mercredi 30 janvier 2008

Fête de la bière



6h55 du matin. J'aime bien ce concept de blog torché en dix minutes, alors je vais continuer, surtout que j'ai sommeil, là tout de suite. Bon, le Day 1A de l'EPT Dortmund, c'était nul, franchement. 198 joueurs au départ (on en attendait 250), dont seulement six français, et un seul que je connaissais, mon meilleur pote de poker Thomas Fougeron. Fougan a sauté en milieu de journée, et je me suis retrouvé avec des inconnus à couvrir, dont un mec qui s'apelle Cyrille Chabot, un pote à Patrick Bruel il paraît, en tout cas il a terminé chip-leader avec plus de 100,000 en jetons. Pas mal, mais bon, s'il saute au début du Day 2 ca aura servi à rien. Deux autres français ont survécu, ainsi qu'une poignée de joueurs un peu connus, mais sans plus. Rien de bien affriolant. Il reste 70 joueurs à l'issue de la journée, et je n'ai pas grand chose d'autre à dire là dessus. Cliquez içi pour relire mon compte-rendu en direct de la journée sur Winamax.

Par chance, j'ai réussi à choper l'un des rares taxis à la sortie du casino (perdu dans la forêt) et j'ai pu rejoindre rapidement le centre-ville de Dortmund, vers deux heures du mat'. Pendant que je traverse le couloir qui mène à ma chambre, je me rappelle que Ludovic Lacay est arrivé et occupe une chambre adjacente à la mienne. A tout hasard, je tape à sa porte, il m'ouvre, et là, la soirée bascule.

Je ne vais pas vous mentir : on a vidé son mini-bar de fond en comble, et une fois l'opération effectuée, on a été faire subir le même sort au mien. De la bière et du champagne, principalement, plus une bouteille que Ludo avait piquée au bar au rez-de-chaussée. Entre deux heads-up 10/20 sur Winamax, on a parlé de tout et de rien, des gens et du poker, des gens du poker en fait, et mon avocat m'a formellement déconseillé de réveler publiquement les détails de cette conversation sous peine de graves ennuis judiciaires (« Pense un peu à ta carrière, bordel de dieu », c'est ce qu'il m'a dit au téléphone juste après) Du coup, sans rien de plus à vous dire, je vous laisse avec cette photo exclusive, révélant les lectures favorites de Ludovic, je vous jure que c'est vrai :



Ah, sinon, on a essayé d'appeler une pute mais ça répondait pas. Si vous me demandez demain si c'était vrai, je répondrai que je me souviens de rien.

mardi 29 janvier 2008

Dortmund

Alors comme il est tard et que j'ai bu 12 bières et 15 vodkas tonic à la soirée PokerStars, je me suis dit que j'allais écrire un post d'une traite en dix minutes, et de surtout pas me relire, histoire d'être débarassé le plus vite possible. Cela va donner un post de remplissage, sans aucun intêret, dans la continuité des précedents, donc.

Je suis arrivé en Allemagne lundi dans la matinée. Chose proprement extraordinaire, le voyage s'est passé sans absolument aucun problème, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis, pfiou, une eternité. Pourtant, j'avais pris l'option gamble en n'arrivant à Roissy (en TGV depuis Lille) qu'une heure à peine avant le décollage, à sept heures trente du mat' . Arrivé à Dusseldorf (dix heures pile), ma valise était la première sur le tapis roulant (quelle chatte, one time !!!1), et c'est avec trente minutes d'avance que je me pointais sur le quai de la gare, pour prendre le train jusque Dortmund (46 minutes de trajet, réglé comme une horloge.) L'hôtel Mercure est à cinq minutes à pied de la gare, et à midi pile j'étais dans ma chambre. Propre et sans bavure.

Je me suis immédiatement écroulé sur le lit, vu qu'en ce moment j'ai des putains d'insomnies que je n'arrive pas à expliquer. Je sais pas ce qui se passe, depuis une semaine, je dors deux trois heures par ci par là sans arriver à faire une nuit complète. Genre je me couche à 22 heures, pour me réveiller à une heure du mat les yeux grands ouverts, pour ensuite me recoucher trois heures en fin d'après-midi, et ainsi de suite. J'ai du dormi une dizaine d'heures au total ces trois derniers jours.

Bref, je me réveille en milieu d'après-midi, evidemment il y a des travaux dans le couloir, y'a des ouvriers qui changent la moquette devant ma porte en faisant un bordel pas possible. Je retrouve Owen et Martin de PokerListings, et nous faisons honneur à la cuisine Allemande en fonçant directement au Burger King. Bon, ensuite on se ballade un peu dans la ville, il n'y a strictement rien à voir, c'est officiel, Dortmund est la ville la plus chiante d'Europe, et très certainement la seule ville de l'European Poker Tour pour laquelle on ne trouvera absoluement aucun guide touristique en librairie. Enfin, c'est pas très grave vu que je suis là pour bosser, comme d'habitude quoi.

