mardi 1 janvier 2008

Working hard to get my fill



2007 fut sans conteste l'année la plus riche et la plus exhaltante de toute ma vie. J'ai passé plus de six mois sur la route. J'ai couvert plus de 50 tournois de poker dans 12 pays. Je n'ai pas beaucoup dormi. J'ai passé des journées entières à regarder des types jouer aux cartes, et à écrire dessus. J'ai traversé 2007 à vitesse grand V dans un rush de voyages, de paysages et de rencontres. Ouaip, it was a very good year.

Janvier/Février

Cette année fast and furious avait pourtant commencé au ralenti. Je suis resté chez moi en Janvier et Février. J'ai manqué l'EPT de Copenhague, et le durcissement de la position française contre les sites de jeu en ligne a privé le circuit d'un tournoi que tout le monde attendait avec impatience : l'EPT de Deauville. Bref, j'ai rongé mon frein en attendant qu'il se passe quelque chose.

Mars

Après deux mois à rien foutre, il était temps de se remettre au boulot. J''avais les crocs. J'allais être servi. Le mois de Mars est arrivé à point nommé, avec la fin de la saison 3 de l'European Poker Tour, menée tambour battant. Un programme de fous qui m'a vu enchainer trois tournois en à peine quatre semaines. Avec Fougan, son épouse Emilie et notre photographe Arnaud, on a d'abord mis le cap sur l'Allemagne, à Dortmund, qui acceuillait son premier tournoi majeur. L'épreuve fut passionnante à couvrir, et l'accueil germanique des plus chaleureux. Fougan a atteint sa première table finale d'un EPT, après être tombé à 3 blindes en milieu de Day1 : un come-back incroyable. Ce tournoi fut aussi l'occasion de rencontrer pour la première fois le binôme Robusto : Nicolas Levi et Arnaud Mattern. Le premier a lui aussi atteint la table finale, terminant en 7e place juste devant Fougan.

Vingt-quatre heures après être rentré d'Allemagne, nous décollions pour Varsovie, où là aussi l'EPT posait ses valises pour la première fois. De la capitale Polonaise, je ne garde aucun souvenir pour la bonne raison que je n'ai quitté l'hôtel que pour me rendre au casino. Comme souvent, avec notre agenda serré, nous fumes forcés d'arriver la veille du tournoi pour repartir aussitôt celui-ci terminé. N'empêche, ce fut là encore une bonne petite semaine de travail intensif, entrecoupée de francs moments de rigolade avec les collègues au bar du Hyatt. Un Français que je connaissais pas auparavant, Farid Meraghni, atteignit la seconde place de l'épreuve, laissant le titre au Danois Peter Jepsen.

Pas le temps de souffler, quelques heures à peine après la conclusion du tournoi, je suis un avion pour Stockholm, où je ne me poserai que deux jours, le temps de conclure un petit deal avec mes amis de PokerRoom (l'écriture, pour leur site, d'une série de compte-rendus de tournois, en anglais)

Ensuite, direction le sud de la France, où je recharge les batteries quelque jours à Roquebrune Cap-Martin. Puis, saut de puce jusque la principauté de Monte-Carlo, où ce mois de Mars frénétique va culminer de la plus belle manière qui soit avec la grande finale de l'European Poker Tour à 10,000€ l'entrée. Un tournoi extraordinaire qui va réunir plus de 700 joueurs, parmi lesquels les meilleurs joueurs d'Europe et un bon paquet de stars Américaines, les Ivey, Hellmuth et autres Greenstein, culminant avec un tête à tête de folie entre Gavin Griffin et Marc Karam. “Ca y est, l'Europe tient enfin un tournoi du calibre des World Series of Poker”, comme j'allais l'écrire dans mon compte-rendu pour LivePoker. Une semaine à la hauteur de la démesure de la principauté Monégasque. En particulier les teufs organisées par PokerStars et DuskTillDawn. Open-bar, heureusement, sinon je mettais la clé sous la porte. Je me rapelle encore des hamburgers à 20€ du bar à côté de la salle de presse. J'ai repris contact avec Rayan Nathan, que je n'avais pas revu depuis les WSOP 2006. Lui et Nicolas Levi m'ont épaulé pour le compte-rendu de la final, en commentant ce qui se passait à l'écran tandis que je recopiais à toute vitesse sur mon clavier. C'est aussi pendant ce tournoi que j'ai fait connaissance avec le roi des bloggeurs poker, Pauly.

