dimanche 3 janvier 2010

Mandatory boring end of year recap

Dieu comme je déteste ces article récapitulatifs de fin d'année, les best-of, top 10 et compagnie. Correction : j'aime bien les lire, mais je hais les écrire. Mais, maintenant que j'ai commencé l'exercice en 2007, il faut bien que je poursuive la tradition, non ? Le résultat qui suit est un peu redondant après avoir publié une vidéo et une série de photos retraçant mon année, et servira surtout à regrouper des liens vers l'ensemble des articles que j'ai publiées ici ces douze derniers mois. Comme d'habitude, je regrette de ne pas avoir écrit plus sur mon blog perso, même si j'ai produit plus de contenu que lors des deux années précédentes. Je rêve d'une position freelance à la Pauly qui me permettrait d'être un peu plus créatif, mais en même temps, je suis assez fan du concept d'avoir un chèque qui tombe à la fin de chaque mois.

Quelques statistiques... En 2009, j'ai pris 33 fois l'avion, et visité quinze pays. Je préfère ne pas calculer le total de kilomètres parcourus, me sentant déjà assez coupable envers la planète comme cela. En 2009, j'ai assisté à 30 tournois de poker en Europe, auxquels il faut ajouter les 57 épreuves des World Series of Poker à Vegas, et l'European Poker Tour aux Bahamas. J'ai joué deux tournois de poker seulement, et dormi dans 33 hôtels. Et en 2009, tout comme en 2008 et 2007, je n'ai pas passé beaucoup de temps chez moi.

En 2009, j'ai visité au moins deux villes extraordinaires pour la toute première fois. En 2009, j'ai vu au moins un groupe extraordinaire en live pour la première fois, et au moment des douze coups de minuit trois mois plus tard, je l'avais vu six fois de plus. En 2009, mon job m'a procuré au moins une immense satisfaction. Et en 2009, j'ai rencontré au moins une personne extraordinaire. Je l'ai déjà dit, et je le dirai encore : j'ai de la chance.

Janvier

Le premier jour de l'année 2009, je me suis réveillé dans une minuscule chambre d'hôtel à New York. Je venais de passer les meilleures vacances de ma vie (bien que glaciales) en compagnie d'amis tels que Pauly, Kristin, Rayan, le pro australien, et quelques membres de Sunset+Vine, l'équipe télé britannique. Le lendemain, je me suis envolé vers les Bahamas où j'ai couvert la branche américaine de l'European Poker Tour. Ni le tournoi ni le plage ne m'ont laissé une impression mémorable, et après un interminable transit entre l'aéroport de New York, l'aéroport de Bruxelles, la gare de Bruxelles et la gare St-Pancras, j'étais de retour à Londres. Quelques jours plus tard, je me rendais à Deauville pour le grand retour de l'EPT en France. J'ai bossé dur avec Paco, on a regardé la cérémonie d'investiture d'Obama en direct sur son ordi, et après avoir subi quatre heures d'images hautement déprimantes à la télé, je me suis interrogé sur la superficialité de mon activité professionnelle dans le contexte géopolitique mondial actuel.

Février

Mon dos s'est subitement bloqué tandis que je tapais un post théorisant sur la meilleure manière de couvrir un tournoi de poker, et ai du foncer à l'hôpital de Chelsea, où l'on m'a généreusement offert des médicaments qui font planer. J'ai terminé mon post laissé inachevé la veille. Il a ensuite neigé, chose rare et agréable à Londres. J'ai fêté mes douze mois de résidence dans la capitale anglaise, et me suis rendu compte que je m'y sentais bien. J'ai écrit 25 choses à propos de moi-même, succombant à un exercice hautement narcissique apparu sur Facebook. Je me suis rendu à Dublin pour disputer l'un de mes seuls tournois de l'année en tant que joueur, et écrit un post expliquant pourquoi j'avais presque cessé complètement de jouer au poker depuis que je travaillais à plein temps dans cette industrie. J'ai passé la première journée de l'épreuve avec un tapis confortable, et publié un compte rendu détaillé. J'ai été éliminé lors de la seconde journée sur un bad-beat grotesque, et écrit un autre compte-rendu, assez furieux celui-là. Je me suis rendu à Copenhague, une ville que j'aime pas, pour couvrir un autre EPT. J'ai visité le fameux quartier hippie de Cristiana Free Town, et eu une discussion intéressante avec quelques uns de leurs habitants aux cheveux longs et aux idées courtes. J'ai rendu un petit hommage au grand penseur moderne Bill Hick pour le quinzième anniversaire de son décès.