Après, je me pointe à la soirée organisée par PokerStars, qui, par chance, a lieu dans une boîte juste au coin de l'hôtel, je n'ai donc besoin de marcher que deux minutes pour m'y rendre. C'est le raout habituel d'avant tournoi, avec les célébrités mineures du circuit, des qualifiés Internet de 18 ans venus d'Amérique (tu leur presses le nez, y'a du lait qui coule), et nous autres journalistes. Je retrouve Jennifer de Blonde, les barjots de SikTilt, Stephen de PokerStars, Mark de Gutshot, etc etc. Y'a une fille qui crache du feu à l'entrée, tandis qu'une autre caresse son boa près des vestiaires. Sur la piste de danse, un couple fait un numéro de jonglage/acrobate/hula hoop hallucinant, moi j'enchaîne les verres, Lee Jones me demande comment je m'apelle pour la trentième fois en six mois, on me confond avec Antonio Esfandiari pour la soixante-septième fois en un an, les employées de PokerStars occupent le dance-floor, je reprends une vodka tonic, les serveuses sont jolies, ElkY vient me dire bonjour avec Remy Biechel, je parle boutique avec les collègues, on échange quelques perfidies sur nos amis les joueurs pros, et finalement je me casse avant minuit, tant que je tiens encore debout, un peu de tenue, que diable.

L'étape Allemande de l'European Poker Tour commence aujourd'hui à Dortmund. Environ 500 joueurs seront au rendez-vous, parmi lesquels les membres du Team Winamax Arnaud Mattern, Ludovic Lacay, Antony Lellouche, Nicolas Levi et Guillaume de la Gorce, ainsi que le numéro 1 mondial actuel Bertrand « ElkY » Grospellier, plus plein d'autres français, amateurs et pros mélangés, et les habitués du circuit européen.

Je le sens bien, ce tournoi. Le casino est des plus acceuillants, on y mange bien, et l'an passé j'avais eu le plaisir d'assister à la première finale majeure de mon grand ami Thomas « Fougan » Fougeron, ainsi que la percée d'un petit nouveau à l'époque, Nicolas Levi. J'espère que l'épreuve sera aussi passionnante cette année.

Rendez-vous à 15 heures précises sur Winamax ou WAM-Poker. Ensuite, à partir de vendredi, place à la retransmission video en direct sur EPT Live, commentée par votre serviteur. Ca s'annonce bien, ouaip.


La vue depuis la chambre d'hôtel : comme un petit air des Bahamas, vous trouvez pas ?

dimanche 27 janvier 2008

Gus Hansen perd des millions à Vegas

PokerStars tenu par la mafia russe
peut on gagner la mise au poker sans retourner la 4ème carte ?
photos de mecs entre eux
antony lellouche nouvelle coupe de cheveux
club partouze à tours
recits de cul avec belle maman
putes à las vegas à poil gratuit
break dans le couple je commence a fumer en cachette
records sexuels partouze
daniel negreanu bourré relancant tous les pots
winamax truqué
alex ferguson couperose
partie de baise avec la mère de mon pote
benyamine dettes cardiaque poker
ou habite Fabrice Soulier
clubpoker acteur porno
c koi le numero de la prison de tours

etc...

Ca, c'est le genre de phrases - j'invente pas - qui ont été tapées sur Google pour arriver sur mon blog... Amis lecteurs, vous m'éclatez. Si, si. Chaque matin, c'est tout guilleret que je sors du lit, sautillant de joie et trépignant d'impatience à l'idée de consulter mon compteur de visites et découvrir une nouvelle pépite de ce genre.

Ceci dit, y'en a beaucoup qui doivent être déçus quand ils découvrent ma page après une recherche google, s'attendant, pleins d'espoirs, à trouver l'adresse de Fabrice Soulier, des tuyaux pour des putes à poil gratuites où un commentaire sur la nouvelle coupe de cheveux d'Antony Lellouche. De ce côté là, mon blog reste assez pauvre en infos et j'en suis bien désolé, croyez-moi. Quant aux relations qu'entretient PokerStars avec la mafia russe, motus et bouche cousue, j'ai le KGB à mes fenêtres...

A noter que quand on recherche les mots-clés proposés en titre de ce billet, Google propose un verbe de remplacement qui change complètement le sens de la phrase, avouez que l'ironie de la chose à de quoi faire pouffer le quidam moyen pendant des siècles. Oui, je sais, il m'en faut pas beaucoup.

jeudi 17 janvier 2008

Encore invité à la radio



J'ai participé pour la seconde fois à la Radio ClubPoker mardi soir... en compagnie du nouveau numéro 1 français, pas moins. Une émission relax où ElkY a analysé les coups clés de sa victoire aux Bahamas avec un peu de recul. J'étais là pour balançer deux trois conneries de temps en temps. Fabrice Soulier est venu passer le bonjour en compagnie de Jules Pochy et sa caméra.

Cliquez içi pour télécharger l'émission.



Par ailleurs, le co-présentateur de l'émission, mon bon ami Manuel Bevand ("manub"), est actuellement en compétition dans un casting organisé par EverestPoker visant à sponsoriser 10 joueurs sur le circuit pro pour une durée d'un an. Faites-lui plaisir, visitez la page web qu'il a créee à l'occasion : l'un des critères de sélection pour le casting sera le soutien de la communauté aux candidats. Traduction : cliquez, cliquez et encore cliquez... Si tout se passe bien, j'aurai un fish de plus à suivre lors des tournois pros. Bonne chance ! Manuel a par ailleurs sorti son premier bouquin tout récemment, en vente dans toutes les bonnes crémeries : Passer Pro, qui, comme son titre l'indique, s'adresse à ceux et à ceusses qui envisagent de faire du poker leur métier. Une tache moins aisée qu'il n'y paraît...

mercredi 16 janvier 2008

Two times !!!1

Je suis rentré des Bahamas samedi matin. Depuis, je n'ai fait que dormir comme une larve, histoire de rattrapper les heures de sommeil perdues sur Paradise Island. J'ai enchaîné six journées de travail consécutives, d'environ treize heures chacune. Tous les soirs, je bouclais mon reportage aux alentours de minuit, puis prenais une bière avec les collègues avant de m'évanouir dans la chambre. Le lendemain matin, j'étais de retour en salle de presse vers onze heures. J’ai du passer au total une heure à la piscine durant la semaine.



