samedi 11 juillet 2009

Smells like team spirit

Day 44

J'avais évité le tournoi organisé pour les médias lors de l'édition 2008 des WSOP. Ça me faisait un peu chier de me pointer au Rio à midi lors de l'une des seules journées de break de l'été. J'avais participé aux deux éditions précédentes et, malgré la bonne ambiance régnant avec la présence de la plupart de mes collègues, je n'avais pas été super emballé. Pas de prize-pool, structure ultra-turbo : non, rester au lit semblait la meilleure option.

Mais cette année, je me suis laissé convaincre de retenter l'expérience par mes collègues de PokerNews, jakatkin et Shamus, qui m'ont proposé de rejoindre leur équipe. Équipe ? Oui, le tournoi médias de cette année était organisé en équipes, et je ne regrette pas d'y avoir participé.

DreamTeamPoker est un nouveau concept de tournois inventé par... je sais pas trop qui, mais toujours est-il que c'est vachement chouette, et que j'invite mes lecteurs encore à Vegas à participer à l'épreuve à 500 dollars organisée dans l'Amazon Room dimanche. Il vous faut juste trouver deux partenaires.

Je n'avais jamais joué un tournoi comme cela... L'esprit d'équipe apporte un vrai plus par rapport au poker traditionnel, où l'on est toujours seul contre tous à la table. Tout le monde ou presque se connaissait autour des vingt tables de départ : ambiance de feu garantie, avec la présence d'un animateur au micro pour commenter en direct les coups mémorables et la progression des équipes.

Chaque équipe portait des maillots personnalisés (style base-ball, basket et tennis) offerts par les organisateurs, avec le nom de l'équipe derrière. Mon équipe ? « Le Grand Fromage », un nom qui a fait marrer mes deux collègues américains.

Comment fonctionne un tournoi par équipe ? En gros, une partie du prize-pool récompense la performance individuelle (comme pour un tournoi normal), et une autre partie récompense la performance globale de l'équipe, le prix étant divisé en trois parts égales. Ainsi, on peut sauter au bout de trois minutes et quand même gagner quelque chose... Si les deux équipiers vont au bout.

Bien sur, ici, tout cela n'avait pas grande importance, puisque le tournoi des médias est depuis longtemps un freeroll complet, où les joueurs les mieux classés se contentent de remettre leur prix à l'association humanitaire de leur choix. Cette année, le processus a été simplifié encore plus : tout l'argent mis en jeu par Harrah's allait en direction de l'association locale contre le cancer. Pas que personne n'allait s'en plaindre. Tout de même en jeu : des trophées pour les meilleurs équipes, et un trophée pour le premier sortant (qui est allé vers Garry de PokerNews après une seule main)



Avec Vanda, la journaliste du site portugais PokerPT (photo : Ricardo Pinto)

Les mains que j'ai jouées dans ce tournoi ont beaucoup moins d'importance que le plaisir que j'ai pris a être assis à la table avec les collègues avec qui j'ai pour la plupart travaillé quotidiennement depuis le 28 mai. C'était enfin notre tour de jouer, après six semaines passées à observer et noter des coups. Et à la pause, au lieu d'écouter des histoires de bad-beat, on les racontées.

Quelques joueurs pros amis des médias étaient présents au départ, comme Gobboboy ou Brian Devonshire. Et aussi Dennis Phillips, l'un des finalistes du Main Event en 2008, qui a payé de sa poche une tournée de pizza et bières pour tous les éliminés. Un bon moyen de se mettre 150 joueurs dans la poche sans forcer. Bien joué.

Mon équipe n'a pas gagné le tournoi des médias... J'ai sauté alors qu'il restait encore quatre tables, suivi rapidement par jakatkin. Mon élimination vaut cependant la peine d'être mentionnée : je fais tapis avec A7 de pique. Derrière un autre fait tapis avec As-Roi. Puis un troisième, nous couvrant tous les deux, fait tapis avec deux Dames.

Le flop est A-7-x, me donnant l'avantage. J'hurle. Le turn est un Roi, donnant l'avantage au second joueur. La rivière est une Dame, donnant l'avantage final au troisième joueur et à la meilleure main de départ. Suck, re-suck et contre-suck. Pauly a atteint la table finale, terminant en troisième place, et l'équipe de Lacey Jones a réalisé la meilleure performance globale. Bravo à eux.

Le reste de mon day-off : lessive, shopping avec Nicolas Levi, et fête PokerStars. Je ne suis pas resté longtemps parce que je me faisais chier, et que le hip-hop de Nelly n'est pas ma tasse de thé. Je me suis cassé au moment exact où il apparaissait sur scène. Une fois rentré dans la chambre, j'ai déplié une carte routière sur la table basse, et commencé à préparer un itinéraire. La délivrance est proche. Les vacances commencent dans sept jours... Direction la Californie.

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