Mars

Je suis retourné pour la troisième année consécutive dans ce trou à rats qu'est Dortmund, Allemagne, et, comme d'habitude, la semaine s'est révélée être très agréable, avec une énorme fête le dernier soir dont les effets se faisaient encore ressentir 24 heures plus tard. J'ai écrit quelques lignes sur l'actualité chargée du moment : le « durrrrr challenge », le tournoi de Heads-up à Las Vegas, le projet de loi d'ouverture des jeux, etc. J'ai passé un week-end chez Madeleine en Espagne, et c'était bien, car on a écouté du jazz dans un club, joué au poker, fait une ballade en bateau, but plein de coups, et marché à travers la forêt.

Avril

Les deux mois les plus frénétiques que j'ai jamais vécus ont commencé avec l'annonce par Pauly de la publication de son premier livre à l'automne (une date qui sera ensuite reportée). J'écris en rigolant que j'ai déjà sécurisé les droits de la traduction française du bouquin, et le lendemain, un éditeur me contacte pour me proposer de le publier chez lui, transformant ce qui n'était qu'une blague en une réalité. Dans quel pétrin me suis-je encore fourré ? Réponse en 2010. J'ai visité Edinburgh avec Johny et Tallix, et conduit à travers les magnifiques Highlands qui m'ont rappelé certains décors du Seigneur des Anneaux. La délicieuse Kara Scott a failli remporter l'Irish Open, et cela valait bien un post. La salle de jeux suédoise PokerRoom a fermé ses portes, marquant la dernière étape de la fusion avec la boîte autrichienne Bwin entamée en 2006. J'ai pris le temps de rendre hommage à cette société qui fut instrumentale dans mon parcours professionnel. Ensuite, j'ai entamé un grand périple méditerranéen qui m'a emmené à San Remo, Nice, Monte Carlo puis Venise en l'espace de trois semaines. Le tournoi de San Remo fut extrêmement stressant, un tilt perpétuel. Je me suis calmé vers la fin, grâce à une bonne session EPT live avec quelques invités passionnants, une ou deux soirées intéressantes, et une journée de pause bienvenue passée avec les collègues. J'ai fait escale pour deux nuits à Nice, le temps de jouer un tournoi ultra-turbo dans un casino Partouche (échec), et testé mes talents de danseur en boîte (succès).

Mai

Monte Carlo était pareil que San Remo, mais en pire. Je hais cette ville, et ne suis que trop content de m'en échapper dès le lendemain de la conclusion de l'épreuve. Je monte en voiture en compagnie de trois joueurs allemands, et l'on traverse les montages pour arriver à Venise, sans aucun la plus belle ville que j'ai jamais visitée. Un véritable coup de cœur, avec, ce qui ne gâche rien, un tournoi très agréable à suivre. Après avoir couvert le Grand Prix de Paris (qui s'est soldé par la présence en finale de deux joueurs du Team Winamax, rien de moins), j'ai pris le temps de revenir sur mes quatre dernières semaines de travail avec un post best-of. Puis, avant de m'installer deux mois à Las Vegas, j'ai publié quelques photos de mes voyages, et listé mes dix moments préférés des WSOP 2008. La première partie de l'année était terminée, je ne l'avais pas vu passer, mais il n'était pas question de souffler pour autant.

WSOP

Je n'ai pas écrit autant que je le voulais sur mon blog durant mon séjour annuel dans la capitale du vice. Les quelques changements que j'ai apportés dans mon approche des WSOP et les jobs freelance que j'ai acceptés en ont résulté en une charge de travail accrue. Mais si c'était à refaire, je ne changerais rien. Les WSOP, malgré leur difficulté et leur longueur, furent les épreuves les plus passionnantes à suivre cette année. Plutôt que de courir comme un dératé pour relater des coin-flips en direct, j'ai préféré passer plus de temps à observer les joueurs et décrire l'ambiance générale. Le résultat a été autant critiqué qu'apprécié sur les forums. (Voir ce post pour un best-of de mon travail publié sur Winamax)

Les articles que j'ai publiés ici durant les WSOP, dans l'ordre :