Bref, ce n'est pas en utilisant les mots “vacances” ou “partie de plaisir” que je décrirais ces 7 jours aux Bahamas. Le mot “frustration” conviendrait mieux. Comme je l'ai expliqué à longueur de journée à qui voulait l'entendre lors du tournoi, je préfère encore travailler à Dortmund que sur un île tropicale, parce qu'au moins, quand on s'enferme toute la journée dans une salle de poker, on a pas l'impression de manquer grand chose. Y’a personne qui vient te voir pendant que tu bosses pour dire des trucs du style “Ah, c’te coup de soleil que je viens de choper à la plage, je te dis pas” ou encore “bon, je te laisse, je vais nager avec les dauphins avant la leçon de jet-ski." Je reviendrai aux Bahamas, c'est clair, mais en vacances cette fois-ci. Peut-être pas sur Paradise Island, qui, comme l'a très justement fait remarquer mon collègue Snoopy, ressemble plus à un casino de Vegas au thème "Bahamas" qu'à un casino situé aux Bahamas.

Ceci dit, je ne regrette aucunement d’être venu. La partie fut belle, une fois de plus. Trois semaines après la belle victoire de mon pote Arnaud Mattern à Prague, une étape EPT a de nouveau offert un magnifique moment avec la victoire du plus emblématique des joueurs de poker en ligne français : Bertrand “ElkY” Grospellier. C'est de le deuxième EPT consécuvtif remporté par un joueur français, et nul doute que de nombreuses victoires sont à venir pour nos joueurs. C'est pour des moments comme ça que je fais ce métier. ElkY a dominé son sujet de bout en bout et choppé les bonnes cartes au bon moment. Le buzz dans la salle était extraordinaire. Félicitations au nouveau numéro 1 français, un mec sympa et humble, et un joueur d’exception.



J’ai couvert les quatre premiers jours du tournoi pour Winamax, en écrits et en photos, comme d'habitude. Ensuite, à partir des demi-finales, direction les studios de l’EPT pour prendre le micro et commenter en direct la retransmission du tournoi. Comme je n’étais pas sur que tout le monde viendrait, j’avais lancé des invitations à tout va. Finalement, tout le monde a répondu présent, et ce ne sont pas moins de douze invités qui ont défilé à mes côtés durant deux jours. Mention spéciale à Ludovic Lacay, qui m’a épaté dans le rôle de l’expert, avec sa détection infaillible des tics des joueurs et son aisance au micro. De manière générale, le show fut un vrai bonheur à animer, avec le retour au micro de Michel Abécassis (une première depuis son retrait des WSOP sur RTL9), la présence toujours très appréciée du tandem Robusto Levi-Mattern, ou encore Isabelle Mercier, Thomas Fougeron, Eric Koskas, Antony Lellouche et même mes collègues journaleux Maanu et Paco.

Après le sacre d’ElkY, PokerStars avait organisé un pot d’adieu à l’extérieur. Ca ressemblait au générique de fin d’un film : tous les personnages principaux de la semaine partageant un verre, tandis qu’un orchestre dansait et jouait de la musique traditionnelle. ElkY est monté sur le podium pour recevoir l’ovation de ses pairs : il est le nouveau roi des joueurs de poker en ligne.

Je suis complètement passé à côté de la fête qui a suivi… Bad-beat. J’étais invité, comme tous les autres, à la boîte de nuit du casino pour célébrer la victoire du français. Rentré à l’hôtel pour me changer et enfiler une chemise plus conforme au dress-code du night-club, je me suis effondré sur le lit en me disant “allez, on se repose les yeux cinq minutes et on y retourne” Quand j’ai émergé, vers quatre heures du mat, il était l’heure de partir pour l’aéroport. Et hop, comme ça, sans avoir vu le temps passer, j'étais déjà reparti.

Côté finances, j'étais arrivé à Nassau avec 650$ en poche. Au moment de faire les bagages une semaine plus tard, j'avais à peu près la même somme dans mon portefeuille. Un miracle rendu possible par le fait que j'avais signé un permis de travail en tant que membre de l'équipe de l'EPT. Du coup, il m'était interdit de jouer à l'intérieur du casino sous peine des pires represailles par les autorités Bahaméennes. Résultat : pas de catastrophe possible au black-jack. Aussi, le staff de l'EPT m'avait donné des coupons d'une valeur de 300$, pour mes dépenses dans l'hôtel. Seulement, ils me les ont donné un tantinet trop tard, deux jours avant la fin du tournoi. J'ai voulu revendre ces coupons à Nicolas Levi à moitié prix, mais ce dernier a insisté pour me les racheter à prix coutant. Qu'il en soit remercié.

Un tournoi de plus dans la boîte... Le circuit continue, sans relâche : prochaine étape, Dortmund, à la fin du mois.

Pour relire mon reportage sur Winamax, jour par jour, cliquez içi.



