mardi 13 novembre 2007

On s'est couchés tard

Je commencais le post précédent en félicitant le Holland Casino d'Amsterdam pour son planning en matière de tables finales, avec un départ à 17 heures permettant au journaliste moyen de faire des choses inhabituelles telles que dormir plus tard, ou se ballader en ville.

Le problème avec ce programme, c'est que dimanche matin à trois heures, au moment de la fermeture légale du casino, il restait encore deux joueurs à table. Trond Eidsvig et Michael Martin avaient conclu un deal ne laissant que 80,000€ en jeu (arrivés en tête à tête avec un tapis idéal, la décision de se partager 900,000€ à parts égales était la meilleure), mais ces empecheurs de tourner en rond avaient décidé de faire durer le plaisir le plus longtemps possible.

La pression financière envolée, on aurait pu penser que le duel final serait vite expédié. Rien de tout ça içi. Les deux finalistes n'ont rien lâché, et c'est dans un casino largement vidé de ses spectateurs que le jeune Norvégien Brond Eidsvig a finalement triomphé, après être passé tout près lors des récents EPT de Barcelone et Dublin.

Lieu commun : de nos jours, il y a bien plus à gagner lors d'un tournoi que la compensation financière immédiate. Il y a la couverture médiatique (on ne se souvient jamais du nom du mec qui arrive en second), et bien sur un sponsor potentiel qui, bien souvent, vient pointer son nez. Les joueurs ont donc tout interet à donner leur meilleur effort sur la dernière ligne droite, deal ou pas, d'autant qu'un trophée de plus sur la cheminée, c'est toujours sympa, non ?


Trond Eidsvig, Master Classics 2007 winnar

J'attendais ces Master Classics avec impatience, ayant couvert avec bonheur l'édition 2006 pour la Team770. C'est avec un arrière goût de déception dans la bouche que j'ai conclu dimanche mon reportage pour Poker.fr. Les restrictions envers les médias étaient assez incompréhensibles. Tout avait bien fonctionné l'an passé, pourquoi revenir en arrière et instaurer des barrières ? Il n'y avait pas des masses de médias présents, tout le monde aurait pu cohabiter sans problème dans la zone de tournoi, qui hélas, nous est restée interdite. Passe encore que les règlements soient débiles. Quelque chose que j'ai eu plus de mal à supporter en revanche, c'est le mépris affiché par les employés du casino, à tous les étages. En vrac, il y a eu : les multiples vigiles qui te poussent grossièrement pour écarter le passage, le barman qui refuse de te servir à 3h01, prétextant que c'est fermé, et qui se détourne pour prendre une commande en hollandais, les croupiers qui écrivent les chip-counts en cachant la feuille avec leur bras (comme au collège). Il n'y eut guère que le service communication du casino pour rattraper un peu le reste, mais ils n'ont pas été très utiles au final, manquant en particulier de nous fournir le classement au départ de chaque journée.

Bref, tout ça pour dire que je ne suis guère motivé à retourner l'an prochain, bien dommage car les Master Classics sont une superbe épreuve, très appréciée (à juste titre) des joueurs. J'espère que les organisateurs rectifieront le tir pour la prochaine édition. Seul motif de satisfaction : l'excellente ambiance en salle de presse, où avec les collègues de Winamax, Team770 et BlondePoker, nous étions cantonnés malgré nous pendant le plus gros des journées.

J'ai eu du mal à m'endormir après cette finale tardive, mais j'ai eu encore plus du mal à me reveiller, deux heures seulement après m'être couché. Saviez-vous qu'un trajet Amsterdam-Lille un dimanche nécessite pas moins de quatre trains différents ? Ca ne laisse pas beaucoup de place pour se reposer, vu qu'il faut surveiller sa montre en permanence, histoire de pas louper son arrêt. Et il suffit qu'un de vos trains soient en retard pour que le reste du trajet soit foutu en l'air. C'est bien entendu ce qui s'est produit içi. Quand je suis finalement rentré à la maison, j'ai pu enfin poser la tête sur l'oreiller, pour ne la décoller que 17 heures plus tard. Joie. Bonheur. Repos.

Demain soir, je serai à Paris pour enregistrer l'émission de radio du ClubPoker (pardon, le “podcast”) Ensuite, direction Deauville. C'est le grand retour du poker de tournoi au Casino Barrière, depuis la dernière édition de l'EPT là bas, en Février 2006. Entre deux, il y avait eu la triste annulation de l'édition 2007 par les RG. Combien de joueurs pour ce tournoi à gros buy-in, le premier organisé dans un casino en presque deux ans ? La communication autour de cette épreuve ayant été, chose étonnante, extremement limitée, je suspecte que l'affluence sera très mince (5000€ l'entrée, c'est pas rien), mais j'espère me tromper. A suivre, dès mercredi, sur le forum du ClubPoker...

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