dimanche 5 juillet 2009

Take a sad song and make it better

Day 36 et Day 37

Liste non exhaustive des événements qui se sont produits durant mes deux journées de pause avant le Main Event :

- Une superbe prestation de mon ami Aurélien Guiglini, qui termine en 13ème place dans la très difficile épreuve de Short-Handed à 5,000 dollars. Bien entendu, c'est lorsque je m'absente pour la première fois du Rio que l'un de mes meilleurs amis dans le poker accomplit une performance. « Guignol » est mon collègue chez Winamax depuis un an et demi, mais je le connaissais bien avant de faire partie de la boîte. Sans doute la personne qui m'a appris le plus de choses au poker.

- Une énième visite au Red Rock Canyon avec mon amie Hilda de PokerStars. J'ai du faire découvrir cet endroit à une vingtaine de personnes en deux ans, et je ne me lasse pas d'y retourner encore et encore. Il y avait du vent, et un couple de jeune mariés venus en bus avec tous leurs invités. Hilda m'a dit que mon idole littéraire Jesse May s'était marié avec Mickey May au Red Rock, ce qui doit être la chose la plus cool à faire au monde.

- Un tour au Venetian en mode touriste, pour comparer avec la vraie Venise que j'ai visité il y a seulement deux mois. La fausse est trop propre, les rues sont immaculées et l'eau transparente.. On parle moins bien anglais dans la vraie. Les deux sont infestés de touristes. La glace est de qualité égale. Il fait toujours beau dans la fausse Venise, car elle se trouve à l'intérieur du casino, avec l'air conditionné et le faux plafond couleur ciel. La fause place St-Marc est beaucoup plus petite, et il n'y a pas de pigeons. Les orchestres classiques sont remplacés par des mimes du plus mauvais goût.

- Des mojitos au Mirage avec Hilda et Chris Hall (anciennement BlondePoker, maintenant PokerNews) pour fêter son 27ème anniversaire.

- Une virée à Downtown, le vieux Vegas, pour le gala de charité organisé par Howard Lederer au Golden Nugget, on m'avait mis sur la liste VIP – ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. Boissons à volonté, et un feu d'artifice sur le toit, qui a duré plus de vingt minutes. Un mec qui travaille dans la pyrotechnique m'a dit que ça avait du couter 200,000 dollars. Une paille quand on est l'un des actionnaires majeurs de Full Tilt Poker. Erica Shoenberg est de plus en belle, et en me voyant a dit « Hi, Benji. ». Est-ce que j'ai l'air gay si je dis que j'étais déçu que David Benyamine n'était pas présent ?

- Deux night-clubs dans la même soirée, on s'est fait virer deux fois pour cause de fermeture. D'abord le Ghost Bar, une lounge au dernier étage du Palms avec une vue incroyable sur le Strip. Puis le LAX, un club au Luxor, assez bien foutu mais à la musique complètement naze la moitié du temps (Dieu que je déteste le RNB lorsqu'il s'agit de danser) Je sue mais je m'en fous. Le plus gros débile de la planète fait partie de notre groupe de cinq personnes, et tente d'attraper une des filles du groupe. Ses manœuvres de séducteur tout droit sorties d'un séminaire de technique de drague échouent lamentablement, et il devient de plus en plus désespérément pathétique à mesure que les heures passent. Un spectacle extraordinaire. J'hésite à intervenir, mais il finit par comprendre le message et se barre.

- A cinq heures du matin, quand il ne reste plus aucun endroit où aller, on atterrit au Bellagio, dans le bar en face de la salle de poker. Arrivée surréaliste de Bobby Baldwin à la table d'à côté, le champion du monde de poker et accessoirement président-directeur-général du casino dans lequel nous nous trouvons. Une jeune blonde l'accompagne. L'autre fille de notre groupe commence a flipper – son père est un très célèbre joueur de poker ami de Baldwin, et n'a pas envie d'être vue par ce dernier à une heure si tardive. Elle se barre en rampant entre les fauteuils. Plus tard, le père en question se lève de son siège dans la salle de cash-game portant le nom du PDG, et nous salue. Je me prend un râteau par la fille de mes rêves – hé, au moins, j'aurai essayé. Un peu comme un mauvais joueur de 1$/2$ qui tente sa chance en 5$/10$.

- Observer le lever du soleil sur le Strip depuis le dernier étage du Encore. Winamax m'a reservé une chambre dans le dernier hôtel de luxe de Steve Wynn jusqu'à la fin du séjour. J'adore mes boss.

- Enfin, un peu de tennis, avec Nicolas Levi. Je menais 5-2. J'ai perdu 7-6 comme un nul. Mais Nicolas m'a dit qu'avec un peu d'entraînement, je pourrai battre tous les membres du Team. J'y compte bien, avec un entraînement intensif dès mon retour à Londres.

- Dans la soirée, spectacle au Mirage : « Love », l'hommage du Cirque du Soleil aux Beatles. Les danses restent assez conventionnelles par rapport aux autres shows de la troupe, mais quiconque étant sensible à la musique des Fab Four (c'est à dire à peu près la terre entière, sauf deux trois aigris) sera conquis.

- Et on termine avec la soirée organisée par Bluff Magazine... dans un strip-club, ces gens-là ne font rien comme tout le monde. Toutes les sociétés importantes de l'industrie organisent leur soirée à l'approche du Main Event : Ultimate Bet, PKR, 888, etc. Je ne me suis rendu qu'à celle de Bluff, car je fais un peu partie de la maison, maintenant. Je squatte l'espace VIP en compagnie des collègues. Je rencontre Eric Morris, le boss, qui me félicite pour mon article. J'envoie chier toutes les strip-teaseuses qui passent. Un groupe de ska-punk médiocre se produit sur la scène. On profite de l'open-bar. Et je rentre me coucher. Le grand cirque annuel commence le lendemain.

3 commentaires:

malouito a dit…

"Est-ce que j'ai l'air gay si je dis que j'étais déçu que David Benyamine n'était pas présent ?"

Ca plus l'histoire de la sextape dans "What does Benjo think", je commence à me poser des questions mais je respecterais ton choix =D

2gan

psg boy a dit…

dis-moi la famile, détail important, la fille de tes rêves qui te mets un rateau, c'est qui ? la meuf de pokerstars ? dis-moi, parce que si c'est le cas, je migre dans la foulée sur fulltilt...

Benjo a dit…

psg boy : négatif :-)