jeudi 25 octobre 2007

Soirée VIP

Paris, Hotel du Nord, Minuit. Les trois jours de tournage du Tournoi des As au Café Carmen de Pigalle se sont terminés tout à l'heure, au champagne, avec toute l'équipe de production. J'aurai pas mal de trucs à écrire sur le tournage de ce tournoi de poker de célébrités à la Française (qui sera diffusé sur Paris Première dès Novembre), mais je les garde pour un prochain post. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'assister depuis la régie à ces parties entre stars du tout-Paris ne ressemblait en rien aux tournois pros auxquels je suis habitué.

En attendant, j'étais de passage à l'Aviation Club de France hier soir, et, hasard du calendrier, le club des Champs Elysées acceuillait lui aussi une soirée “VIP”. L'ACF organise régulièrement ce genre de soirées depuis la diffusion du premier Tournoi des As, et les people en tout genre se pressent pour y participer : le poker est le dernier truc à la monde dans le show-biz Parisien.

La salle d'habitude reservée aux cash-games était donc pleine à craquer, avec champagne et petits fours arrivant en flux tendus sur les plateaux des valets. L'ACF soigne ses invités. Je suis arrivé à temps pour voir l'un des joueurs pros en présence, Fabrice Soulier, remporter ce tournoi avec une étonnante facilité. “Je suis le champion pour gagner les tournois gratuits”, commentera Fabsoul avec un rire jaune, qui repartira tout de même avec un ticket à 3,600 euros pour un grand tournoi de... black-jack. Côté célébrités, je ne suis pas Parigo et je ne regarde pas la télé, donc autant dire que je n'ai pas reconnu grand monde, malgré la présence en masse de people déjà croisés dans la journée sur le plateau de tournage du TDA. Ah, si, tiens, quand même, Marc Lavoine, là bas. Oh ! Raymond Domenech assis à côté de sa femme ! Eh, le casting entier de Caméra Café !

Moi, j'avais envie de jouer en cash-game. Problème : la liste d'attente était à pleurer (normal, toutes les tables étaient occupées par la soirée VIP) J'ai été passer le bonjour à Claude Cohen dans la salle high-stakes, que j'ai regardé jouer un bon moment à la table de 60/120 Mixed Games (la partie la plus grosse de l'ACF hier : c'est calme en ce moment) J'ai appris avec surprise que le champion Français avait habité à Lille il y a 30 ans, à l'époque où il faisait les marchés.

J'ai croisé Bruno Fitoussi avec qui on a parlé affaires, ainsi qu'Eloi Relange avec qui nous avons comparé nos expériences respectives en tant que commentateurs. Bruno m'a assuré qu'il pourrait m'obtenir un prix si je veux aller passer une semaine au Bellagio (oui, en ce moment, je me tâte pour retourner à Vegas avant Noël.) Georges Djen m'a donné du taf pour le prochain numéro de LivePoker (un reportage sur le tournoi à 5000€ organisé à Deauville en Novembre - qui à mon avis sera un échec complet s'ils ne se décident pas à faire un peu de pub auprès des joueurs.)

Mon floor manager préféré, Nicolas Atlan, n'avait pas l'air décidé à me faire passer en haut de la liste d'attente (l'enfoiré), j'ai donc directement été voir Dédé, figure emblématique de l'ACF et reponsable des soirées people, qui m'a rapidement trouvé une place dans un des sit'n'go (tournoi à une table) “VIP” à 50 euros organisés en parallèle. Sympa, le Dédé.

Et devinez quoi ? Ben, je l'ai gagné, ce tournoi. Hé hé. 250 euros de benef', ça fait toujours plaisir. Il fallait bien que la réussite revienne un peu, non mais (voir post précédent). Deux facteurs ont été déterminants dans cette victoire brillamment acquise :

1/ Le faible niveau des people auxquels je faisais face.
2/ La chance insolente dont j'ai bénéficié quand, en tout début de partie, j'ai payé mon tapis avec QQ sur le flop JT8 (pour ma défense, j'avais déjà investi presque la moitié de mes jetons). Mon adversaire, un jeune freluquet qui a tenu le premier rôle dans un film sur le snowboard il y a quelques années (un nanar à mourir de rire, vous vous souvenez peut-être), m'avait payé préflop avec J8, mais c'était sans compter sur les deux 2 qui sont arrivés comme une fleur sur le turn et la rivière, me donnant deux paires supérieures.

Un bon coup de chance qui m'a propulsé chip-leader dès le début de la partie, place que je n'ai jamais quittée ensuite. (Petite parenthèse : en d'autres circonstances, je n'ai pas de mal à passer une bonne main telle que les Dames sur ce genre de flop. Içi, je paie clairement perdant, mais tout en ayant en tête qu'après tout, j'ai plusieurs moyens de m'en sortir. Je méprise plus que tout les mecs, très nombreux dans les cercles parisiens qui payent et remportent des coups impayables et s'expliquent ensuite en disant : “Je le sentais, je le savais que j'allais toucher”. Et bien là, je saurais pas expliquer pourquoi, mais je savais que j'allais remporter le coup. Quand j'ai vu la rivière tomber, me donnant la main gagnante, je n'ai pas bronché ni sursauté, tellement j'étais sur que les dieux du pok' étaient de mon côté. Fin de la parenthèse mystique à deux balles)

Ensuite, j'ai géré classiquement, construisant mon tapis avec régularité, sans rien faire d'extraordinaire (pas beaucoup de jeu, mais un tapis me permettant de prétendre que j'en avais). Ah, si, il y a eu un coup spécial (comme dans les Street Fighter) : je fais tapis au turn avec top paire plus tirage couleur max : une bombe, quoi. Mon adversaire passe, je ramasse un bon pot et je retourne ma main, me rendant compte en même temps que le reste de la table que je n'ai en fait qu'un pauvre tirage couleur, sans paire. Comme quoi, pour passer un bluff, c'est plus facile d'ignorer ce qu'on tient en main, vu que j'avais l'air parfaitement serein pendant le coup (ce qui n'aurait pas été le cas si j'avais mieux lu mon jeu)

Je me suis finalement retrouvé en tête à tête contre Alain Bouzigues, un acteur très sympathique que je ne connaissais pas vraiment (il fait partie de la série Caméra Café, me fait-on signe dans mon oreillette). Un excellent joueur, en tout cas, de loin l'un des meilleurs people que j'ai pu observer après trois saisons et 18 tournois passées sur le plateau du Tournoi des As.

Après, champagne avec Dédé, que je n'ai pas oublié au niveau du pourboire vu qu'il m'a trouvé une place dans le tournoi malgré que je n'étais pas sur la liste des invités VIP. Hilare, je remercie aussi Nicolas Atlan pour ne pas m'avoir trouvé de place en cash-game, où les choses auraient à coup sur pris une tournure différente.

Le tournage est terminé mais je reste à Paris pour quelques jours de plus. J'ai un entretien vendredi qui pourrait eventuellement déboucher sur un nouveau job. Prochain reportage, j'en salive d'avance : les mythiques Master Classics d'Amsterdam !

3 commentaires:

Elektr96 a dit…

"Raah,lovely" c'est bon de te lire ...
1er blog ex aequo avec "Kipic" :)

corti a dit…

wow nice benjo , j'espere que ton nouveau JOB, c'est poker pro player ;-)

Elektr96 a dit…

Wah,Benj j'ai vu que tu étais en photo dans le dernier "live poker",un vrai VIP ;)