mercredi 22 juillet 2009

Take my breath away

Pour rejoindre Los Angeles depuis San Francisco, pas question d'emprunter l'autoroute traversant la Californie en diagonale. Certes, c'est le moyen le plus rapide de connecter ces deux villes diamétralement opposées (que ce soit au niveau de la distance, du paysage, du style de vie et de l'ambiance générale). Mais il n'y a qu'un seul moyen de vraiment apprécier le trajet de 700 kilomètres : prendre son temps, et la mythique Paficic Coast Highway, vous garantissant un voyage magnifique, avec l'océan Pacifique s'étalant dans toute sa splendeur sur votre droite durant l'intégralité de la ballade. Ça monte, ça descend, ça serpente, et l'on a envie de s'arrêter toutes les cinq minutes pour observer le paysage. Chose qu'il ne faut surtout pas se priver de faire.

Liste non exhaustive des choses vues/vécues durant ce voyage de deux jours :

- Un arrêt impromptu au beau milieu de la Silicon Valley au bout d'une heure de route. Comme un idiot, j'avais confondu la Highway 101 avec la Highway 1. On allait dans la bonne direction, mais pas sur la bonne route. Quand je m'en suis rendu compte, on était à Santa Clara. On a pris le petit dej' au pied des bureaux de Yahoo, AMD et MacAffee. Un plaisir de geek. Un peu plus tard, on traversait Cuppertino, berceau de la firme Apple.

- Les retrouvailles avec la côte en arrivant à Santa Cruz, merveilleuse petite cité de surfeurs. La plage est à tomber par terre. On avait pas de serviette de plage. Et on en a jamais trouvé en deux heures de recherche. On a donc continué notre chemin. Sans pouvoir se foutre à l'eau. Avis aux futurs visiteurs de Santa Cruz, donc : prévoyez l'équipement adéquat.





- Les falaises de Big Sur, après Monterey : spectaculaire. Je comprends pourquoi Hunter Thompson et toute une ribambelle d'écrivains y ont posé leurs bagages à un moment ou un autre de leur vie : l'endroit offre une sérénité propice à l'inspiration. On y a vu que quelques maisons : leurs habitants doivent probablement faire leurs provisions une fois par mois à cent kilomètres de là, car il n'y avait pas de commerce, aucune ville, aucun signe de vie observé durant deux heures de trajet.







- La station balnéaire de Pismo Beach, où l'on s'est arrêté pour dormir, à mi-chemin, donc. C'était un peu mort mais très coquet. On a trouvé un bar avec un groupe qui jouait des reprises de Dire Straits. On était les seuls clients ne faisant pas partie de la famille et des amis du dit-groupe. Le lendemain, je me suis levé tôt pour aller me baigner, mais il faisait un froid de canard.

- Durant la deuxième moitié du trajet, passage par beaucoup de villes quasi-fantômes, au décor n'ayant pas bougé depuis les années 50, voire même plus. On se serait cru dans Deadwood, parfois.



- Dernier arrêt sur la Pacific Highway : Santa Barbara, où l'on a fait un somme sur une plage déserte avant de foncer vers notre dernière destination avant le retour à Vegas (où nous attend le vol Virgin en direction de Londres) J'écrirai mon prochain article depuis la maison...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci encore de nous faire vivre ton road trip ca donne super envie !

poker--coach

Olivier B. a dit…

beau voyage que le vôtre.
un peu rapide, non, tout de même ?

Avez-vous réellement pu profiter des lieux, et pas juste y passer en voiture ?

parce que tout cela est magnifique, et mérite bien 2 belles semaines, avec des stops un peu partout...
par contre, le retour à Vegas, à mon avis, ça va faire mal, après ce bol d'air pur (pas très pur dans LA ou SF, mais bon...)

Short-Stacked Shamus a dit…

Glad you've had the chance to see such a beautiful part of the country, Benjo. Your reports are making me remember the trip my wife & I took up the PCH back in the early 90s.

Have a great rest of the summer.

Benjo a dit…

Olivier : a qui le dis-tu ? Mes vacances ne sont pas extensibles à l'infini.

Anonyme a dit…

c'est clair que pour nous ca parait court, alors pour vous j'imagine meme pas ...

poker--coach