lundi 16 juillet 2007

You talkin' to me ?

A l'heure où je vous écris, onze joueurs sont en train de se battre pour la table finale au Rio. La partie s'arrêtera quand sera atteint le chiffre magique de neuf joueurs.

Tout ça, je le sais uniquement grâce à la couverture officielle de PokerNews, que je suis depuis ce matin en direct depuis ma chambre. A quoi bon se pointer à l'Amazon Room, vu que je ne pourrai pas m'approcher des tables à moins de trois mètres ?

A la place, j'ai profité de ma dernière journée au Wynn en allant à la piscine (première fois) et en m'affalant devant la télé, ordinateur à portée de main. Il n'y avait que des bons films aujourd'hui, c'était hallucinant. Cette chaine, aMC, c'est trop bon. Ca a commencé avec Easy Rider quand je me suis levé. Ensuite, Vol au dessus d'un nid de coucous (sur la télé de la salle de bain, pendant que je prenais un bain). Tout à l'heure, c'était Le Parrain (le premier), et là, en ce moment, c'est Taxi Driver. Trop, trop bon. Entre deux, un film avec Adam Sandler, pas trop nul, et Rocky V (un navet, mais attendrissant)


Journée "grands classiques du cinéma Américain"

J'ai posté le strict minimum sur WAM-Poker – aucune envie de faire du copier-coller de PokerNews – et écrit un article sur le dixième anniversaire de la victoire de Stu Ungar, le meilleur joueur de No-Limit Hold'Em de tous les temps.

Hier, les World Series se sont virtuellement terminées pour moi, avec l'élimination en 47e place de Nicolas Atlan par Lee Watkinson, en ce jour de fête nationale Nicolas était le dernier Français encore en course dans le Main Event : après son départ, je n'ai désormais plus grand chose à raconter d'original par rapport aux médias officiels, qui ont cent fois meilleur accès que moi.

Nicolas était extremement déçu, car il a perdu de la pire manière qui soit : en commettant plusieurs erreurs. Cliquez içi pour lire les détails de ce qui s'est passé.

Perdre sur un coup de malchance, c'est une chose. Mais subir l'élimination après avoir merdé, il n'y a rien de pire. On se sent comme une merde et on rejoue les coups dans sa tête pendant des mois. Dois-je le dire ? Atlan avait les larmes aux yeux au moment d'encaisser ses gains. J'aurais ressenti la même chose à sa place.

Claude Cohen, figure paternaliste et coach improvisé de Nicolas, était pas content non plus. “Il a fait exactement le contraire de ce que je lui avais dit.” A sa place, j'aurais quand même évité de manifester mon mécontement alors que Nicolas était en train de déprimer à quelques centimètres.

Alors, pour ce qui est du Main Event, des stars ont sauté, des inconnus sont chip-leaders, de très bons joueurs ont une chance de gagner, bref, la fin du tournoi va être passionnante, mais je n'en ai plus vraiment grand chose à foutre. Je serai quand même aux premières loges pour la finale. Pas question de manquer ça, tout au moins les deux moments clés : le début, et la fin, toujours éléctriques.

J'ai quelques trucs intéressants à raconter, mais là, j'ai pas le temps, faut que j'aille faire la fête dès que la table finale est atteinte. Rayan vient d'arriver, il a encore fait une table finale d'un tournoi majeur : 6e place du 500$ hebdomadaire de Full Tilt Poker, pour 37,000$ de gains qu'il partage avec Ed qui a disputé le début du tournoi.

Allez, brièvement, une anecdote pour la route : les salles de poker en ligne qui servent les joueurs Américains ne sont plus les bienvenues, comme on le sait, sur le territoire US. Leurs employés ne se hasardent plus à mettre les pieds en territoire Yankee, de peur de se faire arrêter par les flics (il y a eu pas mal de mecs hauts placés qui se sont fait choper aux aéroport l'an passés)

Mais en fait, les employés de PokerStars et FullTilt sont présents en nombre, incognito. Ils sont bien obligés d'être là pour “acheter” les joueurs qui font des tables finales, histoire que leurs logos soit présents sur les casquettes et chemises lors des retransmissions télévisées.

Il y a une grosse en salle de presse, qui porte un badge orange “Bluff Magazine”. Je me demande comment elle l'a eu, car elle bosse bel et bien pour PokerStars, et tout le monde le sait parmi les collègues. Elle passe son temps à signer des deals avec les joueurs qui vont en finale. 20 ou 40$ pour les inconnus, beaucoup plus pour les gros noms (du genre Jeff Lisandro).

Elle ne quitte jamais son sac à dos noir bien rempli, même pour aller pisser où pour aller chercher un coca au buffet de la salle de presse. Etrange, non ?

J'en mettrais ma main à couper, ce sac à dos contient des dizaines de milliers de dollars en cash, histoire de pouvoir conclure les deals le plus vite possible. Otis me confirme cette intuition à demi-mot en me décvrivant le mec en costard posté toute la journée dans le couloir, un ataché case vissé au poignet : “cette valoche est bourrée à craquer de pognon : il bosse pour Full-Tilt”.

Qui dit “samedi soir” dit “prostituées à gogo” : j'ai passé le reste de la soirée d'hier au bar à putes quasi-officiel du Rio (même si le casino est censé réprimer ce genre de commerce), en compagnie de Dan, Otis et Ed, et j'ai ramené quelques histoires intéressantes. Ca sera pour un prochain post.


Dernière soirée au Wynn

3 commentaires:

Romain a dit…

Les putes ! Les putes !


Je veux des détails...


Et n'oublie pas de tout raconter sur la semaine "off" .

bon courage benjo

Anonyme a dit…

Et tu veux nous faire croire que tu n'as même pas fait un tour chez ses demoiselles ?
Zeb

Mike a dit…

Bravo pour ton blog Benjo et merci pour le coverage.

En attendant la suite !