Gros coup de chapeau à mes collègues videastes de Winamax, Paco et Régis, qui ont fait un travail d'exception toute la semaine. Leur dérnière vidéo en particulier me donne des frissons : cliquez içi pour la consulter.

samedi 5 janvier 2008

Bahamas



Parlons peu, mais parlons bien. Je suis arrivé au Bahamas hier dans l'après-midi, après – qui l'eut cru – quelques galères durant le voyage. En fait, littérallement TOUS les gens que j'ai croisé à l'hôtel aujourd'hui ont eu des problèmes pour venir : bagages perdus en pagaille, vols décalés, annulés, etc... Incroyable. Quant à moi, j'ai encore été victime de cette honteuse pratique qu'est le surbooking. Le premier vol, Paris-Atlanta s'est passé sans problème. C'est la première fois que j'utilisais un casque réducteur de bruit, (un Audiotechnica), et c'est tout bonnement extraordinaire. J'ai dormi comme un bébé. Je ne voyagerai plus jamais de la même manière. Bref, on atterrit aux States dans l'après-midi, je passe la sécurité – interminable – l'immigration et la douane. Je m'enfile un BurgerKing, et arrive tout excité au comptoir Delta Airlines du vol pour Nassau. A moi les Bahamas !

« Ah, monsieur, y'a un problème », qu'il me dit, l'employé, « votre nom est bien sur la liste, mais on a plus de place dans l'avion. Vous prendrez le premier vol demain matin. » Dans un incroyable élan de générosité (sic), Delta Airlines m'offre une chambre d'hôtel à Atlanta, et deux coupons pour manger, d'une valeur de... 7 dollars. Aussi, 400 dollars de compensation, mais attention, pas n'importe quels dollars, des Delta dollars, que je ne peux donc dépenser que pour acheter des billets d'avion chez Delta. Donc, en gros, je me fais entuber par Delta, et l'on me compense en me donnant l'opportunité de retenter à nouveau l'expérience. Génial !

Dans la même galère que moi, Johannnes, un pro Autrichien et pote de la Team Robusto, et Nicholas, un Anglais qui bosse pour PokerStars. Au moins, je suis pas tout seul. On va manger dans un « All American Diner » aux alentours de l'hôtel – Nicholas commande des travers de porc long comme le bras, et abdique arrivé à la moitié du plat. Même chose concernant mes pates au brocoli, qui auraient pu nourrir quatre personnes.

Après une courte nuit durant laquelle j'ai suivi en parralèlle sur CNN et Fox News les primaires US en Iowa et les derniers déboires de Britney Spears, nous sommes sur le pied de guerre. Cette fois-ci, pas d'arnaque, on rentre dans l'avion, qui est rempli de joueurs de poker, dont Tom McEvoy et Josh Arieh.

Le ciel est gris quand nous nous posons à Nassau. Le vent souffle et on se les gèle sévère, me rappelant, à toutes fins utiles, que l'hiver existe aussi aux Bahamas. Grr. Ceci dit, l'archipel est rudement joli vu du ciel,et le ton bleu turquoise de l'océan n'augure que du bon.

Le trajet en taxi jusqu'à l'hôtel est interminable, on reste coincés un bon moment dans les bouchons. Les Bahamas faisant partie du Commonwealth rosbif, on conduit à gauche. On croise quand même une bonne majorités de véhicules – importés des States - avec un volant à gauche.



Nous arrivons enfin à Atlantis, l'île où se trouve le méga complexe hotelier du même nom qui abrite la PokerStars Carribean Adventure. C'est Las Vegas à la mer. Tout est faux, rien n'est vrai, les batiments sont en carton, le casino est le même, et les touristes Américains sont majoritaires, qu'ils viennent de New-York (bide énorme, cigare, et accent à la Sopranos), Los Angeles (baggys, pectoraux, chaines en or et casquette des base-ball) ou Floride (vieux, bronzés, et lents).

Je tombe sur Nicolas Levi à l'hôtel – ses bagages ont été perdus en route. Paco et Régis, les vidéastes de Winamax : ils ont été retenus toute la journée d'hier à Miami. Les histoires de bad-beat aériens continuent le reste de l'après-midi au fur et à mesure que je croise les collègues et amis dans les couloirs de l'hôtel.

Après la fête organisée par PokerStars – un peu chiante car gigantesque, il y a plus de 1000 personnes – je tombe sur toute l'équipe Winamax avec qui je vais bouffer. Patrick Bruel lui-même est de la partie, quand je pense qu'il y a deux semaines à peine j'étais en train d'acheter des disques de Patrick Bruel pour ma mère à Noël, et me voilà en train de bouffer avec lui. Des touristes québécois l'ont reconnu dans le resto, ils en étaient dingues.



A la fin, traditionnelle session de « credit card roulette » : chacun sort la CB est l'on tire au hasard un malheureux qui va devoir régler l'intégralité de la note. Comme je n'ai mangé qu'une salade, je ne suis pas chaud pour prendre le risque) de régler la note de 1,500$ (même avec une côte de 14 contre 1. L'ambiance est survolté, et Guillaume « Johny » de la Gorce évite de peu une troisième « victoire » consécutive, le sort décide finalement de faire casquer Nicolas Atlan, le floor manager de l'ACF qui dispute son premier tournoi depuis les WSOP (où il avait terminé 47e sur 6500).



Ensuite, j'ai tenté de comprendre quelque chose au craps, jeu diabolique dont Michel Abécassis et Antony Lellouche sont férus. Sans succès, hélàs (ou tant mieux ?), je rentre me coucher vers minuit.

Présentement, il est 11h35. Après un rapide tour de l'île, je me suis installé en salle de presse, trente minutes avant le coup d'envoi du PokerStars Carribean Adventure, qui fait maintenant désormais partie de l'European Poker Tour (ne me demandez pas pourquoi). Il va avoir plus de 1,200 joueurs (dont 40 français environ) : c'est le plus gros tournoi que j'ai jamais couvert en dehors des WSOP. C'est un tournoi composé en majorité de joueurs en ligne : tous les grands noms sont là, et plus de 700 joueurs se sont qualifiés sur PokerStars.