Avril

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Trois jours après mon retour de la principauté, je m'envole pour Dublin où je vais couvrir le plus vieux tournoi d'Europe, le fameux Irish Open de Liam Flood et feu Terry Rogers. Aisément le tournoi le plus loose et rapide que j'ai jamais vu : les trois-quarts des 700 partants sont éliminés dès le premier jour. J'y découvre un petit jeune dont on allait beaucoup entendre parler : Sorel Mizzi. Il se hisse en seconde place, derrière Roland De Wolfe et le vainqueur Marty Smith.

Ensuite, direction Las Vegas pour couvrir un autre très beau tournoi, la finale du World Poker Tour à 25,000$ l'entrée. Je me suis pointé là bas avec juste la promesse d'un article à écrire pour LivePoker, dont les honoraires, si généreux soient-ils, permettaient à peine de rembourser le billet d'avion. Mais je ne voulais absolument pas rater le plus gros tournoi de No-Limit de l'année dans mon casino préféré, j'étais même prêt à bosser gratuitement pour cela. Bref, retour aux bonnes vieilles habitudes : puisque je vais rester toute la semaine dans la salle du tournoi à prendre des notes pour mon article, autant joindre l'utile à l'agréable en balancant les infos en direct sur ClubPoker. Et là s'est produit un truc extraordinaire : sans m'en avoir parlé, Lolo a lancé une collecte sur le forum, et des dizaines de lecteurs ont témoigné de leur soutien en m'envoyant des dollars sur mon compte PokerStars – 800 au total ! J'étais sur le cul. Du coup, j'ai donné le maximum, et réalisé mon meilleur reportage de l'année, culminant avec la victoire du champion du monde Carlos Mortensen. Au cours de la semaine, j'ai perdu les quelques dollars que j'avais en poche en pariant sur le basket-ball US avec Pauly, dollars que j'ai récupérés à la suite d'un pari débile impliquant un massage du bide de David Benyamine. J'ai joué au Keno au buffet du Bellagio avec les potes de BlondePoker et PokerListings. J'ai vu un gamin se ballader avec un flingue entre les machines à sous du Circus Circus. Pauly m'a appris à jouer au Pai-Gow au casino Paris. (Pour relire mon direct sur Club Poker : Day 1A, Day 1B, Day2, Day 3, Day4, Day5, et enfin la Finale.)


En terrasse au Bellagio

Le jour du retour, mon vol transit pour Los Angeles était annulé, et j'ai du passer 24 heures de plus à Vegas en attendant le prochain vol. United Airlines m'avait donné un coupon pour une nuit gratuite dans un hôtel minable en banlieue. L'horreur totale : des blattes dans la baignoire, du vomi sur la moquette, des macs et des putes sur le trottoir. J'ai fui jusqu'au casino Orleans, où, en attendant mon vol, j'ai passé la nuit à rattrapper mes pertes en cash-games de la semaine écoulée. Ouf.

Mai

De retour en France, j'ai répondu à l'invitation de Bruno Fitoussi pour couvrir le Grand Prix de Paris à l'Aviation Club de France, toujours pour le ClubPoker. En l'absence des caméras du World Poker Tour (arrêtées à la frontière par un mur d'hypocrisie, je ne reviendrai pas sur ce triste épisode), la couverture médiatique fut quasiment inexistante, ce qui n'a pas empéché la tenue d'un excellent tournoi, avec une table finale comprenant entre autres Ram Vaswani et Jeff Lisandro. Le premier soir, le tournoi s'est déroulé sous les cris et klaxons venant des Champs-Elysées, fêtant la victoire de Nicolas Sarkozy. A quinze mètres des tables de poker de l'Aviation, notre président fraîchement élu célébrait son accession au pouvoir au Fouquet's en compagnie de ses potes du showbiz et du CAC40. Peu avant, à vingt heures, l'annonce des résultats sur TF1 provoquait une large salve d'applaudissements au bar du cercle. (archives du direct quotidien : Day1A, Day1B, Day2, Day3, Day4, Finale)

Après, direction Barcelone à l'occasion du World Heads-up Championship, pour ce qui sera mon dernier reportage réalisé pour la Team770. Une semaine pépère : avec son organisation atypique (des matchs en tête à tête), ce fut le reportage le moins stressant que j'ai réalisé cette année. D'autant plus qu'on s'est cassés avant la fin.

