lundi 16 juin 2008

Farniente

Day 16

Je n’ai pas mis les pieds au Rio hier… Après douze journées consécutives passées à l’intérieur de l’Amazon Room, j’ai décidé de prendre ma première journée de congé. Je me suis levé bien après midi et ai lancé PokerNews pour suivre l’évolution de la finale du No-Limit à 2,000 dollars. Si Stéphane Tayar, petit tapis au départ de la partie, avait réussi à survivre à sa première confrontation, je serais retourné au Rio direct pour rendre compte des évenements. Malheureusement (pour lui, pas pour moi), cela n’a pas été le cas et Stéphane a été éliminé en neuvième place, me laissant la journée de libre. Je n’ai donc pas assisté au second sacre du pirate Italien Max Pescatori, ni à la victoire de Blair Hinkle une semaine après la victoire de son grand frère Grant.

Au lieu de ça, je me suis d’abord rendu dans le vieux Vegas pour faire un peu de shopping au Gamblers Book Shop, une librairie dédiée au jeu. La boutique sent le vieux, mais l’acceuil est chaleureux. Le proprio, un vieux New-Yorkais qui parle comme dans les Sopranos, a reconnu mon accent français en deux secondes. Aussitôt, il sort de son comptoir un atlas et commence à me faire la liste des villes françaises qu’il connaît. Avant de partir, il me demande si je suis en voiture ou en taxi. Il part dans l’arrière boutique et revient avec une bouteille d’eau. « Il fait très chaud, faut faire attention » J’ai complété ma bibliothèque en achetant deux bouquins indispensables que je n’avais pas en ma possession : « Shut up and Deal », de Jesse May, la meilleure fiction jamais écrite sur le poker, et « The Biggest Game in Town », le magnifique compte-rendu des WSOP 1981 par le poète anglais A. Alvarez.

Ensuite, j’ai repris l’Interstate 15 en sens inverse. Direction Tropicana Road et mon endroit favori de Las Vegas…. Le musée du flipper, dont je vous ai déjà parlé l’année dernière. Rien de tel qu’une petite partie à trois billes pour me détendre. En deux heures, j’ai dépensé sept dollars. Le meilleur deal de Las Vegas, assurément. J’ai joué à mes machines préférées… Addam’s Family et Creature of the Black Lagoon de Bally’s, Lord of the Rings et les Simpson’s de Stern. Il y avait aussi la toute dernière machine de Stern, Indiana Jones. Un flipper un peu bizarre, assez simpliste, je me suis un peu emmerdé. On est loin de la version qu’avait sortie Williams il y a 14 ans.

En soirée, rendez-vous était pris au MGM avec le Team Winamax pour un combo resto/spectacle. « Ka » est mon deuxième spectacle du Cirque du Soleil. Très impressionnant, les cascades sont vraiment spectaculaires et la technique très innovante : la scène pivote dans tous les sens possibles sur un axe tridimensionnel (on aperçoit une grosse machinerie hydraulique derrière) Malgré tout, contrairement à Ludovic et Nicolas, ce n’est pas un spectacle que je retournerai voir. J’avais craqué pour "Love" l’année dernière, mais c’était gagné d’avance car je suis un fan absolu des Beatles. Mais ici, je ne suis pas immergé complètement dans le truc. Qu’on ne se méprenne pas, le spectacle est de top qualité, c’est du très très haut de gamme, et je le recommanderai chaudement pour quiconque cherche à passer une soirée divertissante à Vegas. C’est juste que le cirque, à la base, c’est pas trop ma tasse de thé.

Après minuit, direction le Gold Coast pour mon endroit favori numéro 2 de Las Vegas… La piste de bowling. J’ai donné rendez-vous à Jason de PokerListings qui s’est pointé avec ses collègues Matt, Marty et Jason. On a loué deux pistes pour un total de onze joueurs, et les deux groupes se sont joyeusement mélangés. Les paris ont fusé, bien entendu. Sur la deuxième partie, j’ai gagné mon pari à 10 dollars contre Nicolas Levi avec 20 points d’avance. Johny m’avait aussi donné de l’action, faisant équipe avec Alexia et Almira contre moi et Rod. J’ai joué comme une merde mais ai quand même marqué assez de points pour les défoncer. L’équipe PokerListings (Matt, Jason, Martin) a battu à plate couture l’équipe Winamax (Tall, Nico, Cuts), il y a même eu une news à ce sujet sur leur site le lendemain.

Il était déjà bien tard quand la partie s’est terminée… Et j’avais déjà bu beaucoup de Heineken à deux dollars. Mais j’ai quand même insisté pour jouer au black-jack avec Tall et Cuts. Une idée merdique bien entendu. A cinq heures du matin, j’étais encore en train de courir après mes pertes, tandis qu’à côté de moi, Ludovic et Anthony gagnaient à tous les coups. Il y a quelque chose de pire que de perdre une tonne à un jeu de casino : c’est de rentrer à la maison à l’aube, complètement en tilt, en songeant que d’ici quatre heures, on sera déjà debout pour aller bosser. Note pour la prochaine fois : ne pas prendre de congé, ca coûte trop cher.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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