Suivez le tournoi sur Winamax et WAM-Poker à partir de 18heures, heure Française (midi aux Bahamas)

mardi 1 janvier 2008

Working hard to get my fill



2007 fut sans conteste l'année la plus riche et la plus exhaltante de toute ma vie. J'ai passé plus de six mois sur la route. J'ai couvert plus de 50 tournois de poker dans 12 pays. Je n'ai pas beaucoup dormi. J'ai passé des journées entières à regarder des types jouer aux cartes, et à écrire dessus. J'ai traversé 2007 à vitesse grand V dans un rush de voyages, de paysages et de rencontres. Ouaip, it was a very good year.

Janvier/Février

Cette année fast and furious avait pourtant commencé au ralenti. Je suis resté chez moi en Janvier et Février. J'ai manqué l'EPT de Copenhague, et le durcissement de la position française contre les sites de jeu en ligne a privé le circuit d'un tournoi que tout le monde attendait avec impatience : l'EPT de Deauville. Bref, j'ai rongé mon frein en attendant qu'il se passe quelque chose.

Mars

Après deux mois à rien foutre, il était temps de se remettre au boulot. J''avais les crocs. J'allais être servi. Le mois de Mars est arrivé à point nommé, avec la fin de la saison 3 de l'European Poker Tour, menée tambour battant. Un programme de fous qui m'a vu enchainer trois tournois en à peine quatre semaines. Avec Fougan, son épouse Emilie et notre photographe Arnaud, on a d'abord mis le cap sur l'Allemagne, à Dortmund, qui acceuillait son premier tournoi majeur. L'épreuve fut passionnante à couvrir, et l'accueil germanique des plus chaleureux. Fougan a atteint sa première table finale d'un EPT, après être tombé à 3 blindes en milieu de Day1 : un come-back incroyable. Ce tournoi fut aussi l'occasion de rencontrer pour la première fois le binôme Robusto : Nicolas Levi et Arnaud Mattern. Le premier a lui aussi atteint la table finale, terminant en 7e place juste devant Fougan.

Vingt-quatre heures après être rentré d'Allemagne, nous décollions pour Varsovie, où là aussi l'EPT posait ses valises pour la première fois. De la capitale Polonaise, je ne garde aucun souvenir pour la bonne raison que je n'ai quitté l'hôtel que pour me rendre au casino. Comme souvent, avec notre agenda serré, nous fumes forcés d'arriver la veille du tournoi pour repartir aussitôt celui-ci terminé. N'empêche, ce fut là encore une bonne petite semaine de travail intensif, entrecoupée de francs moments de rigolade avec les collègues au bar du Hyatt. Un Français que je connaissais pas auparavant, Farid Meraghni, atteignit la seconde place de l'épreuve, laissant le titre au Danois Peter Jepsen.

Pas le temps de souffler, quelques heures à peine après la conclusion du tournoi, je suis un avion pour Stockholm, où je ne me poserai que deux jours, le temps de conclure un petit deal avec mes amis de PokerRoom (l'écriture, pour leur site, d'une série de compte-rendus de tournois, en anglais)

Ensuite, direction le sud de la France, où je recharge les batteries quelque jours à Roquebrune Cap-Martin. Puis, saut de puce jusque la principauté de Monte-Carlo, où ce mois de Mars frénétique va culminer de la plus belle manière qui soit avec la grande finale de l'European Poker Tour à 10,000€ l'entrée. Un tournoi extraordinaire qui va réunir plus de 700 joueurs, parmi lesquels les meilleurs joueurs d'Europe et un bon paquet de stars Américaines, les Ivey, Hellmuth et autres Greenstein, culminant avec un tête à tête de folie entre Gavin Griffin et Marc Karam. “Ca y est, l'Europe tient enfin un tournoi du calibre des World Series of Poker”, comme j'allais l'écrire dans mon compte-rendu pour LivePoker. Une semaine à la hauteur de la démesure de la principauté Monégasque. En particulier les teufs organisées par PokerStars et DuskTillDawn. Open-bar, heureusement, sinon je mettais la clé sous la porte. Je me rapelle encore des hamburgers à 20€ du bar à côté de la salle de presse. J'ai repris contact avec Rayan Nathan, que je n'avais pas revu depuis les WSOP 2006. Lui et Nicolas Levi m'ont épaulé pour le compte-rendu de la final, en commentant ce qui se passait à l'écran tandis que je recopiais à toute vitesse sur mon clavier. C'est aussi pendant ce tournoi que j'ai fait connaissance avec le roi des bloggeurs poker, Pauly.

Avril

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Trois jours après mon retour de la principauté, je m'envole pour Dublin où je vais couvrir le plus vieux tournoi d'Europe, le fameux Irish Open de Liam Flood et feu Terry Rogers. Aisément le tournoi le plus loose et rapide que j'ai jamais vu : les trois-quarts des 700 partants sont éliminés dès le premier jour. J'y découvre un petit jeune dont on allait beaucoup entendre parler : Sorel Mizzi. Il se hisse en seconde place, derrière Roland De Wolfe et le vainqueur Marty Smith.