« Summer Exile » - Impatience lors de la nuit précédant le départ.
« Réunion » - Arrivée à Vegas : retrouvailles avec la ville, et les collègues.
« Running errands » - Derniers préparatifs avant le début du marathon.
« Back in the office » - Le cirque est lancé. Inclus : les liens vers les meilleurs sites pour suivre les WSOP.
« Writer's block » - Nous n'en sommes qu'au troisième jour, et je souffre déjà de problèmes d'inspiration. Vinny Vihn resurgit de nulle part, et Tim Lavalli m'offre son livre co-écrit avec Mike Matusow.
« Watchamacallit » - Les boucheries à 1,500$ commencent, tandis que je visite mon endroit préféré de Las Vegas.
« Packed Day » - Une journée chargée, avec la remise des premiers bracelets, et le tournoi anniversaire réunissant trente ans d'histoire des WSOP.
« The Settlers » - Le clan Winamax emménage dans une villa grand luxe.
« The Daily Grind » - Première journée de travail de 18 heures, mais pas la dernière. LA routine s'installe.
« Prime-time blogging » - La première de mes deux grandes satisfactions professionnelles de l'été : publier un article en anglais sur le blog de Pauly. Pendant ce temps, mon pote Jason Mercier continue son rush perpétuel en remportant un bracelet en Omaha.
« Le cirque ne s'arrête jamais » - Phil Ivey remporte son sixième bracelet. Une journée historique de plus aux WSOP...
« Et de deux » - Mon blog fête son deuxième anniversaire.
« Jump Around » - Où je dévoile la grande vérité cachée des tournois de poker.
« Journée de la femme » - Le Ladies Event, la victoire d'une vieille connaissance, et le début du rush de Fabrice Soulier,
« Projet B » - Une journée de pause qui n'en est pas vraiment une.
« Two weeks notice » - Après deux semaines d'épreuves, il est temps de faire un bilan partiel, et de constater que les joueurs de cash-game high-stakes ont deserté les WSOP.
« Murphy's Law Strikes again » - C'est toujours quand on a déjà beaucoup de travail à faire que quelqu'un vient nous en rajouter un peu plus.
« The 36-hour shift » - Ma journée la plus épique des WSOP : au cours d'une session de travail marathon de 36 heures, Roland de Wolfe remporte un bracelet et donc la « Triple Crown » WPT-EPT-WSOP, et je termine un article qui sera plus tard publié en couverture de Bluff Magazine.
« En titubant » - Difficile de se remettre dans le rythme après les deux journées précédentes...
« What a beautiful face I have found in this place » - Belle performance collective du Team Winamax dans l'épreuve de No Limit à 2,000 dollars.
« Hitting the Wall » - Après 26 jours presque non-stop, je craque. Je vais aussi au cinéma voir le film le plus drôle de l'année.
« The mark has been made » - Le décès de Michael Jackson vient troubler le calme de l'Amazon Room.
« Incident diplomatique » - Davidi Kitai retrouve les joies d'une table finale, le HORSE à 50,000$ démarre, et poker et patriotisme se rencontrent pour créer un mini-scandale aux WSOP.
« The Hangover » - Une soirée en boîte(s) mémorable.
« Sprint final » - Le rythme ne faiblit pas alors que l'on entrevoit le bout du tunnel.
« Take a sad song and make it better » - Deux journées de pause riches en événements à l'aube du Main Event.
« RTT » - Harrah's raccourcit les journées du Main Event.
« Meet the decline ? » - L'effet de mode « poker » est-il passé ?
« World Series of Clustefuck » - Bordel monstre pour le Day 1D du Main Event : les organisateurs sont obligés de refuser du monde, et le scandale éclate.
« Crunch Time » - Les people tiennent la dragée haute aux pros durant le Day 2.
« Smells like Team Sprit » - La journée de pause du Main Event permet aux médias de s'assoir à leur tour, et de disputer le tournoi qui leur est spécialement reservé.
« Character Driven » - ElkY, Soulier, Benyamine... Les légendes du poker français dominent la seconde partie du Main Event, de même que mes amis Cuts et Yuestud.
« Is this it ? » - La table finale approche, et la fin des WSOP aussi... Est-ce l'heure de gloire de Ludovic Lacay ?
« The endless summer » - Surprise : au milieu de tous ces grands noms français, c'est finalement à l'inconnu Antoine Saout que revient l'honneur de disputer la table finale du plus gros tournoi du monde.

Et voilà pour ces six semaines de folie. Au milieu de mon travail quotidien au Rio, j'ai trouvé le temps de faire quelques fêtes, jouer au poker juste un peu, bien manger à deux ou trois occasions, solidifier plusieurs amitiés, dormir très peu, croiser la route d'une belle salope que j'espère ne jamais revoir, tomber amoureux (d'une autre personne), et, tout à la fin, de rencontrer quelqu'un, même si je ne le savais pas encore à l'époque.

Juillet

Après l'effort, le réconfort : la semaine qui a suivi les WSOP m'a vu parcourir plus de 3,000 kilomètres autour de la Californie avec Tallix. On a traversé la Vallée de la Mort, le parc Yosemite, on s'est arrêté à San Francisco, on a parcouru presque de bout en bout l'autoroute 1 longeant le Pacifique, et on a terminé avec deux jours de décadence à Los Angeles. J'ai réalisé un vieux rêve en dormant une nuit au Château Marmont, l'hôtel des stars où, entre autres, Led Zeppelin cassait tout durant les années 70 et où Jim Belushi a trouvé la mort. En rentrant en Europe, j'ai compilé un petit best-of de mon travail aux WSOP, rendu hommage à mes frères d'armes durant le marathon, et mis en ligne mon article pour Bluff Magazine. J'ai aussi écrit le compte rendu du Main Event pour le magazine français Live Poker.

