jeudi 4 juin 2009

Prime-time blogging

Day 8

Enfin, de l'inspiration, et Jason Mercier remporte son premier bracelet

Quand le roi des bloggeurs poker Pauly a débuté son reportage aux World Series, il savait qu'il devrait s'absenter à plusieurs reprises durant les sept semaines que dure le festival. Phish, un groupe dont il est fan absolu (de la musique de hippies), s'est reformé pour l'été, et il n'y a rien au monde qui pourrait l'empêcher d'aller les voir, et surtout pas les WSOP. Alors, pour combler les trous durant son absence, Pauly a rassemblé un casting de collègues : les « Tao of Poker All-Star ». J'ai été flatté que Pauly me demande d'en faire partie, étant le seul non-américain de la bande, et donc forcément un peu limité par la barrière linguistique. Mais j'ai accepté tout de même, pas certain que j'allais arriver à écrire quelque chose, avec tout le travail que j'ai déjà à faire.



Et puis, en ce Day 8 est venue la table finale de Stud, avec le formidable parcours d'Eric Drache, un type remarquable à plus d'un titre. A trois heures du matin, je savais que je tenais une histoire en or. Je venais de passer une bonne partie de la nuit à observer la partie à côté de Thor Hansen, collectant des tonnes d'histoires obscures sur le passé enfoui des WSOP. Une heure et demi plus tard, j'envoyais trois pages à Pauly. Vous pouvez lire le résultat ici. J'étais assez fier du résultat, alors j'ai traduit le tout pour le publier sur Winamax.

J'ai eu plein de réactions positives après cette première publication sur Tao of Poker – un des quatre ou cinq blogs les plus lus sur le circuit. J'avais déjà écrit des dizaines d'articles, des news d'une page en anglais pour PokerRoom et Card Player Europe. Mais écrire une vraie histoire est une autre paire de manches. C'est pour cela que je n'en écris jamais. Mais là, je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai tout écrit d'une traite, sans m'arrêter. Alors que d'habitude je suis lent, archi lent. Une inspiration divine.

Bon, je me suis un peu précipité, et il y a deux ou trois trucs que je regrette. Par exemple, j'aurais du attendre d'avoir reçu le communiqué de presse de Nolan Dalla, pour collecter quelques anecdotes sur le vainqueur. J'ai oublié de regarder le palmarès de Drache, ce qui m'aurait apporté une info cruciale pour conclure parfaitement l'article. Et j'ai complètement négligé le côté obscur du personnage, rendant le ton de l'article un peu trop dithyrambique. Mais bon, c'était un bon entraînement pour la suite – j'ai en effet accepté un énorme challenge que m'a proposé un acteur majeur de l'industrie, qui va me donner pas mal de taf durant les dix jours à venir. Je vous en parlerai quand j'aurai terminé.



Autre évenement de cette journée remarquable à plus d'un titre, la victoire de Jason Mercier dans l'épreuve de Pot-Limit Omaha à 1,500 dollars. Pour pimenter un peu mon reportage, j'avais décidé au début des WSOP de choisir plusieurs « favoris du Team Winamax », un casting de joueurs étant à la fois 1/ bons et 2/ sympas, qui selon moi et les joueurs du Team avaient de bonnes chances de remporter un bracelet cet année. Jason était mon premier choix, et ce fut un plaisir de le voir dominer la finale de bout en bout. Ce que j'adore avec les finales des WSOP – en tout cas celles qui ne sont pas filmées – c'est que l'on a toute liberté de s'asseoir à côté de la table pour observer l'action au plus près, comme le montre ce cliché de mon collègue BJ Nemeth publié sur son photo-reportage :



C'est pas le bonheur, ça ? Le problème, c'est que les notes que je suis en train de gribouiller n'ont pas encore été utlisées : je n'ai rien écrit sur Mercier, trop occupé que j'étais avec le reste de l'action.

Le Day 8 sur Winamax

3 commentaires:

MatthP a dit…

Ah si WSOP pouvaient durer toute l'année quel plaisir pour nous de lire ton blog durant cette période...finalement c'est comme pour tout, seul le "off" est intéressant !

Anonyme a dit…

Je suis ton blog depuis bientôt deux ans, et je n'avais encore jamais commenté, parce que je n'estimais pas avoir grand chose a dire. Là, pourtant...

Dans ton précédent post, tu disais ne vouloir qu'une chose, qu'on reconnaisse que tu "fais tes heures", et que tu ne souhaitais pas qu'on te couvre d'éloges.

Permets moi de ne pas t'obéir, car le texte que tu as écris a propos d'Eric Drache est excellent, même si je ne l'ai lu qu'en français. Comme tu le dis, ça fait une bonne histoire, mais surtout, une bonne histoire bien écrite. Tu dis être assez fier de ce texte, et je me permets d'en rajouter une couche : tu peux en être très fier.

Et tant que j'y suis, merci pour ton blog en général, qui donne un regard intéressant sur le monde du poker en général et celui du poker de tournoi en particulier.

Bonne continuation.
Teo

badbead21 a dit…

salut,
Quel talent ! ravi de te lire