Ensuite, direction Las Vegas pour couvrir un autre très beau tournoi, la finale du World Poker Tour à 25,000$ l'entrée. Je me suis pointé là bas avec juste la promesse d'un article à écrire pour LivePoker, dont les honoraires, si généreux soient-ils, permettaient à peine de rembourser le billet d'avion. Mais je ne voulais absolument pas rater le plus gros tournoi de No-Limit de l'année dans mon casino préféré, j'étais même prêt à bosser gratuitement pour cela. Bref, retour aux bonnes vieilles habitudes : puisque je vais rester toute la semaine dans la salle du tournoi à prendre des notes pour mon article, autant joindre l'utile à l'agréable en balancant les infos en direct sur ClubPoker. Et là s'est produit un truc extraordinaire : sans m'en avoir parlé, Lolo a lancé une collecte sur le forum, et des dizaines de lecteurs ont témoigné de leur soutien en m'envoyant des dollars sur mon compte PokerStars – 800 au total ! J'étais sur le cul. Du coup, j'ai donné le maximum, et réalisé mon meilleur reportage de l'année, culminant avec la victoire du champion du monde Carlos Mortensen. Au cours de la semaine, j'ai perdu les quelques dollars que j'avais en poche en pariant sur le basket-ball US avec Pauly, dollars que j'ai récupérés à la suite d'un pari débile impliquant un massage du bide de David Benyamine. J'ai joué au Keno au buffet du Bellagio avec les potes de BlondePoker et PokerListings. J'ai vu un gamin se ballader avec un flingue entre les machines à sous du Circus Circus. Pauly m'a appris à jouer au Pai-Gow au casino Paris. (Pour relire mon direct sur Club Poker : Day 1A, Day 1B, Day2, Day 3, Day4, Day5, et enfin la Finale.)


En terrasse au Bellagio

Le jour du retour, mon vol transit pour Los Angeles était annulé, et j'ai du passer 24 heures de plus à Vegas en attendant le prochain vol. United Airlines m'avait donné un coupon pour une nuit gratuite dans un hôtel minable en banlieue. L'horreur totale : des blattes dans la baignoire, du vomi sur la moquette, des macs et des putes sur le trottoir. J'ai fui jusqu'au casino Orleans, où, en attendant mon vol, j'ai passé la nuit à rattrapper mes pertes en cash-games de la semaine écoulée. Ouf.

Mai

De retour en France, j'ai répondu à l'invitation de Bruno Fitoussi pour couvrir le Grand Prix de Paris à l'Aviation Club de France, toujours pour le ClubPoker. En l'absence des caméras du World Poker Tour (arrêtées à la frontière par un mur d'hypocrisie, je ne reviendrai pas sur ce triste épisode), la couverture médiatique fut quasiment inexistante, ce qui n'a pas empéché la tenue d'un excellent tournoi, avec une table finale comprenant entre autres Ram Vaswani et Jeff Lisandro. Le premier soir, le tournoi s'est déroulé sous les cris et klaxons venant des Champs-Elysées, fêtant la victoire de Nicolas Sarkozy. A quinze mètres des tables de poker de l'Aviation, notre président fraîchement élu célébrait son accession au pouvoir au Fouquet's en compagnie de ses potes du showbiz et du CAC40. Peu avant, à vingt heures, l'annonce des résultats sur TF1 provoquait une large salve d'applaudissements au bar du cercle. (archives du direct quotidien : Day1A, Day1B, Day2, Day3, Day4, Finale)

Après, direction Barcelone à l'occasion du World Heads-up Championship, pour ce qui sera mon dernier reportage réalisé pour la Team770. Une semaine pépère : avec son organisation atypique (des matchs en tête à tête), ce fut le reportage le moins stressant que j'ai réalisé cette année. D'autant plus qu'on s'est cassés avant la fin.

Juin

Une semaine après mon retour d'Espagne, LE grand voyage de l'année commençait. Le 5, j'embarquais dans un avion pour les Etats-Unis, et commençais ce blog, point de départ de six semaines passées à couvrir les championnats du monde, les World Series of Poker, pour un magazine (LivePoker) et trois sites différents (MadeInPoker, Poker.fr, WAM-Poker)

Les World Series of Poker... Rien que d'y penser, j'en ai encore des frissons. Six semaines de dingue, où j'ai bossé, bossé et encore bossé comme un taré, atteignant parfois seize heures consécutives. Six semaines à regarder des parties de poker à l'intérieur de l'Amazon Room du Rio, six semaines à taper des compte-rendus en salle de presse. Six semaines à dormir quatre ou cinq heures par nuit, dans trois hôtels différents. Six semaines à se plaindre sur ce blog. Six semaines où j'ai compté les jours de congé sur les doigts de la main. Six semaines à manger n'importe quoi, n'importe quand, à boire beaucoup trop de café, et fumer trop de clopes. Six semaines au bord de la crise de nerfs. Mais aussi six semaines de rencontres, de fous rires, d'émotion. Les interminables discussions entre collègues, à disserter sur la vie, à philosopher sur le jeu.


Six semaines de camping dans la salle de presse bondée du Rio

Pour replonger dans cette expérience, le mieux est de jeter un oeil du côté des archives de juin et juillet : j'ai écrit presque tous les jours sur ce blog. La mystérieuse disparition, puis réapparition de Vinny Vihn, les nombreuses tables finales françaises, dont surtout la performance inouabliable de Bruno Fitoussi lors du HORSE à 50,000$... Mes virées au strip-club, la fête nationale du 4 juillet, mes déboires au black-jack*, les embrouilles avec ESPN et Harrah's, toutes ces journées qui se sont étirées très tard, trop tard, parce qu'il y avait toujours quelque chose à raconter, un évenement à couvrir. Se coucher après le lever du soleil, pour aussitôt se relever et retourner en salle de presse à midi. Passer deux heures tous les soirs à se défouler sur ce blog, evacuer la frustration, traiter les WSOP de tous les noms. (* je n'ai jamais pu faire le compte de mes gains/pertes suite à un crash de mon portable en septembre, où j'ai perdu des tonnes de notes et brouillons, y compris mes stats quotidiennes de black-jack)

Et pourtant, aussi épuisantes ces six semaines furent elles, je ne changerais rien, ou presque, si c'était à refaire. Ca valait le coup. J'ai eu la chance incroyable de pouvoir couvrir le plus gros festival de poker du monde de bout en bout. J'ai été le seul journaliste français accrédité sur l'ensemble des WSOP. Alors, même si ce job fut le plus demandeur que j'ai jamais eu, je n'hésiterais pas une seconde si je devais recommencer cette année.