Août

Déjà, il était temps de reprendre la route. Après seulement quatre petites semaines sédentaires à Londres puis Lille, je suis parti vers Kiev pour couvrir une nouvelle étape de l'EPT, puis j'ai assisté à l'étape parisienne du France Poker Tour qui a rassemblé 1,500 joueurs.

Septembre

Je suis retourné à Cannes pour le Partouche Poker Tour. Winamax a fait l'actualité d'une manière un peu différente que d'habitude, avec le départ d'Arnaud Mattern quittant le Team vers PokerStars, et l'attaque en justice de Partouche envers le France Poker Tour. Une période un peu difficile, chargée en stress au vu de la manière dont les deux événements ont transpiré dans la presse poker et sur les forums : beaucoup de désinformation, de fausses rumeurs, de contre-vérités, de présomptions déplacées, etc. C'était frustrant car, de par ma position, il m'était difficile de relater les événements (et c'est encore le cas maintenant), j'ai du me contenter de souffrir en silence. A la fin, j'étais tellement gonflé par les événements et l'ambiance générale à Cannes (les tournois avec uniquement des joueurs français n'ont jamais été très bons pour mon humeur) que je me suis tout simplement barré avant la fin de l'épreuve, pour rejoindre Lille et sa Braderie, dont je n'ai pas manqué une seule édition depuis 1990. Une cure de nostalgie bienvenue au milieu du tumulte. Puis, tout de suite après, direction Barcelone où je n'ai presque pas dormi, faisant la fête tous les soirs après le boulot, jusque très tard. Dans le même temps, Kevin « Harper » Noblat a rejoint Winamax pour me seconder lors des tournois, enrichir le contenu sur le site, et aussi me permettre de passer un peu plus de temps à la maison (note : on ne peut pas dire que ce dernier point fut réalisé) Les World Series of Poker Europe à Londres ne m'ont guère passionné, ce qui m'a poussé à m'interroger si je n'avais pas enfin fait le tour des tournois de poker. J'ai été invité pour la quatrième fois à participer à l'émission de radio du Club Poker à Paris. J'étais en compagnie de Guignol et cela reste l'un de mes meilleurs souvenirs de l'année, en particulier l'interview de Phil Hellmuth que j'ai du réaliser en direct, sans filet ni préparation.

Octobre

Après l'EPT de Londres, j'ai fait une overdose de poker et me suis rincé la cervelle en écrivant un long post à propos de mon groupe préféré, que je venais de voir à Londres. J'ai passé un week-end à Bordeaux pour le FPT. Mon article consacré à l'ouverture du marché des jeux en ligne à la concurrence et la législation controversée qui vient avec a beaucoup fait parler de lui sur les forums et sites de news poker. Chose qui va devenir de plus en plus fréquente maintenant que je suis épaulé par Harper, j'ai manqué le succès d'un joueur du Team en tournoi, en l'occurence Cuts à Marrakech. Mon petit frère m'a rendu légèrement jaloux en disputant l'EPT de Varsovie, qui fut finalement remporté par le français Christophe Benzimra. J'ai passé un temps fou à préparer la couverture de la tant attendue table finale des WSOP, avant de m'envoler vers Los Angeles en compagnie de bébés hurleurs. Là bas, j'ai retrouvé Pauly, Change et toute une ribambelle de hippies pour l'une des meilleures expériences musicales de toute ma vie : le Festival 8 de Phish. Trois jours au paradis à faire la fête et écouter un groupe que je ne connaissais pourtant à peine.

Novembre

Après, direction l'enfer : Vegas. En solo les premiers jours, j'ai passé du temps à la table de poker, et perdu des tonnes, avant d'assister à une extraordinaire partie de poker, la plus belle et la plus importante de toute l'année. Au même moment, je suis tombé malade comme jamais auparavant, victime de la grippe. J'ai passé dix jours dans un état d'hébétude, d'abord à Los Angeles puis à Londres, reprenant des forces à temps pour couvrir une nouvelle étape de l'EPT au Portugal. J'ai hébergé deux joueurs de poker américains en transit à Londres, l'un d'entre eux était Shaun Deeb, et j'ai réalisé un joli coup en publiant en exclusivité une longue interview.

Décembre

L'EPT de Prague fut mon dernier tournoi de l'année. L'un de mes colocataires y a remporté 170,000 euros. J'ai fait un crochet de deux jours à Paris pour le boulot, et failli rater Noël en famille. 2009 s'est finalement achevée sur une extraordinaire fête qui a duré quatre jours non-stop, dont je ne suis pas encore vraiment remis.

1 commentaire:

Introl a dit…

J'y ai passé une bonne partie de la journée, mais j'ai tout relu.
Et c'était bien...

PS : ai vu également les Pixies, chez eux, à Seattle, le mois dernier. Dantesque !