Juin

Une semaine après mon retour d'Espagne, LE grand voyage de l'année commençait. Le 5, j'embarquais dans un avion pour les Etats-Unis, et commençais ce blog, point de départ de six semaines passées à couvrir les championnats du monde, les World Series of Poker, pour un magazine (LivePoker) et trois sites différents (MadeInPoker, Poker.fr, WAM-Poker)

Les World Series of Poker... Rien que d'y penser, j'en ai encore des frissons. Six semaines de dingue, où j'ai bossé, bossé et encore bossé comme un taré, atteignant parfois seize heures consécutives. Six semaines à regarder des parties de poker à l'intérieur de l'Amazon Room du Rio, six semaines à taper des compte-rendus en salle de presse. Six semaines à dormir quatre ou cinq heures par nuit, dans trois hôtels différents. Six semaines à se plaindre sur ce blog. Six semaines où j'ai compté les jours de congé sur les doigts de la main. Six semaines à manger n'importe quoi, n'importe quand, à boire beaucoup trop de café, et fumer trop de clopes. Six semaines au bord de la crise de nerfs. Mais aussi six semaines de rencontres, de fous rires, d'émotion. Les interminables discussions entre collègues, à disserter sur la vie, à philosopher sur le jeu.


Six semaines de camping dans la salle de presse bondée du Rio

Pour replonger dans cette expérience, le mieux est de jeter un oeil du côté des archives de juin et juillet : j'ai écrit presque tous les jours sur ce blog. La mystérieuse disparition, puis réapparition de Vinny Vihn, les nombreuses tables finales françaises, dont surtout la performance inouabliable de Bruno Fitoussi lors du HORSE à 50,000$... Mes virées au strip-club, la fête nationale du 4 juillet, mes déboires au black-jack*, les embrouilles avec ESPN et Harrah's, toutes ces journées qui se sont étirées très tard, trop tard, parce qu'il y avait toujours quelque chose à raconter, un évenement à couvrir. Se coucher après le lever du soleil, pour aussitôt se relever et retourner en salle de presse à midi. Passer deux heures tous les soirs à se défouler sur ce blog, evacuer la frustration, traiter les WSOP de tous les noms. (* je n'ai jamais pu faire le compte de mes gains/pertes suite à un crash de mon portable en septembre, où j'ai perdu des tonnes de notes et brouillons, y compris mes stats quotidiennes de black-jack)

Et pourtant, aussi épuisantes ces six semaines furent elles, je ne changerais rien, ou presque, si c'était à refaire. Ca valait le coup. J'ai eu la chance incroyable de pouvoir couvrir le plus gros festival de poker du monde de bout en bout. J'ai été le seul journaliste français accrédité sur l'ensemble des WSOP. Alors, même si ce job fut le plus demandeur que j'ai jamais eu, je n'hésiterais pas une seconde si je devais recommencer cette année.

Juillet

Finalement, après plus de quarante jours non-stop, les World Series arrivaient à leur terme avec la victoire dans le Main Event d'un parfait inconnu, comme d'habitude. J'ai couvert la finale en direct içi même. Peu après le triomphe de Jerry Yang, alors que les derniers articles étaient écrits, les dernières photos publiées, je retrouvais les collègues pour un dernier verre au Hooker Bar du Rio, dans cette atmosphère particulière qui flotte dans l'air à la fin de chaque tournoi, mélange de soulagement et d'anxiété. Nous venions de passer un mois et demi ensemble, jour après jour, mais nous n'étions pas encore prêts à nous quitter.

