vendredi 6 juin 2008

Time Out

Day 7

Si l’on veut tenir la distance lors d’une épreuve s'étalant sur 45 jours, il faut savoir se ménager. Profiter des journées calmes pour recharger les batteries, histoire d’être physiquement prêt quand les grosses journées arriveront.

Hier était l’une de ces journées calmes… La plupart des français inscrits à l’épreuve de short-handed avaient sauté en milieu d’après-midi. Les deux finales en cours sur le podium ESPN ne présentaient que peu d’intérêt… Et s’il y avait bien trois joueurs français inscrits à l’épreuve de 17 heures, je n’avais ni la force ni l’envie de couvrir le début d’un tournoi de limit joué en high-low. L’équivalent pokéristique de regarder la peinture sécher sur un mur. Mais si Claude Cohen, Bruno Jais et Claude Marbleu sont encore en course aujourd’hui pour le Day 2, je leur donnerai la couverture qui leur est due.

Peu importe mon état de fatigue ou le nombre d’heures que j’ai déjà accumulé dans la semaine : s’il faut que je sois présent pour couvrir un gros résultat durant les 6 prochaines semaines, je serai au rendez-vous. Je suis là pour ça. En 2007, je suis resté eveillé 24 heures consécutives lors de ce qui fut sans conteste le plus gros résultat français du festival : l’épique finale de Bruno Fitoussi dans le HORSE à 50,000 dollars. S’il me faut recommencer cette année, il faut que je sois prêt. Et pour cela, il faut que je me repose une fois de temps en temps, quand l’actualité me le permet.

Je me suis donc éclipsé rapidement, quittant le banc de presse à 19 heures, après avoir passé tout de même sept heures à l’intérieur de l’Amazon Room. Il était temps, car j’étais fatigué et n’avais plus les idées très claires. J’avais la tête qui tourne, comme après une insolation, alors que je n’avais pas mis les pieds dehors de toute la journée. En sortant du Rio, j’ai même frôlé la catastrophe en m’engageant joyeusement à contre-sens sur la bretelle d’autouroute. Heureusement, il n’y avait personne et j’ai fait demi-tour aussi vite que j’ai pu avant que ne déboule un trente tonnes.

Je me suis rendu chez Fry’s, un gigantesque magasin d’électronique situé à quelques centaines de mètres de la villa. J’ai acheté un téléphone portable, un Motorala pré-chargé avec 1,000 minutes de communication, pour à peine 200 dollars. Une affaire. Ca me permettra de joindre joueurs et journalistes sans me ruiner en communications internationales. Mon téléphone français est toujours inutilisable à l’étranger, ne fonctionnant qu’une fois sur trois. Encore hier, ElkY me reprochait qu’il n’avait pas pu me joindre pour m’inviter au Rhino.

Pauly a démarré une nouvelle rubrique sur son Tao of Poker. Ca s’appelle Tao of Five, c'est une série de cinq questions posées à ses amis des médias. Le premier invité a passer sous le feu roulant des questions de Pauly est votre serviteur… On a enregistré l’interview autour d’un sandwich dans la cantine des joueurs. Pauly n’a pas édité mes réponses, recopiant brut de pomme mes élucubrations proférées dans un mauvais anglais.

Cliquez-ici pour mon compte rendu du Day 7 des WSOP

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci de tenir ce blog, c'est un régal à chaque article.

Yvoutime !

Un fan

nick a dit…

Pareil ici.
Je vis a New York donc peux te lire a des horaires raisonnables.
Keep up !