vendredi 4 juillet 2008

How many roads must a man walk down

Day 34

Le jour précédant le Main Event est traditionnellement réservé aux satellites. C’est la dernière chance de qualification au « Big One » pour les joueurs n’ayant pas réussi à réunir les 10,000 dollars nécessaires à l’inscription. Pas grand-chose à voir pour les journalistes, mis à part deux finales auxquelles je n’ai prêté aucune attention. Signalons quand même la victoire (dans l’ultime épreuve préliminaire de l’été) de Matthew Graham, un excellent joueur online dont j’avais fait la connaissance lors des WSOP 2006, que j’avais couverts pour PokerRoom. Un pro accompli qui était déjà millionnaire il y a deux ans, et qui avait réinvesti ses gains dans l’immobilier. Tiens, faudrait que je le demande si ses investissements ont bien prospéré depuis le temps. Hum, en fait non, ce n'est peut-être pas une bonne idée.

J'aurai pu passer la journée dans la piscine, ou dans mon lit, histoire d'être bien reposé et prêt pour onze journée (quasi) consécutives de travail intensif, mais je me suis quand même pointé au Rio mercredi. Deux événements à moitié importants se déroulent chaque année la veille du Main Event : la conférence de presse des organisateurs, et le tournoi des journalistes. Manque de pot, n’avaient lieu ce jour là ni l’un, ni l’autre : tout a été décalé à lundi. J’avais été prévenu par email, mais je l’ai lu trop vite.

Ainsi m’étais-je donc levé à neuf heures pour rien. J’en ai profité pour faire appeler Joel et Lucille, les gagnants du concours « Reporter in Vegas » organisé par Winamax il y a trois mois. Ils sont arrivés à Vegas deux jours plus tôt. Plus de trente membres des forums ClubPoker et Wam-Poker avaient participé au concours : ces deux gagnants ont été choisis pour leur motivation, leurs compétences à l’écrit et le soutien qu’ils ont eu de la part des autres membres. Joel et Lucille vont suivre avec moi leur tout premier tournoi, le plus difficile de tous à couvrir : le Main Event. J’avais donc une tonne de choses à leur apprendre : les différentes phases d’un tournoi, la « grammaire » d’un reportage en direct, la façon de raconter un coup, l’envoi de photos sur le serveur, les règles en vigueur, et plein d’autres choses. Mais je sais que leur motivation compensera aisément leur inexpérience. Et de la motivation, il en faudra pour mener à bien le reportage : de longues journées les attendent, pas toujours passionnantes, pas toujours valorisantes. Ils constateront de visu la réalité du métier de « tournament reporter » : on verra bien si l’expérience leur donne envie de continuer dans cette voie.

Avant de quitter le Rio, on a jeté un coup d’œil au tournoi de charité organisé par Annie Duke et l’acteur Don Cheadle, au profit des victimes de la crise du Darfour. Une initiative on ne plus louable, dans une ville dominée par l’avarice et l’appât du gain. Beaucoup de célébrités avaient répondu à l’appel, comme Ben Affleck, Matt Damon, Charles Barkley ou Adam Sandler. Bien entendu, les pros les plus médiatiques du circuit étaient présents aussi, se mélangeant joyeusement avec les cadors d’Hollywood. En conséquence, la Brazilian Room était pleine à ras-bord de touristes venus tenter d’apercevoir leurs stars préférées. Nous ne sommes pas restés longtemps : les superviseurs ont jeté dehors tous les médias poker au bout de 15 minutes, pour laisser le champ libre à la presse généraliste, qui ne daigne se déplacer que lorsque des people sont présents. De toute façon, je n’avais aucune envie de rester, j’avais bien mieux à faire : une petite sortie au Red Rock Canyon avec le Team Winamax.



Oui, je sais, c’est la troisième fois que je m’y rends en mois. Que voulez-vous, je ne m’en lasse pas. J’avais très envie d’y emmener mes amis du Team, histoire de les ressourcer avant le Main Event. On a fait d’une pierre deux coups : des journalistes sont en ville pour suivre l’équipe, cela leur a permis de faire de chouettes clichés sous le soleil couchant. Je pense que la sortie a plu au Team, en tout cas je suis convaincu qu’un peu de dépaysement ne peut pas leur faire de mal après un mois de tilt (quasi) général à Las Vegas, même si dans le cas présent, ils ont du obéir aux ordres du photographe pendant deux heures, ce qui devait être un peu relou vers la fin. Régis a tourné une magnifique vidéo de la sortie, j’adore :


(cliquez pour agrandir)

En revenant du Red Rock, on s’est rendu au casino du même nom histoire de se restaurer dans une steak-house. Tout le monde était bien crevé après deux heures d’acrobaties en plein soleil. Comme j’avais déjà eu mon quota de viande rouge la veille, j’ai pris un poulet rôti avec un gratin de pomme de terre. Trop bon mais je n’ai pas réussi à finir. Vers minuit, on a repris l’autoroute, direction Vegas. J’ai déposé Arnaud au Rio, Davidi au Wynn, Joel et Lucille au Bally’s (ouf !), puis suis rentré à la villa. Il m’a fallu un bout de temps avant de réussir à m’endormir. J’étais nerveux comme jamais à la veille du plus gros tournoi de l’année.

***

Ludovic Lacay s’est remis à écrire. En voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Visitez le tout nouveau blog de Sir Cuts en cliquant içi.


Je ne m'en lasse pas...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

... before you call him a man

Introl a dit…

and the answer my friend, is blowing in the wind, the answer is blowing in the wind...

Benjo en mode introspection :)