dimanche 6 juillet 2008

Flag waivers

Day 36

Je suis le premier à le déplorer : la charge de travail qui m’incombe actuellement m’empêche de me consacrer pleinement à ce blog. J’aimerais pouvoir passer plus de temps à développer les sentiments et réflexions que m’inspirent le Main Event, tout les trucs qui se passent en parallèle mais le fait est que je n’ai absolument pas le temps, trop occupé que je suis à couvrir l’épreuve en direct du Rio, et ce durant 14 heures par jour. Il y a tellement de choses à écrire, de joueurs à suivre… Je dispose d’une heure à peine par jour pour me pencher sur mon blog, durant la pause dîner du soir, et ce n’est pas suffisant pour produire quelque chose qui tienne la route. Soyons réalistes : mon travail pour Winamax me fait gagner beaucoup d’argent, en tout cas beaucoup plus que lorsque j’étais un freelancer sans le sou. Mon travail sur ce blog me fait gagner… pas un centime. Mes obligations envers Winamax doivent donc rester prioritaires. Traduction : à nouveau, comme souvent cet été, voici un post sans queue ni tête écrit à la va-vite, où l’on apprendra rien d’intéressant.

Vendredi marquait l’anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis. C’est la seconde fois que j’ai l’occasion de passer un 4 juillet en territoire Américain. En 2007, j’avais fêté ça en allant allumer quelques pétards dans le désert avec Ryan, Ed, et les gars de PokerListings. On avait bu de la Corona chaude en regardant les feux artifices briller dans le ciel. Cette année, la fête nationale tombait au beau milieu du Main Event. J’ai donc passé la journée enfermée dans l’Amazon Room pour suivre le Day 1B, sortant de temps pour fumer une cigarette dans la cour. Les hauts murs de cette cour de prison m’empêchaient de voir les feux d’artifice, tout au plus je les entendais éclater de temps à autre.



Plus que tout autre nation, les américains aiment leur drapeau… Sur le toit des casinos, à l’arrière des voitures, devant les McDonald’s, les stations service, les banques, les jardins publics, à la télévision : impossible de faire cent mètres sans tomber sur la bannière étoilée. Un attachement aux symboles quasiment inexistant en France (sauf pendant les finales de coupe du monde bien sur), où le bleu blanc rouge semble être tombé en désuétude, ringardisé par l'extrême droite et les fachos. A Londres, je vois un peu plus de drapeaux, mais finalement pas tant que ça. Et dans le reste de l’Europe, je ne me rappelle pas avoir visité de pays où l’on idolâtre autant son emblème national. Alors qu'aux Etats-Unis, il n’y a pas de honte d’être un fier patriote, personne ne cherchera à s’en excuser. J’écris cela sans la moindre once d’ironie. J’ai une position assez neutre envers le patriotisme, et n’ai jamais succombé à la mode de l’anti-américanisme, très en vogue dans nos contrées européennes.


Jean-Claude Perrot et Patrick Bueno en faveur de l'amitié franco-américaine

Tout cela pour dire que je ne fus pas le moins du monde étonné que le Day 1B du Main Event ait démarré par un chanteur country du cru interprètent l’hymne national acapella, devant un millier de joueurs debout, beaucoup avant enlevé leur casquette et mis la main sur le cœur. Un moment solennel pris au sérieux par tous les américains présents, sous le regard incrédule de tous les autres joueurs venus du monde entier. Harrah’s avait distribué des petits drapeaux américains à l’entrée de l’Amazon Room, mais n’avait pas oublié les canadiens, suédois, allemands, suisses… Par contre, je n’ai pu m’empêcher de sourire quand Jeffrey Pollack a pris le micro pour célébrer l’Amérique, « pays de toutes les libertés », ce qui est assez ironique quand on songe que des sites comme PokerStars ou FullTilt n’ont pas droit de cité au Rio sous prétexte qu’ils laissent jouer les américains.



Il y avait encore moins de joueurs au départ du Day 1B que la veille… La fête nationale n’étant sans doute pas étrangère à cette désaffection. Les français, eux, n’avaient rien à célébrer et étaient donc présents en masse. Mon pote Thomas Fougeron a terminé la journée avec un gros stack, ce qui fait toujours plaisir. Du Team Winamax, on a perdu Eric Koskas, mais on a gardé Tallix, Manub, Michel Abécassis (assis toute la journée en table télé – surveillez ESPN dans les mois à venir !) et les trois qualifiés du jour. Pas mal du tout, cette journée. Aussi, mon cogneur de Varsovie préféré Jean-Claude Perrot a monté un gros tapis, et plein de joueurs que je ne connaissais pas avant ont survécu : Gilles Smedja, Eric Bremond, Bruno Martin… Sans oublier l’excellent Elie Marciano. Parmi les sortants, Patrick Bueno, Nicolas Atlan (meilleur français au Main Event en 2007), Bruno Fitoussi, Nicolas Ragot... Bref, encore une journée bien chargée, ou moi et mes reporters n’avons pas eu le temps de souffler. Et encore, ce n’est que le début.

***

Allez faire un tour sur le blog du cougar sexy de WickedChops, Michelle Lewis, en cliquant ici.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bien que t'en ai pas l'air convaincu, te lire est toujours un plaisir, et ce même si le temps t'es compté !
sam