mardi 5 juin 2007

Prologue

C'est marrant, c'est la première fois que j'écris sur un blog. J'en lis des dizaines mais jusqu'a maintenant je n'avais jamais songé à en faire un moi-meme. Par pudeur ou fainéantise ? Surement un peu des deux. Je crois qu'aujourd'hui, c'est le bon moment pour commencer. Let's go.

Il est 11h39, nous sommes le Mardi 5 Juin 2007. Je me trouve dans le hall B de l'aéroport de Bruxelles. Dans une heure, j'embarquerai dans le vol 751 d'US Airways qui m'emmenera à Philadelphie. Une fois arrivé là-bas, huit heures plus tard, je changerai de Terminal et partagerai avec une bonne centaine de touristes un avion pour Las Vegas.

Vegas, baby ! C'est mon cinquième séjour dans à Sin City. J'y suis allé pour la première fois avec Thomas "Fougan" Fougeron en décembre 2004, il s'était qualifié pour l'étape du World Poker Tour du Bellagio. C'était son premier tournoi professionel, c'était mon premier reportage dans le monde du poker. Si on m'avait dit à l'époque les aventures qui nous attendraient ensuite... Deux ans plus tard, j'étais engagé par mes potes Suédois de PokerRoom pour couvrir les championnats du monde, et suivre les joueurs qualifiés par leur site. En décembre dernier, je passais 10 jours chez Fabrice Soulier, dans la maison qu'il a acheté là-bas, en banlieue à 20 minutes du Strip, pour suivre le Five Diamond Classic, encore au Bellagio. Mon dernier séjour à Vegas vient à peine de se terminer, c'était le mois dernier pour la couverture de la magnifique finale du WPT, que j'avais faite en direct sur ClubPoker.net.

Bref, Vegas, c'est ma ville. Je la connais comme ma poche et m'y sens chez moi. Je ne m'en lasse pas. J'y ai passé du temps, j'y ai mes habitudes, mes endroits préférés, et surtout beaucoup d'amis. J'y ai passé du temps, mais ce n'est rien à coté de ce qui m'attend dès à présent : je m'embarque en effet pour un séjour de six semaines.

Six semaines ?! Doux-Jésus ! Quel genre de taré dément pourrait avoir l'idée d'aller passer autant de temps là bas, en plein milieu du desert ? Avec la température caniculaire, les néons, les machines à sous, le kitch partout et le fric à outrance ?

C'est un fait connu : il faut gouter à Vegas à petites doses, sous peine d'en etre écoeuré très vite. En général, la nausée arrive après une dizaine de jours de séjour. On ne que tient que peu de temps en vivant dans un casino, privé de la lummière naturelle et abreuvé d'oxygène artificiel. Les repères changent, le corps réagit, l'horloge biologique se dérègle et le malaise vous gagne progressivment. L'exposition prolongée aux lumières et bruits incessants des machines à sous devient une véritable torture. Le malaise ne se calme qu'une fois installé dans l'avion du retour.

Oui, je suis dingue d'aller passer un mois et demi dans cette ville de fous, égoiste et demesurée, sans ame et trop pleine d'excès. Mais je ne pouvais pas manquer le plus gros rendez-vous annuel des joueurs du monde entier : les Worlds Series of Poker. Les jeux olympiques du poker ont commencé depuis 4 jours, et se prolongeront jusqu'au milieu du mois de juillet. Plus de cinquante tournois dans toutes les disciplines, de 1500$ à 50000$ l'éntrée. Des pros (ils sont tous là, en minorité), des amateurs (en majorité, venus de partout), qui se mélangent deux mois durant. Leur reve : la première place d'une épreuve, et le bracelet en or qui va avec. Certaines légendes du jeu en ont gagné pas moins de 10 au cours de la carrière, tandis que les autres courrent encore après leur premier.

Comme d'habtiude, je vais suivre le festival pour plusieurs sites Internet et magazines (j'en reparlerai plus tard, vous allez voir ca va etre très chouette) Et je me suis dit qu'il serai sympa aussi de parler de mon experience personnelle sur un site à part. Le voici ! J'écrirai un compte rendu quotidien de mon séjour qui sera un véritable marathon : 45 jours à suivre des tournois non-stop qui culmineront avec le plus gros tournoi de poker de la planète : le Main Event à 10,000$, où 9000 joueurs sont attendus, qui couronne chaque année "le" champion du monde de poker. Je fais cette démarche en premier lieu pour moi : ce blog me servira de pense-bete. J'ai une mauvaise mémoire. Relater mes faits et gestes quotidiennement par écrit me permettra de ne pas en avoir oublié les trois quarts d'ici six mois.

Le challenge s'annonce de taille. Les journées de tournoi aux championnat du monde son réputées pour leur longueur, avec des parties commencant à midi pour parfois se poursuivre jusqu'à quatre heures du matin. Vais-je tenir jusqu'au bout ? Franchement, je n'en sais rien. Le tournoi le plus long que j'ai jamais couvert était le championnat du monde de l'an passé. Mais je n'étais présent que pour l'épreuve finale, qui dure 2 semaines ! Une broutille à coté de ce qui s'annonce. On verra bien si je resiste à l'usure.

Je vais assiter aux WSOP pour la seconde fois consécutive. Je vais retrouver le Rio, où se déroule le festival. Je repense aux trois semaines de folie que j'ai passées là bas l'année dernière. J'ai l'impression que c'était hier. Tout s'est enchainé si vite depuis douze mois.

Qui va succéder à Jamie Gold pour remporter le titre supreme convoité par tous les joueurs de poker ? En attendant la réponse (qui ne tombera pas avant le 18 juillet), il faut que je me sauve, où bien l'avion partira sans moi. A très bientot.

1 commentaire:

Rincevent a dit…

Dire qu'il n'y avait pas un com pour ce premier billet...
Déjà et encore vegas...