la collusion. Le pire étant qu'on peut unregister et re-register autant de fois qu'on le veut, jusqu'à avoir un siège qui nous convient (à une table de randomsons, par exemple)
Autre scandale, celui des directeurs de cash game d'Harras, qui proposent aux gens d'oublier la liste d'attente de 10+ pour vous placer tout de suite...si vous êtes "gentils avec eux". Alors que la liste d'attente est bidon et que les joueurs de cash game de la table à coté se plaignent depuis près d'une heure que les 3 sièges à leur table ne sont pas rempli.

nick a dit…

Les cash-games devaient etre bien juteux ce jour la ...

Anonyme a dit…

Benjo,

Tout d'abord, c'est la première fois que je lis ton blog et je suis stupéfait par la qualité de celui-ci. Bravo! Quand tu dis que tu ne sais pas combien de temps va durer la bulle Poker (dans le précédent post) - anxiété partagée par tous les joueurs de Poker, je pense - ne te fais pas de soucis pour ton avenir... Tes qualités de chroniqueurs dépassent le monde pu Poker. Je te souhaite juste de trouver autant de passion dans ton autre vie (si toutefois il devait en avoir une autre).

Je te connaissais avant à travers les coverage Winamax, ... mais ton blog est beaucoup plus personnel, et je pense le lire très souvent.

Sinon, à propos de la polémique, je suis plutot de l'avis des commissaires du WSOP : L'organisation est énorme. Programmer une solution au dernier moment (le matin même !!) doit être qusi impossible (sans négliger les croupiers supplémentaires, ...). Créer des tables illégales serait très risqué : imaginons que les WSOP soient condamner à changer d'état ou de propriétaires... ce serait pire qu'avoir 300 mécontents qui n'ont pas vraiment d'excuses.
Pour moi, la solution qu'ils ont choisie est peut être lache mais elle aurait pu avoir le mérite d'être réglo. Malheureusement, ca ne s'est pas passé comme ca concrètement...
Et puis les réactions des autres commissaires dont tu parle peut etre celle provoqué par leur jalousie. Dire du mal de ses concurrents, c'est monnaie courrante dans le business aussi lucratif que le poker (il faut le rappeler).
Enfin, l'histoire d'Ivey n'a pour moi pas lieu d'être. Il doit pouvoir gérer son image comme il le veut, vous croyez pas?

Carlit a dit…

Pour n'importe quelle compétition mondiale les inscriptions doivent être prises à l'avance, et la plupart du temps par Internet; mais peut être que les joueurs de poker ne maitrisent pas internet ;-))
Même pour manger au restaurant ElBulli, pas pû avoir de place en m'y prenant 10 mois avant…
L'informatique rend ces choses tellement simples et on oublie de s'en servir, hallucinant.…
Pour PH en César, c'est nullissime ou du 4è d°, on ne sait jamais… comme au poker…

Short-Stacked Shamus a dit…

Excellent account, Benjo. I agree that this will be talked about for a long time -- in fact, may unfortunately be the major memory of the 2009 WSOP ME.

The silver lining: thank goodness Hellmuth didn't arrive on Day 1d!

psg boy a dit…

Merci ( d'ailleurs désormais chaque fois que je prendrais un plaisirs énorme à lire un post passionant, je te dirais merci Benjo ).