mardi 1 avril 2008

San Remo



9h05. Hôtel Miramare. Il fait beau sur la côte méditerranéenne. Vingt-cinq degrés au moins. Les palmiers se penchent doucement au rythme du vent. Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai vu le soleil en ouvrant la fenêtre au réveil. Et la mer, aussi.

Nous sommes arrivés lundi soir à San Remo, principauté Italienne située à deux pas de sa cousine Monégasque, au terme d’un fastidieux périple entamé à Londres au petit matin. Accompagné de Tall, je quitte notre maison de Clapham Common à neuf heures pile. On traîne nos bagages à travers le parc, jusqu’à la station de métro : direction Elephant Castle sur la Northern Line, puis bifurcation sur la Bakerloo jusque Paddington. De là, un train express (15 pounds le ticket) nous emmène en un quart d’heure à l’aéroport d’Heathrow.

L’enregistrement se passe sans encombres, et nous embarquons à l’heure prévue. Dans l’avion : Tony Cascarino, Mel Judah, Stephen Bartley du blog PokerStars, John Tabatabai (il me semble) et John Duthie – le créateur de l’EPT préfère la première classe.

Il est quinze heures quand nous nous posons à Nice. Nous avons trois heures à tuer avant de prendre le train. Je cherche un coiffeur autour de la gare : peine perdue, nous sommes lundi et les salons sont tous fermés. On traverse la rue pour se restaurer au Flunch, où je me régale d’un steak accompagné d’une ration (quasi) illimitée de frites noyées dans une sauce au poivre. Miam. Ensuite, on patiente en terrasse d’un bistrot en observant les personnages tous plus ou moins louches qui hantent le quartier de la gare, clodos, poivrots, hippies, gothiques et mafieux en costume de marque. Après deux mois à Londres, j’avais presque oublié l’existence des jeunes en survet’ Lacoste jaune canari – sans compter les minettes de 17 ans prenant le café avec le bébé dans la poussette. Pittoresque.

Finalement, il est temps d’embarquer. Johny vient de descendre du Paris-Nice et nous rejoint. Tall me présente au très sympa Ryan Daut, qui arrive en ligne direct du New Jersey. Je commets un faux pas en oubliant de me rappeler que l’Américain à remporté la PokerStars Carribean Adventure en 2007 – par contre, je me souviens bien de son élimination au Main Event des WSOP l’an dernier : carré de 8 contre quinte flush !

Ensemble, on se tasse en cabine dans le délicieux tortillard qui longe la côte jusque San Remo, en passant par Monaco, Menton et Vintimille. Le taxi me dépose à l’hôtel peu avant vingt heures. Le Mirarare est un quatre étoiles dont les hauts plafonds, les canapés, les tableaux, les lustres et les enluminures peinent à faire oublier que la dernière rénovation de l’hôtel date d’au moins 1978. Pour preuve, je ne dispose pas d’une connection Internet dans ma petite chambre au troisième étage. Je ne dispose que d’une vue sur la mer en guise de maigre consolation.

Las, je zappe le dîner avec les collègues de l’équipe Winamax et la fête organisée par PokerStars, préférant m’écrouler sur le matelas à ressorts dur comme chêne, pour ma première vraie nuit de sommeil depuis plusieurs semaines. Les journées de travail dans les bureaux londoniens de Winamax sont longues, et entrecoupées d’interminables trajets en métro, ne me laissant guère de temps pour mettre à jour ce blog, ni pour faire quoi que ce soit d’autre d’ailleurs - si ce n’est un épluchage méthodique des restos Italiens de Clapham avec Johny et Tall. Si l’on excepte les journées de travail de douze heures qui m’attendent durant le reste de la semaine, cet EPT Italien, avec son décor méditerranéen, ressemble presque à des vacances.

San Remo et Monte Carlo : l’EPT entame donc sa dernière ligne droite de la saison 4 au soleil, avec deux étapes jouées coup sur coup en avril, deux semaines après l’étape de Varsovie – dont j’ai déjà presque tout oublié, si ce n’est une beuverie mémorable (ça va devenir une habitude) le premier soir avec Cuts et Paco, pour l’anniversaire de ce dernier. Sept joueurs du Team Winamax sont au départ : autant dire que l’équipe est presque au complet (manquent juste Manuel Bevant et Alexia Portal, qu’on retrouvera à Monaco dans dix jours)

Quoi qu’il en soit, je suis en pleine forme et gonflé à bloc pour cinq jours de reportage. Les trois premiers jours par écrit sur Winamax, avant d’attaquer le direct sur EPT live pour les deux dernières journées. Je le sens bien, ce tournoi.


Cafe latte et San Pellegrino

3 commentaires:

KiNgKoNg a dit…

Merci encore pour ce nouveau Coverage BenJo !!

Je m'en vais de suite te lire sur Wam ! A+

Victor a dit…

Content que tu sois de retour sur le blog !

Audrey & Jérémie a dit…

salut !

tu avais raison, "Je le sens bien, ce tournoi."

Moumouth 4ème et Antho 2ème, vivement Monte-Carlo !!!

@+