lundi 12 janvier 2009

The never ending transit

Aéroport John Fitzgerald Kennedy, New York City, 17h22. Au milieu du plus long « layover » que j'ai jamais eu à subir entre deux avions : sept heures. Ceci dit, le temps est passé vite. Les bagages ont mis longtemps à arriver au Terminal 5, c'était un peu le bordel car tout le monde avait le même sac « PokerStars » (donné aux Bahamas à chaque qualifié pour le Main Event). Après, j'ai traîné les 35 kilos de bagages suscités jusqu'au Terminal 2 (oui, je voyage pas léger, d'autant que j'ai acheté des tonnes de bouquins à New York), et j'ai attendu pas moins d'une heure pour les enregistrer à nouveau au comptoir Delta. J'ai fumé une clope, passé la sécurité, acheté des magazines (la tête d'Obama est en couverture de 95% des périodiques du kiosque), mangé, écrit des cartes postales, acheté des clopes en duty-free (eau de toilettes et cigarettes, standard), échoué à trouver une boîte aux lettres, re-sorti fumi une clope, re-passé la sécurité, trouvé une prise pour brancher l'ordi, et voilà.

J'ai failli rater mon avion à Nassau. La faute à un système de file d'attente parfaitement atroce au comptoir d'immigration. A droite, trois officiers pour faire passer les citoyens américains (peu nombreux). A gauche, deux officiers pour les autres passeports (en surnombre) Et pas le droit de changer de file. J'étais super stressé, je commence à suer, mon avions décollait dans quinze minutes et on n'en finissait pas. Dans la file d'attente, un mec (dont je ne révelerai pas l'identité) passe en douce devant une dizaine de personnes, dont moi. Il discutait tranquillement avec ses potes, il croyait sans doute que personne aller le remarquer. Les gens commencent à grogner, je l'apostrophe : « hé, je suis en train de rater mon avion, ce serait cool de pas nous passer devant. » Et là, le mec s'énerve direct, « quoi quoi quoi qu'est-ce tu racontes, je suis devant toi, j'ai dépassé personne », non mais sans déconner, faut pas se foutre de ma gueule quand même. Et après, quand il s'est rendu compte qu'il était pas super crédible, il me joue le coup du « c'est bon, arrête de paniquer, tu va l'avoir ton avion, fais nous pas chier. » Dans le genre désagréable, on était au top (le pire, c'est que quelques minutes plus tôt le mec parlait avec ses potes d'un sujet abordé par le "commentateur de l'EPT", il aurait sans doute été plus aimable s'il m'avait reconnu) Le couple devant moi (français, le mec a joué le tournoi, il me semble, mais a sauté le premier jour) me laisse passer devant eux. L'officier tamponne mon passeport, je passe la seconde fouille (oui, oui, j'ai pas compris pourquoi) et je fonce à travers le terminal tandis qu'on appelle mon nom sur le système de haut-parleurs. J'atteins la porte d'embarquement juste à temps. A l'entrée m'attend un agent de sécurité pour une troisième fouille. Je m'écroule sur mon siège. Pfiou, c'est pas passé loin.

Encore une semaine bizarre. Les Bahamas... Vingt-cinq degrés dehors, mais jusqu'à quinze heures de travail par jour à l'intérieur. Pour une raison inconnue, j'étais très anxieux le premier jour du tournoi (bon, OK, je suis nerveux de nature, mais là c'était encore pire) Je sais pas, peut-être que je flippais parce que je venais de prendre des vacances et que je n'avais pas couvert de tournoi pendant trois semaines (un record !) Au final, je m'en suis bien tiré. J'ai eu le temps de rédiger quelques trucs qui m'ont raisonnablement satisfaits durant la partie écrite du reportage, et la seconde moitié du tournoi, en direct au micro avec mon pote Manu (que j'avais fait venir spécialement) fut des plus agréables. Pas le temps d'écrire maintenant une tartine sur ma semaine à Paradise Island, je le ferai plus tard. Ou pas. Il ne s'est rien passé d'extraordinaire, quand j'y pense. OK, ElkY a remporté un tournoi. Et alors ? C'est pas comme si l'évenement était rarissimme.

Quoi qu'il en soit, il est temps de retourner en Europe, après deux semaines passées sur le continent américain. Je ramène avec moi un bronzage qui devrait durer juste assez longtemps pour rendre jaloux les collègues de Londres, des souvenirs indélébiles de mon voyage à New York, des tonnes d'heures de sommeil à rattraper, et très certainement un décalage horaire de malade qui va mettre une dizaine de jours à s'estomper. Ce qui est plutôt embêtant, car je suis censé retrouver le bureau dès mardi.

Bon, je vous laisse, j'ai juste assez de temps pour ressortir une dernière fois, m'injecter double dose de nicotine dans le sang, repasser la sécurité, et embarquer mon avion pour Bruxelles. A bientôt.

1 commentaire:

Lionel a dit…

Salut Benjo, pour moi aussi l'agencement et les controle inutiles de l'aéroport de Nassau m'ont laisse dubitatif et nous ont causé pas mal de stress lors de notre voyage de retour.

Le retour au boulot/réalité se fait au ralenti. J'ai été content d'avoir pu te rencontrer brièvement lors de ce PCA. Peut être a une prochaine...