A sept heures du matin, dernière traversée dans les couloirs du Rio, où déjà les hommes d'entretiens s'affaraient retirer toute trace des WSOP jusqu'à l'année prochaine. Je passe une dernière fois en salle de presse, mon lieu de résidence principal durant les six dernières semaines. Sortie par la porte de service : le soleil me brule les yeux. Je peux souffler un bon coup : ma mission est terminée.

J'ai décidé de jouer les prolongations à Vegas, une petite semaine supplémentaire, un congé, un vrai : ma récompense. Pas le temps de souffler, ceci dit. A peine le temps de se reposer quelques heures, et nous voiçi partis, Ed (mon collègue de Gutshot), Rayan et ses deux amis britons, dans un Hummer de location, en route vers la Californie. Un rush express de deux jours à Los Angeles. C'est ainsi que, vingt-quatre heures à peine après la victoire de Jerry Yang, je me suis retrouvé sur un bateau de pêche, voguant à fond de cale sur la côte de Long Beach, le vent dans la tronche et un grand sourire aux lèvres. Après 40 jours passés à respirer l'air conditionné sous l'éclairage des neons, j'avais l'impression de sortir de taule.



Ensuite, pas le temps de dormir, il nous fallait enchaîner à toute vitesse les points touristiques de la cité des Anges. Venice Beach. Hollywood Boulevard. Mulholland Drive. Sunset Strip. Bel-Air. On s'est inscrustés en douce dans la piscine du Beverly Hills Hotel, commandant des Singapour Slings en hommage à Hunter Thompson, sous le regard eberlué de toute l'équipe de foot de Chelsea, en ville pour affronter les Galaxy de David Beckam. On a mangé des hot-dog chez Pink's. On a grimpé sur Hollywood Hills jusqu'au fameux panneau, pour tomber sur un service de sécurité pas commode. On s'est fait refouler du Chateau Marmont, pour y rentrer une heure plus tard grâce à un gros pourboire. On a joué au Commerce Casino tout bourrés à cinq heures du matin. (Album photo L.A.)

De retour à Vegas, mon addiction au black-jack a encore empiré. J'ai perdu 600 dollars en 20 minutes au Palms, sous le regard horrifié de Ed et Pauly. J'en ai regagné les trois quarts une heure plus tard. Deux soirs de suite, j'ai dépensé 400$ au Spearmint Rhino, pour aussitôt les reprendre à la table la matinée suivante. Vegas était en train de me réduire en cendres, à un rythme de plus en plus frénétique. La nausée me guettait en permanence. Il était temps de rentrer à la maison.

Août

Le retour au bercail fut douloureux. L'excitation est tombée net, après toutes ces journées et toutes ces nuits à vivre à toute vitesse. Sensation de sevrage. Et surtout, grosse fatigue. J'ai dormi pendant deux bonnes semaines, avant de repartir, en direction d'Amsterdam pour des vacances, des vraies. Avec Pauly et Rayan, on a loué une superbe maison au bord d'un canal, tout près du centre. Pendant deux semaines, notre programme a principalement consisté en un circuit coffee-shop/bar/quartier rouge répété ad nauseam. On a été voir un match de l'Ajax, et par hasard prodigieux, on s'est retrouvé assis à côté de Noah Boeken et Farid Meraghni. On a fait un saut de 24 heures à Stockholm, invités à s'exprimer lors d'une conférence sur l'avenir des tournois de poker (Rayan intervenant en tant que joueur pro, Pauly et moi en tant que journalistes). On a joué non-stop, au black-jack, au poker, au dés. J'ai surfé sur un rush contre Rayan, doublant et redoublant la mise de départ de 2€ jusqu'à atteindre 256€, pour perdre le tout lors du coup de dés suivant. Dans une colonne pour BluffMagazine, Pauly racontera ce voyage en me décrivant comme un "angry chain-smoking french journalist".

Septembre

A la rentrée, j'ai repris le boulot, et par la même occasion ce blog, laissé en souffrance depuis deux mois.

Les World Series of Poker ont quitté pour la première fois les USA, s'installant à Londres durant dix jours. Chose inouie, c'était encore plus mal organisé qu'à Vegas. J'ai couvert l'évènement pour poker.fr.

