mardi 25 septembre 2007

London Calling : EPT

Hôtel Hilton Metropol, trois heures du matin. Insomnie…

De retour à Londres seulement une semaine après la conclusion des WSOP-Europe. Exit les championnats du monde, cette fois-ci c’est de l’European Poker Tour qu’il s’agit. Tout bien considéré, l’EPT est ma série de tournois préférée du circuit, avec ses destinations européennes variées et toutes de bon goût : Monte-Carlo, Dublin, Varsovie, Barcelone, (feu-)Deauville… A chaque fois, c’est l’occasion de voir une compétition de qualité, mélange des meilleurs joueurs Européens, de qualifiés Internet venus du monde entier, et, de plus en plus, des grosses pointures Américaines qui s’interessent de plus en plus à ce que la vieille Europe peut offrir en matière de tournois. L’organisation des étapes est organisée de main de maître par PokerStars et les casinos partenaires, et le bon déroulement des parties est assuré par le meilleur tournament director d’Europe, Thomas Kremser. Les structures sont excellentes, les joueurs bien accueillis, et les retransmissions télévisées produites par SunsetVine sont parmi les meilleures du genre (sans compter qu’on peut désormais, première mondiale, suivre les finales en direct, et gratuitement, sur Internet.) Résultat : l’affluence est au rendez-vous sur chaque étape, et les droit d’entrée ont été augmentés de manière significative cette année (passant en moyenne de 5,000 à 8,000€) pour éviter des listes d’attente délirantes (plus de 200 joueurs en rade à Barcelone en 2006, par exemple). Bref, l’EPT, qui entame sa quatrième saison, est LE circuit incontournable du poker Européen.

Précision : non, je n’ai pas été payé pour écrire le paragraphe qui précède. Chaque étape EPT que j’ai couverte fut un bonheur. D’abord Deauville en 2006, pour le ClubPoker, accompagné de Manuel Bevand. L’étape n’a pas été reconduite en 2007, à la plus grande déception de tous les joueurs qui avaient fait de l’étape française de l’EPT leur préférée. Faut dire que le Casino Barrière a de la gueule. L’hôtel est sensass’ et la Salle des Ambassadeurs qui accueillait le tournoi est tout simplement la plus belle que j’ai jamais vue. Ensuite, lors de la saison 2006/2007 (la troisième), j’ai couvert pour Team770 les étapes de Barcelone, Dortmund, Varsovie, et enfin Monte-Carlo : chaque tournoi fut des plus agréables à couvrir, l’occasion de découvrir de nouveaux talents, de faire des rencontres interessantes, et, trop rarement, de voir du pays (en général par la fenêtre du taxi)

Je me suis donc installé dans un des hôtels de l’empire Hilton en plein centre de Londres. Ces établissements sont en général des refuges pour hommes d’affaires préssés et bien habillés, et le Metropol ne fait pas exception. Cette semaine, il faudra y ajouter une meute de joueurs de poker en ligne, puisque c’est içi que PokerStars y a installé ses qualifiés. Dès mon entrée, j’ai repéré Brandon Schaefer qui s’enregistrait au comptoir. Au bar, discussion au sommet entre les joueurs sponsorisés : Daniel Negreanu, Noah Boeken et le petit nouveau Hevad « Rain » Khan, qui effectue son premier voyage en Europe. J'ai une chambre au septième étage, et le petit déjeuner est offert. C'est PokerStars qui paie le tout : les médias Francais sont invités cette semaine.

L’un des autres trucs sympas des tournois EPT, c’est la fête organisée la veille de chaque épreuve. Le genre de sauterie auxquelles les médias sont invités, et abreuvés d’alcool histoire que les articles soient plus coulants. Ce coup-ci, on a eu droit à une petite virée sur la Tamise à bord d’un mini bateau de croisière. La classe. Au menu : à manger, et à boire à volonté (une bénédiction à Londres), de la musique, des magiciens qui te font des tours de cartes hallucinants, des caricaturistes… J’ai enchainé les Coronas en papotant avec Fabrice Soulier et son collègue Jules. Rayan Nathan s’est aussi pointé (avec son frère, de passage en Europe), essayant désesperement de trouver 5,000£ pour s’inscrire au tournoi. PokerStars n’accepte qu’un certain quota d’inscriptions en ligne, et du coup, Rayan, qui n’a pas un centime en cash mais des dizaines de milliers sur son compte PokerStars, se retrouve en rade. Le grand manitou Lee Jones est venu à la rescousse de notre ami Australien qui devrait pouvoir jouer demain. Madeleine Harper m’a littéralement sauté dessus en me voyant. J’étais content de la voir aussi. C’est la femme à tout faire de l’EPT : attachée de presse, bloggeuse, solvatrice de problèmes en tout genre (ca se dit ?)… Un bourreau de travail, toujours prête à donner un coup de main en salle de presse. Sans elle, l’EPT ne tiendrait pas debout. Il y avait aussi Conrad Brunner, responsable du marketing chez PS. On a discuté de ma nouvelle responsabilité à venir, à savoir le commentaire en français du tournoi, diffusé en direct sur Internet. Je serai accompagné de plusieurs joueurs pros Français qui se relaieront pour rendre compte de l’action et analyser les parties, lors des demi-finales et de la finale. C’est moi qui choisis mes partenaires. J’ai déjà une petite liste de noms en tête, il faut encore que j’en parle à quelques autres, histoire de grossir la liste à sept ou huit noms. J’ai un peu la pression sur ce coup là, il va s’agir de ne pas louper son coup. Vu mon expérience limitée en matière d’audio-visuel, il va falloir apprendre sur le tas. PokerStars compte sur moi pour faire de cette toute première diffusion de l’EPT en Français sur le net un succès.

Rendez-vous sur Poker.fr à partir de 14 heures. Il y aura aussi un reportage en direct sur ClubPoker.net, assuré par mes amis Calculer et Solody. J’aurai de la concurrence sur ce tournoi, et c’est tant mieux.

1 commentaire:

loulou a dit…

GG benjo, au Hazard Fougan?;-)

sinon good job of course comme d'habitude