mardi 17 juin 2008

Ramblings

Day 17

Je n’ai qu’une demi-heure pour écrire ce post avant d’aller retourner voir la finale du Pot Limit Omaha à 5,000 dollars, où les chances de David Benyamine restent bonnes malgré la domination de Phil Galfond, malheureusement assis à sa gauche, la pire position.

De toute façon je n’ai pas grand-chose à raconter. Après la session cagoule black-jack de la veille, je me suis réveillé la bouche pâteuse et les idées pas très claires, pas très heureux de retourner au Rio après seulement une toute petite journée de pause. Mais les WSOP suivent leur cours, et je ne peux pas m’absenter trop longtemps.

Que s’est-il passé hier ? Il y a d’abord eu l’épreuve de midi, un No Limit classique à 3,000 dollars. Deux français seulement ont survécu à la première journée : mon meilleure pote de collocation à la villa Nicolas Levi, et le mystérieux Françis Mahiout dont je ne sais rien, à part qu’il est français et qu’il joue et gagne en tournoi depuis plusieurs millénaires. Davidi Kitai a terminé l’argent pour son premier tournoi aux couleurs du Team Winamax. Belle entrée en matière pour le Belge, et un money finish de plus à mettre au passif de la meilleure équipe française du monde.


Davidi Kitai, une fois

Patrick Bueno a terminé dans le top 10 de la très difficile épreuve de Limit à 10,000 dollars. Ce qui ne fut pas le cas du fantasque Jean-Claude Perrot (aussi appelé « le cogneur de Varsovie ») qui s’était inscrit un peu par hasard et a joué quelques coups de manière… excentrique, pour rester diplomate. Pas du tout un expert en Limit, le jipé.

Pour continuer sur le thème « Year of the Pro » lors des WSOP, les deux bracelets d’hier ont été décernés à deux excellents joueurs de high-stakes : Kenny Tran et Barry Greenstein. Le Robin des Bois du poker (qui, d’ailleurs, ne verse plus la totalité de ses gains de tournoi aux œuvres de charité, mais seulement une partie, ce qui reste très généreux, je vous l’accorde) n’a pas pris le temps de poser pour les photographes : deux minutes chrono après sa victoire dans le tournoi de Razz, il s’était rassis dans l’épreuve de Limit qu’il disputait en parallèle.


LOL donkaments

En vrac : Johnny Chan se comporte en véritable ordure avec les croupiers. Rien à battre de ses dix bracelets et ses deux championnats du monde, ce type est une merde. Il faut le voir faire sa pub à longueur de journée pour sa boisson énergétique à la con, on dirait une vieille pute sur le retour, faut vraiment qu’il soit broke de chez broke pour se rabaisser comme ça. Connard.

Un des serveurs du Rio est français, c’est assez rare pour être signalé (en général, quand un français émigre aux USA, c'est pour faire autre chose qu'un boulot ingrat, sinon à quoi ca sert de traverser l'Atlantique ?) Il m’a apporté des bouteilles d’eau toute la journée en refusant de prendre un pourboire. Sympa.

Phil Ivey a, on peut s’en douter, suivi avec attention le cinquième match des Lakers. Je me demande de combien il graisse la patte des superviseurs pour qu’ils branchent les écrans de contrôle sur ESPN à la place de l’horloge du tournoi. Los Angeles a gagné la rencontre assez facilement, offrant un répit temporaire à Ivey. La partie est loin d’être gagnée, cependant : il reste aux Lakers à gagner deux rencontres, sans droit à l’erreur. Au grand agacement d’Ivey, Noah Boeken n’a pas arrêté de lui demander combien était le « buyout » de son pari à 2 millions. (Le « buyout », c’est la somme qu’Ivey peut, si possible, payer tout de suite pour mettre fin au pari avant sa conclusion) Ivey n’a pas voulu répondre.

Juste avant le match de basket, c’est pour l’US Open de Golf que l’Amazon Room entière s’enflammait. Le Phil Ivey du poker Tiger Woods a réussi un come-back incroyable, arrachant à son adversaire un match supplémentaire de play-offs.

Sinon, je ne suis vraiment pas satisfait de la décision d’Harrah’s d’avoir rajouté une salle annexe à l’Amazon Room. Cette dernière me semble à mon goût assez spacieuse pour accueillir tous les tournois simultanément. Etait-il bien nécessaire de faire jouer toutes les épreuves en Day 2 dans la Brazilian Room? Cela m’oblige à effectuer des allers-retours fastidieux dans les couloirs du Rio, alors que devant moi, en face du banc de presse, un bon quart de l’Amazon Room est vide toute la journée. Je me demande si les deux salles seront remplies pendant le Main Event. Mon pote Lance, qui écrit pour le site officiel des WSOP, m’a confié que les organisateurs attendaient 8,000 joueurs cette année pour le « Big One ». J’en fais déjà des cauchemars. Heureusement que j’aurai des renforts pour le reportage.

Retour à la villa vers une heure du matin pour un petit barbecue des familles avec Johny, Tall, Cuts et Nicolas. A la télé, GSN diffuse la finale de l’EPT des Bahamas. La victoire d’ElkY reste sans aucun doute l’un de mes plus beaux souvenirs pokeristiques. Par contre, je ne me souvenais plus qu’il ait touché autant de jeu, ce chattard.

Cliquez-içi pour mon compte-rendu du 17e jour des WSOP

3 commentaires:

Giorgio a dit…

on dit aussi sur 2+2 que Chan est un connard qui utilise les places de parking pour handicapé
http://forumserver.twoplustwo.com/showthread.php?t=227217

Nicolas a dit…

Merci Benjo de nous faire suivre les World Series de cette manière. J'adore ta façon d'écrire, toutes ces petites anecdotes, tes coups de gueule !!

As-tu déjà songer à écrire un livre ?
En tout cas tu as le talent necessaire !! Et je ne dois pas être le seul de cet avis.

Bonne continuation à toi et n'oublie pas de te ménager en vue de l'épuisant Main Event qui t'attend !

Anonyme a dit…

Bonjour ou bonsoir Benjo,

Je te remercie pour tous tes commentaires "pokeriens" toujours remplis de pertinence mais aussi et surtout pour tes avis et tes coups de gueules tellement humain (surtout vis àvis des monstres sacrés), j'adore !!
Encourage toute l'équipe Winamax surtout Davidi ( fierté nationale oblige enfin ce qu'il en reste). Et enfin je te conseillerais si tu ne les connaissais pas déjà: "Tropique du capricorne" de Henry Miller ainsi que tous les livres de Bukowski. Bonne continuation à toi.

Thibaut