Juillet

Finalement, après plus de quarante jours non-stop, les World Series arrivaient à leur terme avec la victoire dans le Main Event d'un parfait inconnu, comme d'habitude. J'ai couvert la finale en direct içi même. Peu après le triomphe de Jerry Yang, alors que les derniers articles étaient écrits, les dernières photos publiées, je retrouvais les collègues pour un dernier verre au Hooker Bar du Rio, dans cette atmosphère particulière qui flotte dans l'air à la fin de chaque tournoi, mélange de soulagement et d'anxiété. Nous venions de passer un mois et demi ensemble, jour après jour, mais nous n'étions pas encore prêts à nous quitter.

A sept heures du matin, dernière traversée dans les couloirs du Rio, où déjà les hommes d'entretiens s'affaraient retirer toute trace des WSOP jusqu'à l'année prochaine. Je passe une dernière fois en salle de presse, mon lieu de résidence principal durant les six dernières semaines. Sortie par la porte de service : le soleil me brule les yeux. Je peux souffler un bon coup : ma mission est terminée.

J'ai décidé de jouer les prolongations à Vegas, une petite semaine supplémentaire, un congé, un vrai : ma récompense. Pas le temps de souffler, ceci dit. A peine le temps de se reposer quelques heures, et nous voiçi partis, Ed (mon collègue de Gutshot), Rayan et ses deux amis britons, dans un Hummer de location, en route vers la Californie. Un rush express de deux jours à Los Angeles. C'est ainsi que, vingt-quatre heures à peine après la victoire de Jerry Yang, je me suis retrouvé sur un bateau de pêche, voguant à fond de cale sur la côte de Long Beach, le vent dans la tronche et un grand sourire aux lèvres. Après 40 jours passés à respirer l'air conditionné sous l'éclairage des neons, j'avais l'impression de sortir de taule.



Ensuite, pas le temps de dormir, il nous fallait enchaîner à toute vitesse les points touristiques de la cité des Anges. Venice Beach. Hollywood Boulevard. Mulholland Drive. Sunset Strip. Bel-Air. On s'est inscrustés en douce dans la piscine du Beverly Hills Hotel, commandant des Singapour Slings en hommage à Hunter Thompson, sous le regard eberlué de toute l'équipe de foot de Chelsea, en ville pour affronter les Galaxy de David Beckam. On a mangé des hot-dog chez Pink's. On a grimpé sur Hollywood Hills jusqu'au fameux panneau, pour tomber sur un service de sécurité pas commode. On s'est fait refouler du Chateau Marmont, pour y rentrer une heure plus tard grâce à un gros pourboire. On a joué au Commerce Casino tout bourrés à cinq heures du matin. (Album photo L.A.)

De retour à Vegas, mon addiction au black-jack a encore empiré. J'ai perdu 600 dollars en 20 minutes au Palms, sous le regard horrifié de Ed et Pauly. J'en ai regagné les trois quarts une heure plus tard. Deux soirs de suite, j'ai dépensé 400$ au Spearmint Rhino, pour aussitôt les reprendre à la table la matinée suivante. Vegas était en train de me réduire en cendres, à un rythme de plus en plus frénétique. La nausée me guettait en permanence. Il était temps de rentrer à la maison.

Août

Le retour au bercail fut douloureux. L'excitation est tombée net, après toutes ces journées et toutes ces nuits à vivre à toute vitesse. Sensation de sevrage. Et surtout, grosse fatigue. J'ai dormi pendant deux bonnes semaines, avant de repartir, en direction d'Amsterdam pour des vacances, des vraies. Avec Pauly et Rayan, on a loué une superbe maison au bord d'un canal, tout près du centre. Pendant deux semaines, notre programme a principalement consisté en un circuit coffee-shop/bar/quartier rouge répété ad nauseam. On a été voir un match de l'Ajax, et par hasard prodigieux, on s'est retrouvé assis à côté de Noah Boeken et Farid Meraghni. On a fait un saut de 24 heures à Stockholm, invités à s'exprimer lors d'une conférence sur l'avenir des tournois de poker (Rayan intervenant en tant que joueur pro, Pauly et moi en tant que journalistes). On a joué non-stop, au black-jack, au poker, au dés. J'ai surfé sur un rush contre Rayan, doublant et redoublant la mise de départ de 2€ jusqu'à atteindre 256€, pour perdre le tout lors du coup de dés suivant. Dans une colonne pour BluffMagazine, Pauly racontera ce voyage en me décrivant comme un "angry chain-smoking french journalist".

Septembre

A la rentrée, j'ai repris le boulot, et par la même occasion ce blog, laissé en souffrance depuis deux mois.

Les World Series of Poker ont quitté pour la première fois les USA, s'installant à Londres durant dix jours. Chose inouie, c'était encore plus mal organisé qu'à Vegas. J'ai couvert l'évènement pour poker.fr.

