vendredi 14 septembre 2007

C'est un peu long

Il reste 84 joueurs au terme du Day2 du Main Event des WSOP-Europe, Day 2 qui a lui aussi été divisé en deux parties pour éviter d'éparpiller les joueurs dans d'autres casinos. (Je sens que cette histoire de tournoi en multiplex va s'en aller aussi vite qu'elle est arrivée).

Sans déconner, c'est le plus long tournoi tournoi à 350 joueurs que j'ai jamais vu. On a pas encore atteint l'argent après quatre jours. Au Rio, l'affaire aurait déjà été emballée depuis belle lurette. Confrontés à une épreuve plus petite que prévu, les organisateurs avaient le choix entre supprimmer un ou deux jours, où planifier des journées plus courtes. Ils ont choisi la seconde ce qui nous permet d'être rentrés à la maison vers deux heures du matin.

Pas grand chose à raconter, sinon, vu que les parties sont à peu près innaccessibles à 99%. Presque tous les français ont quitté le navire, à l'exception d'un amateur et d'un pro (Patrice Jouven et Nicolas Levi respectivement, avec des tapis corrects)

Les deux légendes Scandinaves Gus Hansen et Patrik Antonius, chip-leaders au terme de leurs journées respectives, vont se retrouver demain et le hasard du tirage au sort les a placés à la même table. En joker, avec un tapis réduit, un invité surprise... Daniel Negreanu. Deux possibilités : soit cette table sera choisie pour la diffusion en direct sur Internet (et là je vais camper en salle de presse pour ne pas louper un iota), où soit elle sera placée avec les autres sur le balcon (et je ne vais absolument rien voir). Gus Hansen est quand même hallucinant. Il arrive toujours à monter des jetons. A Vegas cet été, il a fait un flamboyant parcours lors du Main Event, terminant en 61e place. Demain, je prédis deux cas figure : soit il va rester au top et multiplier son tapis, soit il va sauter. Quand à Patrik Antonius, que dire qui n'a déjà été dit : c'est lui, la sucess-story du poker moderne. Beau, jeune, riche, imbattable au poker... et maintenant marié avec un enfant. Ah là là, que c'est beau. Et un homme de goût avec ça, puisqu'il est revenu en Europe tout récemment, lassé de Vegas au bout d'un an.

Pour le reste des 84 joueurs, les poids lourds sont nombreux. Le tournoi reste magnifiquement relevé en dépit de son écrin pourri. En vrac : Jeff Lisandro, la légende Johnny Chan, Lee Nelson, Hoyt Corkins, Jamie Gold (ha ha), une tripotée de Scandinaves (Jorgensen, Sointula, Hilm...), des gonzesses à gogo (Harman, Obrestad, Duke, Coren)... Ca promet deux jours passionnants avant la finale de Dimanche.
blanc
J'ai appris aujourd'hui que j'allais couvrir la prochaine étape de l'European Poker Tour pour poker.fr (après avoir manqué la première à Barcelone pour conflit d'agenda) Je serai donc de retour à Londres dans 10 jours. Si j'ai bien compris, les tables diffusées en direct sur le net pendant les EPT seront dorénavant diffusées en Français (jusqu'à présent, c'était seulement en anglais et allemand.) PokerStars veut que le lancement du programme ait quelque retentissement médiatique : ils paient donc pour la chambre d'hôtel pour inciter les médias à venir. Comme à Deauville en 2006. Un arrangement qui ne me dérange pas car cela signifie je serai bien acceuilli par les organisateurs qui ne chercheront pas à me jeter toutes les cinq minutes. En plus, l'EPT n'a pas signé de contrats exclusif avec un média en particulier, tout le monde est donc traité sur un pied d'égalité. Bref, I'm happy, je retourne à Londres dès la semaine prochaine.

1 commentaire:

Michael a dit…

Et moi je suis happy qu'on ai droit à tes commentaires pour l'EPT aussi :D