Dès mon arrivée, j'ai perdu l'essentiel de mon budget au black-jack durant la soirée d'inauguration.

Le lendemain, la première épreuve commençait, un HORSE à 2,500£, et je réalisais très vite qu'il me serait impossible de couvrir le tournoi proprement, la salle de presse se trouvant carrément à l'extérieur du casino, de l'autre côté de Leicester Square.

Le lendemain, je suis tombé malade.

Un joueur Allemand a ravi le premier bracelet WSOP Européen à Jennifer Harman, tandis qu'en salle de presse, nous écoutions pour la 133e fois consécutive "Don't Stop Believin" du groupe Journey.
Le Main Event à 10,000£ a ressemblé à un demi-échec, et je me suis demandé pourquoi dans un post dix fois trop long.

Un demi-echec qui a largement été effacé par l'extraordinaire retentissement provoqué par la gagnante finale, une jeune Norvégienne de 19 ans, Annette Obrestad.


Annette Obrestad, reine du poker en 2007

Une semaine plus tard, j'étais de retour à Londres, cette fois-ci pour l'EPT. PokerStars m'a choisi pour commenter le tournoi en direct sur leur site, une toute nouvelle expérience que j'apréhendais, et qui s'est finalement révélée être une partie de plaisir, en compagnie de Fougan, Fabrice Soulier, Nicolas Levi et Arnaud Mattern. Antony Lellouche a atteint la table finale.


Au micro en direct avec Fabsoul

Octobre

Le webcast de l'EPT de Londres en français a été un tel succès qu'une semaine plus tard, on me rappelait en urgence pour faire la même chose à Baden, en Autriche. Je suis arrivé à Vienne avec grande difficulté.

L'infiniment sympathique Julian Thew a remporté l'épreuve, et une semaine plus tard, un jeune joueur français (un de plus !) se révélait au public lors de l'étape espagnole du World Poker Tour, ce qui m'a permis d'écrire un post interminable sur l'émérgence de la nouvelle génération.

En octobre, j'ai aussi pris le temps de constater de visu l'arrivée du poker dans les casinos Français, et de relater mon expérience personnelle (tout ne s'est pas passé comme prévu).

A la fin du mois, petit séjour à Paris pour retrouver une dernière fois Rayan avant qu'il ne rentre en Australie après six mois passés à vivre dans sa valise. Je participe pour la troisième année consécutive au tournage de l'émission de Paris Première, le Tournoi des As, en tant que consultant. J'en ai profité pour faire un détour par l'Aviation Club de France, où j'ai pris de l'argent à quelques célébrités parisiennes. J'ai aussi joué une longue session de cash-game où je me suis pris un gros bad beat par un extraterrestre.

Novembre

En novembre, je suis retourné à Paris le temps d'une journée, tentant ma chance sans succès dans des tournois à l'Aviation et au Cercle Haussmann.

Ensuite, cap sur Amsterdam et ses mythiques Master Classics, qui ont été plutôt difficiles à couvrir.

J'ai un peu déliré lors de la deuxième journée de l'épreuve, vu qu'il n'y avait pas grand chose à voir.


Un Français est arrivé en finale, et comme d'habitude, un Norvégien à gagné.

De retour en France, je me rends à nouveau à Paris pour participer à l'émission de radio du ClubPoker. Le bon moment pour rendre un hommage à son créateur sur ce blog.

Le lendemain, départ pour Deauville qui fête le grand retour du poker de haut niveau au Casino Barrière, un an après l'annulation de l'étape française de l'European Poker Tour. Je suis logé dans une suite de grand bourgeois et couvre le tournoi pour ClubPoker en compagnie de mon pote Yuestud. Bref, c'est le bonheur, mais le tournoi est un échec complet : Deauville fait la gueule. Heureusement, Fabrice Soulier arrive tel un Superman pour sauver la semaine du naufrage, en remportant le tournoi parralèle à 1,000€.

Décembre
blanc
Stupeur dans le gotha pokérien : le 4, un géant du jeu nous quitte.

