mercredi 17 octobre 2007

Le poker dans les casinos Français : j'ai testé pour vous

Après s'être perdu en pleine cambrousse la faute à divers travaux et déviations sur l'autoroute, arriver au Pasino de St-Amand (35km au sud de Lille) vers 20 heures pour découvrir, enfin, cette grande nouveauté qui va sans nul doute révolutionner notre jeu favori dans tout l'héxagone : l'introduction du poker dans les casinos, longtemps privés de tables, historiquement réservées aux cercles parisiens.

Passer sans provoquer de haussement de sourcils les vigiles à l'entrée, malgré l'évidente négligence de sa tenue vestimentaire, en constatant que de nos jours, on est guère plus regardant sur les accoutrements des clients, tant qu'ils en sont plein, d'argent.

S'inscrire à l'entrée pour se voir remettre une carte à puce de membre, qui nous évitera à l'avenir de présenter une pièce d'identité à l'entrée (il suffit, pour passer le contrôle, d'inserer la carte dans le lecteur prévu à cet effet).

Trouver la zone du casino dédiée aux jeux de tables, et se rendre compte que les quatres tables sont pleines à craquer, avec une bonne trentaine de personnes en attente. Serrer la main à une dizaine de têtes connues des parties privées Lilloises venues titiller le pigeon, tout en remarquant qu'une bonne partie du personnel, tout frais débarqué pour animer le poker, est lui aussi en provenance du club Poker à Lille.

Faire le tour du propriétaire avec l'un d'entre eux, Jérémy, tout nouveau responsable des tournois (en préparation) du groupe Partouche. Prendre une bière au bar en admirant l'architecture très « Vegassienne » du hall d'entrée du casino, ou se trouvent trois restos à thème sous un faux plafond de type « ciel bleu avec des jolis nuages ».

Se rendre à l'acceuil de la zone poker (fermée par un cordon innacessible si vous n'êtes pas encore assis à la table) et s'inscrire sur la (très longue) liste d'attente pour les cash-games. Histoire d'écourter le processus d'attente, faire le choix (discutable) d'une table aux blindes 2/4 (cave mini/maxi : 150/500€) plutot qu'une très encombrée table aux blindes 1/ 2 (cave : 50/150€)

Se rendre à la caisse pour retirer ce que la Carte Bleue voudra bien vous donner. 400 euros, pas possible ? Bon, va pour 200 alors.

Remarquer, posée comme une fleur, une table de black-jack, juste à côté des tables de poker. Se regarder marcher, comme un automate, jusqu'à la table, s'asseoir et poser les 200 euros sur le tapis vert. Plaisanter avec les voisins en disant qu'« ils ont trouvé le filon, ces casinotiers, en faisant attendre 50 joueurs de poker juste à côté de la roulette et du black-jack. »

Vers 23 heures, gagnant de 25 euros, se rendre au bar pour commander un pan-bagnat thon/oeuf avec des frites. Et un Orangina, siouplaît. Songer que c'est agréable, de manger aux frais du casino. Taper le bout de gras avec les potes du poker Lillois qu'on ne croise plus que trop rarement, faute de passer suffisament de temps à la maison.

Le ventre plein, revenir à l'acceuil du poker et se voir informer qu'il « reste encore une dizaine de personnes en attente avant vous pour le cash-game, monsieur ».

Sans pouvoir resister, retourner à la table de black-jack où un siège vide s'offre à vous de manière insolente, presque indécente, en se disant, « bon, allez, je tente le coup encore une demi-heure histoire de laisser le temps qu'une place se libère au cash-game. »

Une demi-heure plus tard, quitter le casino les poches vides, sans avoir joué une seule main de poker, en se disant que les trente kilomètres d'autoroute au milieu de la nuit vont être longues. Et que cette histoire de poker dans les casinos a un avenir des plus prometteurs devant elle. Oh que oui.

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