Dès mon arrivée, j'ai perdu l'essentiel de mon budget au black-jack durant la soirée d'inauguration.

Le lendemain, la première épreuve commençait, un HORSE à 2,500£, et je réalisais très vite qu'il me serait impossible de couvrir le tournoi proprement, la salle de presse se trouvant carrément à l'extérieur du casino, de l'autre côté de Leicester Square.

Le lendemain, je suis tombé malade.

Un joueur Allemand a ravi le premier bracelet WSOP Européen à Jennifer Harman, tandis qu'en salle de presse, nous écoutions pour la 133e fois consécutive "Don't Stop Believin" du groupe Journey.
Le Main Event à 10,000£ a ressemblé à un demi-échec, et je me suis demandé pourquoi dans un post dix fois trop long.

Un demi-echec qui a largement été effacé par l'extraordinaire retentissement provoqué par la gagnante finale, une jeune Norvégienne de 19 ans, Annette Obrestad.


Annette Obrestad, reine du poker en 2007

Une semaine plus tard, j'étais de retour à Londres, cette fois-ci pour l'EPT. PokerStars m'a choisi pour commenter le tournoi en direct sur leur site, une toute nouvelle expérience que j'apréhendais, et qui s'est finalement révélée être une partie de plaisir, en compagnie de Fougan, Fabrice Soulier, Nicolas Levi et Arnaud Mattern. Antony Lellouche a atteint la table finale.


Au micro en direct avec Fabsoul

Octobre

Le webcast de l'EPT de Londres en français a été un tel succès qu'une semaine plus tard, on me rappelait en urgence pour faire la même chose à Baden, en Autriche. Je suis arrivé à Vienne avec grande difficulté.

L'infiniment sympathique Julian Thew a remporté l'épreuve, et une semaine plus tard, un jeune joueur français (un de plus !) se révélait au public lors de l'étape espagnole du World Poker Tour, ce qui m'a permis d'écrire un post interminable sur l'émérgence de la nouvelle génération.

En octobre, j'ai aussi pris le temps de constater de visu l'arrivée du poker dans les casinos Français, et de relater mon expérience personnelle (tout ne s'est pas passé comme prévu).

A la fin du mois, petit séjour à Paris pour retrouver une dernière fois Rayan avant qu'il ne rentre en Australie après six mois passés à vivre dans sa valise. Je participe pour la troisième année consécutive au tournage de l'émission de Paris Première, le Tournoi des As, en tant que consultant. J'en ai profité pour faire un détour par l'Aviation Club de France, où j'ai pris de l'argent à quelques célébrités parisiennes. J'ai aussi joué une longue session de cash-game où je me suis pris un gros bad beat par un extraterrestre.

Novembre

En novembre, je suis retourné à Paris le temps d'une journée, tentant ma chance sans succès dans des tournois à l'Aviation et au Cercle Haussmann.

Ensuite, cap sur Amsterdam et ses mythiques Master Classics, qui ont été plutôt difficiles à couvrir.

J'ai un peu déliré lors de la deuxième journée de l'épreuve, vu qu'il n'y avait pas grand chose à voir.


Un Français est arrivé en finale, et comme d'habitude, un Norvégien à gagné.

De retour en France, je me rends à nouveau à Paris pour participer à l'émission de radio du ClubPoker. Le bon moment pour rendre un hommage à son créateur sur ce blog.

Le lendemain, départ pour Deauville qui fête le grand retour du poker de haut niveau au Casino Barrière, un an après l'annulation de l'étape française de l'European Poker Tour. Je suis logé dans une suite de grand bourgeois et couvre le tournoi pour ClubPoker en compagnie de mon pote Yuestud. Bref, c'est le bonheur, mais le tournoi est un échec complet : Deauville fait la gueule. Heureusement, Fabrice Soulier arrive tel un Superman pour sauver la semaine du naufrage, en remportant le tournoi parralèle à 1,000€.

Décembre
blanc
Stupeur dans le gotha pokérien : le 4, un géant du jeu nous quitte.

Le 7, j'assiste à la remise des prix Européens du Poker à l'Aviation Club de France. J'inteviewe Annette Obrestad, qui ne remporte qu'un seul trophée sur trois nominations. Mon amie Madeleine Harper remporte un truc aussi. Je me saoule avec l'un de mes héros littéraires.

Et puis enfin, après tous ces tournois enchainés à toute vitesse, les milliers de kilomètres parcourus, cette année de poker s'achève de la plus belle manière qui soit avec la victoire d'un pote à Prague.

Voilà, c'est tout pour 2007. C'était super long à écrire, dis donc. Alors qu'en réalité, tout s'est passé si vite. Il ne me reste plus qu'à souhaiter une excellente année 2008 à ceux qui ont réussi à lire ce post jusqu'au bout. Amis lecteurs, j'ose esperer que vous avez apprécié mon travail tout au long de l'année écoulée. Journaliste poker ! Une occupation dérisoire, vaine et futile, mais tellement passionnante. Merci à tous ceux qui m'ont témoigné de leur soutien. Merci à tous les collègues et joueurs embarqués dans cette aventure de fous. Merci à tous ceux qui m'ont donné du boulot - et pardon pour mes retards incessants. Santé bonheur, santé bonne humeur !

Le format de ce post (surtout la deuxième partie) a été honteusement pompé sur ce très cher Dr Pauly, dont l'amitié et le soutien ont été cruciaux cette année. Cliquez içi pour sa restrospective 2007 en vidéo, où je fais une courte apparition.