samedi 5 janvier 2008

Bahamas



Parlons peu, mais parlons bien. Je suis arrivé au Bahamas hier dans l'après-midi, après – qui l'eut cru – quelques galères durant le voyage. En fait, littérallement TOUS les gens que j'ai croisé à l'hôtel aujourd'hui ont eu des problèmes pour venir : bagages perdus en pagaille, vols décalés, annulés, etc... Incroyable. Quant à moi, j'ai encore été victime de cette honteuse pratique qu'est le surbooking. Le premier vol, Paris-Atlanta s'est passé sans problème. C'est la première fois que j'utilisais un casque réducteur de bruit, (un Audiotechnica), et c'est tout bonnement extraordinaire. J'ai dormi comme un bébé. Je ne voyagerai plus jamais de la même manière. Bref, on atterrit aux States dans l'après-midi, je passe la sécurité – interminable – l'immigration et la douane. Je m'enfile un BurgerKing, et arrive tout excité au comptoir Delta Airlines du vol pour Nassau. A moi les Bahamas !

« Ah, monsieur, y'a un problème », qu'il me dit, l'employé, « votre nom est bien sur la liste, mais on a plus de place dans l'avion. Vous prendrez le premier vol demain matin. » Dans un incroyable élan de générosité (sic), Delta Airlines m'offre une chambre d'hôtel à Atlanta, et deux coupons pour manger, d'une valeur de... 7 dollars. Aussi, 400 dollars de compensation, mais attention, pas n'importe quels dollars, des Delta dollars, que je ne peux donc dépenser que pour acheter des billets d'avion chez Delta. Donc, en gros, je me fais entuber par Delta, et l'on me compense en me donnant l'opportunité de retenter à nouveau l'expérience. Génial !

Dans la même galère que moi, Johannnes, un pro Autrichien et pote de la Team Robusto, et Nicholas, un Anglais qui bosse pour PokerStars. Au moins, je suis pas tout seul. On va manger dans un « All American Diner » aux alentours de l'hôtel – Nicholas commande des travers de porc long comme le bras, et abdique arrivé à la moitié du plat. Même chose concernant mes pates au brocoli, qui auraient pu nourrir quatre personnes.

Après une courte nuit durant laquelle j'ai suivi en parralèlle sur CNN et Fox News les primaires US en Iowa et les derniers déboires de Britney Spears, nous sommes sur le pied de guerre. Cette fois-ci, pas d'arnaque, on rentre dans l'avion, qui est rempli de joueurs de poker, dont Tom McEvoy et Josh Arieh.

Le ciel est gris quand nous nous posons à Nassau. Le vent souffle et on se les gèle sévère, me rappelant, à toutes fins utiles, que l'hiver existe aussi aux Bahamas. Grr. Ceci dit, l'archipel est rudement joli vu du ciel,et le ton bleu turquoise de l'océan n'augure que du bon.

Le trajet en taxi jusqu'à l'hôtel est interminable, on reste coincés un bon moment dans les bouchons. Les Bahamas faisant partie du Commonwealth rosbif, on conduit à gauche. On croise quand même une bonne majorités de véhicules – importés des States - avec un volant à gauche.



Nous arrivons enfin à Atlantis, l'île où se trouve le méga complexe hotelier du même nom qui abrite la PokerStars Carribean Adventure. C'est Las Vegas à la mer. Tout est faux, rien n'est vrai, les batiments sont en carton, le casino est le même, et les touristes Américains sont majoritaires, qu'ils viennent de New-York (bide énorme, cigare, et accent à la Sopranos), Los Angeles (baggys, pectoraux, chaines en or et casquette des base-ball) ou Floride (vieux, bronzés, et lents).

Je tombe sur Nicolas Levi à l'hôtel – ses bagages ont été perdus en route. Paco et Régis, les vidéastes de Winamax : ils ont été retenus toute la journée d'hier à Miami. Les histoires de bad-beat aériens continuent le reste de l'après-midi au fur et à mesure que je croise les collègues et amis dans les couloirs de l'hôtel.

Après la fête organisée par PokerStars – un peu chiante car gigantesque, il y a plus de 1000 personnes – je tombe sur toute l'équipe Winamax avec qui je vais bouffer. Patrick Bruel lui-même est de la partie, quand je pense qu'il y a deux semaines à peine j'étais en train d'acheter des disques de Patrick Bruel pour ma mère à Noël, et me voilà en train de bouffer avec lui. Des touristes québécois l'ont reconnu dans le resto, ils en étaient dingues.



A la fin, traditionnelle session de « credit card roulette » : chacun sort la CB est l'on tire au hasard un malheureux qui va devoir régler l'intégralité de la note. Comme je n'ai mangé qu'une salade, je ne suis pas chaud pour prendre le risque) de régler la note de 1,500$ (même avec une côte de 14 contre 1. L'ambiance est survolté, et Guillaume « Johny » de la Gorce évite de peu une troisième « victoire » consécutive, le sort décide finalement de faire casquer Nicolas Atlan, le floor manager de l'ACF qui dispute son premier tournoi depuis les WSOP (où il avait terminé 47e sur 6500).



Ensuite, j'ai tenté de comprendre quelque chose au craps, jeu diabolique dont Michel Abécassis et Antony Lellouche sont férus. Sans succès, hélàs (ou tant mieux ?), je rentre me coucher vers minuit.

Présentement, il est 11h35. Après un rapide tour de l'île, je me suis installé en salle de presse, trente minutes avant le coup d'envoi du PokerStars Carribean Adventure, qui fait maintenant désormais partie de l'European Poker Tour (ne me demandez pas pourquoi). Il va avoir plus de 1,200 joueurs (dont 40 français environ) : c'est le plus gros tournoi que j'ai jamais couvert en dehors des WSOP. C'est un tournoi composé en majorité de joueurs en ligne : tous les grands noms sont là, et plus de 700 joueurs se sont qualifiés sur PokerStars.

Suivez le tournoi sur Winamax et WAM-Poker à partir de 18heures, heure Française (midi aux Bahamas)

2 commentaires:

ejdub a dit…

Slt Benjo

j'apprécie énormément ton investissement dans les différents events. j'écoute actuellement tes commentR des Bahamas c très cool

crevet a dit…

Hello Benjo,

J'ai moi aussi écouté tes commentaires d'hier soir et j'ai vraiment apprécié. Très sympa.
J'ai énormément ri pendant le break avant le Heads up, Isabelle et toi étiez parfaits ^^
Merci à toi donc de m'avoir fait passer un bon moment.