Le 7, j'assiste à la remise des prix Européens du Poker à l'Aviation Club de France. J'inteviewe Annette Obrestad, qui ne remporte qu'un seul trophée sur trois nominations. Mon amie Madeleine Harper remporte un truc aussi. Je me saoule avec l'un de mes héros littéraires.

Et puis enfin, après tous ces tournois enchainés à toute vitesse, les milliers de kilomètres parcourus, cette année de poker s'achève de la plus belle manière qui soit avec la victoire d'un pote à Prague.

Voilà, c'est tout pour 2007. C'était super long à écrire, dis donc. Alors qu'en réalité, tout s'est passé si vite. Il ne me reste plus qu'à souhaiter une excellente année 2008 à ceux qui ont réussi à lire ce post jusqu'au bout. Amis lecteurs, j'ose esperer que vous avez apprécié mon travail tout au long de l'année écoulée. Journaliste poker ! Une occupation dérisoire, vaine et futile, mais tellement passionnante. Merci à tous ceux qui m'ont témoigné de leur soutien. Merci à tous les collègues et joueurs embarqués dans cette aventure de fous. Merci à tous ceux qui m'ont donné du boulot - et pardon pour mes retards incessants. Santé bonheur, santé bonne humeur !

Le format de ce post (surtout la deuxième partie) a été honteusement pompé sur ce très cher Dr Pauly, dont l'amitié et le soutien ont été cruciaux cette année. Cliquez içi pour sa restrospective 2007 en vidéo, où je fais une courte apparition.

11 commentaires:

fabsoul a dit…

Salut le Benjo,
En me reveillant ce matin j'ai lu avec plaisir le resume de cette annee 2007...
De bons moments Poker a 2000 a l'heure, c'est aussi pas mal le sentiment que j'ai. Et des centaines d'images dans la tronche...
Bref je suis content d'etre le premier a te souhaiter une bonne annee 2008 sur ton blog.Je suis encore en vadrouille a l'autre bout du monde, les emirats cette fois!
BONNE ANNEE mon pote!
A+++
Fabrice S

Anonyme a dit…

Chapeau et merci Benjo pour ton blog et tes coverages que je suis principalement sur WAM et dont je me délecte !!!

tu fais du sacré bon boulot vieux !!! Ne change rien et bonne année 2008 à toi et à toi les joueurs francais !!!

Poker--coach

titiste a dit…

Très belle année poker. Merci à toi pour tout ce boulot que tu fais si bien !
Espérons que 2008 sera une année meilleure pour les français.

Melzebuth a dit…

Comment ferions-nous pour vivre toutes ces coulisses sans toi ? Un énorme travail qui mérite bien des éloges au travers de mes quelques lignes. Bravo à toi et que cette année 2008 nous permette, ensemble, de partager tous les plus beaux moments de poker de la planète.

Merci.

pfor a dit…

Un grand merci a toi pour tous ces moments géniaux que tu nous a fait partager au cours de cette année .
Et je te souhaite plein de bonnes choses pour 2008 ,continues a nous faire réver ,et a t'éclater comme ça !
En espérant te croiser cette année ;)
Joel "Pfor"

Michael a dit…

Merci Benjo pour tous ces coverages cette année et bonne année à toi.
J'espere que ca va continer en 2008 ;)

Anonyme a dit…

Tyvm pour les coverage de cette année, plein d'aussi bonnes choses pour 2008 et à la revoyure dans un casino au hasard d'une partie ;)

Max "FrenchBullet"

Mizar2001 a dit…

Salut Benjo,
J'espère que l'année 2008 sera aussi riche pour toi que 2007.
Continue de nous faire vivre tes aventures, je suis fan.

mizar2001

PS: Arrête le black jack, tu es EV-...

texmurphy10 a dit…

bonne année Benjo, continu comme sa...

Anonyme a dit…

Bravo à toi Benjo pour cette année géniale, en espérant que la prochaine le sera au moins autant voire plus (même si ça parait difficile lol), très bonne année à toi, rendez-vous au PCA où on va écouter et lire tes commentaires avec attention.

Kev50

granfada a dit…

Franchement chapeau on a l'impression d'y etre sa donne enive...

Journaliste sa doit etre un métier usant mais passionnant