mercredi 2 juillet 2008

Slacking

Day 32

Lundi, il faisait trop chaud pour travailler. Les températures ont monté à un niveau jamais atteint cet été. Ceci dit, rien à voir avec la canicule de l’année dernière, où le thermomètre pointait régulièrement à 52 degrés, fait rarissime même dans le désert, cela faisait la une des journaux.

Histoire de se changer les idées, je suis retourné au Red Rock Canyon que je voulais montrer à Paco, on a conduit les 20 kilomètres de parcours en écoutant Dylan et en s’arrêtant de temps à autre pour admirer le paysage. Paco saluait tous les touristes qu’on croisait en leur disant : « Hello, we’re French ». Le temps était agréable. Loin du Strip, des embouteillages et de la pollution, la canicule de Vegas était absente. Il semble que le canyon soit protégé par un micro climat.

Bref, une petite ballade sympathique. Je n’ai qu’une hâte : y retourner le plus vite possible. Tout cette nature m’a donné quelques idées pour l’après Main Event, j’aurai deux jours de libres avant de retourner à Londres : hors de question de les passer à jouer au black-jack.

Même si j’étais présent à l’intérieur de l’Amazon Room durant lundi, je n’y ai pas fait grand-chose. Il n’y avait que quatre épreuves au programme, et je n’avais absolument pas le courage de couvrir une énième loterie à 1,500 dollars. J’ai suivi un peu la deuxième journée du Omaha à 10,000 dollars, mais Marciano et Leibgorin ont sauté assez vite.

Sur le podium ESPN, JC Tran a remporté son premier bracelet : plus que jamais, les WSOP 2008 restent l’année des pros. Va-t-on voir un jouer établi remporter le Main Event pour la première fois depuis 2001 ?

Il n’y avait plus grand-chose à faire au Rio... La plupart des journalistes étaient absents. Il y a comme une atmosphère de calme avant la tempête durant ces ultimes journées avant le départ du Main Event. J’ai glandouillé gentiment sur le banc de presse jusqu’à l’arrivée de Fred Le Roux, dont c’était la dernière soirée à Vegas. J’ai joué online pour la première fois en un mois, j’ai pris quatre caves en une demi-heure. Chouette. On a mangé au In n’Out Burger qu’il ne connaissait pas, avant de se rendre au Bellagio vers minuit. Nous n’avons pas manqué de remarquer qu’aucun joueur français n’était présent dans la salle de cash-games. L’ambiance générale était plutôt morose. Les championnats du monde se terminent, et en ont laissé plus d’un sur le carreau. Même Jennifer Harman, habituée des plus grosses parties, avait délaissé la Bobby’s Room pour disputer une « petite » 800/1600 dans la salle générale, au milieu des touristes. C’est la même rengaine chaque année pour 90% des joueurs participant aux WSOP : on arrive avec plein d’argent, on joue des parties chères, puis, progressivement, on commence à perdre, les buy-ins perdus s’accumulent, on est obligé de descendre de limite, et invariablement, on rentre à la maison les poches vides. Ne reste plus à la majorité des joueurs l’espoir de faire une grosse perf’ au Main Event, qui leur permettra de « break even », et terminer à jeu.

Compte-rendu du Day 32 des WSOP

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